Chapitre 2

Chapitre 2

Steve Asseko

Enfin je fais partie du groupe louange en tant que pianiste j’interviens que le samedi, le dimanche j’assiste au culte comme les autres fidèles de l’église.

Cela me fait du bien de me remettre à jouer car à port gentil je n’allais presque plus aux répétitions.

J’aime me sentir utile dans la maison du Seigneur. C’est un privilège pour moi de le servir à nouveau…

Clap clap clap clap

Ce sont les acclamations qui m’arrachent de mes pensées.

Alban, l’un des pianistes, le principal de l’église me fait signe de jouer, ce que je fais de suite.

Je me mets à jouer le chant intitulé ‘’cet air que je respire’’.

A la fin de la réunion, je papote avec Alban, un garçon très sympa humble et flexible, de taille moyenne, noir de peau.

Je me souviens qu’en arrivant ici dans cette église, il a été le premier à m’aborder je revenais fraichement de Port-Gentil.

Et mon premier objectif c’était de me trouver une bonne église.

Un de mes amis depuis Port-Gentil m'a parlé de cette église.

Pour le reste, les parent s’en chargeaient.

Ils ont trouvé une belle maison qu’ils ont d'ailleurs acheté récemment à batterie quatre.

Je sais que c'est loin de l'église mais bon c'est une recommandation.

Je suis Steve ASSEKO, j’ai un mètre soixante-cinq, noir de peau, pas très gros, les amis disent de moi que j’ai des yeux révolver, avec une barbichette, un sourire angélique.

Certaines personnes disent que je suis sévère, d’autres que je tue du regard mais je ne suis pratiquement rien de tout ça.

Je suis l’ainé d’une fratrie de trois enfants mon cadet, Jonathan ASSEKO et la benjamine Arisa bonie ASSEKO tous deux vingt ans et dix-huit ans.

Mon papa, Arisani ASSEKO est ingénieur dans une boite de la place à Libreville, ma Maman, Adeline OBONE épouse ASSEKO par contre travaillait dans une Banque à Port-Gentil.

Nous vivions tous à Port-Gentil jusqu’au jour ou papa a été affecté à Libreville.

Au début, il passait la semaine à Libreville et rentrait le vendredi soir à Port-Gentil pour repartir le dimanche après-midi.

Cela ne réjouissait pas maman qui se retrouvait avec toutes les responsabilités sur le dos.

Un jour, maman a décidé de faire un rapprochement de couple et nous voilà à Libreville.

Papa et Maman ont dû chercher une maison plus grande car la maison ou il dormait n’avait que deux chambres et c’était provisoire.

Nous nous sommes retrouvés ensuite dans notre maison de batterie quatre jusqu’à aujourd’hui et tout va bon train.

Je sors de mes pensées et je tombe sur une jolie fille, elle regarde dans ma direction et sourit, je lui fais un sourire en retour, elle se rapproche et me tend la main.

La fille (me tendant sa main) : Bonjour frère na yo !

Moi : (un peu surpris, lui tendant la main en retour) : Euh bonjour !

Elle (croisant les bras) : Je me prénomme Medelva et toi ?

J’étais surpris de voir une fille prendre son courage et ne m'aborder, enfin pas que ça ne m’était jamais arrivé, mais quand même sa façon de le faire était franchement osée mais bon, j’essaie de rassembler tous mes esprits pour lui répondre

Moi (un peu à l’ouest) : Steve avec un seul ‘’E’’

ELLE (toujours souriante) : Oh ok !

J’adore ce prénom.

Moi (un peu gêné) : Ce n’est qu’un prénom tu sais !

Elle (s’en allant) : Ok Steve j'espère que prochainement tu ne l’oublieras pas !

Prochainement ?!! ????????

Quelques Minutes plutard

Je dis aurevoir à Alban que je trouve en train de parler avec une fille.

****

Je rentre à peine à la maison et comme a l’accoutumé bonie court pour sauter sur moi, elle ne se rend pas compte qu’elle prend de l'âge celle-là.

Bonie (la main à la hanche) : Yaya tu m’as apporté quoi ?

Moi (haussant les épaules) : Bah moi !

Bonie (boudant) : Rohhhh !

Toi je te vois tous les jours je suis même fatiguée de le faire.

Moi (tirant une chaise) : Eh bien souffres de me voir.

Bonie (croisant les bras) : Sérieux tu ne m’as rien apporté ?

Moi (prenant place) : Bah rien !

Bonie (boudant) : Méchant vah !

Moi (se servant de l'eau) : Arrêtes de faire le bébé tu es vieille !!!

Bonie (grimaçant en tirant la langue) : Hummmmm

Moi (moqueur) : Tu n'as même pas honte ! Vieille Vah !!

Bonie : Oh que Non !!!

Jonathan (entrant dans le salon) : Bonsoir Yaya !

Moi (après une gorgé) : Bonsoir petit frère !!!

Jonathan (s'adressant à bonie) : Wa !

Mema a lè wa ! (Toi ! Maman te fait appel en langue fang ethni du Gabon)

Bonie (posant les mains à plat sur la table) : Ya Jona ?

Jonathan : Quoi ?

Bonie (pointant du doigt sur la table) : Elle ne pouvait pas directement te demander de faire ce pour quoi elle m'appelle là ?

Jonathan (feignant de la gifler) : Tchiup vas là-bas. !!!

Moi (amusé ) : Lloool, Jona, papa est rentré ?

Jonathan (tirant la chaise) : Non Yaya. Et à la Church (l'église) aujourd'hui ?

Moi (soudainement souriant) : C'était cool ça faisait un bye figure toi !!! On ira tous le samedi prochain.

Jonathan : J'imagine ! Ok.

[À Steve]

Au fait, ça m'est sorti de la tête, une jeune demoiselle est passée tout à l'heure demander après toi.

Moi (les yeux grands ouverts) : Pardon !!?

Mais de quoi il parle celui là ?

Une jeune fille serait venu ici aujourd'hui ?

Mais qui ça peut bien être ?

Ce n'est quand même pas... nonnn !

Chapitre 3

Chapitre 3

Steve Asseko.

Jonathan (étonné de ma réaction) : Bah quoi !?

Ce n'est pas non plus la première fois, je te signale.

Moi (curieux) : Oui je sais... Comment était-elle ?

Jonathan (riant aux éclats) : Yaya !

Je t'ai bien eu ah ah !!!

Regarde ton visage !!!

Bon sang yaya, je parle de Roanne kia kia kia.

Roanne, la fille de la sœur de maman.

Moi (roulant les yeux agacé) : Mince, ce petit m'énerve parfois.

J’ai eu une de ses trouilles !!

Avoir peur même pourquoi ?

Qui craignais-je de rencontrer chez moi ?

Personne !!!

Mais quand même sans mentir j'aurai voulu que ça soit elle :

Medelva, lool finalement je n'ai pas oublié son prénom.

Le lendemain

Christine MABIKA ép KOUMBA.

Christine (rentrant de l'église) : Bonjour papa !

Jean (énervé) : Je suis ton père ?

Christine (surprise par sa réaction) : Mais je t'appelle toujours comme ça !!

C'est aujourd'hui que tu refuses ?

Jean (d'un ton sec) : Oui ! Parce que tu me manques de respect !!!

Christine (les yeux écarquillés) : Eh Jean !!!

J’ai fait quoi encore ?

Jean (menaçant) : Ah !!!

Là maintenant c'est Jean ?

Ce n'est plus papa ?

[Me pointant du doigt]

Méfie-toi hein Christine.

Là tu reviens de l'église n'est-ce pas ?

Tu m'as laissé à manger ??

Christine (stupéfaite) : Mais mon mari… !!!

Jean (gesticulant) : Ah voilà que tu te souviens de qui je suis pour toi !!!

Christine (ajoutant) : J'ai tout laissé, tout était dans la cuisine.

J’ai demandé à Medelva de te faire la table.

Jean (l'air désintéressé) : Beh, C’est sûr qu'elle ne l’a pas faite !

Christine (bougeant la tête en signe d'exaspération) : Elle l'a faite devant moi !

***

Je dépose les sachets dans un coin de la cuisine avant de repenser à ce que mon mari vient de faire comme scène !!

Humm quelqu'un tu lui fais du bien, tu prends soins de lui, le soigne, lui fais à manger mais pas de reconnaissance, c’est toi qui dois encore lui donner la nourriture à la cuillère.

Je pense encore aux choses de mon corps lorsque mon cher mari me rejoint dans la cuisine.

Jean (le visage fermé): Oh madame !!

Il faut venir m’assister je dois manger.

Moi : Humm ! Pardon, allons.

Jean me devance et nous nous rendons dans un coin du salon où il prend place et commence à se servir pour manger.

INCROYABLE !!!

Jean est un homme compliqué et difficile à vivre parfois.

Je l'ai connu il sortait à peine de l’Université Omar Bongo et à six mois de notre relation il m’annonça qu'il devait impérativement aller à l'étranger poursuivre ses études car l'UOB ne le convenait pas avec des grèves répétées et des turbulences grotesques.

Imaginez un peu comment je me suis senti ce jour là.

Déjà, pour moi, la relation allait s'arrêter là, Il trouvera certainement quelqu'un de plus belle que moi et aussi intelligente que je ne l'était.

Il faut dire que l'etranger pour nous signifiait : la grandeur d'esprit, la reussite, la richesse et bien plus encore.

C'était difficile pour tous les deux, quoique C’était son rêve d'aller au pays des blancs.

On s'était promis de rester fidèles.

L'absence ne fut pas si longue car un an après il reganait le Gabon d'urgence, son papa venait de nous quitter.

Ce fut éprouvant mais on surmonta ensemble.

Un an après le décès, nous avons continué nos études. Nous nous sommes mariés peu de temps après et nous avons eu cette merveilleuse fille : Medelva

Qui, passe son baccalauréat cette année.

Je regarde mon mari manger sa boulette avec le nyembouet et la viande de brousse que j’ai eu au show-show(Quartier de Libreville), ils en vendent tous les samedis et mardis avec du poisson de Mayumba, crevettes et autres.

Il a pris de l’âge mais il est resté beau. Sauf que grognon mais je l’aime comme ça.

Medelva (qui rentre à peine dans le salon) : Bonjour papa, bonjour maman !

Jean (interrompant son repas) : Bonjour ma grande fille, la future bachelière de chez les Koumba ah ah ah .

Moi (souriante): Bonjour ma fille.

Elle se débarrassa de son sac et nous rejoint à table, lasse.

Moi (m'adressant à Medelva) : il ne serait pas préférable que tu ailles d'abord te changer, laver les mains et revenir te servir ?

Le temps que j’ajoute deux autres plats ?

Jean (avec insistance) : Nooooon! Christine, c’est une future bachelière quand même !

Medelva est tout sourire en écoutant son père le dire.

Moi (l'air navré) : eh mamé, kokolu é ! Ce n'est pas de votre faute adié !

C'est moi qui ai accepté de m'engager.

Je me levais de table pour aller prendre les marmites dans la cuisine sous les rires intempestifs de mon mari et notre fille qui se racontaient je ne sais quoi.

Ils sont complices ces deux-là !.

Jean (raclant la gorge en s'adressant à sa fille) : Bon ! Chérie va te changer [reprenant son air sérieux] et vite !!

Medelva se lève sans broncher prend son sac et file dans sa chambre.

Un vrai bipolaire celui-là !

Je ressors quelques minutes après avec l'une des marmites, je m'apprête à repartir lorsque mon mari m'interpelle.

Jean (prenant un air sérieux) : Madame Koumba ?

Je me retourne, le regarde et lève les sourcils en signe de réponse.

Jean (reprenant) : Madame Koumba ?

Moi (répliquant) : Monsieur Koumba !

Jean (se levant de table) : Là, tu ne m'as toujours pas répondu Madame.

Faire l'école au Gabon c'est du gâchis Bon sang !!

Off.

Humm tu n'as fait qu'un an à l'etranger !

Donc tu es presque pareille que moi.

Lui (ajoutant) : On t'appelle, répond simplement oui chéri.

vraiment ! Fit-il agacé.

Ce n’est vraiment pas la peine !!

Il essuie sa bouche et ses mains avec le torchon qui se trouve sur la table, se dirigeant ensuite vers la chambre.

Je débarrasse la table et pose le plat pour Medelva vaut mieux éviter les conflits.

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Medelva

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