Chapitre 2

Partie: 2

La lumière venant de la fenêtre sans rideau m'a réveillée. Je me suis redressée et je suis toujours dans mon cauchemar. Je regarde mon téléphone et il est 7h30 ma mère et mon frère dorment toujours. Je réveille mon frère pour qu'il se lave le visage et va à l'école. Je lui donne 500fr pour le transport et le petit déjeuner il est en classe de CM2 il est très brillant et j'espère que tout ça ne va pas le perturber . Il part à 15min avant l'heure et je quitte la chambre pour prendre une douche, il fait tellement chaud. En sortant des toilettes je vois Mariama discuter avec une dame. Je l'entend dire que sa patronne lui a demandé de lui trouver une remplaçante car elle a pris de l'âge et qu'elle souhaitait arrêter. Une idée me traversa la tête et sans même être invitée à la discussion, j'y participe.

Moi: Bonjour tata, vous savez en ce moment je ne fais rien, je peux être celle que vous recherchez.

Mariama: Quoi... T'es sûre?

Je lui répond un oui en hochant la tête.

La dame: D'accord allez vous habiller je vous attend.

A peine suis-je entrée dans la chambre que Mariama fait pareil.

Elle: Les travaux domestiques ne sont pas aussi faciles que tu le penses.

Moi: Rien n'est facile dans la vie, et si je ne fais pas ça qu'est-ce que tu veux que je fasse hein... Comment je vais faire pour m'occuper de ma famille.

Elle: Et tes études ?

Moi : Je n'ai pas quoi les payer, mais je percevrait ma bourse durant une année.

Elle :Du courage, tout va bien se passer.

On parlait tout en chuchotant ma mère dort toujours.

Je lui donne 2000fr pour qu'elle les donne à sa mère comme ça elle pourra cuisiner le déjeuner pour nous tous en cotisant elle aussi.

J'avais des tresses anglaises comme coiffure, j'ai porté un Jean, un haut blanc et des ballerines blanches, je ne porte que ça, je prend une sacoche, mon téléphone et mes écouteurs. Je sors de la chambre et je vois Mariama et La dame Ta Adja me regarder de haut en bas ensuite elle se regarde et reviennent à moi.

Mariama: Je pense que tu ferai mieux d'aller te changer, tu ne ressemble pas à quelqu'un qui sait faire quelque chose.

Moi: T'es sérieuse là?

Elle: J'ai l'air de rigoler? Attend je te prête des sandales et un sachet où tu pourras mettre ton djellaba.

Elle me donne tout et je me met en route avec Ta Adja.

Éclipse du trajet

Arrivées devant une gigantesque maison Ta Adja s'arrête et me dit qu'on est arrivé. On salut le gardien qui nous ouvre la porte et nous laisse entrer. Tayy rkk ma dead. L'intérieur de la maison est plus spacieux, le garage ouvert me laisse voir 2 voitures et une moto. On entre et on est dans un salon qui a la taille de la maison qu'on vient de louer, on l'a

divisé en trois, c'était comme si on avait regroupé trois salons dans une même pièce, c'était magnifique. Oh mon dieu je dois nettoyer tout ça et ce n'est que le début.

Je vois quatre portes qui s'ouvrent dans le salon : les toilettes, la cuisine et deux chambre. Rassurez vous la cuisine est éloignée des toilettes. De part et d'autre du salon on a des escaliers qui mènent en haut (très normal). Au fond du salon on a une porte en verre qui laisse voir une piscine et une niche. C'est le comble, ils ont un chien. Taay mou nekh.

Elle: Assied toi, je vais chercher la patronne.

Je m'assois et elle monte la chercher, elle vient suivie d'une magnifique dame voilée Macha'allah, teint clair elle est de petite taille et est habillée en rose-noire, elle porte de jolies lunettes correctrices. Je me lève dés qu'elle arrive et je lui tend la main, elle l'a prend avec un joli sourire et je fais une génuflexion d'enfer (manam soukk quoi).

Depuis le début

Elle: Assied toi.

Dit elle en s'asseyant elle et Ta Adja. Je fais de même.

Elle: Adja t'a parlé du travail de la maison.

Ta Adja: Non je voulais d'abord qu'elle voit la maison.

Elle: D'accord, comment tu t'appelles

Moi: Aby Kane

Elle: Oh t'es mon homonyme, quelle coïncidence.

Elle m'explique les chose à faire dans la maison. Elle me dit que je dois faire le ménage en haut comme en bas et je dois faire la cuisine, et si ça ne m' arrange pas de faire la cuisine elle peut engager une cuisinière. J'ai dis que je pouvais le faire tant que ça augmente mon salaire. Au finish on a fixé ma paye à 75000 francs additionné à ma bourse je pourrai bien m'occuper de ma famille. Elle me dit que dés demain je porterai mon uniforme, hée on se croirait chez les blancs.

Ta Adja a pris congé et Ta Aby m'a dis que l'une des chambres d'en bas est désormais mienne. Elle m'a dis qu'elle a un fils qui s'appelle Mohamad Abdallah Sall et une fille qui s'appelle Fatima Zahra Sall qui a mon âge dit elle et qui étudie aux USA. Son mari travaille presque tout le temps, mais c'est ici à Dakar. La dame est très gentille.

J'entre dans MA chambre, et je me change. Je porte mon djellaba, et je file dans la cuisine, il est 10h j'épluche et lave les légumes, je lave les poissons, j'ai prévu de cuisiner du riz rouge au poissons (thiébou djeune bou khonk) avec ces belles légumes je vais assurer. Je commence et je me met au ménage. À 11h30 j'ai déjà fini avec le bas et je m'attaque à l'étage.

Y'a un salon, une salle à manger, trois chambres, des toilettes, et un bureau. Elle m'a dit de nettoyer la chambre de sa fille que les lundis puisqu'elle est inhabitée pour le moment.

J'ai fini avec les deux salles, je descend pour regarder ma cuisine et je continue avec la chambre de la fille. Il me reste la chambre de son fils. Je suis du genre efficace je fais tout avec rigueur.

J'essaie de l'ouvrir mais on l'a fermée à clé. Je toque à la porte de la chambre de Ta Aby pour le lui dire et elle me remet les clés. Elle me fait savoir que c'est elle qui fait toujours sa chambre à elle. Une chambre de moins.

J'ouvre la chambre du mec et c'était beau, désordonné mais beau. J'ai fini avec la douche intérieure, j'ai fais le lit, nettoyé les meubles, hey oui il avait un salon dans sa chambre. J'étais entrain de passer la serpillère quand:

... : Qu'est-ce que vous foutez dans ma chambre.

Weuh

Je me redresse et je me tourne vers la provenance de cette voix masculine. Je suis en face d'un homme beau élégant teint marron avec un corps d'enfer. Mais qu'est-ce que je raconte.

Moi: Euuhhh...... je la nettoie.

Il me prend le bras et me jette dehors avec mes bagages. Il ferme la porte tellement fort que Ta Aby sort de sa chambre.

Elle: Qu'est-ce qui se passe?

Moi: Votre fils vient de me jeter dehors.

Elle: Désolée, il n'aime pas qu'on touche à sa chambre, mais je ne peux pas la laisser comme ça. Pardonne le.

Moi: C'est pas grave.

Je descend et il est 14h15min, je ne sais pas à quelle heure, ils ont l'habitude de déjeuner mais bon, je n'y peux rien.

J'appelle ma tante pour qu'elle fasse le service. Je l'ai aidé et il m'a remis un bol pour le gardien et un à garder pour son mari. Ensuite elle m'a demandée de faire monter les plats et les mettre sur la table à manger et d'aller appeler son fils.

Je toque à la porte.

Lui: Quoi???

Mane qui soff nama dei, tchiiiip

Moi: Le repas est servi.

1, 2, 3 minutes il ne répond toujours pas alors je pars le dire à sa mère qui me demande de m'asseoir et elle part le chercher.

Elle revient avec lui je suis à sa gauche et sa mère est à sa droite.

Meunone nga bagna gneuw.

On commence à manger, et Ta Aby n'arrêtait pas de me complimenter.

Elle: Ahmed tu vois comme elle sait bien cuisiner.

Souko Ahmed wakhé ak bouko wakhoull yeupp je sais que ni le repas est délicieux.

Lui: C'est mangeable.

Elle: Soit gentil stp.

Moi: MAIS C'EST QUOI TON PROBLÈME AVEC MOI. DEPUIS CE MATIN TU ES DÉSAGRÉABLE AVEC MOI ET TU COMMENCES VRAIMENT À ME FAIRE CHIER.

Ta aby: Aby

Chapitre 3

Partie: 3

Elle: Ahmed tu vois comme elle sait bien cuisiner.

Lui: C'est mangeable.

Elle: Soit gentil stp

MAIS C'EST QUOI SON PROBLÈME AVEC MOI. DEPUIS CE MATIN IL EST DÉSAGRÉABLE AVEC MOI ET Il COMMENCE VRAIMENT À ME FAIRE CHIER.

Ta aby: Aby, Aby

La voix de Ta Aby me sort de mes pensées, vraiment si ce n'était pas la crainte de me faire renvoyer, j'allais lui cracher tout ce que je pensais sur le visage. Con va.

Je lui souris et je continue à manger, j'ai pas pris le petit déjeuner et là j'ai extrêmement faim.

Le petit con se lève avant tout le monde et dit "Merci Maman" qu'est ce qu'il ne comprend pas dans c'est moi qui ai cuisiné. Et puis, On s'en fou sakh.

Ta Aby se lève et m'aide à débarrasser la table alors que j'ai longuement insisté pour qu'elle me laisse faire. Cette dame est un ange, ce type de personnes ne court pas les rues c'est clair.

Il est 16h et j'ai fini de faire la vaisselle. Je prend une douche et m'habille. Je pars au salon pour regarder la télé vers 17h30 je décide de rentrer. Je toque à la porte de la chambre de Ta Aby et elle m'autorise à entrer. Sa chambre est extraordinaire. Tout dans cette maison est magique.

Je l'ai trouvé allongée sur le lit et je m'approche d'elle.

Moi: Ta Aby, je pense que je vais y aller avant qu'il ne fasse tard.

Elle: Tu y va déjà, aujourd'hui t'a été prise par le boulot on a même pas discuté.

Moi: Oui ça doit être le premier jour.

Elle : Si tu veux, tu peux passer les nuits ici et le samedi soir tu rentre chez toi.

Moi: C'est une bonne idée mais j'encadre mon petit frère il est en classe de CM2 je ne peux pas le laisser sans surveillance et y'a ma mère aussi.

Elle: Je comprend, elle prend sa pochette et me tend un billet de 2000francs.

Elle: Tiens c'est pour le transport.

Moi: Tata je ne peux pas prendre ça svp.

Elle insiste mais j'ai refusé. Je veux travailler à la sueur de mon front et percevoir mon salaire à la fin du mois. Je quitte la maison et en sortant je vois un homme dans les cinquantaines avec une barbe, il est très élégant. Il est habillé d'un costard et tient un sac d'ordinateur. Ça doit être monsieur Sall. Il me regarde et je ne sais pas si je dois lui donner la main. Je finis par dire.

Moi: Bonsoir monsieur

Lui: Bonsoir ma fille.

Puis je sors, je prend le bus et me dirige chez moi.

Arrivée chez moi je les trouve tous entrain de prier. Je fais mes ablutions et je fais pareil.

Après ça ma mère me demande de la suivre dans la chambre.

Elle: Chérie, c'est vrai que dorénavant tu travailles comme bonne.

Je ne répond pas et joue avec mes doigts.

Elle: Je suis ta mère, c'est moi qui suis censée m'occuper de vous pas le contraire.

Moi: Maman, tu t'es assez occupé de nous et je ne veux pas te voir travailler tant que je peux le faire.

Elle: Mais je ne peux pas rester là à ne rien faire.

Moi: Si tu feras quelque chose tu vas veiller sur Abdou.

Elle: Que dieu veille sur toi.

Moi: Amine. Où est Abdou?

Il entre dans la pièce dés que je dis son nom. On est très proche lui et moi. Il me fait un câlin et s'assoie à mes côtés. Ma mère nous laisse et part voir la Mère de Mariama, Coumba.

Moi: Mon petit prince, et les cours ça marche.

Lui: Oui je me débrouille. Personne ne m'explique ce qui se passe mais je pense comprendre. T'étais où? Et comment je peux aider?

Moi: Je travaille comme domestique. Et tu veux savoir comment tu peux nous aider, travaille bien à l'école et ait de bonnes notes. C'est tout ce qu'on veut.

Lui: Ne vous inquiétez pas, si vous voulez vendre mon ordinateur ou mon téléphone ou même les deux y'a pas de problèmes.

Moi: Oh t'es adorable. Mais ces choses sont à toi. Garde les. Et si t'as besoin de quoique ce soit dit le moi. Je travaille pour ça.

Je lui fait un câlin, il est adorable et s'exprime comme un grand. Je l'adore tout simplement. Que dieu le garde.

Je fais des tresses à Mariama et je file me coucher. Après avoir tout raconter à Mamie (ma meilleure amie) au téléphone, elle ne paraissait pas compatir. Elle était toute bizarre.

Le lendemain je fais ma routine et rejoins mon lieu de travail.

Je salut dieng le gardien et il m'ouvre la porte. J'entre dans ma chambre et j'y trouve mon uniforme. C'était un ensemble pantalon gris foncé et chemise blanche. Ok

Je le porte et je me met devant le miroir, avec mes formes généreuses on dirait que je m'apprête à sortir. Ça me va très bien.

Je sors de la chambre et tombe sur ta Aby.

Ta Aby: Bonjour t'es là depuis quand.

Moi: Je viens d'arriver, j'ai juste porté mon uniforme.

Ta Aby: Il te va à ravir.

Moi: Ah bon

Ta Aby: Euh toi même tu sais.

On se mit à rire et elle reprend

Ta Aby: Il y'a Ahmed qui invite deux de ses amis à déjeuner. Je vais au marché acheter du poulet et on va leur concocter un bon yassa au poulet. D'accord.

Moi: D'accord je fais le ménage en attendant.

Elle part et je commence à nettoyer. La maison était comme je l'avais laissé hier, ça a été rapide de repasser la serpillère. C'est tout propre.

J'ai même pas essayé d'ouvrir la chambre du petit con. J'ignore si il est là ou pas. Je fini et il était 11h. Je descend pour regarder la télé.

Ahmed me trouve devant la télé, monte sans me saluer puis redescend.

Lui: Où est ma mère?

Moi....

Lui: Hey je te parle là.

Moi: Dafa dem djangui nouyo (Elle est partie apprendre la politesse)

Il part. Niaww.

Ta Aby arrive. Je me lève pour l'aider avec ses bagages et on range tout dans la cuisine. Elle monte se changer et vient m'aider avec la cuisine.

Ta Aby: J'espère que tu ne t'ennuie pas trop chérie

Moi: Non même pas, même si la maison est très calme.

Elle: Voilà pourquoi je veux que mon fils se marie et qu'il me donne des petits enfants.

Kou soff qui dei dina yeikha ame diabar.

On continue le travail et elle monte pour me laisser continuer. Elle commençait à se fatiguer.

Je sort de la cuisine pour rejoindre ma chambre et je tombe sur le petit con qui ouvre la porte à ses amis. Ils étaient tous de la même génération et étaient supers beaux. Ils ont porté des tenues décontractées genre Jean -chemise. L'un des mecs dés qu'il me voit se met à siffler.

Mec 1: Waouw quelle belle créature. Il me tend la main et me dit. Moi c'est Saliou, l'ami des belles filles.

Je prend sa main et lui souris.

Moi: moi c'est Aby, la belle fille.

Il éclate de rire et se tourne vers le petit con.

Saliou: Tu devrais nous inviter plus souvent.

Ahmed lui fait un sourire forcé et change de champ de vision.

Mec 2: Cc Aby moi c'est Meïssa, le plus beau.

Moi: Beau???

Meïssa: Ah je ne suis pas beau?

Moi: Je préfère ne pas répondre à la question.

Meïssa: Qui ne dis rien conscent.

C'est vrai qu'il est très beau mais le petit con est plus beau que tous les deux réunis.

Ils montent et je file dans ma chambre prendre mon téléphone et je retourne à la cuisine en écoutant de la musique. J'ai mis la musique tellement fort que j'ai pas entendu le petit con entrer. Il m'enlève mes écouteurs et dit.

Ahmed: Tu ne sais pas que c'est dangereux de manipuler ton téléphone avec tout ces gaz autour de toi.

Moi: Monsieur s'inquiète pour ma santé

Lui: Non je m'inquiète pour la mienne et de celle de ma mère. Si la maison explose on est foutu.

Je roule mes yeux et continue ce que je faisais.

Lui: Amène nous des trucs frais.

Moi: Le mot magique

Lui: Tout de suite

Moi: Donc fais le toi même.

Lui: Bon s'il te plait

Moi : bah voilà.

Il m'arrache mon téléphone et monte avec. En me disant qu'il va me le donner quand je rentrerai.

Je sors des bouteilles de jus et d'eau froides et je prend un plateau où j'ai mis des tasses en verre. Je les retrouve tous dans le salon entrain de regarder un match. J'adore le foot, on dirait que je suis un garçon manqué.

Je pose tout sur la table. Ils me remercient et je m' éclipse.

Ahmed descend aussi et me demande s'il n'y a pas des trucs à grignoter. Je lui donne tout et on sort ensemble de la cuisine. Je dois appeler Ta Aby pour qu'elle vienne voir.

En sortant je tombe sur Mamie, qu'est-ce qu'elle fait là.

Moi: Ma...

Mamie: Salut Ahmed

Elle vient de m'ignorer ou quoi.

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Enfant de ma patronne

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