Chapitre 2

#Orlie_Tchatat

Subitement mes pas sont devenus lourds et je marche nonchalamment. Tout notre quartier se rue vers notre maison, certains me bousculent même au passage comme si ça ne me concerne pas. Une fois dans la cour je peux observer un remue-ménage dans la maison.

Moi (frayant mon chemin au milieu de la foule) : Que se passe t-il ? Je cours directement dans la chambre de mes parents et constate que le mur a disparu.

Prise de panique je me tourne et retourne sur moi-même dans l'espoir que quelqu’un m’explique ce qui se passe. J'ai laissé la maison en bon état et je reviens trouver les ruines où sont donc passés mes parents ? Les jeunes du quartier enlèvent les briques.

Moi : où sont mes parents ?

Personne ne me répond :

Moi : papa ! Mama !

Une montagne de briques est versé sur leur lit. J'ai envie de pleurer mais essaye de me retenir car je sais qu'ils vont bien.

1 heure après, je vois les gars ramener ma mère à la surface. Elle est presque inconsciente avec du sang sur tout le corps. Pendant que les uns essayent de la mettre dans une voiture déplacée d'urgence par la population, les autres continuent de fouiller pour dégager mon père.

Je me sens impuissante face à la situation et me mets à crier de toutes mes forces.

Pendant que je crie, les robustes hommes se battent pour libérer mon père.

Avant que l'on ne parvienne à placer ma mère dans la voiture, son cœur s'arrête.

Je tape mes fesses au sol et atterris sur une pierre qui a failli me blesser.

Certains essayent de me calmer mais je ne veux rien savoir. C'est très facile de dire aux gens de se calmer quand la perte ne nous touche pas directement.

On veut me calmer mais mes yeux sont fixes sur ceux qui libèrent mon papa. Une heure après, on l'amene et heureusement il semble moins touché que ma mère. On le met dans la même voiture ou le corps de ma mère se trouve.

Assise à la véranda de l’hôpital, je pleure tous les larmes de mon corps. Ma mère ne peut pas mourir sans fêter avec moi mon succès. Mon père est à la réanimation on ne sait pas s'il va vivre. Qu'est ce qui a pu bien se passer ? La maison n’avait visiblement aucun problème.

Quand j'y pense je crois qu'il ya une main mystique derrière. On n’avait pas à souffrir tant pour les libérer des briques mais curieusement on aurait dit qu'il y avait plus de briques que ce qui est normalement sur le mur qui s’est effondré.

Je suis plongée dans mes pensées, c'est comme si on m'a arraché le cœur.

Je suis perdue même continuer de pleurer me dépasse. Je regarde les gens qui amènent la dépouille de ma mère à la morgue. Moi qui croyais que j'aurai enfin une petite sœur après l'obtention de mon BBEPC oh la vie !

Une semaine passe et mon père est toujours dans le coma. Notre histoire est sur toutes les lèvres aux villages. Les moqueurs en profitent pour dire du n'importe quoi.

Deux semaines se sont écoulés et mon père est toujours dans le coma. Je prie Dieu pour qu'il sorte de là vivant.

Comme c'est devenu une routine je suis assise devant un banc, la main droite soutenant ma joue quand une infirmière vient m'appeler pour m’annoncer que mon père s'est réveillé.

Je cours comme si en perdant une seconde il peut encore sombrer dans le coma.

Papa Dany : Orlie (en bagayant)

Moi : oui papa, mama n'est plus de ce monde papa.

Papa Dany : je sais ma fille tient bon ! L’Eternel Dieu sera avec toi.

Quelques soit ta souffrance, n'oublie jamais que Dieu est le père des orphelins.

Moi : papa toi au moins tu resteras avec moi n'est ce pas ?

Papa Dany se tourne sans placer un mot et subitement une infirmière me demande de sortir. Je sors en colère car mon père ne m'a pas encore répondu.

Après mon départ, une autre infirmière signale que son état se compliqué et qu'on doive le transférer à l’hôpital général de Yaoundé.

On appelle le pasteur qui venait d'arriver pour lui rendre visite comme il le fait d'ailleurs chaque jour depuis cet incident. Les âmes de bienfaisance m’ont assisté pendant tout ce temps. Grâce aux tontines que maman et papa faisaient, nous parvenons à régler certaines factures.

Le pasteur va dans la chambre où est hospitalisé mon père. Je veux le suivre pour avoir enfin la réponse à ma question mais on me le refuse.

Infirmière : ma fille attends que le pasteur sorte.

La tristesse m'envahit de plus en plus j'ai l’impression que mon cœur veut s’arrêter.

Pasteur (sortant de la salle) : Orlie !

Moi : oui pasteur je peux aussi le voir ?

Pasteur : non ma fille. Je crains que ce ne soit pas possible car t

on père se repose.

Moi : quel repos encore ? Il est resté longtemps dans le coma. Je veux causer avec lui.

Tout le monde présent me regarde sans dire un mot.

Pasteur : ma fille sois forte !

Mon cerveau refuse cette phrase. Je l'ai entendu quand ma mère est morte qu'on ne me dise pas que mon père est aussi parti.

Moi : je veux voir mon père et sans finir ma phrase, je vois les morguiers avec le corps de mon père emballé dans le draps où il était couché il y a peu.

Je me mets à crier, ma voix est devenue rauque à force de pleurer jour et nuit je tombe au sol et me roule par terre. C'est le pasteur qui a réussi à se saisir de moi pour me ramener chez lui. Je me demande comment je fais pour ne pas tomber et qu'on m'ensevelisse au moment venu avec mes parents.

Les deux ont fait le complot pour me laisser seule. Leur amour les a suivi dans la tombe. Je ne fais que revoir notre vie quand nous étions si heureux. Ma mère a parlé le jour des résultats comme si elle savait qu'elle allait mourir.

Elle me disait d'apprendre à supporter. Non ils ne peuvent pas me demander ça. Je dois être forte hum ! Ont-ils vu mon âge ? Comment accepter le départ de mes parents si jeune ?

Misérable que je suis. J'ai tellement pleuré que ma voix est non seulement rauque mais même les larmes refusent de sortir.

Le pasteur m’a garde chez lui puisqu'il était la seule personne proche de mes parents. Je ne connais pas trop de membres de famille proche.

Une semaine plus tard.

Nous allons enterré mes deux parents. Lors des obsèques, une amie de ma mère a pris la parole pour signaler qu’on devait opérer ma mère avant de l'enterrer. Sans comprendre je me suis levée pour dire que je m'oppose.

Ami de ma mère : ma fille selon la tradition il le faut car, elle avait une grossesse de 4 mois.

Elle vient de confirmer ce que je pensais peu de temps avant la mort de ma mère. Elle était donc enceinte malgré son ventre presque plat. Les histoires de Patie-LHP

Les personnes chargées de l’opérer l'ont fait très rapidement et ont informé la foule que c’était une fille qu'elle portait.

Comment qualifier ce que je ressens en ce moment. La vie vient de m'arracher 3 êtres chers : mon père, ma mère et ma petite sœur que je désirais tant.

Je suis dégoûtée. Désormais, pour faire mention de moi, on parle de l'orpheline.

Qui me délivrera de ce cœur brisé. Me pose -je la question avec un regard plongé dans le vide. Je n’ai plus d’appétit.

Les jours, les semaines et les mois qui suivirent furent très douloureux. Le pasteur est resté très attentionné ça m'a beaucoup aidé sans pour autant combler le grand vide causé par la mort tragique de mes parents et de ma petite sœur que je n'ai pas eu la chance d'embrasser, de porter.

Existe-t-il sur la terre une personne qui a subi une telle perte ou alors je suis tout simplement maudite. Je ne peux pas durer chez le Pasteur car il faudrait bien que je lui laisse son espace. Je vais chercher à aller à Douala me battre et si possible, je pourrai retourner à l’école.

Je suis dans ma nouvelle chambre chez le Pasteur quand j’entends sa voix , il dialogue avec un ancien. Je bondis du lit et vais à sa rencontre. Poliandine Tchinda

Moi : bonne arrivée pasteur

Pasteur : merci ma fille est ce que tu vas mieux ?

Moi : je suis là papa.

Pasteur : je n'aime pas quand tu dis que tu es la, ça veut tout simplement dire que tu te lamentes pour ton cas.

Moi : papa pasto tu n'as pas tort, je ne sais pas comment enlever l’amertume de mon cœur.

Pasteur : tu as oublié l’étude sur la vie de Job ?

Moi : papa je suis Orlie L’orpheline comme vous le dites depuis un certain temps Job c'est Job.

Pasteur élevant les mains au ciel : seigneur visite cette fille et guéris ses blessures.

Moi d'une douce voix : papa pasto, j'aimerai aller me battre à Douala

Pasteur : ça fait seulement 4 mois que tes parents sont morts je ne peux pas te laisser partir sans savoir où tu vas.

Moi : papa je ne veux pas rester ici pour manger et grossir alors que je peux aller me battre pour subvenir à mes besoins et continuer mes études.

Pasteur : j’ai compris mais il ne faut pas que tu te précipites, si nous trouvons une issue, je ne manquerai pas de te laisser partir. Poliandine Tchinda

Le temps passe et je me retrouve entrain de faire encore 4 mois à ne rien faire chez le Pasteur.

Un dimanche avant le culte je décide de revenir vers lui pour lui poser mon problème.

Moi : papa pasto tu n'as pas toujours trouvé un job pour moi ?

Pasteur : il faut être patiente ma fille on cherche.

Chemin faisant il recoit la visite de l'ancienne et je m’éclipse pour les laisser dialoguer.

Ancienne : tu n'as pas encore trouvé une personne pour travailler comme ménagère chez ma sœur.

Je n’écoute pas souvent au portes mais ces premiers mots me poussent à m’arrêter.

Pasteur : vous voulez une personne de confiance noor ?

Ancienne : oui et j’ai pensé à Orlie L’orpheline

Je me cache en souriant sachant que le pasteur va me proposer.

Pasteur : non je la trouve très petite pour faire ce genre de travail.

J'ai envie de sortir de ma cachette pour lui dire que je suis prête, mais il va se fâcher que j'ai écouté leur conversation.

Ancienne : je pense qu’on peut essayer tu crois qu’elle est en position de choisir.

Pasteur je vais y réfléchir.

Ancienne : je savais que je pouvais compter sur toi.

Je marche sans faire du bruit pour aller porter mon sac et puis direction église dans l'espoir que le pasteur me laisse partir.

Chapitre 3

#Orlie_Tchatat

Le pasteur vient de finir son sermon et je peux dire que sa prédication m'a personnellement touchée. Je retiens de ce message que Dieu a un plan pour moi-même comme je ne comprends rien de ce qui se passe dans ma vie. Carole m'interpelle puisqu'elle fait culte dans la même paroisse que moi.

Carole : ma copine tu es devenue rare comme les larmes du chien.

Moi :c'est la vie ! Que veux-tu que je fasse.

Carole : sors même souvent pour aller te divertir tu verras que tu seras plus heureuse.

Moi : ne me demande même pas ça, tu crois que je serai encore heureuse un jour ?.

Carole : ne dit-on pas que quand il y a de la vie il y a de l’espoir ?

Moi : c'est vrai peut-etre mais pour les autres j'ai tellement espéré avoir une petite sœur mais me voici toujours seule et pour tout couronner j'ai perdu mes parents que puis- je encore espérer.

Carole : retournes à l’école et comme tu aimes bien les études séculaires ça pourrait t’aider.

Quand elle fait mention de l’école ça me réchauffe le cœur et me rappelle que je dois mettre la pression sur le pasteur pour qu'il me laisse partir à Douala.

Moi : tu veux que je te dise quelque chose ?

Carole : je suis toute ouïe

Moi : je veux aller à Douala me battre pour me faire un peu d’argent et ensuite je ppourras aller à l’école.

Carole : si c'est l’école je crois que l’église pourrait au moins financer tes études.

Moi : malheureusement ce n'est pas le cas et je ne veux pas me contenter de rester chez le Pasteur, manger et grossir.

Elle me regarde et sourit.

Carole : tu as voulu dire maigrir ou grossir?

Moi : grossir !

Carole : eh bien ! Détrompe toi, tu as beaucoup perdu du poids comme si tu ne manges jamais.

Moi : pourtant je mange suffisamment.

Carole : hum ! dis moi alors ce que tu pars faire pour gagner ton pain ?

Après une profonde respiration j’envoie mon sac à main vers le dos et lui dis :

Moi : je ferai tout ce que je trouverai pour gagner un peu d’argent.

Carole : quand tu dis tout j'ai peur. Ne me dis pas que tu seras prête à te prostituer pour de l'argent.

Je n’ai pas eu le temps de répondre à sa dernière préoccupation quand le pasteur est venu stopper notre conversation. Nous sommes rentrés directement à la maison. Il est célibataire mais de temps à autres les jeunes frères de l’église viennent lui rendre service, les mamans d’âge mûr lui font aussi souvent des repas à manger. Cependant, depuis mon arrivée c’est moi qui cuisine . Il y a une autre jeune fille qui vit avec nous et fait aussi chambre à part.

Lorsque nous arrivons à la maison puisqu'on y va a pieds, je décide d'aborder le sujet de Douala, il faut dire que mon cœur n'est plus au village mais à Douala et franchement que le pasteur le veuille ou pas, je vais quitter des que l’opportunité se présentera. Les histoires de Patie-LHP

Moi : pasto je sais que tu vas me trouver impatiente mais je crois qu'il est temps que je quitte ce village.

Surpris il a haussé directement le ton.

Pasteur : qui a fixé ce temps ? Tu ne peux pas attendre que l'on trouve un travail. Pour le moment il n'y a rien.

Je suis ébahie par sa déclaration. Compte t-il vraiment refuser la proposition de l’ancienne d’église ?

Prise de peur je décide de ne plus parler d'ailleurs, je ne suis pas en position d',exiger quoi que ce soit.

Moi : j'ai compris pasto, je vais attendre.

Pasteur : je ne veux plus t'entendre parler de Douala. Ce qu'on fait pour toi ici n’est pas négligeable et en plus qui te dit que ce n'est que par l’école que tu peux réussir.

Je ne dis plus rien et me dirige vers ma chambre. Je sens que mon futur sera très compliqué si même le pasteur ne peut pas me soutenir dans ma vision.

Je me couche et pleure une fois de plus le départ de mes parents. Je devais devrais être en seconde comme mes amis mais me voici cloîtrée chez le Pasteur. Finalement le sommeil m'a emporté et c’est vers 18 heures que je me réveille en sursaut. Mon ventre chante famine. Il faut que je mange.

Je vais à la cuisine me servir à manger et par la suite, je retourne dans la chambre. Je regarde une l’album de famille ou je regarde constamment les photos pour essayer de sentir la présence de mes parents.

Ma mère et mon père me manquent énormément.

Le temps passe mais ma situation reste intacte ça fait déjà un an que papa et maman sont morts et je viens de fêter mes 17 ans. Carole est venue me voir et m'a demandé d'aller faire un tour au congrès du village. Je m'habille avec une robe noire près du corps et une ballerine grise.

Carole : je peux te poser une session ?

Moi : bien sûre

Carole : tu ne veux pas avoir de petit ami pour te consoler ?

Moi : d’où sors tu avec des idées tordues ? Le petit ami va venir remplacer mes parents ?

Carole : humm tu ne sais pas ce que tu perds. Pourtant tu as les formes que les hommes recherchent ici dehors.

Moi : si tu veux continuer à marcher avec moi, ne me parle plus de ce sujet car c'est le cadet de mes soucis.

Carole : ok princesse bouche cousue.

Moi : c'est pour ça que je t'aime.

Le congrès est général et il ya un monde fou. La circulation est bien dense ce qui est souvent rare au village.

Je marche en esquivant la boue car, il a sauvagement plu . Les voitures circulent et à un moment avant de réaliser une voiture de grande coupe, couleur rouge dont je ne maîtrise pas la marque vient de m’éclabousser.

Toute ma robe est couverte de boue. Je ne sais vraiment pas comment m'y prendre. La colère ne va rien changer. Le jeune qui est du côté passager baisse la vitre pour s’excuse. Sans même le regarder, je lui dis tout simplement que c'est pas grave.

Carole s’adressant aux deux vous pensez que nous devons vous laisser la route parce que nous sommes deadressannes? Tsuips

Moi : S'il te plaît laisse tomber ça peut arriver

Carole n’est pas du même avis que moi a voir la tête qu'elle fait mais, n'a pas d'autres choix que de me suivre après tout c’est moi la victime.

Moi : eh bien ma part de congrès finit ici. Je rentre à la maison

Pendant que je discute avec Carole la voiture démarre et part

Carole : quels insolents ! Ils auraient pu au moins nous emmener pour se racheter.

Moi : c'est pas grave.

Un mois plus tard !

Carole : je viens de trouver un truc pour toi

Moi : jure

Carole : euille ! Un chrétien ne jure pas.

Moi : d'accord dis moi alors.

Elle me fixe profondément. J’espère que tu auras assez de courage pour oser.

Moi : dis moi vite didonc

Carole : j'ai eu un congossa sur le pasteur.

Moi : quoi donc ?

Carole : il ya une opportunité pour être ménagère chez une dame qui a un enfant de 18 ans mais il refuse de t'envoyer là-bas.

Moi jouant à l’ignorante puisque je connais déjà le dossier : et pourquoi refuse-t-il ?

Carole : les mauvaises langues disent qu'il veut faire de toi sa femme.

Moi : back to the sender (retour à l’expéditeur). Il est comme un père pour moi.

Carole : mais je ne crois pas à ça il veut juste que tu restes là a t’occuper de lui. Les êtres humains sont très égoïstes. Poliandine Tchinda

Moi : humm tu crois, que je peux faire comment pour contacter cette dame ?

Caroje : j'ai tout planifier ma fille, tu penses que je suis née de la dernière pluie ? Voici son contact.

Moi : merci allons au call box j'ai hâte de partir

Deux semaines plus tard !

J'ai appelé la domicile où je dois travailler comme ménagère a Douala et on a envoyé une personne me chercher. Il est 7 heures du matin et je suis a l’école Public de Didier en partance pour Koto bloc.

C'est hier que je suis arrivée et dois aller commencer le travail ce matin. Je ne maîtrise rien de la ville voilà pourquoi je prends la peine d’expliquer tout au taximan.

Il nous conduit mais les bouchons nous bloquent. On dirait que tous les taxis du monde se retrouvent sur cette route. On a fait une heure avant d’arriver heureusement je n'ai pas souffert pour me retrouver. La personne qui est venue me chercher ressemble à gardien.

Moi : bonjour monsieur et merci d’être venu me chercher.

Gardien : bienvenue à toi. Allons la patronne est au salon

Lorsque je suis conduite au salon. J’ai la surprise du siècle. La famille est réunie autour du petit déjeuner. La maman de la maison me regarde très profondément comme si elle me reconnaissait.

De mon côté je l'ai déjà reconnue. Enfin je me retrouve chez une personne qui va me comprendre. Je commence à jubiler intérieurement.

La dame demande qu'on me conduise dans la chambre des employés ce que le gardien fait sans perdre du temps. Comment décrire cette maison ? Elle est tout simplement magnifique avec une décoration de ouf, les canapés en cuire et un jardin très bien entretenu.

Le gardien : installe toi là, quand la patronne va faire signe je vais venir te chercher, sois surtout sage.

Je ne comprends pas bien la fin de sa phrase. Il pense que j'ai l’intention de voler ou quoi. La où j’ai déposer ma pair de fesses, je resterai jusqu’à ce qu’il vienne comme il a si bien recommandé.

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