Chapitre 4
Hugo n'avait pas tenu sa promesse.
Il n'était pas rentré à la maison. Pendant plusieurs jours, il n'était pas revenu une seule fois. C'était en parlant avec Marie au téléphone que j'ai appris qu'il était de nouveau en déplacement, encore une fois avec, bien évidemment, Yveline.
Cependant, il y avait un bon côté ; cela me laissait plus de temps pour ranger mes affaires. Il ne restait plus que sept jours sur le calendrier, avant mon départ définitivement pour Paris.
Alors que je préparais mes bagages pour rentrer chez mes parents dans la Capitale, Marie m'a appelée.
« Iris, tu as dû te tromper dans l'adresse pour la livraison d'un colis. »
« Quoi ? Quel colis ? »
« Pas n'importe quel colis ! Il s'agissait de ta robe de mariée ! Celle de ton mariage avec Hugo, elle a été livrée au bureau. C'est toi la destinataire. Hugo a vraiment fait des folies, une robe sur mesure de chez AND, ça doit coûter une fortune, voire des centaines de milliers d'euros ! Il a dû vider ses économies, vous allez vivre de quoi après le mariage ? »
Je me suis précipitée au bureau et, en ouvrant le colis, j'étais stupéfaite. La taille correspondait bien à la mienne. Mais…
Cela ne ressemblait pas à Hugo. Ces dernières années, l'entreprise avait bien marché, mais pas au point de dépenser autant pour une robe de mariée. Et de toute façon, il n'avait probablement jamais envisagé de m'épouser.
Alors que je me posais des questions, ma mère m'a appelée.
« Ma chérie, tu as reçu la robe de mariée ? Les Chevalier sont tellement contents de votre mariage, ton fiancé Simon Chevalier aussi, il y a accordé beaucoup d'attention. Dès que je leur ai dit que tu rentrais dans deux semaines, ils se sont mis avec empressement dans la préparation. »
« Ils ont même envoyé la robe pour que tu l'essaies ! Pour voir si elle te plaît ! »
Au téléphone, ma mère était ravie, visiblement satisfaite de l'attention que me portait la famille Chevalier.
Je me massais les tempes. « Maman, c'est toi qui leur as donné l'adresse ? »
« Oui ! Tu n'as pas changé de travail, non ? »
« Non… »
Je répondais avec un ton résigné : « Je vais t'envoyer une nouvelle adresse. Si vous avez d'autres choses à m'envoyer, envoyez-les à cette adresse. »
« D'accord, d'accord », répondait ma mère, ravie. « Au fait, ta future belle-mère Mme Chevalier a demandé si tu avais des exigences particulières pour le mariage ? Elle va tout organiser pour toi. »
« Je n'ai pas d'exigences particulières. Organisez le mariage comme vous le souhaitez. »
« Un mariage ? »
La voix d'Hugo résonnait soudain derrière moi. « Quel mariage ? »
Mon cœur faisait un bond, et je raccrochais précipitamment. « Tu es déjà rentré de ton déplacement ? »
« Oui », répondait-il, évitant mon regard, cachant mal son air coupable. Ses yeux se posaient sur la robe de mariée sur le canapé, et il fronçait les sourcils. « Iris, je t'ai dit que je n'avais pas la tête à me marier en ce moment. Tu ne vas pas me forcer, quand même ? »
Je le fixais un moment, puis disais soudain, « Qui a dit que le marié, c'était toi ? »
« Que veux-tu dire ? »
« Rien. »
Je haussais les épaules et allais remettre la robe dans sa boîte, me préparant pour partir.
Hugo me retenait par le bras, adoucissant la voix. « Tu es fâchée ? Allez, je suis désolé, j'étais juste fatigué par le déplacement. Pardonne-moi, s'il te plaît ? »
« Ok. » Je répondais sans hésiter. Même sans réfléchir.
Ne croyant pas à ses oreilles, il semblait encore inquiet. « Vraiment ? »
« Ben oui, vraiment. »
« Alors, on peut garder cette robe pour l'instant ? » demandais-je en levant un sourcil.
Hugo hésitait, puis il disait : « Iris, laisse-moi encore un peu de temps. Je te promets que je t'épouserai. »
Il avait l'air de craindre que je ne le presse pour qu'on se marie. Je ne pouvais m'empêcher de sourire légèrement. « Tu te fais des idées. Tu n'as pas entendu ma conversation en entière, n'est-ce-pas ? C'est pour le mariage de mon amie de fac. Elle s'est trompée de l'adresse pour la livraison de sa robe. »
Il poussait un long soupir de soulagement et me pinçait doucement la joue. « Tu m'as fait peur, et tu l'as fait exprès, hein ? »
« Pense ce que tu veux. »
Il connaissait chacune de mes amies de fac.
Mais s'il avait encore un peu de place dans son cœur pour moi, il se souviendrait que mes amies étaient déjà mariées, toutes. Chaque fois qu'il y avait un mariage, c'était lui qui m'accompagnait. À cette époque, il ne cessait de planifier notre avenir, et chaque mariage auquel nous assistions le rendait particulièrement ému.
Nous avions convenu de nous marier dès que l'entreprise serait sur les bons rails. Mais trois ans s'étaient écoulés, et il n'en parlait toujours pas. Pendant un temps, je me demandais même s'il n'avait pas juste peur de l'engagement.
Maintenant, j'ai tout compris. Ce n'était pas qu'il ne voulait pas se marier, c'était juste qu'il ne voulait pas se marier avec MOI.
Marie entrait dans le bureau, l'air de quelqu'un qui en avait marre des démonstrations d'affection ; mais elle s'est trompée sur ce qui s'était passé dans le bureau. Ignorant notre petite prise de tête, elle nous demandait, « Je ne veux pas vous déranger, mais Hugo, tu dois assister à l'entretien pour le poste de directeur du Département de design. »
« Directeur du design ? » Hugo semblait perplexe et se tournait vers moi. « Tu as trop de travail, et tu as besoin d'aide ? »
« Non », répondais-je en secouant la tête. « Hugo, j'ai démissionné. »
Il fronçait les sourcils, l'air fort contrarié. « Tu as démissionné ? Pourquoi ne m'as-tu pas consulté ? Iris, tu sais à quel point le poste de directeur du design est crucial, surtout en cette période de levée de fonds, tu nous imposes un changement sur un tel poste ? Tu as pensé à l'impact que cela aurait ? »
Je réalisais soudain que je ne le connaissais peut-être pas vraiment, cette personne devant moi. Je levais les yeux vers lui. « Et alors ? Que comptes-tu faire ? »
« Sans ma signature, ta démission n'est pas effective », disait-il en soupirant. « Tu n'es plus une enfant, ne fais pas de caprices. Sois responsable et reviens travailler demain. »
« Hugo », disais-je en souriant légèrement, « tu l'as déjà signée, ma démission. »
« Si tu ne me crois pas, demande à Marie. Elle a une copie. »
Sur ces mots, je partais avec la robe de mariée.
Chapitre 5
« Iris, on dirait que tu as vraiment hâte de te marier hein ? »
« Tu crois que c'est en achetant une robe de mariée que tu peux lui forcer la main ? »
« Il m'a déjà promis de m'épouser, il y a très longtemps, bien avant toi ! Il ne faut pas te leurrer. »
En chemin, je lisais les messages de Yveline sur WhatsApp, épuisée par les émotions. Toute la soirée, y compris une bonne partie de la nuit, j'avais conduit dans les rues de Toulouse, jusqu'au petit matin, transie par le vent froid de cette nuit d'automne, avant de rentrer à la maison.
À ma grande surprise, lorsque je suis rentrée, toutes les lumières à la maison étaient allumées. Hugo s'est levé du canapé et est venu vers moi. « Pourquoi rentres-tu si tard ? »
« Je suis allée faire un tour. »
Je voulais profiter une dernière fois de cette ville dans laquelle j'avais vécu tant d'années avant de partir.
Il a hoché la tête et a essayé de me prendre dans ses bras, mais j'ai reculé instinctivement. Il a froncé légèrement les sourcils. « Tu es encore fâchée ? »
Puis il s'est excusé, « C'est moi qui ai été trop dur ce matin. Si tu ne veux pas aller travailler, ne te force pas, d'accord ? »
« Tant que tu es heureuse, c'est tout ce qui compte. »
J'ai esquissé un sourire ironique, mais je ne voulais pas envenimer les choses. « D'accord. Dans quelques jours, c'est ton anniversaire, tu as prévu quelque chose ? »
Ce matin, en regardant le calendrier, j'avais réalisé que la veille de mon départ tombait le jour de son anniversaire, qui était aussi notre anniversaire de couple.
« Je veux le passer à la maison avec toi, évidemment. »
Hugo m'a prise prudemment dans ses bras, et comme je ne le repoussais pas cette fois, il semblait rassuré et m'a serrée contre lui. « Iris, j'ai l'impression que tu as changé ces derniers temps. »
« Tu te fais des idées. » Je me suis éloignée doucement de lui. « J'ai un peu froid, je vais prendre une douche. »
Si c'était avant, il aurait déjà remarqué que j'étais engourdie de froid. Je ne savais pas qui de nous deux avait le plus changé.
« Au fait, où sont passés ma brosse à dents et mon gobelet ? » a demandé soudain Hugo derrière moi.
J'ai baissé les yeux. Dans cette maison, il n'y avait pas que ces deux objets qui avaient disparu. Mais son esprit était déjà ailleurs. Il était normal qu'il ne remarque pas l'absence de mes affaires à moi.
J'ai répondu distraitement : « Il faut changer régulièrement les produits d'hygiène. Tu en as des nouveaux dans l'armoire de la salle de bain. »
Je suis allée dans la salle de bain pour prendre une douche. Mon téléphone sonnait sans arrêt sur le lit. En sortant, j'ai vu que c'étaient encore des messages d'Yveline. En fin d'après-midi, elle m'avait envoyé des messages provocants, mais je n'avais pas envie de répondre.
Cependant, elle ne semblait pas vouloir me lâcher. Elle m'envoyait message après message. Voyant que je ne réagissais pas, elle m'a envoyé plusieurs captures d'écran de ses conversations avec Hugo.
Les messages dataient de plus d'un an, certains même de deux ans. La plupart du temps, c'était Hugo qui exprimait ses sentiments en monologue, sans réponse d'Yveline.
« Yvie, j'ai suivi ton conseil et je suis en couple maintenant. Elle est très bien, son sourire me rappelle le tien. »
« Yvie, chaque fois que je suis avec elle, j'ai l'impression de revenir à l'époque où nous étions inséparables. »
« Yvie, comment vas-tu ces temps-ci ? J'ai rêvé de toi hier soir, tu me manques. »
« Yvie, je vais peut-être me marier. Après tout ce qu'elle a fait pour moi, je ne peux pas la trahir. »
« Elle m'a soutenu pendant toutes ces années, grâce à elle, j'ai réussi ma carrière et pu acheter une voiture et deux appartements à Toulouse… »
Après ce message, Yveline avait soudainement commencé à répondre. En apprenant qu'il avait acheté deux appartements au centre-ville, dont un grand duplex en cours de rénovation, et là, ils retombaient amoureux. Ils partageaient sans cesse des moments de leur quotidien.
Un jour, sachant qu'il avait trop bu lors de son dîner d'affaire la veille, je lui avais préparé une soupe de légumes le lendemain matin. Et il avait envoyé une photo à Yveline. « J'ai eu de la soupe ce matin, et toi ? »
Quand mon citronnier donnait des fruits, il le montrait immédiatement à Yveline. « Regarde, c'est impressionnant, non ? Quand ils seront mûrs, je t'apporterai le plus gros au bureau pour ton eau. »
Mes mains tremblaient en tenant le téléphone.
Savoir qu'il me considérait comme un substitut et voir concrètement ces conversations étaient deux choses bien différentes.
Malgré la douche chaude que je venais de prendre, j'avais froid jusqu'aux os. Je ne pouvais m'empêcher de rire, mais ce rire s'est transformé bientôt en larmes. Ce n'était pas la trahison qui me faisait pleurer, mais la prise de conscience que moi, Iris Girard, fière comme je l'étais, avais été manipulée pendant toutes ces années ! Les moments que je croyais uniques, intimes et précieux étaient partagés avec une autre !
J'ai retenu mes larmes et j'ai répondu, feignant l'insolence, « Si tu n'as rien à faire la nuit, va à la boîte pour pécho des mecs. »
Elle a répondu immédiatement, « Iris, ne fais pas ton air hautain ! Même si tu ne pars pas, Hugo m'épousera. Je sais que l'entreprise est sur le point d'entrer en bourse, et tu ne veux pas lâcher prise. Par égard pour ton aide pendant la création de l'entreprise, sois raisonnable, allez, je demanderai à Hugo de te donner dix mille euros pour votre rupture. »
« Après tout, après Hugo, tu ne trouveras personne d'aussi riche. »
Dix mille euros. Je me demandais si cela suffirait pour une table au banquet de mariage des Chevalier.
Alors que je finissais de lire le message, la porte de ma chambre s'est ouverte brusquement. « Iris, pourquoi as-tu mis en vente la montre que je t'ai offerte sur Vinted ? »
Chapitre 6
Hugo entrait dans la chambre, son téléphone à la main, prêt à me questionner. Je jetais un coup d'œil et voyais bien que c'était l'annonce que j'avais publiée. Le prix était bas, ce qui expliquait pourquoi elle avait été vendue le jour même.
Je souriais et inventais une excuse bidon, « Ce n'est pas ma montre, tu te souviens que Marie et son mari ont acheté une paire identique à la nôtre ? Maintenant, elle veut en changer et m'a demandé de l'aider à vendre celle-ci. »
« Es-tu sûre ? » demandait-il, à moitié convaincu, mais son regard s'adoucissait, maintenant plein d'affection. « Iris, j'ai été très occupé ces derniers temps, je n'ai peut-être pas été assez attentif à tes émotions. Si quelque chose que j'ai fait te rend malheureuse, dis-le-moi tout de suite, d'accord ? »
Je baissais les yeux. « D'accord. »
« Depuis que ma mère est décédée l'année dernière, tu es tout ce qu'il me reste. »
Hugo me serrait contre lui comme si j'étais un trésor, sa voix pleine de promesses et de culpabilité. « Crois-moi, quoi qu'il arrive, tu es la personne la plus importante pour moi. »
Je le croyais, Hugo. Autrefois, je n'en doutais pas un instant.
Je sentais le léger parfum de rose sur lui. « Il est tard, va prendre ta douche et te reposer… »
« Non, reste dans mes bras encore un peu », disait-il en me serrant plus fort, son menton frottant doucement mes cheveux. « Iris, il y a quelque chose qui te tracasse ? Dès que je serai moins occupé, nous en parlerons, autant que tu voudras. »
Je souriais intérieurement. Occupé à acheter des gâteaux pour Yveline ou à préparer une voiture pleine de roses pour lui faire une surprise. Il devait jongler pour ne pas être découvert tout en satisfaisant Yveline. C'était sûrement épuisant.
Il me regardait, remarquant mes yeux rougis. « Pourquoi tes yeux sont-ils rouges ? Tu as pleuré ? »
« Je… », commençais-je à répondre, mais ma phrase était interrompue par son téléphone qui sonnait soudainement. Jetant un coup d'œil à l'écran, il me lâchait aussitôt et décrochait tout en se dirigeant vers la sortie. Je ne savais pas ce que disait son interlocuteur, mais son visage changeait d'expression en un instant.
Malgré le vent glacial de l'automne, il ne prenait même pas le temps d'enfiler une veste et sortait précipitamment, vêtu seulement d'une chemise légère. Par habitude, je voulais lui rappeler de se couvrir, « Hugo ! »
Mais il ne m'entendait pas. La dernière fois que je l'avais vu aussi paniqué, c'était lorsque l'hôpital avait annoncé que sa mère était en danger.
Je m'approchais de la fenêtre et voyais la Porsche noire disparaître dans la nuit, à toute allure. Toutefois, ses mots résonnaient encore à mes oreilles : « Iris, tu es la personne la plus importante pour moi. »
Mais cela n'avait plus d'importance.
Les jours suivants, j'étais très occupée. Avant de partir, je voulais revoir tous mes amis.
Ce soir-là, je prenais un marqueur et, après un moment d'hésitation, je barrais une nouvelle journée sur le calendrier. Demain, ce serait l'anniversaire d'Hugo, qui serait aussi mon dernier jour dans cette ville.
Après avoir commandé un gâteau d'anniversaire pour Hugo, je décrochais les photos de nous deux, fixées pendant longtemps au mur, laissant un bout de mur plus blanc que le reste. Puis, je les déchirais avant de les jeter à la poubelle. Et ça y est, toute trace de moi avait disparu de cette maison.
Sans doute à cause de l'oubli de mes médicaments ces derniers jours, dû à mon état perturbé, je me réveillais le lendemain matin par une douleur aiguë à l'estomac.
À l'époque où nous avions lancé l'entreprise, il n'y avait que Hugo et moi. Et nous étions tellement occupés que nous mangions et dormions dans notre petit local.
De plus, pour prouver à mon père que Hugo pouvait réussir, je n'avais plus jamais demandé d'argent à ma famille après avoir obtenu mon diplôme, me lançant sans-un-sou dans le monde des affaires.
Quand nous manquions de moyens, nous partagions souvent un paquet de nouilles instantanées pour économiser trois centimes. Le soir, nous devions aussi participer à des dîners d'affaires. Hugo ne tenait pas bien l'alcool, alors je buvais la plupart du temps à sa place.
Un jour, j'avais eu une perforation de l'estomac à force de boire régulièrement de l'alcool fort, et le médecin avait sévèrement réprimandé Hugo.
Hugo, qui veillait à mon chevet toute la nuit, avait les yeux rougis lorsque je me réveillais. L'air fort attristé, il me disait qu'il regrettait à mort de m'avoir fait subir tout cela. Il promettait que lui, Hugo Fontaine, n'allait jamais me décevoir.
Aujourd'hui, j'avais compris que les promesses, même si la personne qui les prononçait était sincère au moment où elles sont faites, ne tiendront pas toujours dans les épreuves du temps.
Je me levais en me massant l'estomac, avalais un morceau de pain grillé et prenais un comprimé contre les maux d'estomac.
La douleur ne s'atténuait pas immédiatement, au contraire, elle empirait avant que le médicament ne fasse effet. Recroquevillée sur le canapé, je transpirais à grosses gouttes.
Souffrante, j'essayais d'appeler Hugo, mais il ne répondait pas.
Il semblait très occupé, trop pour prendre un appel de sa petite amie. C'était en parlant avec Marie que j'apprenais qu'il n'était pas allé au bureau depuis plusieurs jours. Une pile de documents et des projets en cours attendaient sa signature.
Marie était à bout de nerfs, elle disait d'un air exaspéré, « Iris, on ne sait pas où il est ces derniers jours. Il est injoignable et l'entreprise ne peut pas attendre ! Dis-lui de revenir au bureau dès que tu le vois ! »
Elle ajoutait, « Et j'ai appris que le PDG du Groupe Bertrand, Simon Chevalier, allait se marier la semaine prochaine. Hugo devrait essayer d'obtenir une invitation pour aller à Paris, afin de faire des réseaux. Si Simon Chevalier donne son accord pour nous financer, notre introduction en bourse est assurée. »
J'étais distraite par la douleur, mais en entendant le nom de Simon Chevalier, je sursautais, « Attends une seconde, comment s'appelle le PDG du Groupe Bertrand ? »
« Simon Chevalier ! » répondait-elle.