Chapitre 2

Chapitre 2.

Cela faisait deux semaines que l’on était à Londres. On était loge chez le grand frère de papa comme toutes les fois où l’on se rendait ici. Il était marie à une femme douce, très gentille et avait cinq enfants tous aussi merveilleux qu’eux.

Certes l’idée de faire ce voyage ne me réjouissait pas car ce que je voulais c’était passe du temps avec les parents mais j’aimais bien être là, j’aimais bien être entoure de cette famille aimable qui rigolait a table et ne tenait juste pas des propos sur l’actualité, qui nous racontait des récits pleins d’anecdotes… j’aimais bien quand dans les après-midi on se rendait au restaurant et que les weekends on partait pour une promenade ou même tout simplement les soirs quand on jouait au jeu de carte et scrabble.

-alors Jessica, le bac c’est pour cette année scolaire n’est-ce pas?

On était aujourd’hui Samedi et j’accompagnais mon oncle au supermarché afin d’acheter des fruits/légumes.

-oui oncle Melphy répondis-je

-je ne crains rien car je sais que tu l’auras, je te sais très intelligente et bosseuse, donc tout ira bien.

Il n’avait en fait pas tort. Nous étions tous brillants à l’école, une chose assez compréhensive vu qu’on travaillait toujours comme des dingues afin d’occuper la première place avec une très bonne moyenne, sinon c’était des gifles qu’on recevait accompagnées d’une punition.

Une fois en classe de troisième je fus première avec treize de moyenne. Je me souviens de comment les épreuves étaient assez dures. Il n’y avait d’ailleurs eut que trois admis mais quand je montrais mon relevé de note a maman toute contente et assez fière car même les deux autres admis n’avaient atteints que dix de moyenne, elle se leva et me tira les oreilles en me demandant ce que c’est…

-c’est à cause d’une telle note que tu oses me dire avec un sourire que tu as bien travaille ? Non mais ça ne va pas ? On t’envoie à l’école pour faire treize de moyenne ? Hein Jessica ?

-mais maman je suis première…

-parce que vous êtes tous bêtes dans votre classe. On ne sort pas premier d’une classe avec une telle note dit-elle en me donnant une belle tape au dos avant de me frapper.

Pendant que mes camarades de classe et même les profs m’avaient félicité pour avoir eu une telle moyenne, ma mère elle me frappait comme si j’avais été la dernière de classe et me priva de voyage cet été. Magalie était donc allée en vacance seule et moi j’étais restée à la maison.

Comme j’aurai tout donne pour pouvoir fuir la maison, fuir cette famille, aller très loin d’elle et vivre ma vie mais c’était impossible…

-que comptes-tu donc faire après le bac ? Me demanda oncle Melphy

-maman veut que je fasse pétrochimie

-ça te plait ? C’est ce que t’aimerai faire plus tard ?

-elle m’a expliqué ce que c’est, ce n’est pas mal dis-je tout simplement.

Une fois les achats finis, nous quittâmes les lieux pour la maison ou on retrouvait tout le monde sauf Magalie qui était partie chez une de ses amies pour passer le week-end.

En parlant d’amie, je n’ai toujours pas rappelé Juliana. Cette dernière m’avait manqué hier nuit. J’avais complètement oublie…

Je lançais l’appel et elle décrocha à la deuxième sonnerie

-allo…Bonjour Juliana

-hum toi la! Tu étais avec qui hier ?

-comment ça j’étais avec qui ?

-je t’ai appelé toute la nuit d’hier mais tu n’as pas décroché…

-oui c’est parce que…

-tu faisais l’amour avec Pierrot ? Oh mon Dieu me coupa-t-elle d’une voix joyeuse

Pierrot était un dragueur parmi tant d’autres, sympas, attentionne mais vraiment pas mon genre. C’est elle qui me l’avait présente une fois qu’elle et moi fîmes connaissance a l’école en classe de troisième. Il était aussi ici pour les vacances depuis pratiquement deux mois…

Il commença à me courtiser en 1ere. Donc on va dire que ça fait pratiquement un an qu’il est derrière moi.

-bon d’accord fit-elle sous mon silence, c’était juste pour deconner. Je sais que tu n’aimes pas quand je dis ce genre de truc

-pourquoi tu insistes tant pour que je me mette avec ce type ?

-parce qu’il est quelqu’un de bien et t’aime beaucoup, mais toi tu ne veux pas n’est-ce pas ? Tu préfères l’autre bandit la

Je savais qu’elle parlait de William.

-ce n’est pas ce que j’ai dit. Je ne suis pas prête pour une relation c’est tout, et puis Pierrot je ne me vois pas avec lui

-Ouais puis que tu n’as d’yeux que pour le voyou que t’as laisse ici

Juliana n’aimait pas du tout William.

Le jour où je lui ai dit que c’était de lui que j’étais amoureuse et qu’il n’était apparemment pas sérieux et dans plusieurs relations, elle m’a carrément dit de l’oublier et ne pas développer des sentiments plus profonds pour lui car il n’en vaut pas la peine, mais le truc était que je l’aimais déjà bien fort.

Je m’efforçais a ne plus penser à lui, mais cela était impossible. Il venait fréquemment à la maison et le voir tout le temps comme ça n’arrangeait pas les choses.

-Juliana, je suis consciente que rien ne pourra se passer entre lui et moi et tu le sais. Ce que je ressens finira par disparaitre, c’est juste une question de temps. Maintenant, laissons là ce sujet et donne-moi plutôt de tes nouvelles.

Ce qu’elle fit. Nous parlâmes un bon moment avant que je ne raccroche.

Les autres deux semaines s’écroulèrent bien trop vite a mon gout. J’aurai voulu rester et profiter encore de l’ambiance qui régnait ici.

Nous arrivâmes à Pointe-Noire tard dans la nuit. Ce fut le chauffeur qui vint nous chercher à l’aéroport comme la plupart du temps…

-ouf ! S’exclama Magalie lorsqu’on eut franchi le seuil de la porte. Enfin à la maison. Je vais retrouver mon doux lit et pouvoir glisser dans mes draps bien frais. Bonne nuit à vous, je suis tellement épuisée dit-elle en baillant

Bien normal qu’elle le soit, Mlle avait fait les courses jusqu’à la dernière minute. Souvent je me demandais bien ce qu’elle faisait de toutes ses fringues la…

Xavier me souhaita a son tour bonne nuit puis s’en alla et moi je me dirigeais vers le réfrigérateur ou je prenais deux pots de yaourts avant de m’affaler sur le fauteuil une fois la télévision en marche…

25 Septembre

Plusieurs semaines s’étaient écroulées depuis notre arrivée.

On était aujourd’hui vendredi et on venait tout juste de sonner pour annoncer la fin des cours. L’école avait repris en début du mois.

-ce prof est vraiment ennuyeux… il me fait détester le jour de vendredi je te jure

-Juliana laisse le respirer s’il te plait

-mais c’est vrai, je ne l’aime pas, il est trop vieux, court et n’a même pas le sens de l’humour… il fait un cour de trois heures sans même faire une petite blague ou un truc du genre

-tu répètes toujours la même chose tous les vendredis. C’est un monsieur bien et je l’aime moi car il prend son travail au sérieux dis-je en rangeant mes affaires.

-vraiment n’importe quoi…

-dis tu viens toujours à la maison pour que l’on traite le sujet de Géométrie ensemble ?

-bah ouais, ou tu ne veux plus car t’as autre chose à faire

-bien sûr que non, les parents savent que tu devais venir pour le week-end

On arrivait devant le portail et j’aperçu la voiture de l’autre cote. Magalie était adosse contre la portière et papotait avec deux de ses copines.

Je n’aimais plus trop cette histoire ou on venait nous récupérer à l’école comme des petits enfants surtout que le chauffeur était toujours la quand on sortait des cours. Il arrivait toujours dix minutes avant la sortie des classes, ce qui ne nous donnait même pas l’occasion de trainer un peu dans la cour avec les autres et assister aux débats ou causeries qui avaient lieu le plus souvent sous la grande paillote.

-Mmmm ça sent bon ici… dit Juliana dès qu’on rentrait dans la maison

-toi c’est pas la peine, t’adore tellement manger que tu perçois l’odeur de la bouffe même a des kilomètres

Elle me fit un geste de la langue puis se dirigea directement vers la salle a manger ou je pouvais l’entendre ouvrir les couverts et les refermer en mentionnant combien elle allait se régaler...

-arrête un peu ce que tu fais, ce n’est pas correct. On ouvre les couverts qu’une fois installe à table

-ah pardon Jessica ! Ta mère n’est pas la hein. Oublie un peu ses leçons de morales

Oublier ? Comment oublier ? J’ai grandi dans ca…

Toujours prendre sa douche après l’école puis se mettre à table avec mon frère et ma sœur, ne pas ouvrir les couverts en étant debout et sans s’être installe à table, ne pas quitter la table tant que tout le monde n’a pas fini de manger et tous pleins d’autres choses, si bien que c’était devenu naturel chez moi…

Je la laissais donc continuer d’ouvrir les couverts et une fois qu’elle eut fini, on se rendait dans la chambre ou je pris ma douche tandis qu’elle m’attendait sur le lit en écoutant la musique.

Magalie, Juliana et moi regagnèrent la table près de dix minutes plus tard et attaquait.

-non mais je peux dead pour la graille de votre cuisinier la quoi ! Je jure …

-ouais mais sauf que si meurs, tu ne pourras plus manger ca Juliana

-oui c’est vrai… non mais sérieux je me demande bien ce qu’il met dedans pour que ça soit si bon. Tu me passes l’arôme s’il te plait ?

Ce que je fis.

C’était toujours un plaisir de bouffer avec Juliana, au moins ça me changeait un peu des discussions ennuyeuses avec les parents a table.

-Bonsoir et bon appétit

Nous nous retournèrent toutes les trois juste par reflexe car on savait par la voix que c’était Xavier mais il était accompagné d’une jeune fille qui nous salua à son tour avec un beau sourire

-merci, désolé d’avoir commencé sans toi dis-je. Maryse nous a dit que t’étais rentre a midi et allait revenir à la maison qu’aux environs de 20 heures.

-c’est exacte mais j’ai fini plutôt que prévu… dit-il avant de faire les présentations.

Les filles je vous présente Carmela, Carmela je te présente Jessica celle qui vient après moi et juste à cote d’elle son amie Juliana, et Magalie la dernière…

C’était bien la première fois que Xavier emmenait une fille à la maison et nous la présentait… j’en étais surprise.

-aww elles sont toutes mignonnes et vous vous ressemblez tellement dit-elle l’air émotionné. Je suis ravie de faire votre connaissance les filles.

-nous de même.

-Xavier ? Vous êtes par où ?

Oh mon Dieu ! Il est la pensais-je avant d’écouter la voix fine de la nommée Carmela qui se tenait près de Xavier dire ‘’on est par là mon chéri’’ …

Des pas se firent entendre des secondes plus tard. Je baissais juste ma tête devant mon plat et ne la relevait pas car je ne voulais pas croiser son regard.

-bonsoir dit-il de sa voix grave mais d’une sonorité douce

Ah cet homme ! Il est le fantasme en personne…

Nous répondîmes à peine à sa salutation que la fille prit la parole

-alors chéri tu l’as trouvé ?

Je levais mon regard vers eux mais sans pourtant regarder William.

-oui, dit-il en lui mettant la boucle d’oreille tout sourire et lui caresser la joue à l’aide de son pouce

-bon mais les amoureux on va s’attabler dit Xavier en regardant ce que je compris était un couple.

Ils prirent place une fois s’être nettoyé les mains et commencèrent à manger.

Tout le long du repas je ne parlais plus, j’avais qu’une chose en tête: disparaitre de la salle à manger ou William ne cesser pas de sourire a cette fille qui était sa petite amie ou plutôt l’une de ses petites amies.

Des minutes plus tard nous finîmes de manger et quittâmes la salle à manger. On regagnait la chambre Juliana et moi.

-ah rien n’est meilleur que faire une bonne sieste après avoir bien mange fit Juliana en s’allongeant sur le lit.

J’attachais mes cheveux que je recouvrais d’un filet puis m’allongeais moi aussi.

-on se réveille à 20 heures pour bosser me demanda-t-elle

-hum hum fis-je en guise de oui

-Jessica ça va ? Tu ne dis mot, t’es toute calme …

-ça va, je suis juste un peu fatiguée

Elle me regardait calmement puis soupira, je retournais légèrement ma tête vers la fenêtre puis fermais les yeux pendant de longues secondes.

-Juliana tu penses que s’il n’avait pas toutes ses meufs la, il aurait fait attention à moi demandais-je de but en blanc

Elle soupira avant de murmurer

-je savais bien que t’étais dérangé par ca…

Elle se redressa du lit puis vint mettre son visage près du mien

-écoute ma chérie, tu n’es pas la première personne à avoir aimé quelqu’un qui n’en vaut pas la peine ou qu’on ne devrait tout simplement pas aimer, mais on arrive à les oublier les gens comme eux. Tu sais comment ?

-comment ? Demandais-je tout doucement

-en pensant à quelqu’un qui t’aime

-arrête dis-je en voyant là où elle voulait en venir

-écoute si cette option ne te convient pas, je te conseille de te focaliser sur ses défauts. Etablis-en une liste et tu te rendras compte qu’il n’est pas extra…

-d’accord, d’accord… c’est compris, on ne va pas en faire tout un cour dis-je en souriant

-oui mais je suis sérieuse, je ne veux pas que tu puisses souffrir. Arrête de t'accrocher parce que le jour où il voudra profiter de cette situation, il te fera tellement mal lorsqu'il t'abandonnera que t'aura même plus envie de te regarder dans une glace...

Mes lèvres s’étirèrent en un léger sourire de reconnaissance. J’étais bien chanceuse d’avoir Juliana dans ma vie. Je déposais un baiser sur sa joue puis lui remerciait. L’on causa encore quelques minutes sur autre chose puis nous finîmes par nous endormir…

3 heures plus tard.

-vivement qu’on reparte dans la chambre me souffla Juliana une fois que les parents allaient en direction des escaliers.

Ils venaient d’arriver.

-ça ne va pas tarder …

-et voilà on a terminé ma biche

-ah bah dis donc c’était un exercice assez coriace, j’avoue que je ne me serais pas en sortie toute seule lui dis-je

-ouais je sais, je sais… sans moi tu ne peux rien faire mais ne me remercie pas tant, je risque de rougir

Je me mis à rire tout en lui demandant depuis quand les blacks rougissaient. C’est à cet instant que mon téléphone sonna… je décrochais donc.

C’était madame Beauchamp qui voulait parler à maman.

Je quittais donc le salon tout en expliquant a Mme Beauchamp qu’elle n’arrivait pas à joindre maman parce qu’elle avait oublié son téléphone au bureau quand j’entendis des voix depuis le couloir qui menait à leur chambre.

Je n’entendais pas exactement ce qu’ils se disaient mais ça ressemblait à une dispute…

-… je ne suis pas d’accord entendis-je mon père dire une fois que j’étais devant la porte qui était entre-ouverte

-mais je n’ai pas besoin de ton accord Maurisen. Je te faisais juste part de mes intentions et quoi que tu dises ce mariage entre eux aura lieu. Point final

Encore une discussion entre grande personne pensais-je en tenant la poignée de la porte

-elle n’a que dix-sept ans à la fin ! S’exclama-t-il

-Jessica l’épousera que tu le veuilles ou pas…

Chapitre 3

Chapitre 3.

Je restais fige devant cette porte et me demandais si j’étais en plein rêve.

Moi Jessica me marier ? Mais pourquoi ? Me demandais-je déconcerté.

J’étais tellement perdu dans mes pensées que je ne sus pas à quel moment maman ouvra la porte.

-tu fais quoi la ?

-je…

-donc comme ça, tu écoutes maintenant aux portes ?

Je baissais mon regard vers le téléphone que j’avais en main me souvenant que Mme Beauchamp avait appelé…elle avait dû raccrocher car son nom n’était plus affiche sur le l’écran

-non maman, c’est Mme Beauchamp qui a appelé. J’étais venue dans le but de te donner le téléphone quand je vous ai entendu parler.

-d’accord. Elle se porte bien ?

Je fronçais les sourcils surprise par son calme et sa question mais répondis tout de même car elle avait horreur de se faire répéter

-oui

-okay, bon mais là, il est l’heure de passer a table dit-elle en s’en allant

-maman l’interpellais-je

-oui ?

-j’ai … j’ai écouté votre échange avec papa tout a l’heure

-oui je n’en doute pas une seule seconde vu que je suis venue te trouver devant la porte. Maintenant on passe a table, je ne suis pas d’humeur a trop bavarder ce soir.

Je la regardais qui s’éloignait après avoir dit ça. Ne pensait-elle pas que j’avais droit a des explications ?

-papa dis-je en donnant un léger coup a la porte pour prévenir que je rentrai

Ce dernier leva juste un regard triste vers moi

-j’étais a la porte, je vous ai entendu parle maman et toi

-je sais, je vous écoutais parler…

-c’est quoi cette histoire de mariage lui demandais-je effrayée

-ce n’est qu’un petit malentendu, c’est tout.

-un malentendu ? Tu es sur papa ?

Il se passa nerveusement la main sur la tête. Un geste de lui qui ne me rassura pas du tout.

-ne me dis pas qu’elle est sérieuse avec ça papa, mais pourquoi ? N’est-ce pas elle qui dit que je suis trop jeune pour aller étudier toute seule à l’étranger ? Que je devrai d’abord grandir un peu ? Et là pour un mariage avec quelqu’un que je ne connais même pas elle me trouve prête ?

-tu ne vas pas te marier maintenant dit-il d’une voix peu convaincante

Je pris place près de lui.

Connaissant maman, j’étais sûr que c’était possible bien que j’ignorais la raison pour laquelle elle agirait de la sorte.

-papa s’il te plait promets-moi que tu ne laisseras pas maman le faire.

-………

-promets le moi insistais-je sous son silence tandis qu’il me regardait tout simplement

Il prit ma main dans la sienne puis me dit tout bas

-je te le promets

Mon père et moi n’étions pas si proche que ça, mais je me sentais un peu plus libre avec lui qu’avec maman car lui se montrait quelques fois compréhensif bien qu’à la fin souvent, c’est maman qui avait le dernier mot. Je me demandais toujours pourquoi il en était ainsi, car l’homme est le chef de famille et celui à qui la décision finale revient.

-maintenant allons-y dit-il

On se rendait donc au salon avec mon père ou nous retrouvèrent les autres. Nous passâmes comme d’habitude quelques minutes devant la télévision puis à table.

Pendant le repas je n’avais pas cesse de regarder maman, je n’avais pas cesse de me demander pourquoi elle se comportait de la sorte et était si dure avec nous ses enfants.

Petite, je me disais que c’était pour nous former, nous donner une bonne éducation, mais une fois assez grande je ne voyais plus les choses sous cet angle. J’avais tout remis en question et trouvais ma famille à part.

-man mais t’es vraiment dingue toi… pauvre Carmela, et elle ne se doute de rien

Je m’arrêtais sur les marches et regardais en direction de Xavier qui était de dos. Je compris par ca phrase qu’il était au téléphone avec William.

Ca faisait moins de dix minutes que l’on avait fini de manger et qu’on avait laissé Xavier au salon en train de regarder une émission.

-c’est vrai ? Ahahaha rit-il. Faut croire que ce n’est pas toutes les filles qui ne te résistent pas, soit disant que le fait que tu me la présente, que je lui montre que je l’apprécie et fasse des commentaires sur combien tu es dingue d’elle allait la mettre en confiance …

Je pris une grosse bouffée d’air puis allait dans la cuisine ou je prenais une bouteille d’eau pour Juliana qui faisait le choix du film que l’on allait regarder parmi ce qu’elle avait apporté, car bien sur moi je n’en ai pas les films.

Je n’avais pas dit un mot à Juliana sur la conversation des parents.

Quand je revenais dans la chambre elle était toujours dans sa sélection.

-film d’horreur, film romantique, fantastique…j’ai du mal à me décider entre ces trois… Jessica ?

-oui ?

-tu préfères quoi comme film?

-pourquoi ne pas regarder un film comique a la place ? J’ai bien envie de rire un peu

Oui, il me fallait rire un peu, il me fallait me détendre et ne plus penser à quoi que ce soit. Ma soirée fut riche en émotion, un film comique ne pouvait que me faire du bien.

Plusieurs mois s’écroulèrent, des mois ou je me disais que cette histoire de mariage n’était en réalité qu’un simple malentendu entre les parents ou plutôt que pour une fois ce fut papa qui eut le dernier mot car pas une fois maman vint me voir pour en parler ou me donner des explications, mais je me trompais, le silence de maman ne voulait aucunement dire cela mais ça je ne le sus qu’un samedi matin alors que je faisais ma petite lecture dans la chambre…

-Jessica ? Maman a besoin de toi m’avait dit Magalie

-maman ? N’est-elle pas allée au boulot ce matin

-non, elle était bien sortie avec papa après le petit déjeuner mais elle est de retour

Avant midi ? Ce n’est pas dans ces habitudes pensais-je en me redressant

-elle est ou ?

-dans sa chambre

Je quittais donc ma chambre pour celle de maman. Je la trouvais allonge sur le lit.

-maman ça va ? M’inquiétais-je

-oui

-mais pourquoi es-tu donc à la maison demandais-je surprise

-c’est quoi toutes ces questions ? Je n’ai pas le droit de rentrer chez moi peut-être ?

-euh si, mais c’est inhabituelle, a pareille heure tu…

-passe t’asseoir ici me coupa-t-elle l’air agace

J’exécutais

-tiens c’est pour toi me dit-elle en prenant un paquet déposé a terre juste au coin du lit

-c’est quoi lui demandais

-une robe que j’ai achetée pour toi…

-aww merci maman dis-je en ouvrant le paquet ou je faisais sortir une belle robe violette

-……

-elle est très belle

-je sais. C’est ce que tu vas porter cet après-midi

Je la regardais sans trop comprendre. Une telle robe était celle que l’on portait pour des grandes sorties ou cérémonies mas pas a la maison.

-nous allons recevoir des invites aujourd’hui. C’est une famille qui nous revient droit des états unis mais qui venait souvent à Londres. Je veux donc que tu te montres gentille et polie envers elle car ce voyage c’est pour toi qu’elle la effectuee.

-pour moi ? M’étonnais-je

-oui, le couple Onkiana vient avec leur fils David qui va t’épouser dit-elle aisément

-pardon ?

-tu as bien entendu, je ne veux pas me faire répéter et cesse de jouer a la surprise car tu m’avais déjà entendu parler de ca ce jour où tu écoutais a la porte. Dans moins de trente minutes la coiffeuse sera là. C’était tout, tu peux disposer.

-disposer ? Maman tu m’annonces un truc pareil et tu veux juste que je garde silence et exécute sans même me donner une quelconque explication ?

Elle me fixa. Elle avait un regard très sévère, un regard qui me faisait même peur mais je ne voulais pas me laisser intimider par ca.

-c’est quoi cette histoire de mariage maman ? En plus avec quelqu’un que je ne connais pas, que je n’ai jamais vu

-ça s’appelle un mariage arrange me répondit-elle

-je sais comment ça s’appelle, mais moi je ne veux pas …

-je m’en fous de ce que tu veux petite fille. Ton point de vue ne m’intéresse pas du tout. Maintenant tu sors de cette chambre et attend la coiffeuse.

-maman…

-dehors

-dis-moi au moins pourquoi tu fais cela, je suis ta fille. Je suis encore jeune…

Je la vis qui se leva dangereusement du lit et la connaissant je courus vers la sortie ou une fois dans la chambre je me jetais sur le lit…

J’avais envie de pleurer, hurler et demander pourquoi je devrais vivre une telle chose, pourquoi j’étais tombée dans une famille si étrange, mais même si je le faisais est ce que cela aurait servi à quelque chose ? J’avais bien envie d’appeler papa et lui demander pourquoi il avait laissé maman faire mais je ne retrouvais pas mon téléphone et Magalie refusa de me donner le sien car maman lui avait dit comme aux autres de ne pas me donner leur téléphone quel que soit la raison que je pouvais avancer.

J’avais mal, j’avais peur et je me demandais bien ce qui arriverait maintenant.

Dans exactement trente minutes Maryse vint toquer a ma porte pour me dire que la coiffeuse était là. Dieu comme j’avais envie de disparaitre.

Mes yeux étaient rouges tellement j’avais pleuré priant qu’un miracle se produise ou que maman change d’avis.

Je n’étais pas si chrétienne que ça mais souvent il m’arrivait de dire quelques mots au bon Dieu même si parfois je doutais de son existence.

4 heures plus tard.

Je croyais encore être dans un rêve ou je voulais que l’on me réveille, mais chaque fois que je me voyais dans cette robe violette j’avais envie de pleurer, je me retenais car mon maquillage pouvait fondre, le tout premier maquillage car je n’en avais jamais fait auparavant.

C’était la coiffeuse qui m’avait maquille. Maman était venue voir le résultat et n’avait pas cesse de me dire combien j’étais belle et irrésistible.

Je ne lui avais rien répondu et la regardais juste dégouté, mais elle s’en foutait pas mal de mon regard et me souriait avant de se mettre a me conseiller sur la manière dont je devrais me tenir et me comporter surtout avec ce Marc.

-il faudra le complimenter, lui dire que je t’ai beaucoup parle de lui et que c’est un réel plaisir de le rencontrer

Tout ce qu’elle me disait, je l’envoyais à la cathode. Je ne l’écoutais même pas bien que je répondais positivement a ce qu’elle me disait.

La table était déjà dresse pour sept. Je compris que maman avait tout planifie et que papa ne serait pas là. Nous étions donc tous au grand salon ou on attendait la fameuse famille.

Des minutes plus tard on entendit un klaxon puis le ronflement d’une voiture dans la cour.

-ils sont la fit maman toute contente

Je fixais le sol le regard vide, la porte s’ouvra des secondes après.

Je me refusais de lever le visage mais finis par le faire et je compris que c’était vrai…il était réellement la, juste à cote de ses parents...

Lire toute l'histoire dès maintenant
Soutenez l'auteur et inspirez d'autres histoires incroyables Moboreader
Débloquer tous les chapitres

Ma vie, mon histoire

Chapitre 2
Chapitres
Personnaliser
Chapitre suivant