Chapitre 2
Ils échangèrent un baiser tendre avant qu'Éric ne monte dans sa voiture et ne prenne la route. Il était soulagé de constater qu'il n'y avait pas beaucoup de trafic, ce qui lui permit d'arriver à l'heure au bureau. Une fois arrivé, il retrouva son patron qui l'attendait pour discuter d'un dossier important.
Plus tard...
Lisette avait terminé ses tâches ménagères.
Lisette, vêtue d'une élégante robe bleue marine qui mettait en valeur sa silhouette gracieuse, avait soigneusement coiffé ses cheveux noirs qui encadraient son visage lumineux. Son regard était empreint d'une douce détermination alors qu'elle descendait les marches de sa maison et s'avançait vers sa voiture, garée avec précision devant l'allée.
Elle ouvrit la portière avec grâce et s'installa confortablement sur le siège conducteur. Les mains fermement posées sur le volant, elle observa attentivement les alentours avant de démarrer le moteur avec assurance. Les rayons du soleil caressaient délicatement son visage, lui donnant une aura radieuse.
La voiture s'élança sur la route, le doux ronronnement du moteur accompagnant la mélodie tranquille diffusée par la radio. Lisette était concentrée, ajustant avec précision sa vitesse et son positionnement sur la route. Son visage reflétait une expression de détermination, comme si chaque kilomètre parcouru la rapprochait un peu plus de sa destination tant attendue.
Dans le silence de l'habitacle, Lisette laissait son esprit vagabonder, revivant les souvenirs précieux passés en compagnie de sa mère. Les rires partagés, les confidences échangées et les conseils maternels résonnaient dans sa mémoire, nourrissant son cœur d'une chaleur réconfortante. Les traits de son visage s'adoucirent, exprimant l'affection profonde qu'elle ressentait pour sa mère.
Le paysage défilait rapidement à travers les vitres de la voiture, les arbres verdoyants et les champs en fleurs créant une toile vivante de couleurs et de textures. Lisette se laissait imprégner par la beauté de la nature qui l'entourait, se sentant connectée à un monde plus vaste, empreint de calme et de sérénité.
Au fur et à mesure que la distance entre elle et sa mère se réduisait, Lisette ressentait une excitation grandissante. Les battements de son cœur s'accéléraient légèrement, témoignant de l'impatience qui brûlait en elle. Elle savait que chaque instant passé en compagnie de sa mère était un cadeau précieux, une opportunité de renforcer leur lien indéfectible.
De l’autre côté…
Dans l'enceinte aéroportuaire, Debby, l'amie de longue date de Lisette, tant attendue après une absence de plusieurs années, faisait enfin son retour. Les liens qui les unissaient semblaient avoir été quelque peu distendus par le temps et le silence, sans aucune nouvelle partagée entre elles. Avec élégance et aplomb, Debby sollicita l'intervention de son chauffeur, qui se hâta de se présenter à sa rencontre.
******
Finalement, la voiture s'immobilisa devant la maison de ses parents. Lisette coupa le moteur et prit une profonde inspiration pour se préparer mentalement à cet instant de retrouvailles. Son regard pétillait d'émotion, exprimant à la fois l'amour profond.
Dans une atmosphère empreinte de respect et de solennité, Lisette fit entrer sa voiture avec précaution dans la cour de la demeure. Sa mère, Madame Martinez, une figure digne et distinguée, était assise dehors, sur la véranda, attendant patiemment son arrivée. Lisette, consciente de l'étiquette, sortit de la voiture avec grâce et salua respectueusement sa mère avant de s'informer de sa petite sœur.
Madame Martinez, d'une voix douce et chaleureuse, répondit : « Ta sœur se porte à merveille, ma chère. Elle vient tout juste de rentrer de l'université. Et ton mari ? Comment va-t-il ? »
Lisette, rayonnante d'amour et de bonheur, répondit avec une lueur dans les yeux : « Très bien, maman. Éric est l'amour de ma vie. »
Touchée par l'évidence de cet amour sincère, Madame Martinez poursuivit : « Je le remarque à chaque fois que je parle de lui. Que le bon Dieu vous bénisse, vous garde et vous protège de tous les obstacles qui pourraient se dresser sur votre chemin. »
Lisette, reconnaissante et empreinte de conviction, répondit avec ferveur : « Amen, maman. Mais je ne suis pas sûre que quiconque puisse nous séparer, car nous nous aimons profondément. Éric m'aime et moi aussi je l'aime, maman. »
La mère, comprenant et appréciant cette connexion indéniable entre le couple, répondit avec une tendresse maternelle : « Je le sais très bien, ma fille, et c'est précisément ce que j'apprécie chez vous deux. Cependant, je désire ardemment voir mes petits-enfants. »
Lisette, dans un ton respectueux mais ferme, exprima son assurance : « Maman, soyez assurée que vous verrez vos petits-enfants. Mais c'est une question liée au travail... »
Intriguée par cette référence au travail, Madame Martinez demanda avec curiosité : « Quel travail ? »
Chapitre 3
Lisette prit la parole avec un ton fatigué mais résigné : « Oui maman, Éric est occupé par son travail. Il rentre même fatigué parfois. Moi aussi, avec les commandes et autres obligations de mon restaurant, ce n'est pas la joie. Depuis qu'Éric a agrandi mon restaurant, même avec toutes mes employées, ce n'est pas la joie. Éric est vraiment un bon homme. Parfois, je suis tellement fatiguée que je n'arrive même pas à lui servir à manger. Mais il ne se plaint pas du tout. »
Madame Martinez répondit d'un ton préoccupé et autoritaire : « Non, ma fille, tu dois tout faire pour prendre soin de ton mari. Ce n'est pas bien, même s'il ne dit rien. Parce qu'il t'aime et c'est lui-même qui a agrandi ton restaurant, tu dois prendre soin de lui. »
Lisette acquiesça avec une résolution renforcée : « D'accord maman, je ferai des efforts. »
Madame Martinez insista sur sa demande d'une voix ferme : « Non, tu dois prendre soin de lui, c'est tout. Et concernant tes employées au restaurant, je vais t'en trouver d'autres qui peuvent t'aider. Mais n'oublie pas que je veux voir mes petits-enfants. »
Lisette consentit avec une légère frustration : « D'accord maman, c'est compris. C'est ce que papa me dit aussi tous les jours. Oh, j'ai oublié, où est papa ? »
Madame Martinez exprima son étonnement d'un ton légèrement irrité : « Comment peux-tu poser une telle question ? Ton père ne va pas travailler ? »
Lisette s'excusa avec empressement : « Si, mais il m'a dit hier au téléphone qu'il avait pris une semaine de congé, si je ne me trompe pas. »
Madame Martinez marqua sa perplexité d'une voix troublée : « Ah bon ? Je ne suis pas au courant. Mais il est quand même sorti de la maison ce matin. »
Lisette décida de mettre fin à la conversation avec sa mère : « D'accord maman, bon je vais prendre congé de vous. Je dois aller faire des courses pour mon restaurant. »
Madame Martinez rappela une demande précédente avec une pointe d'insistance : « D'accord ma chérie, mais ta sœur veut te voir. Elle me parle de ça depuis longtemps. »
Lisette soupira, légèrement agacée : « D'accord maman, elle veut encore me dire quoi cette fois. »
Lisette se rendit chez sa sœur Gloria, qui fut accueillante et enthousiaste : « Ma beauté, tu es là pour moi ? » demanda Lisette.
Gloria répondit avec excitation : « Oh grande sœur, tu es venue ? J'étais sur le point de t'appeler. »
Lisette demanda avec sollicitude : « Ah bon ? Il y a un problème ? »
Gloria exprima son besoin d'une manière préoccupée : « Oui grande sœur, j'ai besoin d'un peu d'argent pour finaliser mes documents de licence, mais papa me dit toujours qu'il va venir, et le temps passe. Tu connais maman aussi, elle n'aime pas sortir son argent si elle sait que papa en a. »
Lisette chercha une solution, compatissante : « D'accord, j'ai compris. Tu fais quelque chose ? »
Gloria révéla son incapacité d'un ton déçu : « Non grande sœur, je peux faire quelque chose pour toi? »
Lisette proposa une idée avec gentillesse : « Tu peux m'accompagner au marché, non ? Parce que j'ai déjà passé commande et je veux juste vérifier les choses. »
Gloria accepta, tout en montrant son empressement : « D'accord grande sœur, donne-moi cinq minutes pour me changer. »
Lisette demanda de faire vite avec légèreté : « D'accord, je t'attends, mais fais vite s'il te plaît. »
Gloria remarqua la grandeur du restaurant de Lisette avec étonnement et interrogations : « D'accord !!! Mais grande sœur, ton restaurant est devenu grand, hein !? On dirait un quartier transformé en restaurant. Ce n'est pas trop ? Et ton mari aussi, on dirait qu'il veut prendre toute la ville pour toi seule. »
Lisette réagit avec une pointe d'agacement : « Vraiment, cette fille va me tuer. Je vais te laisser et partir maintenant. »
Gloria essaya de retenir Lisette avec une demande sincère : « Non, s'il te plaît... »
Finalement, elles se rendirent ensemble au marché, puis au restaurant.
Lisette et sa sœur échangeaient des propos autour d'une table dans son établissement gastronomique lorsque soudain, une ravissante demoiselle s'approcha d'elles. Il s'agissait de Debby, l'intime amie de Lisette. Cette dernière exprima le désir de passer commande au restaurant, lorsqu'elle aperçut Lisette et la reconnut immédiatement.
Elle salua Lisette et sa sœur avec courtoisie. Lisette, initialement, ne parvint pas à la reconnaître et supposa qu'elle avait une demande à formuler.
Lisette « Bonsoir madame, puis-je vous être utile ? » demanda Lisette.
Debby « Lisette, ne me reconnais-tu pas ? Ou bien est-ce que ton prénom ne serait pas Lisette ? »
Lisette « Bien sûr que je suis Lisette, vous me connaissez ? »
Debby « Mais Lisette, c'est moi, Debby, ta camarade de l'université. »
Lisette « Debby, Debby, vraiment ? Debby, mon amie proche de l'université ? »
Debby « Oui, ma chérie, c'est bel et bien moi. Tu es devenue si magnifique. »
Lisette « Toi aussi, c'est vraiment surprenant. Tu es partie et tu m'as complètement oubliée. »
Debby « Ma chère amie, tu peux dire la même chose ? Je pense toujours à toi. Je suis même revenue dans notre pays aujourd'hui. Je voulais flâner et quand j'ai vu le nom du restaurant, je me suis rappelée ce que tu disais autrefois. Avec le nom de ton restaurant et tout cela, je voulais manger quelque chose ici, et c'est là que je t'ai aperçue. »
Lisette « Je comprends. Sois la bienvenue chez Lise Restos-Bar-Pâtisserie alors. »
Debby « Merci infiniment. Bon, que fais-tu ici ? Ou bien es-tu venue pour prendre quelque chose, tout comme moi ? »
Lisette « Oui, on peut dire ça. »
Debby « Quoi, Lisette ? Ne me dis pas que ce restaurant t'appartient, n'est-ce pas ? »
Lisette « Cela peut te sembler étrange, mais oui, c'est bel et bien mon restaurant. »
Debby « Waouh ! On dirait un véritable paradis. Ce vaste établissement est uniquement le tien ? »
Lisette « Oui, ma chérie. Que souhaites-tu déguster afin que je demande au personnel de te servir ? »
Debby passa commande de son repas et elles entamèrent une conversation informelle.