Chapitre 2
*** Dans la peau de Sarah ***
Ça fait plus d'une heure que je me suis enfermée dans la chambre, je pense
qu'il s'est enfin calmé, je n'entends plus aucun signe de lui, ce soir je vais dormir sans dîner car je ne veux plus sortir de la chambre.
Je prends mon téléphone et je me mets à regarder une photo de mon père avec moi avant qu'il ne décède.
Je revois ce visage là, il me manque terriblement mon papa, s'il était là, les
choses ne seraient pas passées de cette façon. Je ne me retrouverai pas dans
cette merde car c'est suite à sa disparition que j'ai sombré dans cette merde de vie, dans une profonde dépression.
J'étais tellement mal au point que j'ai commencé a dérapé, je me suis
retrouvée à faire des mauvais choix, Joaquim était là pour m'aider à passer le cap et c'est ainsi que nous avons commencé notre relation qui devient peu à peu mon pire cauchemar.
J'entends le bruit du poignet, c'est sûrement Joaquim qui deverouille la porte
car je l'avais verrouillée.
Je me précipite d'éteindre le téléphone, je me couche sur le lit, je fais semblant de dormir. J'attends des pas avancés vers moi, je continue toujours de faire semblant. Je le sens près de moi, je sens sa main passer sur mes cheveux.
Je laisse mes yeux à mi-clos, je le vois assis près de moi, il tourne sa tête vers moi et je referme immédiatement.
Joaquim : Je suis désolée bébé, crois moi j'essaie de me maîtriser mais souvent tu me pousse à bout.
Je l'écoute sans broncher. Il me donne un baiser sur mon front, ensuite je sens une couverture sur moi. Je continue mon jeu, il va se coucher à côté de moi.
Je me lève et je ne le trouve pas sur le lit, je vais prendre ma douche. Je sèche mes cheveux, je me regarde dans le miroir et je vois la trace du gifle.
Je camoufle ça avec du maquillage, je sors de la chambre et j'apperçois Joaquim dans la cuisine, je sais pas ce qu'il trame. Je vais le rejoindre.
Joaquim : Ah c'est toi ? Bonjour mon amour !
Sarah : Bonjour !
Joaquim : Assieds-toi, je vais servir le petit déjeuner.
La table à manger, il est bizarre lui. Joaquim qui cuisine ? C'est du jamais vu ça. Je m'asseois et je le regarde mettre la table. Il sert le petit-déjeuner et s'assoit à son tour.
Joaquim : Bon appétit !
Sarah : Merci !
Joaquim : On ira faire un tour à la plage, ça te dit !?
Sarah : Pourquoi pas ?
Nous mangeons dans le silence, je sens parfois qu'il m'observe, j'imagine qu'il est gêné mais c'est pas sa première fois de lever la main sur moi.
Nous finissons de prendre le petit déjeuner, je débarasse la table, il va prendre quelques trucs pour la plage, je profite pour rincer ces quelques plats sales.
Il revient me trouver toujours entrain de laver les assiettes mais j'ai presque fini.
Joaquim : J'suis prête, vas prendre ce qui est important et rejoins moi dans la voiture.
Je finis de faire la vaisselle, je prends avec moi un maillot de bain avec un cache-maillot pour femme cordonn pompon transparent au couleur bleu indigo et un chapeau. Je vais le rejoindre dans la voiture, direction la plage !
Le silence est trop pesant.
Joaquim : Écoute Sarah, J'suis... Je m'excuse pour ce qui s'est passé hier soir, j'sais pas c'qui m'a pris mais j'te jure que je le regrette sincèrement.
Je sais pas trop quoi lui dire, je suis fatiguée de ses excuses, qu'il me cogne et après revient s'excuser.
Il tourne la tête vers moi et je fais semblant de lui sourire. Nous arrivons à la plage, nous nous posons pour profiter du soleil.
Après un bout de temps, je décide d'aller me baigner, je laisse mes affaires avec Joaquim qui ne veut pas nager aujourd'hui. Tant mieux, je vais pouvoir respirer un seul instant sans l'avoir dans mes pattes. Qu'il fait du bien de
nager en cette période du mois d'avril.
J'observe Joaquim, allongé entrain de me guetter, il n'a rien à faire ce type hein. Au bout de trente minutes, je sors de l'eau et je le rejoins. Il me ramène deux cocktail, un pour lui et l'autre pour moi.
Sarah : Vas te nager, ça te fera un grand bien crois moi.
Joaquim : J'ai pas envie.
Sarah : Comme tu veux ! Tu as trouvé un boulot stable ?
Joaquim ( haussant les sourcils ) : C'est pas le moment de parler de ça !
Sarah : Joaquim, je ne veux pas qu'on continue de mener cette vie. La drogue, ça rapporte rien de légitime, je veux pas me retrouver à l'avenir avec un gosse sans père...
Joaquim : Hein !? Je serai toujours là.
Sarah : Arrête de vendre de la drogue, c'est pas un taf ça.
Joaquim : Si je ne gagnais pas bien ma vie, je ne serai pas en mesure de prendre soin de toi. Je te donne tout ce que tu veux, alors sois reconnaissante en fermant ta gueule.
Sarah : J'ai essayé de te trouver du boulot, un vrai boulot qui va te...
Mon téléphone se met à sonner, il le prend et voit que c'est Thomas. Il fronce les sourcils et me lance un regard questionnaire. Joaquim c'est le mec le plus jaloux sur cette terre, il m'interdit d'être en communication avec des mecs que ce soit des amis ou parfois des cousins à moi.
Thomas c'est un ami d'enfance, ses parents sont très amis avec les miens, j'ai perdu contact avec lui mais on a commencé à se parler depuis quelques temps et je lui avais demandé de l'aide pour trouver du travail à Joaquim.
J'essaie de récupérer le téléphone de sa main mais il m'esquive.
Joaquim : C'est qui Thomas ?
Sarah : Un ami à moi.
Joaquim : Ah un ami ? Tu te fous de ma gueule maintenant ? RÉPONDS MOI ! QU'EST CE QUE TU FOUS AVEC UN MEC COMME AMI ? TU COUCHE AVEC LUI ?
Ça y est il hausse le ton et tous les regards sont sur nous.
Sarah : Calme toi, c'est pas ce que tu crois.
Joaquim : Ah ouais ? La putain de ta race, je t'ai bien dit que je ne te veux pas avec d'autres mecs et qu'est ce que tu me fais là ? Tu parles avec un certain fils de pute derrière mon dos.
Sarah : Mais calme toi s'il te plaît. Les gens nous regardent là Joaquim.
Joaquim : J'en ai rien à foutre que les gens nous observent. On va régler ça à
la maison.
Il me tire par le bras et nous rentrons à la maison. Nous voilà une fois encore à la maison avec une atmosphère tendue.
Joaquim : Maintenant, tu vas me dire qui est réellement ce fils de pute qui
t'a appelé.
Sarah : T'en as pas marre de crier sans raison ? Je t'ai dit qu'il s'appelle Thomas, je lui ai demandé de m'aider avec du taf, il m'a appelé pour ça sûrement.
Joaquim : Tu ne travailleras pas, c'est clair ?
Sarah : Ce taf c'est pour toi ! Je suis fatiguée de mener cette vie, imagine que tu te fasses chopper par la police, tu vas te retrouver derrière les barreaux.
On a commencé à s'engueuler et cette fois ci il a commencé à me rouer de coups, je pense que Joaquim a encore fumé des joints. Il me donne des coups un peu partout et même dans le ventre, je m'écroule, je commence à vomir du sang, je le supplie d'arrêter mais il continue de me donner des coups de pieds dans
le ventre, je tords de douleur. Je perds conscience.
*** DANS LA PEAU D'HELENA ***
J'ai reçu un appel de Thomas, il m'a dit qu'il essaie de joindre Sarah depuis un moment, j'ai moi aussi essayé de la joindre mais sans réponse. Sarah n'est pas du genre à être loin de son téléphone, je me dépêche de me rendre à son domicile.
Avec Joaquim, tout est possible et la vie de Sarah est en danger à tout moment. Je regagne son domicile, je me dépêche de rentrer et à ma grande surprise je vois Sarah allongée, inconsciente et elle baigne dans son sang. Ce connard de Joaquim est assis à côté d'elle, les mains sur la tête, il est comme
paranoïaque.
Je me jette rapidement auprès de Sarah, j'appelle l'ambulance.
Helena : Sarah... Sarah... Reveille toi... SARAH..
Joaquim ( en marmonnant ) : Je l'ai tué... J'ai tué Sarah !
Quoi ??? Je me retourne vers lui et je lui prends les colles, il n'arrête pas de répéter la même phrase.
Helena : S'il lui arrive un malheur, je te jure sur la tête de ma mère que tu finiras toute ta putain de vie derrière les tôles.
L'ambulance ne tarde pas à venir.
*****
Ça fait plus de deux heures que je suis entrain d'entendre des nouvelles et toujours rien. Je sais pas qui appelé, Sarah et sa mère ne sont pas en bons termes, elle ne me le pardonnera jamais si je contacte sa mère. Son père est
décédé et quand à Thomas, il est à l'autre bout de la ville.
Je vois le docteur sortir, je me dirige rapidement vers lui.
Helena : Des nouvelles ?
Docteur ( en soupirant ) : Mlle Sarah a perdu énormément de sang, nous avons pu stoppé l'hémorragie.
Helena : Okay... Et ? Elle va bien ? Elle va s'en sortir ?
Docteur : Je l'espère oui mais malheureusement elle a perdu l'enfant qu'elle
portait.
Helena : Je peux la voir ?
Docteur : Attendez encore quelques instants, une infirmière vous conduira à sa chambre.
Merci mon Dieu, si Sarah n'avait pas survécu je n'imagine pas comment serai-je en ce moment. J'espère que la police réussira à mettre la main sur Joaquim. Il a assez fait du mal à Sarah, il doit payer pour ses crimes. Je n'ai pas hésité
une seule seconde à le dénoncer. La grossesse c'était la seule chose qui liait
Sarah à ce salopard maintenant qu'il n'y a plus d'enfant, mon amie est enfin libre de cette maudite union.
Infirmière : Suivez moi s'il vous plaît !
Elle me conduit à la chambre de ma soeur, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer en la voyant encore une fois dans cet état. L'infirmière nous laisse toutes les deux.
*** DANS LA PEAU DE SARAH ***
J'ouvre lentement les yeux et je constate que je suis sur un lit d'hôpital, je vois faiblement Helena, j'essaie de lui sourire pour la rassurer. Elle me sourit avec une perle de larme sur les joues.
Sarah : Ne pleure pas, je vais bien moi.
Helena : Je ne pleure pas, je suis juste appeurée.
Sarah : Comment suis-je arrivée ici ?
Helena : Je suis passée pour te voir car Thomas et moi, n'arrivions pas à te joindre et quand je suis arrivée...( En pleurs ) .... Je t'ai trouvé sur le sol... J'ai pas traîné à appeler l'ambulance.
Sarah : Ohhh ma mère, allez viens dans mes bras. Je sais que je t'ai fait peur.
Helena et moi, notre amitié date de longtemps, c'est plus qu'une question d'amie mais de sœur souvent je la taquine en lui appelant ma mère.On se prend légèrement dans les bras, elle essuie ensuite ses larmes.
Helena : J'ai appelé la police et j'ai dénoncé Joaquim, je voudrai que tu en fasses de même.
Sarah : Et mon bébé ?
C'est pas facile de dénoncer le père de son enfant. Je vois que Helena a le visage crispé. J'ai vite compris pourquoi elle fait cette mine.
Sarah ( en touchant mon ventre ) : Non... Mon bébé...
Helena : Je suis vraiment désolée copine... Tu l'as perdu.
Non pas ça ? Je me mets à agiter mes mains, je voulais tellement ce bébé.
Helena ( en me prenant la main ) : Écoute, je sais que ce n'est pas facile mais je pense que tu as perdu cet enfant pour une bonne raison. Rien ne te lie plus à ce salopard, pour le moment il est recherché et je sais qu'on ne tardera pas à lui mettre la main dessus. Dès que tu sors d'ici, on va quitter cette ville, on trouvera du taf ailleurs et on laissera tout ceci derrière nous.
Quelques semaines plus tard
Je suis sortie de l'hôpital et je suis allée faire ma déposition. Helena m'a proposé de vivre avec elle en attendant qu'on trouve un appartement et du travail à Lisbonne. Je n'ai plus revu Joaquim.
Helena ( en me montrant quelques images des appartements dans son ordinateur ) : Regarde celui ci, il est joli non ?
Sarah : Ouais mais t'as vu le prix ? On a pas encore du boulot là, c'est vrai qu'on a passé quelques entretiens mais on sait même pas si on sera recrutée.
Helena : Ohhh tu penses trop, on aura ce boulot alors cesse de te stresser. Et si on sortait ce soir, histoire de se vider la tête.
Sarah : J'suis d'avis. Ça fait un bail qu'on a pas fait la fête, ça ne nous coûtera rien d'aller en boîte ce soir. Danser comme des dingues.
On se met à rire car nous savons déjà ce qui va se passer. À chaque soirée, nous finissons avec une gueule de bois, on fait trop de bêtises en vrai et ça me manque tout ça. C'est peut être le moment de revivre ce moment.
Chapitre 3
*** DANS LA PEAU DE SARAH ***
Nous nous préparons pour aller nous enjailler dans une nightclub, comme je vous l'avais déjà dit, on fait la fête pour oublier les soucis du quotidien.
Nous nous rendons à une nightclub la plus réputée de la ville de Cascais. Helena et moi, nous nous posons d'abord au niveau du bar avec le serveur pour prendre un verre, de l'autre côté la musique est à fond avec des jeux de lumières et bien évidemment des jeunes et des vielles personnes qui se laissent
emporter par la musique et au fond on trouve le DJ de la soirée.
Il y'a trop de bruit alors pour se communiquer il faut vraiment hurler pour que l'autre puisse t'entendre.
Helena : J'ai envie de danser moi !!!
Serveur : Déjà, reste un peu ! Tu auras tout le temps pour danser.
Ce n'est pas la première fois que nous venions ici, c'est vrai qu'il fait un bon moment que nous ne sommes pas venus dans cet endroit. Ce serveur et nous, sommes potes. Je pense qu'il a un coup de foudre pour ma folle d'amie mais il n'ose pas le lui dire.
Helena se lève de sa chaise et me tire la main, nous allons sur la piste et nous nous mettons à danser comme des cinglées, c'est le seul moment où tout s'estompe. Tu ne pense plus à rien, tu oublies tout pour un instant.
À force de danser comme des folles, Helena se retrouve avec un jeune homme sur la piste, ils ont l'air d'apprécier la compagnie de l'un et l'autre. Et je ne vais pas la déranger, en plus elle n'est pas ivre encore donc elle s'est ce qui
se passe.
Je suis essoufflée, je me retire de la piste et je regagne le bar, je monte sur une des chaises.
Sarah : Donne un verre de tequila !
Il me le sert.
Serveur : Ça fait un sacré bout de temps que vous n'êtes pas venues ici, je commençais à m'inquiéter.
Sarah ( sourire rassurant ) : Juste quelques embouteillages de la vie, rien de plus. Mais nous revoilà !!!
Serveur : Où est Helena !?
Sarah : Toujours entrain de danser, elle se fatigue jamais celle là !
J'ai remarqué depuis un petit moment que l'homme qui est assis au fond n'arrête pas de m'observer et cela m'intrigue, il n'a pas l'air d'une personne que je connaisse.
Je me penche vers le serveur, histoire d'en savoir plus sur cet homme.
Sarah : Qui est ce mec au fond là ?
Serveur ( en dirigeant son regard vers lui ) : Ah, ce mec pue la richesse bien que je ne le connais pas. C'est sa deuxième fois d'être ici, hier et aujourd'hui. Pourquoi tu demandes ça ?
Sarah : J'ai l'impression qu'il n'arrête pas de me regarder !
Serveur : Si c'est le cas, faudrait t'en rejouir. C'est pas tous les jours que nous avons à faire avec des personnes de la haute société.
Sarah : Parceque tu crois qu'il m'intéresse ? Je veux juste savoir pourquoi il me regarde ?
Si c'est la richesse, j'en pue aussi. C'est juste que pour accéder à mon héritage il faudra que je respecte certaines conditions et comme je suis têtue comme une mule, je préfère mener cette vie de débauche que d'accepter certaines
clauses du testament.
Je me tourne discrètement vers cet inconnu qui continue de me fixer en tenant un verre. Ok, qu'est ce qu'il veut ce mec ?
Je le vois se lever et se diriger dans une autre salle réservée uniquement qu'aux hommes d'affaires qui cherchent à s'isoler du monde, dans ces salles il y'a une piste de danse avec des danseuses et des fauteuils pour ces hommes riches.
Il entre dans une des salles, je continue de l'observer.
Serveur : Qu'il est beau ce mec !
Sarah : Tu es gay ?
Serveur ( rire nerveux ) : Jamais ! Je dis juste ce que mes yeux voient et rien de plus. Attends-moi, je vais aller prendre sa commande.
Je suis curieuse et si ce gars ne me lâchait pas du regard, c'est qu'il y'a un truc et c'est ce que j'aimerais savoir. N'est ce pas une occasion de le découvrir ?
Sarah : Non... Euh, je vais le faire.
Serveur : Mais qu'est ce que tu racontes ? Tu n'es même pas une serveuse et tu n'as pas d'uniforme non plus !
Sarah : Comment doit s'habiller une serveuse ? J'ai porté le nécessaire.
J'ai porté une robe qui m'arrive à peine aux genoux, je sais que c'est trop provocatrice mais je vais pas me camoufler le corps pour me rendre dans une boîte là. Le serveur me regarde tandis que je le supplie des yeux.
Serveur ( en lâchant un soupir ) : D'accord, vas-y ! De toute façon tu me rends un service là.
Je rejoins le mec mystérieux en question, il est assis sur l'un des canapés de la salle privée, il fixe la stripteaseuse qui fait que lui montrer le potentiel de son corps, il y'a déjà une bouteille de champagne avec des glaçons et les
jeux de lumières avec une musique classique.
Je me rapproche de lui en tenant de quoi noter, il ne daigne pas me regarder.
Sarah : Je suis là pour prendre votre commande.
Il ne me répond toujours pas, je suis là debout comme une statuette. Si c'est ça être serveuse, non merci mais ça ne m'intéresse pas.
Il fait un signe de main à la stripteaseuse de quitter le lieu et elle exécute, je suis toujours là entrain de l'observer.
Inconnu : Repose ta question ?
Une question ? Je n'ai jamais posé une question hein.
Sarah : Que souhaitez vous commander ?
Inconnu : Une compagnie.
Je suis choquée, il lève la tête et me fixe. Putain mais qu'est ce qu'il est beau. Calme toi Sarah, tu ne le vois pas trop donc ne t'excite pas.
Il tapote une place à côté de lui sur le canapé, il est entrain de m'inviter ou quoi ? Je traine quelques secondes puis je vais m'asseoir à côté de lui.
Des minutes interminables dans le silence, il ne parle pas et je fais de même. À vrai dire j'ai peur que ce soit un des trafiquants de la ville.
Je relève la tête et je me mets à le fixer, il encre son regard dans le mien puis je le vois fixer intensément mes lèvres. Ça me gène cette situation mais ni lui ni moi, ne sommes dans un état lucide.
L'alcool est un excitant.
D'un acte réflexe, nous commençons à nous embrasser, des lèvres douces. Il s'estompe pour nous permettre de reprendre le souffle, il tient ma joue et se met à me fixer, il me regarde comme s'il est entrain de mémoriser chaque trait de mon visage. J'ai comme l'impression qu'il est dévasté moralement, l'attraction sexuelle est au rendez-vous.
Nous nous remettons à s'embrasser, il embrasse chaque partie de mon cou, je me
débarrasse de ma robe courte et moulante que j'avais porté et lui, de son smoking bleu ciel.
Les baisers deviennent plus intenses, il se met à parcourir tout mon corps de ses baisers. Je tiens son membre durcit, et je lui fais des vas et vient sous ses grognements de plaisir. Il me prends par la taille, me fait allonger sur le
canapé, il saisit mon sein droit avec sa main qu'il malaxe et l'autre sein se trouve dans sa bouche.
Faire l'amour avec un inconnu c'est la chose que je redoutais le plus.
Il écarte mes jambes et s'empare de mon intimité avec sa langue, de vagues sensations se réveillent en moi, je me mets à gémir de plaisir intense.
Il relève la tête et nos yeux se croisent, malgré la salle est faiblement éclairée, je peux reconnaître cet inconnu devant toute une population si jamais nos chemins venaient à se recroiser.
Je le sens en moi d'un coup violent, il commence à faire des longs va et vient. Je me mets à gémir. Il me donne une fessée, je me mords la lèvre pour éviter de gémir comme un animal.
Certes cet inconnu n'est pas le premier homme dans ma vie mais de tous les hommes avec qui j'ai entretenu une relation sexuelle, je dirai sans hésiter que ce mec mystérieux là est le meilleur de tous.
Je le sens déverser en moi un liquide, après ça il me donne un léger baiser sur les lèvres et s'éloigne de moi.
Il se revêtu et j'en fais de même. J'arrive pas à croire que je viens de me donner à un homme dont j'ignore l'identité, chose que je n'ai jamais faite.
11h 08min
Je me lève difficilement et je me rends compte je ne suis pas chez moi mais toujours dans le nightclub plus précisément là où cet homme m'a vaguement fait l'amour.
Quelques souvenirs de la nuit dernière me reviennent et je ne peux m'empêcher de sourire bêtement. Je retrouve mon sac à main et je saisis mon téléphone, je vois des dizaines d'appels manqués d'Helena ainsi que des messages qu'elle m'a laissé.
C'est sûr qu'elle va me tuer de l'avoir rendue inquiète, en me levant je vois une petite lettre et un chèque sur la table basse. Je les saisis, il est écrit sur la lettre :
" Prends une pilule, faut pas tu vas te retrouver avec un gosse sans moi car on ne se reverra plus "
J'hoche les épaules, qu'est ce qui lui fait croire que je suis assez stupide pour laisser un enfant naître de cette nuit.
Je fronce les sourcils en voyant le chiffre et le nombre de zéro qui s'en suivent. Il doit être assez riche et pense pouvoir me compenser de cette nuit sauf que moi je ne suis pas une pute.
J'en ai rien à foutre de cette somme et si j'avais la possibilité de lui rendre son chèque accompagné d'une bonne patate pour lui montrer que mon corps n'était pas à vendre.
Quel manque de respect !
La sonnerie de mon téléphone retentit, ce qui me fait sortir de mes pensées. Qui d'autre si ce n'est ma folle qui essaie de me joindre.
Je prends ce bout de papier et le chèque que je mets dans mon sac et quitte le lieu.
**Appartement personnel
À peine, ai-je posé un pied dans le salon qu'Helena me bombarde déjà avec ses
questions. Je soupire et je vais m'assoir sur le canapé sur ses regards de travers que j'ignore.
Helena : Tu comptes me répondre ? Tu m'as foutu une de ses trouilles, j'ai même contacté les hôpitaux pour savoir si tu n'y étais pas.
Sarah : Ça va, je vais bien !
Helena : Après avoir fini de danser, je t'ai cherché en vain, le serveur m'a dit que t'étais partie avec un mec. Qui est ce gars ?
Sarah : Je l'ignore, je l'appelle le mystérieux.
Elle me fusille du regard, je m'éclate de rire et je lui raconte tout ce qui s'est passé cette nuit.
Helena : Hein !? T'as pas fait pas Sarah ? Comment tu peux écarter les jambes devant un mec que tu n'as jamais vu ? Tu perds la tête, c'est ça ?
Sarah : Ça suffit, tais toi ! Je suis pas une gamine, je sais ce que je fais. Arrête de me réprimander car t'es pas mieux que moi là.
Helena ( en soupirant ) : Tu vas me rendre folle un de ces jours ! Nous avons obtenu les postes, il nous reste deux jours pour commencer ce boulot.
On sautille de joie comme des gamines, nous allons enfin quitter cette ville et oublier tous les mauvais souvenirs derrière nous.
Helena : J'espère que tu n'auras pas à regretter ton acte.
Que veut elle dire ? Je la fixe avec un mine qui essaie de comprendre ce qu'elle essaie de me dire à travers cette phrase.