Chapitre 2
Ils entrèrent à l'intérieur et Julia, la sœur de Jones, regardait la télévision dans le salon. Lorsqu'elle vit son grand frère entrer, elle se leva pour prendre son sac de bureau. Elle salua son grand frère ainsi que l'invitée qui l'accompagnait.
Jones saisit l'opportunité pour présenter sa sœur à la femme. Cette dernière fut surprise de la façon dont Jones avait présenté sa sœur. Il invita la femme à s'asseoir dans le salon et monta dans sa chambre pour se changer. Dans les escaliers, il croisa sa sœur qui revenait de sa chambre. Cette dernière lui lança un regard et Jones remarqua qu'elle voulait le taquiner.
« Fais-moi plaisir, Julia, et ne recommence pas. Tu ressembles comme deux gouttes d'eau à maman, c'est fou ! »
« Je suis fière d’être la photocopie de maman » répondit-elle fièrement.
« Alors tu es fière, hein ? »
« Oui Oui » acquiesça-t-elle.
« Très bien, très bien, j'ai compris maintenant. »
« Mais attends, grand frère, j'ai quelque chose à te dire ! »
« Quoi encore ? »
« Tu es sûr que cette femme n'est qu'une simple partenaire d'affaires ? Elle est tellement belle, avec une silhouette de rêve en forme de Coca-Cola. Je serais ravie qu'elle devienne ma belle-sœur ! »
Jones éclata de rire, dépassé par les taquineries de sa sœur.
« Julia , tu vas me tuer un jour ! »
« Mais je n'ai fait que poser une question innocente à un monsieur ! »
« D'accord, elle passera la nuit ici, ça te va ? »
« Parfait, maintenant tu peux partir, je tiendrai compagnie à ma belle-sœur. »
Julia quitta son frère. Jones entra dans sa chambre, se déshabilla et décida de prendre une douche avant de rejoindre les femmes dans le salon. Quelques minutes plus tard, il en sortit et les rejoignit. Il vit que sa sœur discutait avec la femme qu'elle avait amenée à la maison. Il l'interrompit car il avait faim et appela la femme par son nom.
« Aline , je vois que tu t'entends bien avec ma sœur, n'est-ce pas ? »
La femme répondit avec un sourire.
« Oui Jones »
« Ah, je vois, vous allez bien vous entendre alors. Bon, j'ai faim, Julia. »
« D'accord grand frère, la table est déjà dressée. Aline, allons-y. » dit Julia.
Jones avait invité Aline à la maison, une femme dont il était clair qu'elle se livrait à la prostitution. Obligée de les accompagner à table, Aline ne se sentait pas à l'aise et baissait la tête. Une fois le repas terminé, ils décidèrent de regarder la télévision.
Quelques heures plus tard, Julia quitta la pièce, laissant Jones et Aline seuls dans le salon. Jones avait les yeux lourds et fatigués, ce que remarqua Aline.
« Jones ? » demanda-t-elle.
« Oui, tu es fatigué, c'est ça ? » , répondit-il.
« Non, moi ça va, mais toi, tu as l'air fatigué. Mais je suis d'accord pour qu'on passe aux choses sérieuses. »
« Passer aux choses sérieuses ? Tu sous-entends qu'on ne fait rien de sérieux jusqu'à présent ?» répliqua Jones. « Bon, je vais éteindre la télé et nous allons monter » , dit Jones.
« D'accord !» , répondit Aline
Jones éteignit la télévision et toutes les lumières du salon, puis il monta avec Aline dans sa chambre. Il lui demanda de se mettre à l'aise et sortit voir sa sœur. Quand il frappa à la porte de la chambre de Julia, elle lui demanda d'entrer.
« Tu ne dors pas encore ? » demanda-t-il à sa sœur.
« Non, grand frère, je fais des recherches sur internet. Dis-moi, comment te sens-tu avec Aline ? Moi, je l'aime bien, elle est belle, sexy, gentille et très amusante. Vraiment, je souhaite qu'elle devienne ta femme et, à partir de cette nuit, ce sera ma prière pour toi.»
« D'accord, ma future avocate. Je suis venu juste te voir avant de me coucher » , répondit Jones.
« Je savais que tu viendrais » , répliqua sa sœur.
« A bon ? Et pourquoi ? »
« Tout simplement parce que tu es mon papa » , plaisanta Julia.
Jones embrassa sa sœur sur le front, lui souhaita une bonne nuit et prit congé d'elle. De retour dans sa chambre, il constata qu'Aline s'était déjà déshabillée et l'attendait dans le lit. Il se coucha à côté d'elle et la regarda. Aline le regardait aussi, puis Jones remarqua que la lumière de la salle de bains était allumée.
« Oh, j'ai oublié d'éteindre la lumière de la salle de bains » , dit-il.
« Non, c'est moi qui l'ai allumée. J'avais pris une douche et j'avais oublié de l'éteindre. Laisse, je vais le faire", répondit Aline en se levant du lit.
« D'accord » , répondit Jones.
Jones était allongé dans le lit lorsque Aline se leva pour éteindre la lumière. Il fut ébloui par la beauté et la grâce d'Aline. Il ne pouvait s'empêcher d'admirer ses formes parfaites : ses fesses rondes et ses seins fermes, qui semblaient être tout juste mûrs. C'était un spectacle fascinant pour Jones.
Cependant, il réalisa vite qu'il était en présence d'Aline, et qu’il devait se contrôler, parce qu'il n’avait pas l’intention de coucher avec elle. Alors il devait garder ses pensées pour lui. Il tenta de reprendre ses esprits et fit taire ses pensées inappropriées. Aline s'allongea à côté de lui et Jones éteignit les veilleuses sur ses tables de nuit. Il la salua poliment et souhaita une bonne nuit à Aline, puis il se tourna pour lui tourner le dos et dormir.
Mais Aline l'interrompit alors qu'il se retournait.
– « Monsieur Jones, je ne comprends pas ce que tu fais. Tu m'as amené dans cette maison à cause de quoi au juste ? Tout d'abord, c'est la présentation que tu as faite à ta sœur me concernant. Nous les deux nous avons très bien que je ne suis pas l'une de tes partenaires d'affaires et que je suis une femme de plaisir, une prostituée. Maintenant, je ne comprends pas, tu as quoi derrière la tête ? Depuis, tu fais comme si je suis ta femme et tu veux te coucher juste à côté de moi comme un mari à côté de sa femme. »
Jones se redressa et fit face à Aline.
« Aline, si je comprends bien, tu ne peux pas être la femme d'un homme, être à ses côtés du matin au soir?» demanda-t-il à Aline.
« Jones, arrête avec tes questions, ce n'est pas ce que nous avions convenu. N'oublie pas que je suis présente dans cette maison à cause de l'argent. »
« À cause de l'argent ou pour une autre raison ? Veux-tu que je te le donne maintenant ou que tu attendes demain comme prévu ? »
« Jones, pourquoi agis-tu ainsi ? Je ne veux pas perdre mon temps. Je ne peux pas prendre de l'argent chez toi sans que tu me touches.»
« Est-ce que c'est moi qui t'ai dit ça ? Bon, je ne veux pas avoir de relations sexuelles avec toi. Pour être honnête, je ne sais même pas ce qui m'a pris pour t'amener chez moi. Ce que je sais, c'est que tout a une première fois. C'est vrai que je n'ai pas de femme et que je vis seul dans cette grande maison avec ma sœur unique. Mais je n'ai jamais eu l'intention d'amener une femme dans ma maison juste pour le plaisir. Pour moi, mon travail est ma femme. Je sais que j'aurai une femme qui vivra à mes côtés, mais je ne suis pas pressé. »
« Maintenant, dis-moi pourquoi tu me dis toutes ces choses ? » demanda Aline.
« Aline , je veux juste que tu restes allongée à côté de moi, comme tu l'as dit, comme une femme à côté de son mari. Demain, tu auras ton argent comme convenu.»
Aline ne savait plus quoi dire. Elle baissa la tête et Jones lui demanda :
« Pouvons-nous nous coucher maintenant ? »
Aline ne répondit rien et Jones lui tourna le dos pour dormir. Aline resta éveillée pendant un bon moment, se demandant ce que Jones avait derrière la tête.
« Je ne comprends pas ce qu'il veut de moi. Ou peut-être est-il impuissant ? Sinon, c'est la première fois que je vois ça. Je suis nue à côté de lui et il ne semble même pas me remarquer. Dans tous les cas, j'aurai mon argent demain matin et je ne veux pas être expulsée par mon propriétaire. Quoi qu'il en soit, c'est comme il veut. »
Sur ces mots, Aline s'allongea dans le lit et s'endormit.
Chapitre 3
Au lever du jour suivant, Jones s'était déjà éveillé et scrutait attentivement quelques documents professionnels dans un silence absolu, plongé dans une concentration sans faille. L'atmosphère était renforcée par le silence de la pièce et la lumière douce du soleil levant qui s'infiltrait par la fenêtre ouverte apportait une ambiance paisible et sereine à la pièce.
C'est alors que Aline, doucement sortie de son sommeil, émergea de ses draps. Son regard encore endormi balaya la pièce, cherchant à identifier l'origine de cette atmosphère étrange. Elle aperçut alors Jones, assis à son bureau, penché sur des documents avec une telle intensité qu'il semblait être seul au monde.
Elle ne voulait pas le déranger. Jones, plongé dans ses pensées, ne remarqua pas immédiatement qu’elle s’était déjà réveillée. Ce n'est qu'à la légère toux d’Aline, signalant sa présence, que Jones détourna son regard de ses documents. Les sourcils légèrement froncés et Aline le salua :
« Bonjour Jones.
« Bonjour Aline, j'espère que vous avez bien dormi cette nuit ? »
« Oui, ça va. Mais c'est un peu étrange. »
« Qu'est-ce qui est étrange ? Y a-t-il un problème ? Avez-vous fait un mauvais rêve ? »
« Non, rien de tout cela. Ce qui est étrange, c'est que c'est la première fois que je dors avec un homme dans le même lit, dans sa maison, et pourtant je me sens comme chez moi. Vous vous êtes réveillé avant moi, ce qui est encore plus étrange, car habituellement je me lève avant vous. Mais j'ai dormi comme un bébé qui n'a aucun souci.»
« Oh, je vois. C'est peut-être parce que vous avez passé la nuit chez un saint. »
« Vous, un saint ? Ne me faites pas rire. Et vous, que faites-vous exactement ? »
« C'est le travail, toujours le travail. Bon, je vais me doucher pour me préparer. Je dois me rendre au bureau. »
Jones rangea les documents dans son sac et s'apprêtait à se diriger vers la douche lorsque sa sœur frappa à la porte. Il lui ouvrit, et grande fut sa surprise lorsqu'il vit qu'elle avait un plateau entre les mains.
Julia entra dans la chambre avec le plateau, alors qu'Aline était encore couchée sous les draps. Les deux saluèrent Julia :
« Bonjour grand frère, Bonjour Aline »
« Bonjour Julia », répondirent-ils.
Julia déposa le plateau sur la table dans la chambre. Jones chercha à comprendre ce qui n'allait pas.
« Je ne comprends pas, est-ce un changement ? »
« Non, non, j'ai juste apporté le petit-déjeuner à ma belle-sœur Aline, et non à toi.
« Oh, je vois. Dans ce cas, je vous laisse. Je vais prendre une douche. »
« Va-y, mais sache que je pars déjà. Nous nous verrons ce soir. »
« D'accord, petite sœur, et n'oublie pas d'être prudente sur la route. Ta voiture n'a aucun souci, j'espère ? »
« Non, rien, sinon je te l'aurais dit. »
« C'est vraiment bien. Alors, bonne journée à toi ! »
« Pareil pour toi aussi. »
Jones prit sa douche, tandis que Julia discutait un peu avec Aline avant de partir. Aline était vraiment contente du comportement de la sœur de Jones.
Quelques instants plus tard, Jones était prêt à partir et Aline avait achevé son petit déjeuner. Elle s'empressait de se préparer pour rentrer chez elle lorsque son compagnon la stoppa dans son élan.
« Prends ton temps, je vais laisser les clés et lorsque tu auras fini, tu pourras fermer la porte et remettre les clés à mon gardien. Ton argent est dans l'enveloppe qui se trouve sur la table de chevet. Pour ma part, je dois partir, j'ai une journée bien remplie qui m'attend. »
« Mais Jones… »
« Ne dis rien, je tiens juste à te demander de renoncer à ton travail. Si tu cherches un emploi, il y en a à pourvoir dans ma société ainsi qu'à la maison. Passe une excellente journée. »
Aline se trouva sans voix, elle souhaita bonne journée à son compagnon qui lui fit signe avant de s'éloigner.
Après s'être apprêtée, Aline se saisit de l'enveloppe laissée par Jones et en examina le contenu. Elle fut stupéfaite de constater que la somme d'argent qui y figurait dépassait de loin ce qu'elle devait recevoir. Elle en perdit ses mots et se parla à elle-même.
« Est-ce un coup de chance ou quoi ? Cet homme ne m'a pas touchée, il ne m'a même pas approchée et pourtant il me laisse une telle somme d'argent ? Je ne comprends plus rien. Je ne mérite pas cet argent, je ne vais pas le prendre.»
Aline décida de poser l'enveloppe là où Jones l'avait laissée et prit son sac pour partir. Cependant, elle fut interrompue par une vibration de son portable. Elle sortit son téléphone de son sac pour constater qu'il s'agissait de son amie Anita.
Anita est la compagne d'Aline, avec qui elle partage son domicile. Lorsqu'elle décroche l'appel, elle répond avec politesse et distinction :
« Bonjour Anita, y a-t-il un souci ? »
« Bonjour Aline, où est ton téléphone portable ? Je t'ai appelé à plusieurs reprises mais je n'ai reçu aucune réponse. Ton téléphone sonne, mais personne ne décroche. J'espère qu'il n'y a pas de soucis ? »
« Non, ma chère, il n'y a aucun problème. Je suis d'ailleurs en route pour la maison. Le propriétaire est-il passé ? »
« Non, pas encore. Mais je m'attends à ce qu'il arrive bientôt. As-tu pu trouver de l'argent ? Parce que l'homme avec qui j'ai passé la nuit ne m'a pas donné beaucoup. Tu sais que si nous ne payons pas le propriétaire, nous risquons d'être expulsées de notre domicile. »
« Je vais rentrer bientôt et nous réfléchirons à la situation, ma chère. »
« Tu insinues donc que tu as une solution ? Je vois que tu as passé une bonne nuit, avec cet homme et sa belle voiture. »
« Anita, s'il te plaît, cessons de parler de cela. »
« Es-tu encore chez lui ? Je n'entends aucun bruit de départ. Ou bien avez-vous décidé de passer la journée ensemble ? Ne me dis pas qu'il a été ensorcelé par ta beauté et tes talents. »
« Anita, tu parles trop. Il est déjà parti au travail et je m'apprêtais à partir lorsque tu m'as appelée. »
« Quoi ? Il t'a laissé seule chez lui et est parti travailler? »
« Oui, bon, je te laisse maintenant. Je rentrerai chez nous tout à l’heure. »
« Entendu, j'ai hâte de te voir et que tu me racontes tout. Est-ce qu'il est riche ? »
Aline raccrocha l'appel, indécise quant à sa situation. Si elle ne rapporte pas l'argent nécessaire, elle et Anita pourraient être expulsées par le propriétaire. Elle décida donc de prendre l'enveloppe d'argent que Jones avait laissée, la mit dans son sac à main, prit la clé sur la table et quitta la chambre.
Carlos, l'ami de Jones, s'était présenté chez lui pour le récupérer. Il était persuadé que ce dernier se trouvait encore dans sa demeure. Cependant, lorsque le gardien de Jones ouvrit le portail, Carlos interrogea ce dernier sur la présence de son patron à la maison. Le gardien lui expliqua alors que ce dernier était déjà parti travailler. Tandis qu'ils discutaient, Aline arriva à l'extérieur, ferma la porte derrière elle et remit les clés au gardien conformément aux instructions de Jones. Elle salua cordialement Carlos et le gardien avant de prendre congé. Carlos était perplexe et exprima son incompréhension :
« Excuse-moi, Sam, tu viens de me dire que ton boss n'est pas présent à la maison. »
« Effectivement, monsieur, mon patron a déjà quitté pour son lieu de travail. Il a pris sa voiture et est parti. »
« Alors, qui est dans la maison actuellement, à l'exception de cette dame qui vient de partir ? »
« Personne, monsieur, même mademoiselle Julia est partie pour l'université. »
« Si je comprends bien, Jones a laissé cette femme seule chez lui. Pourquoi agit-il ainsi ? Bonne journée, Sam. »
« Merci infiniment, monsieur. Je vous souhaite également une bonne journée. »
Carlos monta alors dans sa voiture et prit la direction de l'entreprise de Jones. .