Chapitre 2
Chapitre I
TYAYA
: Bonjour !
Bonjour, je me présente. Puis-je me présenter ? C’est important de se présenter. J’ai une prompte envie de me présenter. Je me présente seule, face à vous, devant vous. Tyaya, on m’appelle Tyaya… Tyaya du Val. Quand je dis Val, vallée, val-allée ou vallée. Cette vallée qui fait la réputation du coin. Cette vallée qui fait pousser des ailes aux habitants. Ces habitants se différencient des autres, ce sont des gens du Val. C’est plus correct, plus agréable à entendre quand on le dit. C’est plus facile à porter, pour un simple citoyen. Bien, c’est bien de savoir d’où l’on vient. On est juste fier d’entendre citer le nom de sa commune.
On est des papillons qui volent de fleur en fleur. Des papillons qui volent des fleurs. On fait la même chose que les abeilles. De fleur en fleur, on picore quelques grains. Petit à petit, on améliore le décor. Ce sont des nids qu’on fabrique pour accueillir d’autres espèces. Parfois, les oiseaux viennent parmi nous. Les oiseaux chantent trop. On a du mal à cohabiter avec des cris permanents. On doit les laisser chanter sinon ils se taisent à tout jamais. Sinon, ils meurent comme une fleur.
On aime bien planter des fleurs. On plante tout es sortes de fleurs. C’est exquis ! On vit au creux d’une roseraie immense. La rose est la fleur de l’amour. On aime parler d’amour, avant tout. On ne doit pas précipiter l’amour. L’amour doit poursuivre son chemin lentement, comme une rose. L’amour est une rose à éclore. Il faut du temps pour faire éclore une belle rose. Combien de temps ? Un jour, deux jours, trois jours, dis-moi combien de temps ? La rose éclot au bout de plusieurs jours, plusieurs semaines. Il en va de même pour l’amour. L’amour apparaît comme une petite graine. Une graine qu’on arrose avec de l’eau pure. Ça pousse vite, plus vite encore quand fleurissent les fleurs.
Les fleurs embellissent le jardin. Toutes les roses poussent dans cette vallée. Toute une vallée de fleurs multicolores qui entourent la vallée. Que c’est beau… C’est beau à voir. J’aime cette vallée. La vallée où il fait bon vivre. Je t’aime vallée ! Vallée… val-allé-e… vallée ! Vallée… vall… vallée !
Tyaya, moi, je me place en troisième position dans la lignée de mes aînées femmes. Nous sommes les trois femmes les plus jolies d’ici. Je suis bien placée pour l’affirmer. Je l’affirme et je le confirme. Toutes les femmes sont belles. Je veux parler de ces femmes qui ont su tenir leur destin. Sans avoir recours à l’assistance masculine, je suis issue de ces femmes-là. C’est nous, les femmes de la vallée, nous respectons tous les hommes masculins ou féminins.
On est rien sans les hommes pour d’autres. On n’a rien contre les hommes. On trouve leur présence nécessaire. C’est le rêve de toutes femmes. On reste des femmes normales. On peut se marier comme certaines femmes. On peut avoir des enfants, si on le souhaite. On veut garder notre autonomie financière. On veut travailler. On veut faire des projets.
Moi, je viens du Val… Vallée. Il ne faut pas confondre Duval ou du Val. Val reste la déclinaison d’une zone géographique. Une manière distinctive pour définir les habitants d’une région. Cette région que l’on identifie comme la vallée de Jacmel. Jacmel, je t’aime ma belle. C’est ainsi que Val est aussi un nom virtuel. C’est une déclinaison de Valérie : soit une fille ou garçon. Peu importe, on préfère rester la fille au fil du Val. Vall… Vallée… Vallet.
Val est relié d’une certaine façon à la vallée. Cette vallée que vous voyez là. Cette vallée qui se trouve ici devant nous, c’est ma vallée. C’est notre vallée. C’est ma vallée ! Ô… Ô… Oh ! La belle vallée ! Cette vallée nous appartient. Tiens ! Je suis d’ici depuis toujours. Si je pars, je reviendrai. Je reviendrai, un jour. Je reviendrai toujours. Je reviendrai cent fois, mille fois. Des milliers de fois, jusqu’à ce que le temps nous sépare. Et je reste la fille du Val. Val… allée… Val ! Val est le petit nom qui nous unit avec la vallée. C’est l’anagramme qui jette tant de flamme et de larmes dans nos yeux. Cette flamme traverse chaleureusement la vallée. Mon village, c’est mon village. Ô toi ! Toi que j’aime mon village !
Aujourd’hui, les gens communiquent moins. On partage moins souvent entre nous. Les gens ont peur. Ils ont peur de quoi ? Les gens ont peur de s’unir ou de se réunir. L’humanité a connu tant de malheur. Même un océan de bonheur ne suffirait à réparer un tel désastre. Aujourd’hui, laplanète subit une pandémie. C’est ce qu’on appelle la pandémie du Coronavirus, avant l’heure. Tôt ou tard, on obtiendra, gain de cause.
Aujourd’hui, les gens communiquent moins, moins entre eux. Les gens ont peur. Ils ont peur de quoi ? Les gens ont peur de s’unir ou de se réunir. L’humanité a connu tant de malheur, même un océan de bonheur ne suffirait à réparer ce désastre. La planète subit une pandémie très pénible. C’est ce qu’on appelle la pandémie du Coronavirus, avant l’heure. Le fléau social est plus fort que toute catastrophe sanitaire confondue.
C’est une sacrée période que l’on vit. Tiens, on vit un fléau. Même avant d’être un cas contact potentiel, l’homme n’a jamais cessé de s’éloigner l’un de l’autre. L’homme s’ennuie. Il cherche des sensations. Des sensations fortes, on vit dans la violence. On tue, on s’enfonce grave.
Un cas très grave. Ça fait mal. Le mal est acquis. Pourquoi ? On a du mal à s’aimer. On a du mal à vivre en paix. Le mal reste incompris. La relation humaine a pris un coup. Un gros coup même, on dirait. Buvons un dernier coup, en l’honneur de la Vénus.
La Vénus a traversé le temps. Elle a vaincu la haine. Elle a été remplacée par la haute technologie. Un peu d’humanité, je vous en supplie ! Les gens doivent rester toujours informer de l’actualité. On reste tous suspendus à l’actualité du petit écran. On a les nerfs à vif. Le niveau d’adrénaline monte d’un cran. On devient accroc aux réseaux. Les réseaux nous apportent tout, en temps réel. On ne doit pas oublier de partager certains moments entre amis ou en famille. Du coup, on n’a plus droit au commérage du voisinage. Une voisine qui surveille partout. Une voisine qui voit tout et qui rapporte tout.
Adieu, madame la commère d’hier. Il est temps de partir. On va t’aider à préparer la valise du passé. Madame la commère fait sa valise. La commère fait ses adieux. Désormais, le village comporte un vrai journaliste à son service. Désormais, c’est moi Tyaya qui apporte les nouvelles.
La revue « Ti Madame » vous remercie du fond du cœur. C’est fini, la commère qui raconte les histoires, à sa manière, en ajoutant des touches personnelles. En revanche, la revue rapporte les infos, en toute objectivité. L’objectivité reste le quotidien. Un boulot de longue haleine ! On essaie de faire de son mieux, une performance sociale. Quand la voisine devient la radio clandestine. Bienvenue sur l’antenne de la radio « Soleil Madame ».
En ce moment, il y a aussi ma copine Nala. Nala est une fille romantique. Elle imagine souvent le prince charmant. Elle aimerait se marier tôt. Elle veut absolument me caser aussi. C’est sa conception à elle de concevoir l’amour. Elle voit l’amour partout. C’est un rêve merveilleux de trouver quelqu’un. Quelqu’un qui m’aime.
Je préfère rencontrer quelqu’un que j’aime. Mais, il ne m’aimera pas, comme moi. Moi je sais que je l’aime. Mais, ça ne suffira pas. Mon amour est peut-être unique, à sens unique. C’est pour cela que ça ne marche pas. Il faut trouver les pieds de l’amour pour que ça marche. Je refuse de croire, quand l’amour ne se manifeste pas. Je refuse d’avoir une relation d’un jour, un baiser éphémère. Je n’ai rien en commun avec La Vénus rose muscade
Je veux être moi-même. J’ai toujours voulu être, Moi. Moi, je suis une fille super active. Je veux activer mon moi profond. J’ai toujours été surmotivée. Je suis motivée par la vie. J’ai toujours été captivée par la lecture et l’écriture. J’ai les yeux rivés vers le futur. Avec mes deux programmes d’informations, je n’ai plus aucune minute, à accorder aux histoires. Des histoires d’amour qui risquent de me prendre la tête. Je ne veux pas me prendre la tête. Je veux absolument être moi. J’ai toujours voulu être moi.
C’est le boulot des journalistes, actuellement. On avait tenté avec des amis de monter une petite radio locale. Mais, on manquait de moyens techniques et de soutiens financiers. Alors, on a créé la revue Ti madame.com. Cette revue relève de la presse écrite.
C’est ici, j’ai vu le jour. J’ai vu la nuit aussi. Sans nul doute, donc je suis originaire d’ici. C’est ainsi, je porte le nom Duval. Pourtant on n’est pas issu de la famille Duval. Duval devient une fiction. Ici, on est tous, des gens du Val, une fille Duval.
Chapitre 3
Tyaya s’improvise journaliste et rédactrice en chef de cette revue. Elle devient chroniqueuse d’une radio indépendante (Soleil Madame) une antenne qui anime tout le pays. Elle commence à devenir populaire. Elle a pris des galons. On publie des articles quotidiennement. Notre premier article concerne Jeanne Duval qui sera publié dans la revue « Ti Madame ».
1°) Article
Jeanne Duvalalias Jeanne Lemer
Sur les traces de « La Muse Haïtienne de Charles Baudelaire »
J’ai écrit un article publié dans le journal : « Ti Madame », ultérieurement. Madame, monsieur, la revue « Ti Madame », pour vous servir. Permettez-moi de partager cette histoire avec vous, in : « La Muse Haïtienne de Charles Baudelaire ».
Qui était-elle : « La Muse Haïtienne de Charles Baudelaire ? » Son origine devient un jeu de pile ou face, un puzzle de tentation exotique. On lui accorde plusieurs origines, c’est possible pour tout métissage. Nonobstant cela, on naît dans un endroit unique.
On l’appelle Jeanne Duval, officiellement, le poète la surnomma autrement. Mme Lemer, c’était son nom de code. Drôle de manière d’écrire Lemer ou Lemaire, c’est de bonne guerre. Moi je préfère qu’on l’appelle Jeanne, avec un J majuscule, comme Jacmel, et un V comme Vallée. Je ne sais rien concernant l’enfance de cette dame. Cette dame ! Cette dame-là ! Je sais que je viens du Val aussi. Cela n’a rien à voir avec mon identité, c’est donc ma région qui reste à l’honneur.
Il faut dire que cette histoire avait mal commencé. Et elle termine comme elle avait commencé auparavant.
Quelque part à Paris, on agressa une jeune femme. Ô secours ! Un sauveur vint à son secours ! Ô secours ! L’histoire raconte qu’il lui vint en aide, face à une agression. Puis, il tomba amoureux, follement amoureux d’elle. Mais Jeanne Duval a subi des agressions verbales, toute sa vie. Elle se jeta aussi dans les bras du sauveur. Il s’improvisa chevalier d’un jour. Quel chevaleresque !
On dit qu’ils sont tombés amoureux, par hasard. Quel hasard ! On dit parfois que c’est le fruit du hasard. L’amour n’est jamais un hasard. L’actrice débuta à peine, une carrière de comédienne, à Paris. Carrière ! Quelle carrière ! Le théâtre n’est pas encore prêt à ouvrir ses portes aux artistes de ce genre. Nonobstant cela, elle tenta sa chance. Jeanne la rebelle tenta le tout pour le tout.
C’est aux alentours de l’été 1842, que le destin de ces deux tourtereaux bascula. On dit bien les tourtereaux, mes amis. Car aussi bizarre que ça en a l’air, c’est de l’amour qu’on va parler, entre Jeanne Duval et Charles Baudelaire. Ce sont deux personnalités que tout oppose. L’un est un jeune homme de bonne famille, une référence sociale de rébellion et de la désobéissance affective, il vit comme il l’entend. Il choisit la femme que l’on réfute et il en fit sa muse. Comme s’il invita quelqu’un à partager un repas. Un menu que l’on détesta. Bon appétit !
De l’autre côté, on a Jeanne Duval, la fille sans origine, sans niveau et sans couleur, qu’on doit digérer. Alors là, le menu ne passe pas vraiment. On a lapidé, blasphémé l’esprit de Jeanne Duval, avant et après sa mort. Aujourd’hui encore, on est au défi de trouver un article qui raconte une phrase positive à son sujet. C’est un séisme social, au sein même du milieu littéraire et artistique de l’époque.
Jeanne Duval a vu sa carrière de comédienne, de plasticienne et même de modèle mise en sommeil, pour un homme. Une vie complètement anéantie. Elle vit dans l’ombre d’un homme charismatique. De plus, il est le plus brillant des poètes français et le plus amoureux des amants. Elle a subi le sort que connaîtront certaines femmes qui se laissent entretenir. En épousant des hommes au charisme extraordinaire comparable à celui de Charles Baudelaire.
Le corps Jeanne Duval était un outil indéniable. Sa soumission fut une arme destructrice pour sa carrière. Ses amants l’ont cloué au sol, en privilégiant son corps, au détriment de la femme qu’elle était. Elle était condamnée à rester une femme ordinaire, juste la maîtresse. Elle prend le rôle qu’on l’accorde, sans forcer le destin. Elle a sacrifié sa carrière artistique, au profit d’un homme célèbre qui collectionna les aventures. Pourtant, on la traita de tous les noms. Elle fut prisonnière d’un amant volage, c’est elle qu’on traite de prostituée.
Jeanne Duval a connu le même sort que Candide. C’est un « Candide » au féminin ! Elle s’est fait rejeter par la société. On oublie que c’est une initiative personnelle du poète d’aller vers elle. C’est lui qui s’est présenté à elle et non le contraire. C’est l’autre qui a commis la faute et c’est elle qui a été victime de l’exclusion sociale.
Il est une femme que toute la littérature française en parle. Il est une femme qui fut la muse créole. La muse créole de Charles Baudelaire, elle s’appela Jeanne Lemer. Elle passa tout le restant de sa vie auprès de l’un des plus célèbres poètes français. En effet, sa véritable identité fut Jeanne Lemer parce qu’elle était plus légère qu’un papillon. Jeanne Lemer paraissait intouchable puisqu’on ne connaissait pas ce nom. Son vrai nom resta à l’abri des scandales poétiques ou médiatiques. Lemer protégea Duval, de la critique. Quelle stratégie !
D’ailleurs Baudelaire utilisa le nom de Jeanne Lemer, ou Lemaire qu’on retrouve dans toutes ses correspondances privées avec le poète. Ils avaient créé leur petit secret, leur petite vie secrète, au milieu de cette vie mondaine. Une vie qui leur dépassait, de loin. Elle était belle. Bellissime ! Elle est si drôle. Drôlesse ! Elle était joyeuse comme toutes les jeunes femmes de son âge. Tout le monde a le droit d’être joyeux. Vive la joie !
La popularité de son illustre amant l’a mûrie, avant l’heure. Charles Baudelaire fut son amant, son concubin, un frère et son plus fidèle ami. Ils avaient l’âge pour vivre ça. On a tendance à oublier qu’elle avait juste une vingtaine d’années, à cette époque. Les jeunes gens sont souvent fous. On s’en fout. C’est l’âge où l’on peut tout se permettre. Ils avaient tous les deux besoin de cette folie. On leur a volé leur jeunesse avec des critiques extrêmes.
Jeanne Duval comme on dit, porta aussi le nom de Vénus noire venue de Jacmel. Même si, je trouve que cette référence de Vénus est une moquerie à l’extrême. On vient tous du même coin. Je suis Tyaya, une fille native de la vallée de Jacmel. Une fille de Jacques et du Val, comme Jeanne Duval. Tu vois la métisse à lui. À qui ? Marie-Jeanne reste de loin, le surnom idéal qu’on accorde à des femmes qui tiennent tête au danger. Certes, Jeanne Duval apparaissait forte, en apparence. Elle accepta l’humiliation comme une fatalité, un destin. Il la déshabilla devant la France entière. Qui ? Qui a fait ça ? Je plaisante. Elle se dénuda toute seule. Elle aurait dû faire autre chose. Quoi par exemple ? En ce temps-là, faisaient les femmes ?
Souvenez-vous ? Souvenons-nous du temps où les femmes n’étaient destinées qu’à faire l’amour ? L’amour ? L’amour est un devoir conjugal qu’on donne aux femmes. Mais oui rien. Rien ? Rien d’autre, que de faire l’amour. L’amour est une grosse affaire, c’est mieux que rien. Alors, elle se dénuda en privé. Elle ne pouvait pas rester en tenue de ville, pour faire ça. Devant tout Paris ? Devant son amant, mais il raconta tout, dans ses poèmes. Alors on sait tout. Mais non, on croit tout savoir. On se fait des idées. On imagine… que c’est elle sa muse, sa maîtresse, son amoureuse. Jeanne Duval fut la muse Haïtienne de Charles Baudelaire. C’est la Vénus noire, dans toute sa splendeur, n’est-ce pas ? Qui n’a jamais entendu parler de Jeanne Duval ?
Paraît-il qu’elle écrive des poèmes aussi ? Qui, Jeanne a commis des poèmes ? Des poèmes sans métaphores, oublions cet épisode. Tellement médiocres, qu’elle n’osa jamais les publier.
Jeanne Duval était muse, poétesse et dessinatrice. Pourquoi pas Jeanne présidente ? Elle a fait son autoportrait, à l’aide d’un miroir. Chaque soir, elle déclamait ses poèmes, à l’oral paraît-il ? De tels poèmes qui inspiraient son amant. Il les transforma en chef-d’œuvre poétique. Jacmel est la pépinière des poètes et toute la poésie française et francophone.
Elle y posa comme modèle pour le compte du peintre Édouard Manet. La toile représente une femme qui se détend. Cependant la robe nous propose plusieurs aspects. On suppose une robe de mariée aux couleurs du ciel. Le volume de la robe implique une femme multiple, comme s’il y avait plusieurs autres femmes cachées, sous la robe. Elle est devenue une toile célèbre. Elle place Jeanne Duval, dans la postérité. Son image compte plus que la personne humaine. Il vaut mieux être une belle toile qu’une belle personne. Quelle beauté ! La beauté a eu raison de notre misérable humanité. Il est plus que probable qu’elle soit originaire de ce coin de la vallée. Elle a choisi ce diminutif pour protéger ses arrières. Encore un enfant de Jacmel, qui a subi le cauchemar, en exil. Toutefois, on peut toujours rendre hommage à cette fille mulâtresse, originaire de Jacmel. En dehors de l’état civil, il n’existe aucun article à ce sujet.
Pourquoi cette femme est-elle décrite comme une prostituée dans la littérature ? Pourtant on a connu que deux hommes à son actif, le photographeFélix Nadaret Charles Baudelaire. Nadar décrivait la silhouette de Jeanne Duval, comme une photographie vivante, op. cit., in :
« Elle était très grande, avec la démarche souple des Noirs et des yeux grands comme une soupière ».
Fin de citation.