Chapitre 2
Je soupir, et passe ma main dans mes longs cheveux brun. Les cours n’ont même pas encore commencé que je commence déjà à me manger le cerveau à cause de ce connard de Blake !
Faut dire que depuis la sixième il me harcèle. Enfin, il ne m’harcèle pas vraiment, mais il me lance des insultes tel que boniche ou prolo et des piques à tout va. Il m’a souvent proposer au cours de ses dernières années de venir faire le ménage chez lui contre de l’argent. Mais la condition est que je soit nue pour le faire, évidement ! Sale con ! Non pas, que si ça n’aurait pas été le cas j’y aurait été, il peut toujours rêver.
Je décide d’aller prendre une douche avant d’aller aider maman à faire la cuisine. Je me déshabille et me glisse sous le jet d’eau brûlante, cela détend immédiatement mes muscles. Une fois propre je me sèche et m’habille. Je passe un pantalon de yoga noir, un débardeur et un sweat à capuche loose, je brosse mes cheveux et me faite une tresse, puis je rejoint maman dans la cuisine.
- Besoin d’aide maman ?
- Je comptais faire des lasagnes si tu veux m’aider.
- Bien sûr.
Je me charge de la béchamel et ma mère de la bolognaise. Je prends du beurre dans le frigo et met 125gr à fondre dans une casserole, une fois fondu je rajoute 2 cuillère à soupe de farine, je fouette jusqu’à obtenir une pâte homogène et ajoute ensuite 500ml de lait. Je mélange le tout jusqu’à ce que la béchamel épaississe
- Et voilà ! Dis-je toute fière.
- Merci ma chérie.
Maman prend un plat a gratin, elle dispose une couche de bolognaise, une couche de pâte à lasagnes et une couche de béchamel. Elle répète l’opération jusqu’à avoir fini les sauces. Je parsèment de fromage râpé et met au four pendant 45mn à 210°.
Nos lasagnes étaient tout simplement une tuerie ! Je me suis casser le bide ! J’embrasse ma mère et monte dans ma chambre. Je me brosse les dents et m’allonge dans mon lit. Je jette un œil à mon portable et voit trois messages non lu. Tous de Seb.
De Seb :
‘’ Tu fais quoi ? Je pense à toi. ‘’
De Seb :
‘’ Tu me manques bébé ‘’
De Seb :
‘’ ??? ‘’
De Emmy :
‘’ Désolée je n’avais pas vu tes messages. Tu me manque aussi. A demain. X ‘’
De Seb :
‘’ à demain bébé. X ‘’
Je pose mon téléphone et me laisse submerger par le sommeil.
Je me réveille encore plus fatiguée que si je n’avais pas dormi. Faut dire que j’ai très mal dormi, comme chaque veille de rentrée scolaire. Je sors de mon lit et vais choisir mes vêtements pour la journée. J’opte pour un jean skinny noir taille haute avec un débardeur noir rentré dans mon jean et enfin une chemise à carreaux rouge que je laisse ouverte où je rentre les pans de devant dans le jean. Une paire de socquettes ainsi que ma paire de basket Nike et je suis prête. Enfin presque. Reste la coiffure. Je défais ma tresse et brosse mes cheveux, je me fais une simple queue de cheval haute, sa ira très bien.
Les premiers cours de cette journée de rentrée ce passe bien, personne ne m’a encore appeler boniche ou prolo. Même pas Blake ! C’est louche. Je rejoint mon cours suivant sereine, je m’assois en cours et sort mes livres. Blake entre en classe accompagner de son meilleur pote Zagreb Ousma fils d’un diplomate des Emirats Arabe. A croire que le sort s’acharne contre moi, car ils prennent place juste derrière moi. Bordel ! Moi qui pensais qu’il allait passer à autre chose.
Les dix première minutes du cours ce passe sans encombre, puis je sent comme des coups donner dans ma chaise. J’ignore autant que possible l’agacement qui commence à me ronger. J’avance un peu ma chaise essayant d’échapper aux coups de pieds que Blake m’est délibérément dans ma chaise, en vain.
- Arrête de suite Blake !
Je me retourne pour lui lancer mon regard le plus noir, il me regarde avec ses magnifiques yeux bleu-vert sourire en coin.
- Qu’est-ce que t’as la prolo ? Tu veux ma photo ?
- Non merci, je tiens pas à faire de cauchemars !
Zagreb se marre et Blake lui lance un regard noir. Je me tourne de nouveau face au tableau. Quelques minutes après je sens des trucs atterrir dans ma tête, quelques bout de gomme tombe sur mon bureau, je les pousses pour que sa tombe par terre.
- Putain Blake ! Craché je.
Je me tourne de nouveau vers lui et me retiens de toute mes forces pour ne pas le cogner.
- C’est quoi ton putain de problème ? Lui demandé je
- C’est toi mon problème !
Et il me jette un bout de gomme en pleine tête.
- Espèce de c…
- Mademoiselle Emerson, Monsieur Blake ? Un problème ?
- Non.. murmurais-je.
Le professeur retourne à son cours et je prend des notes en ignorant cet enfoiré de Blake.
- Psst.. oh.. la prolo !
- Grrr quoi ? Je grogne.
- Ramasse ton bordel sale boniche.
- Qquoi ? Bégaie je.
Il me montre de la tête tout les bouts de gomme sur le sol.
- Allez ! A genoux la prolo.
Une idée me vient en tête.
- Oui c’est vrai tu as raison.
Il écarquille les yeux, sous le choc de de ma réponse. Je repousse ma chaise et me met à genoux pour ramasser les bout de gomme, puis toujours à genoux je fais glisser ma main sur la cuisse de Maverick. Il se lève précipitamment pour éviter mon toucher.
- Non mais ça va pas ! Crie t-il.
Cela attire bien évidemment l’attention du professeur qui se tourne vers nous de nouveau.
- Que se passe-t-il encore ?
Je regarde Maverick, toujours à genoux.
- Qu’est-ce qu’il se passe Blake ? Tu me voulais à genoux pourtant . Tu paniques comme un puceau.
La classe rigole et Blake voit rouge.
- Espèce de petite salope.
Je me relève et lui balance tout les bouts de gomme que j’ai ramasser dans sa tête de piaf, puis lui assène une gifle.
- Ramasse les toi-même espèce de connard !
- Ça suffit ! Hurle le professeur. Emerson, Blake dans le bureau du proviseur !
Je récupère mon sac et sort de la classe sans attendre ce petit con. Heureusement (ou pas) pour moi , Monsieur Hartmann notre proviseur, sort avec ma mère depuis plus d’un an. J’ose espérer qu’il ne me renverra pas. Lorsque j’arrive devant la porte de son bureau, Blake m’a rejointe.
- Sacrée poigne Emerson.
- Ta gueule !
- Ouuuh calme toi, je plaisanter.
Je frappe à la porte et nous entrons quand nous nous en donnons la permission. Aucun de nous deux n’explique ce qui s’est réellement passer, on dis simplement que nous nous sommes disputer pour des bêtises. Monsieur Hartmann nous donne simplement un avertissement verbale. J’espère qu’il n’en parlera pas à ma mère. Je grimace à l’idée qu’il lui en parle.
Chapitre 3
Ce n’est qu’à midi que je retrouve Seb au réfectoire. Je prend mon plateau et le rejoint à notre table habituelle, il y a quelques pom-poms et quelques joueurs de foot. Je salue de la main les autres et me place aux côtés de Seb. A peine assise il passe son bras autour de ma taille et me rapproche de lui, puis il pose délicatement ses lèvres sur les miennes. Tellement délicatement que j’ai l’impression qu’il ne m’a même pas toucher. Lorsqu’il recule son visage je lui souris.
- Comment s’est passé ta matinée bébé ?
- Bien. Mis à part Blake qui a encore fait des siennes. Dis-je dans une grimace.
- Qu’est-ce qu’il a encore fait ? Grogne Seb.
Maverick et Seb ne peuvent pas se sentir. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que c’est Seb qui a obtenu le titre de capitaine de l’équipe de foot et pas Maverick. Où alors autre chose mais à chaque fois que j’essaie d’en savoir plus, Seb change de sujet.
- Rien de bien nouveau lui dis-je.
Il hausse les épaules, et ça m’énerve, il s’est a peine soucié de ce que Blake pouvait m’avoir fait trente secondes. Je décide de ne rien lui dire, et mange ce qui se trouve sur mon plateau. Quand je lève la tête je vois Blake me regarder avec son regard noir habituel. Je lui lance mon sourire le plus faux et il me répond par une grimace de dégoût. J’ai beau ne pas l’apprécier, je ne peux pas nier qu’il est très beau à regarder. Grand, je dirai un mètre quatre-vingt, des yeux bleu-vert magnifique, des cheveux brun court sur les côtés et plus long sur le dessus, coiffé en mode j’en ai rien à foutre, comme si quelqu’un avait glisser ses doigts dans ses cheveux. Il a des épaules carré, il a l’air terriblement bien foutu. C’est connu que les plus beaux mecs sont souvent des gros cons !
Je me rend compte que ça doit bien faire cinq bonne minutes que je fixe Maverick, quand celui-ci place son index et son majeur de chaque côté de sa bouche et bouge sa langue de façon malsaine entre les deux doigts. Mimant ainsi un acte sexuel . Je rougis et détourne les yeux vers mon plateau. Quel conne ! Me suis fait prendre en train de le mater, maintenant il va s’imaginer qu’il me plaît. Bravo ! Bien jouer Emmy.
Une fois notre repas terminé je fais un bisous a Seb et vais faire un tour aux toilettes avant de me rendre en cours. Je passe la porte des toilettes des filles, puis vais faire ma petite affaire, une fois sortie des toilettes je vais me laver les mains. Je suis en train de me savonner les mains quand je sent une présence derrière moi, je relève les yeux et sursaute quand je trouve Maverick derrière moi.
- Bordel ! Blake qu’est-ce que tu fiche ici ?
Je me sèche les mains et me retourne pour lui faire face . Il penche la tête sur le côté et me regarde d’un air pensif.
- Ton mec ne t’excite plus ?
- Hein ? Quoi ?
Il s’approche de moi, d’un pas de félin je recule au fur et à mesure que lui avance. Je me retrouve acculé contre le mur, il promène ses yeux sur mon corps et j’en frissonne. Je suis obligée de lever la tête afin de pouvoir le regarder dans les yeux.
- Tu crois que je ne t’ai pas vu me mater.
- Quoi ? N..non ! Je…
- Tu me déshabiller littéralement du regard.
Il se mord la lèvre inférieure et fais glisser son index de mon front à ma joue.
- Tu prends tes rêves pour la réalité, j’étais juste perdu dans mes pensées. Lui rétorqué je.
Il se penche afin de pouvoir me chuchoter à l’oreille.
- Laisse moi te dire Emerson, que tj peux bien te voiler la face on s’est bien tous les deux que tu me trouves à ton goût, si tu souhaites te mettre à genoux là maintenant et prendre ma queue entre tes jolies lèvres. Je ne serai pas contre.
- Va te faire foutre Blake !
Je le repousse de toute mes forces, bien évidemment il ne bouge pas d’un iota.
- Oh comme c’est mignon tu fais ta prude. Pourtant tu fais bien partie de l’équipe de salope de pom-poms . Et tu sors avec connard en chef !
- Je ne suis pas une salope, je ne suis pas comme celle qui écarte leur cuisses pour toi. Oh roi de la baise ! Tu te tape tout ce qui bouge et c’est moi la salope ?! Va te faire mettre Blake !
- Hum, je ressens comme une pointe de jalousie dans ton beau discours Emerson. Qu’est-ce qu’il se passe ? Tu es frustrée ? Tu as envie d’un orgasme peut-être ?
Il s’approche encore de moi et fait glisser son index sur mon ventre jusqu’au bouton de mon jean. Son geste me déclenche des millions de frissons. J’essaie de rester stoïque face à ma propre réaction, je ne la comprend pas. Pourquoi je ressens ce que je devrais ressentir quand c’est Seb qui me le fait ? La sonnerie retentit et je me dis qu’il va enfin me laisser sortir. Maverick approche sa bouche à quelques centimètres de la mienne et me souffle.
- Dis-le que je te fait de l’effet Emerson.
- Plutôt crever.
Il ricane et se recule enfin. Je respire de nouveau, il continue de me regarder de haut en bas.
- Je ne sais vraiment pas ce que Seb te trouve. Tu es tellement laide.
De tout les pics qu’il m’a lancer celui-ci m’atteint plus que les autres. Pour qui il se prend ce sale petit prétentieux ! Il semble le remarquer puisqu’il sourit de plus belle.
- Ah oui ? En es-tu sûr ? Lui demandé-je.
Je m’approche de lui, il écarquille des yeux ne comprenant pas mon changement de comportement.
- Alors Blake . Dis moi à quel point tu je suis laide.
Je glisse ma main derrière sa nuque, me hisse sur la pointe des pieds et place mes lèvres à quelques centimètres des siennes.
- Dis-moi que tu n’as pas envie que je t’embrasse .
Ses jolies pommettes se couvre de rose. Oh monsieur le dur rougis. Je ferme les yeux et me rapproche dangereusement des siennes. Il finit par me repousser au moment où nos lèvres aller se toucher.
- Ça va ta gagner . Tu n’es pas aussi laide que je le dis. Tu es même plutôt jolie.
C’est à mon tour d’écarquiller les yeux et sur ces mots il sort des toilettes.
Qu’est-ce j’ai faillit faire ? J’étais à deux doigts de l’embrasser ! Embrasser le mec qui me fait chier depuis toujours !
Il a dit que j’étais jolie… bordel Emmy ! Reprend tes esprits !
Je sors des toilettes et me rend à mon cours avec quelques minutes de retard.