Chapitre 2
2ème Partie : Ma raison me fuit
Cette nuit, même étant surprise, ça ne m’a pas empêché de dormir. Nabou me mènera à une grande erreur si j’continue comme ça avec elle. J’pense que j’dois être beaucoup plus stricte et sévère avec elle. Le lendemain matin de bonne heure, j’avais le visage fermé mais je ne voulais pas laisser apparaitre ma colère. Je n’étais pas du tout contente de ses paroles de la veille. Je ne me suis jamais mêlée de sa vie privée et j’aurai aimé qu’elle fasse pareille. Mon comportement ne l’a pas échappé « Ma belle, j’ai l’impression que tu as mal dormi ? Qu’est-ce qui se passe ? D’habitude le matin, tu étais beaucoup plus ouverte, mais aujourd’hui, je ne te sens pas. Ok j’comprends c’est ta rencontre d’hier qui te perturbe. Tu ne devrais pas être dans cet état à cause d’un simple inconnu. Si j’étais toi, j’profiterai de lui. Tu ne l’as rien demandé, il est venu vers toi sans même que tu ne l’ouvres tes portes. Il joue au richard, pourquoi veux-tu t’en priver ? Prends ce qui est à toi. On dirait que tu n’es pas intelligente. Si j’étais à ta place, il ne le refera jamais. Un homme aussi âgé que lui continue à courir derrière la chair fraîche. N’aies aucune pitié. En plus, cet homme est aisé, il n’est pas dans le besoin, il peut t’aider à l’avenir, on ne sait jamais. Même si tu n’acceptes pas de sortir avec lui, lies de bonnes relations avec lui. Tu ne seras pas perdante. J’sais de quoi j’parle. Nous aurons des jours noirs et si nous ne trouvons pas des sponsors, nous risquons de manger du sable ». J’ai compris qu’avec Nabou, le débat c’est toujours l’argent. Elle a commencé ce sujet en 1er, j’vais répondre « Tu sais Nabou, si j’ai bien compris, tu veux baser ta vie estudiantine sur les hommes. J’croyais que tu étais vraiment intelligente mais non. Personnellement, j’suis venue à Dakar pour mes études pas pour autre chose. Je ne pense pas que j’aurai besoin de l’appui d’un homme pour survivre. Je me contenterai de ce que mes parents m’envoient ou ma bourse. J’suis désolée et surprise de ta réflexion. Et stp, je ne veux pas que tu me parles de Bachir, je m’en fiche énormément de sa situation. Je ne veux rien connaitre de lui. Nous courrons tous pour notre réussite mais pas pour vivre sur la réussite des autres. J’crois en moi et j’compte voler de mes propres ailes. Je pense que ce débat ne nous mènera à rien et pour une bonne cohabitation, que chacune respecte la vie de l’autre. Je ne te permettrai pas de te mêler de ma vie ». Elle s’est excusée avant de sortir. J’rangeais mes bagages. J’ai reçu l’appel de mon ALLODI et ça m’a fait un bien fou. Sa voix m’a beaucoup soulagé et ça m’a calmé. Vu que nous étions en week-end, je n’avais pas où aller. J’profitais pour réviser et appeler les parents au village. Le soir, je me promenais dans les rues de Dakar pour découvrir certains milieux. Je n’avais pas trop d’amies à part Nabou. Les nuits de samedi, ALLODI se débrouillait tant bien que mal pour m’appeler des heures. Il me tenait compagnie, nous passions les nuits à s’échanger. Je ne me fatiguais jamais de discuter avec lui. Il était rassuré parce qu’on s’échangeait jusqu’à des heures tardives. Ça prouvait que je lui étais fidèle. Parfois, c’est lui qui me forçait à sortir m’acheter quelque chose dans les fast-foods. Il m’envoyait des sommes selon ses moyens de 10 à 15mille francs Cfa. Ses efforts me vont droit au cœur. Il n’a jamais mangé quelque chose sans penser à moi. Il m’arrivait d’avoir honte de tout ce qu’il fait pour moi malgré sa situation compliquée. A un moment donné, je l’ai supplié d’aller demander ma main mais à chaque fois il me répondait « Mon cœur, tu mérites beaucoup de chose. J’aimerai avoir un bon boulot pour demander ta main, parce que j’veux te gâter devant tout le monde. Ne te presse pas, nous sommes surs de nos sentiments, donc y’a rien à craindre. J’sais que tu es pressée mais pas plus que moi. Quel homme ne rêverait pas de se réveiller près de toi ? » Il avait des mots crus pour me convaincre et me redonner confiance. Ce n’était pas un coup de foudre mais un vrai amour.
Les jours passèrent, la communication avec ALLODI diminuait de jour en jour. On se parlait à peine au téléphone. Un jour, je me sentais tellement seule que j’étais triste. J’ai bipé Allodi pour qu’il m’appelle mais sans succès. Il a fini par me rappeler avant de me dire « Bb, j’suis trop occupé. Je te rappellerai ultérieurement ». Cette phrase me fait tellement mal, j’pensais qu’il aura tout le temps pour me parler si le besoin se fait sentir. Je me sentais reléguer au second plan. (Nandité : Là, je te coupe. Je te trouve trop égoïste sur ce point. Pourquoi certaines filles pensent de la sorte. Elles aiment trop être les prioritaires sur tout et en tout. Un homme qui t’a montré un vrai amour, n’a pas besoin de t’appeler à chaque instant. Les appels ne sont rien ma chère. L’amour ne se résume pas qu’aux appels. Un homme peut bel et bien t’appeler en étant avec une autre fille. Combien de mec ou de fille répondent au téléphones en étant même en train de tromper leur partenaire ? A méditer. Continue et excuse de cette interruption).
Je ne pouvais pas retenir mes larmes. Elles coulèrent sur mes joues. Nabou avait remarqué ma tristesse et elle s’est approchée de moi « Oh mon amour, qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi ses larmes ? Tu as des soucis familiaux ? Allodi ne va pas bien ? Parles-moi, j’suis là pour toi ma belle ». Son attention me va droit au cœur, depuis notre discussion sur ce fameux Bachir, elle ne s’était jamais mêlée de ma vie. Le courant passait très bien mais dans le plus grand respect de la vie privée de l’autre. Elle était toujours présente pour moi. Je me suis vidée « Nabou, j’me sens si seule. J’suis loin de ma famille, la vie au village me manque. J’suis au milieu de nulle part. Je n’ai pas d’activités, ni où aller. On dirait une prisonnière. Je n’ai que mon ordinateur. J’regarde des séries sur séries. J’en ai assez de cette vie. Pour couronner le tout, mon Allodi n’a pas de temps pour moi. Il ne peut pas me parler parce qu’il est occupé. Tu trouves cela normal. Il était le seul à qui j’croyais que j’pouvais compter mais malheureusement, je me rends compte que c’est le contraire. Peut-être, il s’est lassé de moi à cause de la distance ou qu’il a retrouvé une autre fille dans son lieu de travail. Je suis confuse et je ne sais plus quoi penser.
Nandité : Sur ce point, je te comprends et j’en profite pour parler à toutes les personnes qui vivent seules loin de leurs familles. Ça arrive de déprimer mais ce n’est pas une raison de penser que les personnes s’éloignent de vous. Au contraire cette pensée risque de gâcher beaucoup de chose. Vous croirez que les gens n’ont pas votre temps où qu’ils sont sur autre chose alors que c’est loin de la réalité. Votre mec a une vie à mener malgré qu’il vous aime. Les membres de votre famille ont aussi des choses à faire. Ce n’est pas que vous vous sentez seules qu’ils doivent sécher leurs activités pour vous tenir compagnie. Y’a des jours où vous étiez très bien entourées et en parfaite compagnie. Est-ce que vous avez pensé à ce moment dans quel état se trouvait vos proches ou votre copain ? A méditer.
Nabou : J’suis triste pour toi. Il m’est arrivé de vivre ses jours au début de ma venue. Raison pour laquelle je t’ai conseillé de te trouver un passe temps. Tu aimes trop t’enfermer et ce n’est pas bien. A force d’être clouée sur ses quatre murs, tu risques de déprimer de plus en plus. Mais ça va passer. Il y’aura des jours meilleurs.
Elle pose ma tête sur ses épaules. J’en avais vraiment besoin. Cette marque d’affection m’a beaucoup soulagé. Malgré ses bêtises, elle est une bonne personne. Elle détend l’atmosphère. « Bon comme tu es adepte des séries, j’vais t’en rajouter d’autres ». Nous rions avant que je la remercie pour sa présence. Durant toute cette journée, je n’ai pas reçu l’appel d’Allodi. La nuit, Nabou se préparait à sortir comme à son habitude. J’étais seule dans la chambre. J’étais plus qu’énerver. J’rangeais mes bagages, rien que pour m’occuper. Vers les 23h, j’reçois un appel d’un numéro que je n’avais pas enregistré dans mon portable. « Allô !!! Bonsoir qui est à l’appareil ? ». Au bout du fil, c’est Bachir. J’étais surprise parce que je ne l’avais pas donné mon numéro. Avec mon état, je ne pouvais que dialoguer parce que j’en avais besoin et vraiment besoin. L’envie de parler a pris le dessus.
Bachir : Bonsoir Google ? J’espère que tu vas bien. Au faite, j’voulais faire une recherche dans votre moteur. Tu me permets de poser ma question.
Son vocabulaire me plait énormément, il est vraiment rigolo. J’ai souris avant de donner suite à ses paroles. « Vu que j’suis là pour donner des résultats, tu peux lancer ta recherche ».
Bachir : (Il sourit). Malheureusement ma connexion ne marche pas. J’avais oublié de payer ma facture à la SONATEL.
Dada : (Nous rions ensemble). Tu n’es jamais sérieux. Tu n’as pas une connexion, j’en ai et c’est à moi de lancer ma recherche. Comment tu as eu mon numéro ?
Bachir : Arrête. C’est une question dont tu connais déjà la réponse. Je ne vais pas passer par 4 chemins. C’est Nabou qui me l’a donné après mainte tentative. Si tu n’aimes pas j’suis désolé mais ça valait la peine pour moi. Et je t’en supplie ne l’en veut pas.
Dada : Non ne t’inquiète pas. J’aime ta franchise. Je t’en voudrais si tu essayais de me mentir ou de garder le suspens.
Bachir : Alors comment va ta vie estudiantine ? Tu t’en sors j’espère. J’ai été étudiant et j’sais que la vie est très dure là-bas. Tu prendras comme un prétentieux où un beau parleur mais j’suis animé d’une très bonne intention. J’aimerai te rencontrer et mieux te connaitre. Accepterais-tu de sortir avec moi dans la semaine ? Je te laisse choisir le jour, l’heure et le lieu. Tu peux choisir où tu voudras. Je te donne carte blanche. Tout ce que j’veux et que tu me promets de répondre positivement à ma demande.
Dada : Je n’ai pas l’habitude de sortir et je ne connais aucun lieu. J’suis casanière.
Bachir : Tu as une connexion, lance une recherche sur internet et découvre les beaux lieux et nous y serons. Ce sera l’occasion pour toi de découvrir beaucoup d’endroit chic de Dakar. Si tu me fais confiance, j’peux m’en charger.
Dada : D’accord. J’y penserai.
Bachir : Ok. J’reste à l’écoute. C’est mon numéro personnel. Tu peux me joindre quand tu veux. Bonne nuit et merci d’avoir enfin voulu me parler. Bisou.
Il raccroche son téléphone. J’étais contente d’avoir reçu un autre appel et d’avoir pu avoir une autre discussion différente. Bachir est vraiment un homme comique. Il sait trouver des trucs qui font rire. Il a le langage facile. Il trouve facilement les mots. Ce qui me fait peur c’est son vocabulaire facile, généralement, ils sont de grands dragueurs et ils n’ont qu’une seule conclusion le sexe. J’espère me tromper. J’suis redescendue de mes rêves. J’ai mis mon orgueil de côté et j’ai rappelé mon Allodi même si c’était à lui de le faire. A ma grande surprise, il me décroche et j’avais du mal à entendre. Je n’entendais que de la musique. J’étais tellement fâchée que j’ai raccroché sans même l’écouter. J’suis là, seule dans la chambre et cet idiot fait la fête. Avant d’en finir avec mes pensées, j’reçois son message « Dsl mon cœur, j’suis sorti avec mes collègues qui voulaient découvrir certains milieux. Je te rappelle ». Ce petit texto de rien du tout me fait mal. J’ai composé automatiquement le numéro de Bachir. A la première sonnerie, il me décroche « J’manque déjà à Google ». Pour le rendez-vous, ça dépend de toi. Si tu veux on peut le faire dès demain. Je te donne feu vert et je te suivrai partout où tu me proposeras ». « Waouh quelle réponse. Je n’attendais que ça mais j’aurai aimé l’entendre d’une autre manière. Parce que j’ai l’impression qu’elle est prise à la hâte. Expérimenté que j’suis, y’a forcément quelque chose qui t’a poussé à répondre positivement. Je ne veux pas être un plan B ou profiter de ta vulnérabilité pour avoir cette rencontre. J’suis désolé mais je ne vais pas pouvoir accepter cette réponse. J’suis quelqu’un de responsable et je ne suis pas un vaurien. Avec le temps tu sauras qui j’suis. Donc j’vais patienter jusqu’à ce que tu prennes ta décision à tête reposée. Avec tout le respect et le plaisir de te voir, j’vais devoir raccrocher il se fait tard. A demain.
Aïe, il vient de marquer de gros points. J’avais tellement honte de moi et fière de Bachir. Il s’est comporté comme un vrai gentleman. Il m’a donné une leçon de moral. Ça se voit qu’il y’a une grande différence entre un homme et un garçon. Bachir est un vrai homme. On se capte.
Chapitre 3
3ème Partie : Premier risque
Les hommes commencent vraiment à me perturber. Je n’avais jamais connu ça auparavant. Pourquoi Allodi me fait ça ? Pourquoi il veut me pousser dans d’autres mains ? Parce que son comportement est trop étrange. Il n’était pas comme ça avec moi. J’pense qu’il souffre de la distance et il ne peut plus tenir. J’aurai aimé qu’on en parle comme des personnes civilisées et adultes. Ses genres de comportement détruisent plus qu’ils ne construisent.
Le lendemain à mon réveil, je ne voulais pas donner l’impression d’être une fille facile à Bachir, j’ai essayé de me rattraper en l’appelant après la sortie de Nabou « Bonjour Bachir, j’espère que je ne dérange pas. Au faite, j’voulais m’excuser pour hier, j’ai parlé sous le coup de la colère. J’avais quelque chose qui me faisait mal et j’ai voulu automatiquement rendre coup pour coup. Je te remercie de m’avoir compris et de ne pas me suivre dans mes caprices ».
Bachir : Je te comprends belle fille et tu n’avais pas à t’excuser. J’ai su rapidement que tu n’allais pas bien lorsque tu m’as appelé avant de me parler comme tu l’as fait. J’suis un grand monsieur et qui a beaucoup d’expérience. Comme je te l’ai dit à force de me fréquenter tu sauras qui suis-je. Sache que j’serai prêt à t’écouter si tu sens le besoin de sortir ce que tu as dans le cœur. Je ne vais pas être trop présent dans ta vie, parce que j’sens que tu traverses actuellement une chose difficile. Même si l’envie de te voir et te parler me tue, j’vais faire profil bas pour ne pas impacter ta vie. J’pense après ce coup de fil, je me ferai rare.
Dada : Non, stp, j’commence vraiment à me sentir bien en te parlant. Tu n’as rien fait je te jure que tu n’y es pour rien. Je ne traverse absolument rien du tout. C’était juste un coup de colère vis-à-vis mon copain pas plus. Je t’en supplie, tu peux m’appeler quand tu veux, ça ne me dérangera pas.
Bachir : Ok. Je continuerai à garder le contact alors. Bon je te laisse, j’ai des choses à faire. Bonne journée.
Après ses paroles de Bachir, j’sens vraiment que j’commence à s’entendre avec ce bel homme. J’pensais beaucoup plus à Bachir qu’à Allodi. J’ai beau essayé d’inverser les choses mais les pensées positives envers Bachir s’accentuaient. J’étais obligée d’aller en cours. A la descente, j’ai eu subitement envie d’appeler Bachir pour savoir sa position mais je me suis retenue. J’ai contacté directement Allodi même si c’était à lui de le faire en premier. J’ai composé son numéro et à ma grande surprise, ça sonnait dans le vide. J’ai tenté plus de 5fois mais rien. J’en déduis qu’il doit être très occupé pour ne pas répondre à mes appels. J’ai préféré appeler la famille. Après quelques échanges avec mes parents, j’ai terminé la conversation avec ma cousine. J’ai demandé quelques nouvelles de mon Allodi, les révélations de ma cousine me font un peu flippé « Allodi, il va trop bien. Maintenant, il n’a pas de temps. Il est tout le temps avec son patron. Ce dernier ne connait pas bien la région et il fait tout le temps appel à lui pour le guider. En tout cas, il a beaucoup changé positivement. D’ailleurs, il passe de temps en temps à la maison pour donner quelque chose aux parents. Il est vraiment gentil. Ne soit pas jalouse, il est beaucoup plus beau. Il a monté en grade. Il n’est plus ce petit journalier. Ma belle cousine, je te conseille de venir vite vous marier avant que les autres te devancent. Les filles commencent à courir derrière lui ». Elle termine la conversation en riant. J’ai essayé de rendre le sourire même si au fond de moi, la jalousie me rongeait. J’ai répondu qu’à même en masquant ma colère « Je n’ai pas peur des filles du village. Tu me connais et Allodi est à moi. Tu sais ma place en lui. Elles peuvent se rincer les yeux mais elles n’atteindront pas mon Allodi ». Elle rit à son tour avant de terminer par « J’vois que tu es sure de toi mais tu as raison. Allodi ne parle que de toi et tout le monde au village sait que tu es sa vie. N’empêche, je te conseille d’être plus présente dans sa vie. Bombarde-lui de message, d’appel etc. Fait ton possible qu’il sache que tu es là. On ne sait jamais avec les hommes. Même si je ne l’ai jamais vu dans des choses louches ou des trucs d’infidélité ».
Nous avons terminé la conversation. Ma cousine me fait un peu peur mais je m’en fiche de ce que les filles font derrière mon dos. Je me connais et j’sais qui j’suis aux yeux de mon Allodi. J’suivrai les conseils de ma cousine. Nabou est venue à son tour avant de m’inviter à sortir un peu. J’ai accepté parce que je ne suis pas sortie du week-end. Nous sommes parties manger dans un fast-food de la place. Quelques minutes après notre arrivée, nous sommes rejoints par Bachir. Toujours égal à lui-même, élégant, charmant et bien habillé avec son costume qui lui va très bien. Malgré son âge un peu avancé, il a un beau corps. Il sourit et nous demande s’il peut s’assoir. Sans hésiter, nous avons répondu positivement. Bachir s’assoit et se met à l’aise. Comme à son habitude, il est free en conversation et il savait sortir de beaux mots. Ses phrases me séduisent de jour en jour. Il parlait avec une telle maturité. C’était une autre forme de discussion avec lui. Il nous a demandé de commander tout ce que nous voulons. Cet après midi fut l’un de mes meilleurs jours à Dakar. J’étais vraiment libre et je me sentais vivre. Nous avons passé beaucoup de temps avec lui. Il nous amène dans un supermarché de la place pour nous acheter beaucoup de chose à manger, à boire, bref nous n’aurons pas besoin d’acheter à manger pour un bon bout de temps. C’était la première fois que j’ai mis mes pieds dans sa voiture. Je ne saurai le dire pour Nabou. Parce que j’sens qu’entre eux, ils ont du se voir plusieurs fois. Il nous a déposées devant l’université vers les 20h. Nous l’avons remercié avant de descendre avec nos sachets. Nous avons rempli notre réfrigérateur. Dans un coin de la tête, j’ressentais un peu de remord envers mon Allodi. J’ai voulu le joindre pour diminuer ma culpabilité mais toujours injoignable. Je n’avais pas le temps de digérer cette déception de plus que j’reçois l’appel de Bachir « Bonsoir Google, j’espère que tu récupères de ta journée. J’ai aimé cet après midi. J’prie et j’pense que ce ne sera pas la dernière fois ». J’réponds par la positive « ça ne sera pas la dernière fois à moins que tu le veuilles. J’ai beaucoup aimé ta présence. Ça fait du bien d’être avec toi. Je me sens de plus en plus en sécurité avec toi. Merci pour ta générosité ». Il sourit « Ne me remercie pas c’est par pur plaisir que je le fais. Et tu n’as encore rien vu. Demain à ta descente, j’aimerai te voir cette fois seule, si ça ne te dérange pas ». J’étais contente de cette invitation et j’ai répondu positivement. Nous avons calé le rendez-vous à 20h le lendemain. J’en ai parlé à Nabou qui m’a félicité d’avoir décidé enfin de vivre ma vie. Cette nuit, avant de me coucher, j’ai reçu un texto d’Allodi « Amour j’ai vu tes appels mais j’suis trop occupé avec mon patron. Je te rappellerai dès que l’occasion se présente. Je t’aime bonne nuit ». Oh non !!! Il n’avait que ça à me dire, après tous ses appels en absence. Ok, j’ai compris. Si lui peut se passer de moi, pourquoi pas moi ? J’resterai dans mon coin, à partir d’aujourd’hui, s’il veut m’entendre, ce sera à lui de faire le premier pas. J’ai tourné aussitôt la page de ce message et j’pensais à mon rendez-vous du lendemain. J’avais hâte d’être à ce programme avec Bachir. Le lendemain, j’étais trop pressée de descendre pour me préparer. J’devais finir les cours à 18h. A la descente, je n’ai pas perdu de temps, j’ai filé directement dans notre chambre et Nabou m’aidait à choisir mon habillement. Elle me sort une robe vraiment belle et sexy. L’une de mes préférées d’ailleurs. Cette robe mettait en valeur mes formes. Modestie à part, j’suis belle et très bien gâtée par dame nature. Je ne le faisais pas exprès d’attirer les regards des hommes sur moi. Mais je ne passais pas inaperçue. Tout homme tournerait la tête après mon passage. J’étais prête à 20h00. Mon téléphone sonna et c’tait Bachir qui me faisait part de son arrivée. Vu que c’était ma première fois que j’sortais seul dans cet accoutrement, j’avais honte d’y aller. J’ai convaincu Nabou de me raccompagner jusqu’à la sortie. J’ai mis quelque chose pour cacher mon habillement, ce qui faisait rire à Nabou « Hey, tu n’as de compte à rendre à personne. Chacune fait ce qu’elle veut ici. Ça se voit que tu ne sors pas les nuits. Si c’était le cas, tu sauras que les gens vivent pour eux-mêmes ». Je l’ai remis le pagne que je m’étais noué avant de franchir la porte de l’université. J’pouvais apercevoir la voiture de Bachir qui était garée de l’autre côté de la route. J’ai monté dans sa voiture avant de le saluer. Il me complimente sur mon habillement « Waouh, j’vois que la belle Dada est excessivement sexy et belle. Quelle beauté insolente. J’suis désolé mais je te donnerai une bise même si tu ne le fais pas. C’est trop fort pour moi ». Il s’approche de moi et me donne une bise appuyée sur les joues. En s’approchant de moi, j’pouvais sentir de plus près son parfum qui me perce les narines et tous les coins de mon corps. J’souris et le remercie de ses compliments. Il démarre sa voiture avant de m’amener dans un restaurant vraiment Hi classe. C’était la première fois que j’mettais les pieds dans un tel lieu. J’ai oublié tout de moi, je me suis laissé vraiment aller dans ce monde inconnu. Il n’y avait que des hommes âgés avec des jeunes filles. On dirait que ce milieu est réservé spécialement pour des gens fliqués. Je n’ai pas vu un jeune homme. Que des hommes matures, certains avaient même des cheveux blancs mais ils étaient accompagné de petites filles de mon âge etc. Bachir avait déjà réservé une table. Nous avions pris place avant de faire la commande. Vu que c’était ma première fois, j’ai commandé un poulet parce que je ne connaissais pas les autres plats écris sur le menu. Nous avons vraiment passé un bon temps avant de manger. Je me suis vraiment régalée et j’étais contente de cette rencontre. Bachir me tenait la main avant de me parler avec franchise. « Ma belle, j’sais que tu n’es pas folle. Tu dois savoir que j’suis amoureux de toi dès le premier jour. Tu me fais perdre la tête. J’ai dépassé l’âge de tourner autour du pot. J’veux être franc avec toi. J’suis un grand homme d’affaire et j’ai 3 femmes. J’veux faire de toi ma 4ème épouse. Tu es tout ce que j’recherchais pour fermer mon cercle de ménage. J’aurai 55ans dans 3 mois. J’sais aussi très bien que tu as un copain. C’est normal d’ailleurs, parce qu’une telle beauté même mariée, continuera de subir la pression des hommes. Raison pour laquelle, j’veux être l’homme qui raflera la mise. J’suis un homme très puissant et je n’ai pas le temps de tourner de gauche à droite. Ce n’est pas pour rien que j’roule avec une voiture aux vitres teintées. Je te donnerai le temps que tu voudras pour réfléchir à ma proposition. J’suis prêt à me déplacer jusqu’à Kolda pour rencontrer tes parents. J’veux qu’on officialise tout le plus rapidement possible. Je n’ai pas de temps à perdre. J’ai fait des renseignements sur toi et Nabou m’a parlé de toi ».
J’étais restée bouche bée. Même si j’savais depuis le début que j’plaisais à cet homme. Ma corpulence peut tromper n’importe qui. Mais 55ans, alors que pour le moment je n’ai que 21ans. Y’a une grande différence d’âge, en plus 4ème femme. Je ne me voyais pas avoir une coépouse et là ma première proposition officielle de mariage est la 4ème place. Waouh, ça se voit que l’homme propose Dieu dispose. J’étais trop surprise et je ne savais pas quoi répondre. Il me comprenait « Tu n’es pas obligée de parler de ce sujet immédiatement, je te donne le reste de la semaine pour y penser. J’tenais juste à être clair le plus rapidement possible. On peut parler d’autre chose si tu veux ». Il me caresse les joues avant de me complimenter à nouveau « Tu es beaucoup plus belle quand tu perds la voix ». J’souris et il reprend la parole « Enfin, j’revois la lune en face. Tu sais ton sourire, je le compare avec la lune. Il éclaire, regarde la clarté que tu donnes à ce milieu ». J’tape sa main. Il est vraiment un bon dragueur. Nous avions changé de sujet et nous parlions de projet. Il m’explique sa vie. Bref, il m’a beaucoup parlé de lui. J’devenais de plus en plus séduite par cet homme. Il était tellement correct et ses mots étaient vraiment crus. Expérimenté comme il est, il pouvait voir et sentir que j’étais déjà séduite. Je le regardais avec une telle admiration. Il tenait ma main et me caressait avec douceur. Il put l’argent et ses mains étaient si douces. Je me suis laissé aller avec lui. Il a gagné ma confiance. Je n’étais plus méfiante. J’me suis libérée et j’ai parlé de moi, des difficultés que j’affrontais au village. Bref, en bon gentleman, il me rassure et me dit « Actuellement, ton bonheur dépend de toi. J’peux tout changer si tu acceptes d’être moi. J’suis prêt à changer positivement ta vie pour que tu aides ta famille et tes proches ». J’étais prête à dire OUI tout de suite mais j’pensais aux promesses entre Allodi et moi. Heureusement, il m’a demandé de rentrer parce qu’il se faisait tard. Nous sommes sortis et il me dépose. Sur le chemin, il me demande de prendre le sachet qui était sur la siège de derrière « C’est un cadeau de ma part. Histoire de te remercier d’avoir accepté mon invitation. En plus, j’ai senti que ton téléphone avait besoin d’être renouvelé. Tu as aussi une puce dont le numéro est privé. J’aurai aimé qu’elle soit un peu privée, désormais je ne t’appellerai que sur ce numéro pour ne pas avoir besoin à attendre tes communications incessantes avec ton petit du village ». J’étais contente d’avoir un autre téléphone. Je ne savais pas pour le moment la marque mais lorsque je l’ai ouvert, à ma grande surprise un Iphone de la dernière génération. J’ai tellement crié que j’avais honte de moi. Il sourit et me dit « C’est pour toi ». Nous sommes arrivés, il s’approche et m’embrasse sur la bouche. En m’embrassant, je ne sais pas si c’est une maladresse ou il a fait exprès, mais sa main était sur mon sexe. Déjà avec ma robe moulante, c’était facile d’y avoir accès. Je n’ai rien dit et j’suis descendue de la voiture. Votre opinion sur ce geste me fera du bien. A plus