Chapitre 2
Chapitre 2
**** Maya ****
Je dépose les sacs à terre et me dirige vers la cuisine me servir un verre d'eau bien fraîche, le soleil ci ne dit pas son nom. Je vais ensuite à la douche, me débarrasser de toute cette sueur.
Sortie de la douche, je me vêtis d'un short jeans avec un haut dos nu. En me dirigeant vers la cuisine, j'entends mon téléphone vibrer dans mon sac à main. Je le cherche, et enfin décroche après avoir vu l'identifiant.
Moi: Allô
Papa: Oui maman, bonjour. Comment tu vas? Depuis hier qu'on t'appelle, tu ne répondais pas. L'inquiétude nous envahissait déjà.
Mon père m'appelle toujours maman, euh... sauf quand il est vraiment en colère contre moi ou que j'ai fait une bêtise. Je porte le prénom de ma grand-mère paternelle Paula. Eh oui! j'avais omis de vous donner celui-ci. Je m'appelle Greya Maya Paula.
Moi (souriant): Désolée papa, je n'avais pas d'unité pour te biper. Je dormais quand tu avais appelé.
Papa (soupirant): Ok. Alors tu reprends quand exactement? Tu disais en septembre mais nous sommes déjà en septembre là.
Moi (hésitante): Dans une semaine. Mais tu sais que pour reprendre, je dois préparer cela.
Papa (moqueur): J'ai compris ton message. Je te ferai signe dans les jours suivants.
Je m'apprête à sauter de joie lorsque j'entends la voix de ma mère parlant au loin.
Maman (grondant): Han! Elle a juste besoin de s'acheter des cahiers, quoi de plus pour préparer la rentrée. Elle n'est plus à la maternelle.Et il n'y a pas d'argent.
Bang! Elle a lancé sa phrase favorite. Avec ma mère, il n'y a jamais eu d'argent. Eh! la mère!
Moi (suppliant): Papa, je n'ai pratiquement plus rien. Même pas de quoi pour le transport.
Papa: Je t'appelle comme je t'ai dit. Allez bisou.
Moi: D'accord. Bisou
Je raccroche et me rends à la cuisine. Je prépare des pâtes à la sauce tomate vite fait. Je me sers et m'installe au salon pour manger. J'allume la télé pour regarder ma série qui commence à 15h, il reste encore une demi heure. Je loue une petite maison d'une chambre, un salon, une cuisine et une douche, le tout avec une petite terrasse. Juste le nécessaire. Mes parents étaient tellement inquiets que ma mère a dû venir l'année dernière pour voir dans quelles conditions je vis. Elle était satisfaite de mon emplacement et avait quelque peu meublé la maison qui ne contenait que mon matelas. Ne vous moquez pas, je vous vois. Finalement, ça a l'air de quelque chose. Le peu pour une vie estudiantine, je ne demande pas plus quand bien même, je sais que mon père n'hésiterait pas à me mettre à l'aise pour lui ramener un diplôme, comme il me le répète toujours. Il travaille à la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire des Etats de l'Afrique Centrale). On a toujours eu le minimum, et on ne s'en ait jamais plaint. Mon frère vit aux Etats-Unis, où il fait ses études en master. Ma grande-soeur, notre aînée est mariée, mère d'un adorable garçon, elle travaille dans une clinique comme infirmière. Ma petite soeur passe son bac cette année.
J'augmente le volume de la télé, la série vient de commencer. Je suis tellement captivée que je n'entends pas Mami rentrer dans le salon. Elle vient s'asseoir et ensemble toute notre attention est portée à la télé.
La série finie, je me lève et ramasse les sacs que Mami est venue me déposer. Je pars à la cuisine, ranger les achats faits. Mami est assise au salon.
Moi: Mami?
Mami: Yup! Tu dis?
Moi: J'ai préparé des pâtes, tu peux venir te servir ma chérie.
Mami me rejoint dans la cuisine.
Mami: Chou, j'ai déjà mangé chez Greg. En plus du bon saka saka avec du manioc
Moi (salivant): Et tu viens me dire quoi!! Eh, non t'es mauvaise. C'est pourquoi tu t'es pressée de me laisser toute seule.
Mami (riant): Je ne savais pas. Mais t'inquiète, j'ai ramené quelques paquets. Tu sais que sa soeur est finalement arrivée?
Moi (moqueuse): Ah les belle soeurs des autres oh. Où est pour nous?
Mami (riant): Toi, t'es folle
Nous rions et sortons à la terrasse nous installer après que j'ai fini à la cuisine. Le congossa pour tuer le temps. Armelle, la co-locataire de Mami nous rejoint. Nous bavardons jusqu'à la tombée de la nuit. Vous savez, il y a toujours des congossa à se dire!
Il est 19h, mon téléphone sonne, c'est Chris. Je décroche.
Moi: Oui monsieur
Chris (m'imitant): Oui madame. Comment a été la journée?
Moi: Vraiment fatigante, j'ai été faire quelques courses comme je t'ai dit. C'était vraiment suffisant pour me vider de mon énergie. Quoi de bon de ton côté?
Chris : Ce qui est intéressant, c'est que je me suis bien reposé toute la journée. J'appelais pour prendre de tes nouvelles.
Moi (le taquinant): Mon frère, on prend pas les nouvelles comme çà. Ca fait quoi si tu invites ta soeur à aller manger un bon plat ce soir.
Chris (riant): Weh, il n'y a jamais de simplicité avec toi. Toujours en train de tirer des situations.
Moi (faussement vexée): Oh même pas!
Chris (voix calme): Bon, tu veux aller où?
Moi: Je ne sais pas trop. Tu sais que je te taquinais. Je suis avec les filles ici en train de bavarder.
Chris: J'arrive dans 2h de temps vous chercher. Soyez prêtes.
Moi (surprise): Attends, t'es sérieux là?
Chris: Bien sûr. A tout de suite.
Il raccroche sans même que j'ai le temps de placer un mot. Je reste là ébahie et contente à la fois. Dire que je m’ennuyais. Il vient me sauver. Je me lève et demande aux filles de s’apprêter car Chris nous fait sortir.
Je rentre aussitôt à la douche. Je passe du shampoing dans mes cheveux. Je sors quelques minutes plus tard et je m’assieds pour me sécher les cheveux. C’est beau d’avoir les cheveux longs mais assurer l’entretien, c’est comme à la guerre. J’enfile une mini robe rouge qui fait ressortir ma taille. Je me fais un peu de maquillage, on ne sait jamais qui est dehors là-bas. Je porte des talons noirs et prends un petit sac où je mets mon portable et un peu d’argent. Mami et Armelle viennent me trouver au salon. Nous ne sommes pas restées longtemps à bavarder quand Chris a cogné à la porte. Je ferme la porte à clé et nous sortons au bord de la route prendre un taxi. Heureusement, que la concession n’est pas située loin de la voie. Chris parle au chauffeur et nous montons à bord. Quelques minutes plus tard, il nous dépose devant « The Local Grill », un restaurant plutôt chic et calme. Je regarde Chris, l’air surprise.
Moi (surprise) : Tu sais qu’on aurait pu aller ailleurs aussi. Pourquoi ici ?
Chris (souriant) : Allons- nous trouver une place.
Il passe devant et nous fait signe de nous asseoir à une table. Les filles et moi prenons place. Le serveur s’approche et prend nos commandes. Il revient nous servir nos boissons et quelques minutes après, les plats nous sont servis. Nous mangeons dans une bonne atmosphère, discutant de tout et de rien. On rit encore un moment, avant de quitter les lieux vers minuit. Chris nous paie un taxi et il rentre de son côté. Il a insisté de nous accompagner mais nous avons pu le convaincre que tout ira bien.
Dans le taxi, Mami se raclant la gorge.
Mami : Je sens plus qu’un air d’amitié. Même s’il t’avait donné sa parole qu’il se tiendra qu’à cela, c’est plus que clair qu’il veut plus et s’exprime.
Moi (éloignée) : …
Je préfère faire la sourde oreille que d’avoir à accepter que Mami a raison. Ou est-ce la peur ? Je ne sais pas.
Chris et moi avions fréquenté la même école de langue, mais nous nous sommes perdus de vue après. Un jour sur facebook, je reçois une demande d’amis mais je ne le reconnaissais pas. Je l’ai quand même ajouté et il m’a rappelé que nous avions fréquenté ensemble. Il est grand de taille, teint clair. Il vit avec son frère aîné qui gagne bien sa vie en tant que manager dans une compagnie privée américaine d’informatiques. Du coup, Chris ne manque de rien. Ils louent une grande villa. C’est Fred qui s’occupe de lui. Il m’a avoué peu après ses sentiments pour moi. Mais j’ai clairement fait comprendre que je ne voyais pas notre relation sous un autre angle. Il avait finalement décidé qu’on resterait amis car il ne voulait pas perdre mon amitié. Chris est mon boo (pote). Il est devenu comme un frère. On s’est très vite liés. Rigolades, sorties, révisions. Avec Malick et Chris, c’est devenu comme une famille. Nous avions rencontré Malick à notre première année. Depuis lors, c’est le trio. Beaucoup de gens murmuraient en classe que Chris et moi sortons ensemble, on s’en tape de leurs commentaires. Depuis après qu’on s’est honnêtement parlé, il n’a plus jamais abordé ce sujet. Tout se passe bien que je me refuse de penser à ce que Mami a dit.
Le taxi se gare devant la concession et nous en descendons. Je me dirige vers ma porte en souhaitant une bonne nuit aux filles. J’ouvre la porte, me déshabille, je mets ma nuisette rose, allume le AC et m’affale sur le lit.
Chapitre 3
***Maya****
Il est environ 15h quand je quitte de chez Chris. J’y étais depuis ce matin vers 10h. J’ai passé disant la demi- journée chez lui. Fred est allé visiter les parents au pays, la Côte d’Ivoire ! Fred me dit que je devrais aller visiter. S’il veut bien me payer le billet, je ne déclinerais pas cette offre inh. Ca fait du bien de sortir un peu. Ces trois derniers jours, j’étais entre les quatre murs de ma maison. Chris m’accompagne pour prendre le bus. Nous marchons jusqu’à la grande voie, nous nous arrêtons à l’ombre, bavardons en attendant le bus. Tous les bus qui passent sont pleins. A cette heure même, l’embouteillage est intense. 15min plus tard, un bus s’arrête pour laisser descendre des passagers. Je monte et fais signe de la main à Chris. Je décide de m’arrêter à l’agence EcoBank sur mon trajet. Je demande mon arrêt et traverse pour aller à l’agence. Papa m’avait appelé le lendemain de notre conversation pour me dire qu’il a fait un virement sur mon compte. Arrivée au guichet automatique, je me mets à la suite de cette queue qui s’est formée. Pourquoi tant de monde ? Oups ! J’oubliais que c’est le week-end déjà. Un vendredi !! Allez comprendre pourquoi il y a autant de mouvements. Pauvre de Maya ! Que tu vas encore passer le week-end avec les pop-corn devant la télé.
Je sursaute, le monsieur juste derrière moi vient de me taper sur les épaules. C’est mon tour finalement. J’étais perdue dans mes pensées que je n’ai pas remarqué que c’était à mon tour. J’insère ma carte dans la machine et entre le code. Je vérifie le montant et un sourire s’affiche sur mon visage. Ah !! Dieu merci, j’ai suffisamment pour subvenir à mes besoins, en plus de ce qui me restait sur le compte. Humm je vois vos réactions déjà, venez seulement, on va partager l’eau et le sucre.
Je sors de l’agence et me dirige vers l’arrêt des bus. Je vois un bus qui est à moitié plein ; j’y monte. Je vais d’abord m’installer sur le second siège arrière avant de changer et revenir m’asseoir sur le premier aux côtés d’un jeune homme. Le bus démarre et je veux m’adosser au siège quand je lève la tête et remarque mon voisin… Je le reconnais. Le même gars qui était assis à côté de moi dans le bus il y a quatre jours. Il ne s’était point gêné de me dévisager ; bon j’ai un peu fait pareil, c’est vrai. Et pendant tout le trajet, j’avais le regard vers l’extérieur. J’évitais son regard au fait. Mais tout mon être voulait lui adresser la parole ou attendait qu’il fasse le pas. Mais rien ne se fit. Il était descendu à l’arrêt avant moi.
Et voilà que je le retrouve encore dans un bus. Nos regards se croisent, il me sourit. Je lui rends son sourire. Je sors mon porte- monnaie pour régler mon dû. Alors que je cherche, il tend un billet de 20rand au chargeur et lui dit que c’est pour nous deux. Je précise mon arrêt au chargeur et me retourne vers mon voisin.
Moi (souriant) : Merci. Ce n’était pas vraiment la peine. J’allais payer
Lui (souriant) : Je sais. Mais ça me fait plaisir de faire cela. Je m’appelle Patrick.
Moi : Et moi c’est Maya.
Patrick : Joli prénom.
Moi : Merci, c’est gentil.
Patrick : Tu es à Johannesburg depuis ?
Moi : J’en suis à ma deuxième année. Je ne suis plus une bleue (nouvelle) en tout cas.
Il est habillé d'un T-shirt noir, un jeans bleu avec des baskets. Il porte des lunettes noires. En me retournant plus vers lui, je remarque qu'il a un percing à l'oreille droite.
Patrick (riant) : Ne sois pas sur la défensive, je demandais seulement. C’est bien. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps de bavarder, je descends à l’arrêt suivant. On pourrait toutefois se revoir. Je le souhaite vraiment.
Moi (sourire timide) : …
Patrick (me tendant son téléphone) : Tu me passes ton numéro ?
Je le regarde, hésitante. Mon cœur bat tellement vide, je ne saurais dire la raison. Je prends le téléphone qu’il me tend et entre mon numéro. Il l’enregistre aussitôt.
Patrick (se levant) : Je t’appelle.
Je le regarde s’éloigner les sachets en mains. Il revenait des courses donc.
J’arrive à la maison, j’envoie un texto à Chris pour lui signaler que je suis bien arrivée. Je m’allonge sur le lit et revois la scène du bus. Plus j’y pense, plus mon cœur s’illumine. Patrick est vraiment beau, une belle corpulence qui justifie les activités physiques. Il est d’un noir beau et clean.
Je ne sais pas exactement… tout ce que je sais c’est qu’à cet instant je suis contente, un sentiment que je ne saurai nommer. Perdue dans mes pensées, le sommeil me gagne finalement.
****Patrick****
Je compose le numéro de Maya. Après trois sonneries, elle décroche.
Maya : Allo
Moi (Voix sérieuse) : Oui bonsoir. Je ne te dérange pas j’espère ?
Maya (soupirant) : Non du tout.
Moi (pensif) : Tu fais quoi demain ? Je me disais puisque c’est samedi, on pourrait sortir un peu.
Maya : Ok. Je n’ai rien de prévu. Ca me permettra de sortir un peu.
Moi (content) : Cool. On se dit à demain. Je passerai à 18h30 te chercher. Tu m’envoies par message l’adresse.
Maya : D’accord. Je te l’envoie sur whatsapp.
Moi : Ok. Passe une bonne nuit.
Je raccroche. Quand il faut y aller, il faut aller. La première fois, je l’ai laissée partir, cette fois pas question. Quand on dit qu’il y a toujours une seconde chance.
Je me rappelle la première fois dans le bus, elle a totalement évité mon regard. Elle a eu le regard braqué sur le dehors pendant tout le trajet, sauf le moment qu’elle me regardait. Ce qui m’avait amusé. Et aujourd’hui encore ! Un bon gaboma saisit toujours les opportunités à son endroit.
Je rentre dans la douche me laver. En me savonnant, je ne peux m’empêcher de revoir son image, de revivre notre conversation dans le bus. L’eau qui coule sur mon corps, me donne une sensation de bien-être. Toute cette chaleur me fatigue. Je sors et vais à la chambre, m’habiller.
Je m’appelle Patrick Junior N’zengui, de nationalité gabonaise, j’étudie en Banque Finances. En réalité, je cherche à soutenir mon niveau car jusque là je ne détenais qu’un BTS (Brevet Technique Supérieur). J’avais commencé à faire un stage dans une banque de la place avant de me faire confirmer. J’ai décidé de venir continuer ici. A 25 ans, on peut dire que je suis plutôt bien parti.
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Chapitre 3
Chapitre 4
*** Marie ***
Je rince les habits et après avoir essoré, je les expose sur la corde à linge. Avec ce soleil, cela ne prendra pas longtemps pour que tout soit sec. Je me suis levée très tôt ce matin, j’ai décidé de commencer la journée avec une lessive, ma garde-robe complète est vide. Je dois remettre de l’ordre un peu, autant mieux le faire ce samedi. Lundi, je commencerai les cours. J’ai hâte d’y être. Maya dit que c’est toujours excitant au début. Je fais comptabilité, je me suis inscrite dans la même université que Maya.
Je me lève et finis de ranger les bassines. J’ai fini avec la lessive, je vais à l’intérieur pour arranger mes affaires. Je trouve Armelle qui est en train de nettoyer les toilettes.
Armelle (pensive) : Mami, on mange quoi aujourd’hui ? Ne me dis pas les pâtes s’il te plaît
Je me tords de rire, Armelle n’aime pas trop les pâtes. Elle dit en avoir trop mangé. Je m’arrête à la porte de la douche.
Moi (souriant) : Non, j’aimerai bien qu’on prépare le madesu. J’avais pris un paquet de ce que la sœur de Greg avait ramené.
Armelle (contente) : Weeh ma sœur, c’est ça tu dis comme ça. Quoi de bon qu’un bon plat du pays. C’est ce qu’on appelle week-end.
Je la regarde chantonner. Je vais à la cuisine mettre les haricots dans l’eau et retourne à la chambre m’activer à mes tâches. Je vide ma garde-robe et prends le temps de l’arranger à nouveau. Après cela, j’enlève les toiles d’araignée qui se forment dans les coins de la maison. Je balaie et nettoie toute la maison. Je loue un petit coin qui me suffit. Il y a une douche et cuisine, une chambre à coucher et un petit hall servant de salon. A peu près la même chose comme chez Maya, à la seule différence que c’est beaucoup plus vaste chez elle. Armelle m’a rejointe deux mois après mon emménagement. Ca me permet d’avoir de la compagnie.
A la cuisine, Armelle est à la cuisson. J’ai fini le ménage. Je vais cogner chez Maya, elle est aussi en train de nettoyer chez elle. J’échange un peu avec elle avant de revenir regarder la télé. Mon téléphone sonne. A la sonnerie, je sais que c’est mon chéri. Je décroche le cœur ravi.
Moi (Voix mielleuse) : Allo mon amour
Greg (Voix triste) : Oui. Comment tu vas sweet love ?
Moi (inquiète) : Je vais bien. Malheureusement, je ne peux pas en dire autant pour toi. Ta voix me laisse penser qu’il y a un problème. Qu’y a-t-il ?
Greg (hésitant) : Tu es à la maison ? Je passe.
Moi : Oui. Je suis là
Il raccroche le téléphone. Je reste là pensive pendant un court temps. Je suis prête à parier qu’il a un problème. Bon, j’attends de découvrir quand il sera là.
Une heure plus tard, Greg arrive. Il me fait la bise. Je le sens perturbé, mais j’attends quand on sera seul pour lui demander ce qui ne va pas. Armelle vient servir la table. Je crie appeler Maya, qui vient nous rejoindre. Elle fait l’accolade à Greg, les deux s’entendent bien, toujours en train de se taquiner. Greg est drôle, je crois c’est pourquoi avec Maya le courant passe hyper bien contrairement avec Armelle, où il en reste juste aux salutations et quelquefois causeries. Maya est timide, mais une fois qu’elle est habituée à une personne, un peu de sa timidité s’efface. Elle adore rire, et ça se comprend car son entourage est composé des gens avec un esprit ouvert et drôle. Elle ne parle pas trop, pas vraiment bavarde. Je me souviens quand elle a emménagé dans le coin, j’ai fait fort pour la faire sortir de sa carapace.
Nous mangeons dans une humeur agréable. Bavardages, rires… Je vois mon chéri qui a repris un air agréable. Pendant tout l’après-midi, nous restons là à regarder un film. Armelle va se laver et sors. Elle dit avoir un rendez-vous avec un gars qui ne cessait de l’appeler après qu’elle lui ait passé son numéro de téléphone.
Maya retourne chez elle. Elle va se reposer un peu, elle dit être fatiguée après sa corvée. Elle embrasse Greg et se dirige vers la porte.
Maya (moqueuse) : Pas de bêtise les enfants. Je ne suis pas prête d’être tata. Laissez-moi profiter un peu avant de m’occuper de mon neveu.
Greg et moi rions. Je lui lance un papier froissé qui était là sur la table. Elle ouvre la porte et sort en riant.
Allongé sur le lit, Greg a le regard fixé au plafond. Je me couvre le corps d’un pagne et viens m’asseoir près de lui.
Moi : Qu’est-ce qui te dérange ?
Greg (fixant toujours le plafond) : ….
Moi (Voix mielleuse) : Parle-moi mon amour
Il se redresse et me regarde. Je ne peux vraiment pas dire l’expression que son regard affiche.
Greg (direct) : Je vais venir avec Céline rester chez toi.
Oh !!! Mais comment ? Pourquoi ? Ce n’était pas une demande mais une annonce ou dirai-je une affirmation. Céline, c’est la petite sœur de Greg venue récemment du pays. Mais ça veut dire quoi ça ? Il me le dit juste comme ça sans m’en parler avant. Je reste ébahie par ce que je viens d’entendre.
Greg (suppliant) : Nous avions eu des problèmes avec le bailleur et il nous donne deux semaines pour quitter. Il n’y a que toi qui peux m’aider. J’en ai parlé aux parents, mais tu sais que notre situation financière n’est pas au top. En attendant, on pourrait venir ici, s’il te plait sweet love.
Je reste là à le regarder sans trop savoir comment réagir ?
**** Patrick ****
Samedi, 18h25
Je suis arrivé devant le supermarché que Maya m’avait indiqué hier par message. Je suis habillé d’un jeans et d’une chemise bleue dont je déboutonne volontairement les deux premiers boutons laissant ainsi apparaître un peu mon torse. Je l’ai appelé, et elle dit qu’elle arrive. 5min plus tard, je la vois venir dans ma direction. Elle a vraiment une belle taille. Mince, on dirait un mannequin à un défilé de mode. Avec les lampadaires, je peux bien distinguer son visage noir maquillé de façon simple mais très beau. Elle est habillée d’une robe noire qui dessine sa forme fine. Arrivée à mon niveau, je l’embrasse, j’aurai bien aimé goûter à ses lèvres qui brillent autant mais mieux vaut aller pas à pas.
Moi (l’admirant) : T’es belle.
Maya (souriant) : Merci. T’es pas mal aussi.
Je réponds par un sourire. Un gaboma qui se néglige, vous avez vu ça où. J’arrête un taxi qui nous dépose quelques minutes plus tard devant le centre commercial. J’ai choisi qu’on vienne ici car il y a plein d’endroits de détente mais aussi un restaurant calme dans lequel on pourra aller manger. Nous marchons un peu devant les boutiques pour nous rendre au restaurant.
Je tire la chaise et lui demande de s’asseoir. Elle s’assied et je prends place en face d’elle. Le monsieur vient prendre nos commandes. Elle n’est pas trop bavarde, semble timide, ou est-ce moi qui lui fais cet effet ?
Nos repas servis, nous mangeons en bavardant. Je lui pose des questions sur ce qu’elle fait comme études. Elle me raconte un peu depuis son arrivée jusqu’aujourd’hui. Nous rions de ses mésaventures qu’elle explique d’un air amusé. La soirée se passe bien. Je lui raconte aussi quelques-unes de mes mésaventures. Nous quittons le restaurant vers 22h. Je vais la déposer chez elle. Arrivés devant le portail :
Maya (souriant) : C’est ici que j’habite. Merci pour cette soirée. J’ai aimé.
Moi (souriant) : Je t’en prie. C’est moi qui devrais te remercier, j’ai passé une très belle soirée.
Elle sourit. Je pose un baiser sur ses joues pour se dire au revoir. Elle s’apprête à rentrer lorsque je l’appelle, elle se retourne pour me regarder l’air interrogateur.
Moi : Ca te dirait de passer chez moi demain ? Je suis un bon cuisinier.
De l’expression de surprise sur son visage, je vois un sourire qui s’affiche. Elle secoue la tête mais semble hésitante.
Maya (hésitante) : … Ok mais ce sera dans la soirée. Je dois passer récupérer des affaires chez une amie après l’église.
Moi (jubilant) : Ok. Bonne nuit encore.
J’arrive à la maison, et je me change avant de m’affaler sur le lit. Quelle belle soirée !!!
*****
Dimanche
Il est 18h et Maya vient de me faire signe qu’elle est au bord de la route. J’enfile mon polo et sors la rejoindre. Ensemble, nous revenons à la maison. J’ai pris soin de nettoyer ce matin.
Maya (observant l’endroit) : C’est beau et propre chez toi
Moi (content) : Merci. Prends place. Je te sers quelque chose ?
Elle acquiesce de la tête et je rentre à la cuisine lui servir un verre de jus. Je mets la table et elle m’aide. J’ai préparé du poisson avec du riz. Nous mangeons et je débarrasse. Elle me rejoint à la cuisine et propose de faire la vaisselle. Je refuse mais elle insiste tellement que j’ai dû céder. Je retourne nettoyer la table avant de revenir à la cuisine. Je me tiens à la porte, la regardant faire. Elle est tellement occupée que ça a lui pris du temps pour remarquer ma présence. Je m’approche tout doucement d’elle et lui passe les mains autour de la hanche. Je lui pose un baiser dans le cou. Son parfum m’enivre. Elle essaie de se détacher.
Maya (soupirant) : Hum. Je n’ai pas fini.
Moi (voix mielleuse) : Ca peut attendre demain.
Avant qu’elle ne puisse répondre, je la fais retourner, l’obligeant ainsi à me faire face. Je pose mes lèvres sur les siennes tout en caressant son corps. Elle a les lèvres vraiment douces et sucrées. Réticente au début, elle finit par se laisser aller. Nous échangeons un baiser fougueux. Je la tire vers la chambre et nous tombons sur le lit. Je lui mordille l’oreille, ce qui la fait gémir. D’un geste lent, je me débarrasse de son débardeur, ensuite son soutien-gorge. Elle a de petites poitrines, j’aime et cela m’excite encore plus. Avec ma langue, je lui suçote les seins provoquant ainsi son excitation. Elle passe ses mains sur mon corps soulevant ainsi mon polo qu’elle réussit par enlever. Nos corps qui se touchent créent une réaction en moi. Les minutes qui suivent, nous nous retrouvons complètement nus. Je visite minutieusement chaque partie de son corps avec ma langue. Mes mains dessinent des chemins sur son corps. Elle se lève, se retournant de dos de manière à ce que ses fesses frottent mon bouton. Je raidis aussitôt, j’ai envie de la pénétrer. Mais non ! Je veux qu’elle me le demande. Je veux qu’elle me supplie de le faire. Je m’allonge sur elle, la soulevant d’un côté permettant ainsi de m’amuser avec ses seins. Lui donnant des baisers dans le cou, je prolonge ma main sur son jardin secret. Avec mes doigts, je m’amuse avec son bouton d’or. Elle ferme les yeux gémissant, avec cette position, je peux totalement voir le plaisir monter en elle. Elle pousse un cri, rouvre les yeux.
Maya (me fixant) : Prends-moi s’il te plait. Je n’en peux plus.
Sans mot dire, je m’éloigne d’elle et prend le préservatif que j’enfile. Je reviens vers elle. Je passe mes mains autour de son corps. Je l’embrasse avec passion. Et tout doucement, je commence à m’introduire en elle.
Moi : Regarde-moi
Elle ouvre les yeux et me regarde. Pendant que je m’introduis en elle, nous nous communiquons par le regard. Elle frémit de plaisir.
Maya (gémissant) : Allons tout…
Je ne la laisse pas finir sa phrase, et l’embrasse. Je sens le plaisir m’envahir, elle est bonne et douce. J’accélère mes mouvements. Elle crie mon nom, ce qui m’encourage encore plus. Elle me serre fort, je suis pris entre mes activités. La tension monte, la chaleur se dégage de nos corps. Maya gémit de plus en plus. Quelques minutes après, elle atteint son orgasme, ce qui provoque le mien au même moment. Je me recouche sur le lit, la serrant dans mes bras, je lui pose un baiser au front avant de me lever pour aller à la douche.
Je reste choqué à la vue de ce que je vois. Mon Dieu non !!! Maya me regarde gênée et apeurée à la fois. Elle tremble. Que vient-il de se passer? Je prends ma tête entre mes mains.
Maya (tremblante) : J’ai essayé de te prévenir…
Je ne l’écoute pas. Trop perdu dans mes pensées. Je ramène mon regard sur elle.
Moi (me tenant la tête) : C’est ta première fois!!?
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