Chapitre 2

Le silence s'installa après que Pascal eut terminé sa conversation téléphonique avec sa mère. Emma, trouvant soudainement son homme un peu étrange, commença à lui demander ce qui se passait. Elle pensait qu'il y avait un problème ou une mauvaise nouvelle.

Emma : Mon amour, qu'est-ce qui ne va pas ? Est-ce que maman a un problème ? Ou c'est peut-être papa ?

Pascal : Ma reine, tout va bien, je suis simplement surpris par la manière dont ma mère m'a parlé au téléphone. Elle a même demandé de tes nouvelles. Ce qui est encore plus étrange, c'est qu'elle viendra nous rendre visite ce week-end...

Pascal n'avait pas fini de parler que Emma se jeta dans ses bras, toute contente. Elle était vraiment heureuse d'apprendre cette nouvelle.

Emma : Chéri, tu ne peux pas imaginer à quel point je suis heureuse d'apprendre que maman s'est enquis de mes nouvelles. C'est une bonne nouvelle à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Enfin, les choses commencent à rentrer dans l'ordre.

Pascal : Alors, d'après toi, est-ce qu'il y avait encore des choses en désordre ?

Emma : Tu ne peux pas comprendre, Pascal. C'est vrai que je suis heureuse avec toi, mais lorsque je pense à tout ce que maman nous a dit, et surtout au fait qu'elle n'a jamais été d'accord avec notre mariage, cela me déchire le cœur.

Pascal : Mais mon bébé !

Emma : Oui, mon chéri. J'ai passé des nuits blanches à me demander ce que je lui ai fait ou ce que j'ai pu faire dans le passé, sans le savoir, qui aurait pu avoir des conséquences sur mon présent. Je passais même mon temps au travail à y réfléchir, mais je n'ai jamais obtenu de réponse. Je ne sais vraiment pas ce que j'ai fait pour qu'elle me déteste autant. Après tout, elle est aussi une mère pour moi, je ne la considère même pas comme une belle-mère, mais comme ma propre mère. Alors pourquoi ne peut-elle pas me dire ce que j'ai fait de mal ?

Emma fondit en larmes, malgré la joie que la nouvelle avait ravivée en elle. En pensant à tout ce que la mère de Pascal lui avait dit et continuait de lui dire, elle se laissa envahir par cette tristesse qu'elle essayait de dissimuler à son homme. Elle souffrait en silence, faisant semblant que tout allait bien.

Pascal : Ma reine, je t'ai déjà dit plusieurs fois de ne plus te soucier de cette affaire concernant ma mère. C'est vrai, c'est ma mère, mais cela ne signifie pas qu'elle doit prendre toutes les décisions à ma place ou me pousser à faire ce qu'elle veut. Et moi, je ne le veux pas.

Le plus important, c'est que nous soyons ensemble, et rien ne changera cela. Je ne t'abandonnerai jamais, Emmanuella. Tu es la reine de mon royaume, et c'est toi seule qui feras de ce royaume un paradis. Alors arrête de te tourmenter. Tu sais très bien que je n'aime pas te voir dans cet état.

Emma : Je t'aime, Pascal, mon amour. Je t'aime, et tu sais que je ne peux jamais te vouloir du mal. Même ta sœur ne m'apprécie pas, car pour elle, je suis un obstacle à ton épanouissement et je ne suis pas digne d'être ta femme.

Pascal : Ma reine, mon amour, essuie tes larmes, s'il te plaît. Arrête de pleurer et réponds à cette question que je vais te poser.

Emma essuya ses larmes, et Pascal prit sa main pour l'aider à effacer les traces de ses pleurs sur ses joues. Il regarda sa femme droit dans les yeux et captura ses lèvres. Emma se laissa aller, malgré son état émotionnel.

Ils s'arrêtèrent un instant, et après avoir déposé un baiser sur le front d'Emma, Pascal commença à lui parler doucement.

Pascal : Ma reine, ma beauté, la seule fleur qui embellit mon jardin d'amour, la seule femme qui illumine ma vie, celle avec qui la vie est si merveilleuse... peux-tu me faire un sourire ? J'en ai besoin pour trouver plus d'inspiration.

Pascal réussit à arracher un sourire à Emma, et cette dernière se réfugia dans ses bras.

Emma : Je ne peux pas vivre sans toi, mon amour.

Pascal : Et pour moi, il est pratiquement impossible de vivre ma vie sans toi, car tu es ma raison d'être. Tu viens de dire que ma sœur ne t'aime pas, que ma mère ne supporte pas ta présence, et qu'à leurs yeux, tu n'es pas digne d'être ma reine, la femme de ma vie. Mais qu'en penses-tu réellement ?

Lorsque tu te regardes attentivement, lorsque nous sortons ensemble, lors de nos sorties, de nos séances de shopping ou autre, comment te vois-tu et comment te sens-tu ? Je ne tiens pas compte de ce que dit ma famille, mais je tiens compte de ce que dit la femme que j'aime, celle qui a un cœur en or. Alors je t'écoute, est-ce que tu ne te sens pas à la hauteur ?

Emma : Chéri, si je suis ici avec toi, si je partage tout avec toi, c'est parce que je me vois dans ton monde, et que tu es présent dans le mien. Je me sens reine lorsque je suis à tes côtés, je suis digne d'être la femme d'un homme aussi merveilleux que toi, mon amour, et tu es le seul homme qui mérite de régner sur mon cœur.

Pascal : Alors pourquoi te fais-tu encore du mal en accordant de l'importance aux ragots ? Moi, je n'ai même pas le temps pour ces futilités qui n'ont aucun sens dans ma vie. La seule chose qui compte, c'est d'avoir ta présence à mes côtés, rien d'autre.

Elles pensent que tu es un obstacle à mon évolution, alors que pour moi, tu es la raison, la source de mon évolution, et avec toi, mes rêves ne cessent de se réaliser. J'étais employé avant, mais maintenant, je gère ma propre entreprise.

Sois fière de toi, ma chérie, et sache que les hommes ont tendance à se mêler de ce qui ne les regarde pas. Bon, je dois partir, sinon je serai en retard.

Emma ne dit plus rien et laissa la joie que les paroles de son homme ravivaient en elle prendre le dessus. Elle prit le sac de Pascal et le suivit jusqu'à sa voiture. Après lui avoir donné un baiser, Pascal monta dans sa voiture et quitta la maison lorsque le gardien lui ouvrit le portail.

Résidence d'Amanda...

Amanda rentra chez elle et lorsqu'elle s'apprêtait à entrer, elle se retrouva nez à nez avec sa fille Gloria.

Amanda : Où est-ce que tu vas comme ça, madame ?

Gloria : Chez Stéphane.

Amanda : Ce que je ne comprends pas, c'est quand est-ce que vous allez enfin vous décider à vous marier ? Il est venu faire connaissance, et il a du mal à te demander en mariage ?

Gloria : Maman, je t'en prie, assieds-toi d'abord avant de revenir sur ce sujet. Tu viens tout juste de rentrer, s'il te plaît.

Amanda s'assit, et Gloria lui apporta un verre d'eau. Elle but une gorgée et voulut continuer, lorsque Gloria lui demanda où elle était partie si tôt le matin.

Amanda : Maintenant, je dois rendre des comptes dans ma propre maison ?

Gloria : Est-ce que j'ai dit ça ? C'est grâce à papa que j'ai su que tu n'étais pas dans ta chambre.

Amanda : Ah bon ? Il n'est pas allé travailler ?

Gloria : Il est déjà parti. Maintenant, peux-tu répondre à ma question ?

Amanda : Je suis allée rendre visite à une amie. As-tu quelque chose de prévu ce week-end ?

Gloria : Tu veux dire dans deux jours ?

Amanda : Oui.

Gloria : Je ne pense pas, j'ai un rendez-vous avec Stéphane. Pourquoi tu demandes ça ?

Amanda : Je veux aller voir ton frère aîné.

Gloria : Quoi ? Je rêve ou quoi ?

Amanda : Quelle est cette réaction ?

Gloria : Je suis pressée, je vais être en retard. Nous en parlerons à mon retour, maman.

Gloria fit un bisou à sa mère et partit rapidement. Amanda regarda autour d'elle avant de sortir la poudre qu'elle avait prise chez Baba et commença à rire.

Amanda : Cette femme aura ce qu'elle veut. Oui, je vais lui donner ce qu'elle veut. Elle ne sera jamais la grand-mère de mes petits-enfants.

Chapitre 3

Amanda se leva sans tarder afin de déposer la poudre que Baba lui avait confiée dans un endroit sécurisé. Une fois dans sa chambre, elle se mit à réfléchir aux paroles du grand féticheur concernant ce qu'elle était sur le point d'accomplir.

Cependant, elle n'eut pas beaucoup de temps pour y réfléchir et comprendre ce qu'il voulait lui faire comprendre en lui disant qu'il y aurait un prix à payer une fois qu'elle aurait obtenu ce qu'elle désirait.

Après avoir déposé la poudre dans son sac de voyage, elle sortit de sa chambre pour se rendre au marché afin d'acheter quelques articles.

Emma était prête à se rendre au travail lorsque sa sœur, qu'elle avait essayé de joindre sans succès, l'appela. Elle décrocha et entama la conversation avec elle.

Clarisse : Bonjour ma sœur, comment vas-tu ce matin ? Je viens de voir tes appels manqués. Je préparais le petit-déjeuner pour mon mari, sans oublier ton neveu qui ne voulait pas aller à l'école. J'espère que tout va bien ?

Emma : Oui, tout va bien. Je voulais juste te demander si tu pouvais venir passer le week-end chez moi demain. Ma belle-mère souhaite nous rendre visite, ce qui est une première depuis notre mariage. J'ai pensé que ce serait une bonne idée que tu viennes m'aider à lui faire une surprise. Si cela ne te dérange pas, bien sûr.

Clarisse : Cela ne me dérange pas du tout, je viendrai passer le week-end avec vous. Mon mari part en voyage demain, donc je serai seule à la maison avec Ricardo.

Emma : Parfait alors.

Clarisse : Mais dis-moi, tu parles bien de ta belle-mère, la mère de Pascal ?

Emma : Oui. Je sais que cette nouvelle peut être surprenante, mais on peut dire que Dieu a commencé à exaucer mes prières. Je n'aurais jamais imaginé qu'elle déciderait de nous rendre visite, compte tenu de tout ce qu'elle nous a dit. Dans tous les cas, je suis tellement contente.

Clarisse : Il est normal que tu sois remplie de joie après une telle nouvelle. Mais je te conseille d'être vigilante. Il doit y avoir une raison derrière sa décision. Peut-être qu'elle cherche à semer le désordre dans votre foyer, chose qu'elle n'a pas réussi à faire en étant loin de vous. Je ne te dis pas de te méfier de ta belle-mère, mais je n'ai aucune confiance en cette femme et des mères comme elle peuvent être capables de tout. Tu n'as rien fait pour mériter son mépris envers toi. Fais donc attention.

Emma : J'ai bien compris ce que tu as dit. Je vais devoir te quitter maintenant, sinon je serai en retard.

Clarisse : Très bien ma chérie. Prends soin de toi et prie.

Emma : Ne t'inquiète pas, grande sœur.

Clarisse raccrocha, Emma rangea son téléphone dans son sac et sortit. Une fois dehors, elle monta dans la voiture et le chauffeur démarra.

Résidence de Stéphane.

Stéphane était au téléphone, engagé dans une conversation. Il n'était pas allé travailler car il était en congé.

Stéphane : Mais Jolie, tu sais très bien que nous avons tout le temps. Comment peux-tu penser une telle chose ? Tu sais que je t'aime et que je te veux dans ma vie, oui, je veux t'épouser. C'est pour cette raison que je suis venu rencontrer tes parents.

Jolie : Et ensuite ? Tu as fait leur connaissance, et après ? Tu sais quoi, je commence à perdre l'enthousiasme dans cette relation. Je ne peux pas passer ma vie dans une relation amoureuse pleine d'illusions.

Stéphane : Que veux-tu dire par là ?

Jolie : Si tu me veux vraiment, épouse-moi. Je veux vivre sous le même toit que toi. Tu as déjà l'âge requis et tu as un emploi. Je ne comprends pas pourquoi tu hésites encore à me passer la bague au doigt. On dirait que tu joues avec moi.

Stéphane : Pourquoi parles-tu ainsi, mon amour ?

Jolie : Je t'ai demandé de me donner une clé de ton appartement, mais tu as refusé. Depuis que tu as rencontré mes parents, tu ne m'as plus rendu visite et tu es constamment en mission. Et quand tu n'es pas en mission, tu m'appelles seulement pour le sexe. Si tu as envie de faire l'amour, tu viens chez moi.

Stéphane : Mon amour, ces derniers temps, je suis très occupé et je dois être stable avant de parler de mariage. Je ne sais pas pourquoi tu es si pressée.

Jolie : Stéphane, je suis fatiguée de tout cela. Je te donne un mois. Si tu ne viens pas voir mes parents pour préparer notre mariage, oublie-moi. Je sais que tu es un coureur de jupons et je ne suis pas la seule femme dans ta vie.

Stéphane : Qu'est-ce que cela signifie ?

Jolie : Mon chéri, tu m'as bien compris. Passe une bonne journée.

Jolie raccrocha, et Stéphane voulut la rappeler lorsque Gloria entra dans la pièce.

Après lui avoir fait un baiser, elle s'assit sur le canapé et lui fit face.

Gloria : Mon amour, j'espère que tu as passé une bonne nuit ?

Stéphane : Tu sais très bien que sans toi à mes côtés, les nuits ne sont jamais bonnes. Tu me manques tellement ces derniers temps, et j'ai vraiment hâte que tu viennes vivre avec moi.

Gloria : Ah bon ? Ce n'est pas toi qui disais que tu n'étais pas prêt pour le mariage ? Mais tu sais bien que je suis à toi et que tu es à moi.

Stéphane : Ne t'inquiète pas, nous nous marierons. J'ai encore certaines choses à régler avant de me lancer. S'il te plaît.

Gloria : Mais qu'est-ce qui t'empêche toujours de t'engager ? Je me pose des questions sans obtenir de réponse. Ma mère commence également à se poser des questions sur notre relation.

Stéphane : Qu'est-ce que cela signifie ? Je suis venu rencontrer ta famille car je te veux dans ma vie. Que veux-tu dire par "elle se pose des questions" ?

Gloria : Cela fait déjà deux ans que tu as rencontré ma famille. Tu as promis que nous nous marierions un an après cette rencontre. Mais j'ai l'impression que tout ça n'était que mensonge. Tu trouves de l'argent et tu changes de voiture sans cesse, mais tu as du mal à envisager notre mariage.

Stéphane : Ma beauté, tu sais bien que je ne te ferais jamais de mal. Tu es la seule femme de ma vie et je ne jouerais jamais avec tes sentiments. Je ne comprends pas pourquoi tu doutes de moi. Et si je te dis que je suis déjà en train de préparer notre mariage ?

Gloria : Tu es sérieux en disant cela ?

Stéphane : Nous nous marierons avant la fin de cette année. Je veux avoir ma femme à mes côtés.

Gloria : J'espère vraiment que tu ne plaisantes pas avec ça.

Stéphane : Alors tu ne me crois pas, c'est ça ? Très bien.

Gloria : Mon amour, s'il te plaît, ne te fâche pas.

Gloria se leva, s'approcha de Stéphane et ils commencèrent à s'embrasser. Stéphane voulait aller plus loin, mais Gloria l'arrêta.

Stéphane : Qu'y a-t-il ?

Gloria : Tu veux encore faire l'amour ?

Stéphane : Est-ce un problème ?

Gloria : Oui, je suis en période de fécondité et je suis fatiguée de prendre des pilules. Es-tu prêt à utiliser une autre méthode contraceptive ?

Stéphane : Tu sais bien que je n'aime pas ça du tout.

Gloria : Alors comment allons-nous faire ? Je ne veux plus prendre la pilule.

Stéphane : Je ne peux pas assumer une grossesse, c'est pour cela que tu m'as interrompu pour me parler de ça ?

Gloria : Je n'ai jamais dit ça.

Stéphane : Alors quel est le problème ? Lève-toi et suis-moi.

Ils se levèrent et se dirigèrent vers la chambre à coucher.

Le lendemain...

Emma était à la maison, en train de cuisiner avec sa sœur. Pascal était assis dehors sur la véranda, travaillant sur son ordinateur, lorsque le taxi arriva pour déposer Amanda.

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Ma Belle mère, Ma Stérilité

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