Chapitre 2
CHRIS Je vis désormais tout seul dans la grande maison offerte par mon père lors de mon mariage. djifa blessings. Il faut d’ailleurs que je voie mon Avocat pour divorcer de cette traîtresse. Je dois finir le plus rapidement possible avec cet épisode de ma vie. Ce n’est pas du tout facile de sortir sa femme et son meilleur ami de sa vie au même moment mais pour ma sécurité, mon moral et mon équilibre, je n’ai pas d’autre choix. Perdu dans mes réflexions, je sursaute en sentant quelqu’un entrer dans mon bureau. Et dire que la Secrétaire ne m’a pas annoncé sa visite ! Mais je n’ai pas à lui en vouloir ; c’est moi-même qui lui avait dit que ce type pouvait aller et venir comme il voulait dans mon entreprise. Il va falloir que je recadre les choses. C’était Marcos qui venait d’entrer dans mon bureau. Je l’observe en silence s’approcher et le comble, c’est qu’il a même le culot de s’asseoir.
Marcos : bonjour Chris ;
Moi (ignorant sa salutation) : je ne t’ai pas demandé de t’asseoir ;
Marcos : je sais que tu es très fâché ; mais laisse-moi t’expliquer ;
Moi (furieux) : sors de mon bureau et ne reviens plus jamais ;
Marcos : mon ami, mon frère ; ne laisse pas une femme nous séparer ; je te jure que c’est Murielle qui…
Moi (le coupant) : Tu te fous de ma gueule ? Ou c’est juste une blague ? Je n’ai que faire de tes explications ; Murielle est désormais ta femme ; va t’occuper d’elle et de votre fils ;
Marcos (ton suppliant) : s’il te plaît Chris ;
Chris : écoute, dorénavant, je suis Monsieur Mavula pour toi et non Chris ; maintenant, si tu ne sors pas d’ici dans la minute qui suit, je t’humilierai en te faisant sortir par les agents de sécurité. Et tu sais bien que je suis sérieux ! Ne voulant être la risée de tous mes employés qui lui vouaient beaucoup de respect comme s’il était leur chef, Marcos s’en alla sans plus insister. Colère et rage sont les sentiments qui m’animent après son départ. On aura tout vu ! Il passe son temps à baiser ma femme, lui fait un enfant qui m’est collé et a le culot de se pointer pour soi-disant me donner des explications ! J’appelle ma Secrétaire particulière et lui demande de me faire un thé de passiflore afin de me calmer mes nerfs. J’en profite pour lui notifier de ne plus laisser Marcos entrer dans mon bureau jusqu’à nouvel ordre. lady nady. En attendant que le thé soit prêt, je prends mon téléphone et bloque son numéro et celui de Murielle. Lorsque je finis de boire mon thé, je ne me sentais pas toujours apaisé ; je me lève et fait les cent pas dans mon bureau ; on peut dire que Marcos a réussi à m’ébranler ; après quelques minutes passées en tourner en rond, je m’assois de nouveau et tente de continuer à travailler mais je n’arrive pas à me concentrer. Heureusement, Hospice mon frère aîné est venu me rendre visite. C’est plutôt rare. Je suis heureux de le voir ; comme il est le grand-frère, je l’appelle habituellement « Grand ».
Hospice : qu’est-ce que tu as Chris ? Tu as une mine d’enfer !
Moi : Grand, l’enfer, c’est encore meilleur ; tu t’imagines, cet imbécile de Marcos s’est pointé ici, soi-disant m’expliquer !
Hospice (étonné) : quelle audace ! Et tu l’as reçu ?
Moi : à ton avis ?
Hospice : si tu me dis que tu l’as reçu, j’irai tout de suite demander à maman si tu es vraiment l’enfant de papa ;
Moi (rigolant) : t’inquiète ; je suis un vrai Mavula moi ; je ne lui ai même pas donné le temps de s’expliquer ; j’appelle ça, du foutage de gueule, version premium. Le top quoi…
Hospice : Cette Murielle ne mérite pas ton amour ni Marcos, ton amitié. Je te félicite d’ailleurs de ne pas l’avoir frappé ou fait quelque chose de stupide. Garder son calme est capital dans ce genre de situation ;
Moi : il a la chance ; si on était dans un ghetto à New York, je peux t’assurer qu’il aura une belle balle dans sa tête après s’être présenté ici dans la seconde qui suit. Nous rigolons tous deux de cette blague puis Hospice poursuit :
Hospice : suite à ce qui t’est arrivé avec Marcos, je comprends qu’un ennemi peut se cacher derrière une amitié sincère ;
Moi : ah oui ! J’avais un ennemi intime ;
Hospice : D’ailleurs, bon débarras ; il vaut mieux être seul que mal accompagné ; mais désormais, sois sur tes gardes ; il y a un adage qui dit « Méfie-toi de tes ennemis mais plus encore de tes amis » ;
Moi : Grand, l’adage est confirmé ; je l’ai appris à mes dépens ;
Hospice : écoute, oublie ces pestes ; dis, connais-tu la fiancée cachée de Mario ?
Moi : je pensais qu’il t’en aurait parlé ! Tu es son ami, toi ;
Hospice (riant) : tais-toi jaloux ! Eh bien ! Figure-toi qu’il ne m’a rien dit ; il dit qu’il nous informera en temps opportun ;
Moi : en tout cas, je lui souhaite bonne chance ; j’espère qu’il ne trouvera pas une Murielle prime ;
Hospice : je sais que toutes les femmes ne sont pas les mêmes ; mais, avec ce qui t’est arrivé, je ne peux m’empêcher d’être sur mes gardes ; déjà, j’envisage faire un test de paternité à mes trois enfants ;
Moi (riant) : toi aussi ! Tes enfants sont tes copies légalisées ! Tellement, ils te ressemblent ! Même ta fille n’a pas pris les traits de Mireine ; c’est toi, tout craché ;
Hospice : que veux-tu que j’imagine ? L’histoire avec Murielle est flippante ; olympe dan; en tout cas, mon cher frère, nous sommes là pour toi ;
Moi : heureusement pour moi que vous ma famille, vous étiez là ; autrement, j’allais faire un AVC !
Hospice : Dans une famille, on est tous tributaire les uns des autres. Le malheur de l’un fait le malheur de tous. Il en va de même du bonheur ;
Moi : disons que j’ai de la chance car ce n’est pas ainsi dans toutes les familles ;
Hospice : mais c’est ce qui devrait être. Hospice et moi discutons encore un bon moment avant de nous séparer. Je dois avouer qu’en ce moment, mes parents et mes frères sont mes meilleurs remontants. CHARLY Je rentre à midi comme prévu, espérant voir ma femme à la maison mais elle n’y est pas. Claire la domestique, accourt, me libère de mon sac et me salue : Claire : bonne arrivée Monsieur ;
Moi : merci Claire ; où est Madame ? Claire : elle n’est pas là ; certainement au magasin. Je suis énervé mais j’évite de le montrer à la domestique. Je me dirige dans ma chambre pour me changer. Vanessa exagère ; je lui ai maintes fois répété que lorsqu’il m’arrive de rentrer à midi, j’aimerais la voir pour que nous déjeunons ensemble mais elle n’en fait qu’à sa tête ; apparemment son commerce est devenu sa priorité ; ai-je eu tort de lui ouvrir ce magasin ? Ce soir, il va me falloir avoir une bonne discussion avec elle car j’en ai marre. J’étais encore plongé dans mes pensées nourries de colère envers ma femme quand j’entends frapper à la porte.
Moi : qui est-ce ?
Claire : c’est Claire Monsieur ; votre déjeuner est servi ;
Moi : merci Claire ; j’arrive. Je me change et enfile une culotte ; je garde mon torse nu car je sentais la chaleur ; souvent, je préfère l’air frais à la climatisation.
Je me dirige vers la table à manger et je m’assois. djifa blessings. Claire est debout et s’empresse de me servir dès que je prends place. Je constate que c’est du riz gras ; je l’arrête lorsque je trouve que c’est suffisant ; la quantité est infirme mais de toute façon, je n’ai pas beaucoup d’appétit ; je comptais déjeuner avec Vanessa ; comme elle n’est pas là, je mangerai peu. Je change d’avis après avoir goûté au mets ; je finis la quantité servie et me ressert ; le goût est exquis ! Cette domestique est un vrai cordon bleu ; tout comme ma mère ; je dois avouer que je mange bien depuis son arrivée ; pas comme les autres que nous avions eues ! Evidemment, j’aurais aimé que ce soit ma femme qui fasse la cuisine mais elle n’aime pas se gêner. Je reconnais que ma chère épouse est une paresseuse mais je l’aime ainsi ; quand on aime, il faut prendre la personne en entièreté, y compris qualités et défauts. De toute façon, je ne l’ai pas épousé pour qu’elle me serve de femme de ménage et de cuisinière mais parce que je l’aime. J’aurais quand-même aimé que ma femme s’occupe plus souvent de moi, que ce soit elle qui me serve à table, qu’elle soit aux petits soins et tout le reste.
Nous sommes mariés depuis quatre ans mais jusque-là, la maison est vide de cette joie que procure les cris et les rires des enfants. Nous attendons toujours. Lorsque je finis mon déjeuner, je me dirige vers la chambre, histoire de me reposer un moment avant de repartir au boulot. ADJOKE Cela fait trois ans que je travaille chez Madame Mireine et son mari Hospice. Tout se passe bien ; elle est facile à vivre et ne fait pas d’histoires pour un rien ; en tout cas, elle n’est pas méchante et me traite bien ; sauf qu’elle me montre que c’est elle la patronne et moi l’employée ; c’est son droit ; du moment où elle n’exagère pas, je n’y trouve pas d’inconvénients ; madame Mireine a trois enfants de cinq, trois ans et un bébé de dix mois. Généralement, je garde le bébé à la maison pendant qu’elle est au travail. Il y a neuf mois environ, dès qu’il a posé les yeux sur moi, Mario, le frère de mon patron s’est intéressé à ma personne ; beau, jeune, élégant, il avait un teint noir brillant ; fraîchement rentré du Canada, il me plaisait énormément ; après avoir joué à la difficile pendant quatre mois, j’ai enfin accepté ses avances ; depuis cinq mois, nous sommes ensemble mais notre relation est encore cachée ; il en sera ainsi jusqu’à ce qu’il se décide à me présenter officiellement aux membres de sa famille.
Chaque mois, j’ai droit à deux jours de repos ; au lieu de rentrer en famille, c’est avec lui que je passe mon temps libre. Il dit qu’il m’aime et veut une relation sérieuse ; j’attends de voir car avec les hommes, prudence doit être le maître mot. Mais au même moment, je crois en la providence ; je suis jeune, belle et battante ; pourquoi un homme ne s’intéresserait-il pas à moi, tout simplement parce que je suis pour l’instant une simple domestique ? Je crois en ma bonne étoile ; Mario a de l’argent et c’est tant mieux ; mais Dieu est témoin que ce n’est pas cela qui m’a guidé. Je suis sincèrement tombée sous son charme. CLAIRE Mon patron qui au départ ne voulait pas trop manger s’est resservi ; j’en suis fière car cela signifie que le repas est délicieux ; lorsqu’il finit, je débarrasse et lui souhaite une bonne digestion. Il me remercie puis se dirige vers sa chambre, pour sûrement une petite sieste. C’est un bel homme, grand de taille avec un teint noir d’ébène ; olympe dan; il a un air strict mais il est plutôt gentil, tout le contraire de sa femme qui passe tout son temps à me faire des remontrances. Après environ deux heures de temps, Monsieur repart au travail. J’utilise le reste de l’après-midi à apprêter le repas du soir ; j’ai à peine fini quand j’entends la voix de ma patronne ; je courus ôter la culotte que je portais et me met en pagne comme elle me l’a recommandé. Je ressors la retrouver assise sur la terrasse, sûrement épuisée par sa dure journée. Je la saluai malgré sa mine renfrognée :
Moi : Bonne arrivée Madame. Sans prendre la peine de me répondre, elle commence à me crier dessus ; on dirait que c’est moi son anti-stress ; elle se déverse sur moi alors que je ne lui ai rien fait. Le comble, c’est qu’elle me demande de sortir mes affaires ; elle les fouille et les trie en mettant certains de côté ; notamment les mini-jupes, les pantalons, les culottes et certaines camisoles. Elle : je vais les conserver ; à ton départ, je te les retournerai car je suis sûre que tu les portes quand je ne suis pas là ; je t’ordonne également de ne plus te tresser ; garde tes cheveux tels quels et attache-les en chignon ; tu n’es pas à un concours de miss ici ; d’ailleurs, tu n’en as pas les caractéristiques. Cette dame est vraiment méchante ; lady nady;je n’ai même pas le droit de m’asseoir et de regarder la télévision ; même pas un petit plaisir avec tout le boulot que je fais dans la maison : lessive, ménage, cuisine, courses, vaisselle ! Comme si cela ne suffisait pas, elle s’en prend à mes vêtements et à mes cheveux ; comme elle me cherche, elle va me trouver ! Je me vengerai d’elle.
Chapitre 3
VANESSA Vraiment, je ne comprends pas Charly ; c’est lui-même qui a décidé de m’ouvrir un magasin ; je fais l’effort de m’y concentrer afin qu’il soit fier de moi mais tout le temps, c’est la bagarre ; à peine, suis-je rentrée ce soir, qu’il commence :
Charly : Vani, pourquoi ne t’ai-je pas trouvé à la maison ce midi ?
Moi : mais chéri, tu sais qu’il y a souvent de nombreux clients à la boutique ! La plupart sont des travailleuses du secteur public ou privé ; c’est justement entre midi et quinze heures qu’elles sont là !
Charly : je paie trois vendeuses pour t’aider ; ce n’est pas pour décorer ta boutique ; c’est pour qu’elles te suppléent en cas d’absence ;
Moi : mais elles peuvent s’entendre pour me voler ! Je ne veux pas prendre trop de risques ;
Charly : Vani, trop, c’est trop ; quand je te dis que je rentre à midi, j’attends que tu sois là ; arrange-toi désormais ; ou alors, je vire les vendeuses ;
Moi : ça c’est du chantage ; si tu ne veux plus que j’aille à la boutique, autant me le dire !
Charly : cette fois-ci, je suis formel ; djifa blessings; je ne veux pas que cela se reproduise ; je rentre à midi et ma femme n’est même pas là pour me tenir compagnie ; pourtant, je t’ai prévenue ;
Moi : dans ce cas, pourquoi payons-nous une domestique ? Elle est là pour cela ! Charly me jette un regard furieux avant de disparaître dans les couloirs ; il exagère ! Je le vois tous les jours ; matin et soir ; je devrais encore le voir certains midis ! Même si son visage est beau, ce n’est pas une raison ! C’est énervant à la fin ! Comme s’il n’y avait que ça à faire ! Peu de temps après, ma mère fait son apparition ; elle a de petits problèmes de santé et j’ai demandé au chauffeur d’aller la chercher en banlieue afin que je puisse l’emmener voir le Médecin très tôt le lendemain ; elle doit donc passer la nuit chez nous.
Moi : sois la bienvenue maman ;
Elle : merci ma fille chérie ; tu as l’air énervé !
Moi : je n’ai pas l’air énervé ; je le suis ; Ma mère prend place avant de m’interroger.
Elle : qu’y a-t-il ?
Moi : c’est Charly ; Elle : qu’est-ce qui se passe avec lui ?
Moi : il devient teigneux ; exigeant ; comme si je devrais être à sa disposition à tout instant !
Elle : et si tu m’expliquais clairement ce qui se passe ?
Moi : viens, allons dehors pour qu’il ne nous entende pas ;
Elle (s’affalant sur le canapé de la terrasse) : je t’écoute. Après lui avoir expliqué ce qui se passait, ma mère prend mes mains dans les siennes et se prononce :
Elle : Vani ma chérie, ton mari a raison ;
Moi (ôtant mes mains des siennes) : quoi ? Tu prends donc le parti de Charly contre moi ?
Elle : tu sais que tu es ma fille chérie ; je ne peux que te dire la vérité ; je n’ai aucun intérêt à te mentir ; ton mari a raison ; s’il rentre quelques fois à midi, c’est qu’il aimerait déjeuner avec toi ; il veut certainement être servi par toi ;
Moi : mais la domestique est là maman !
Elle : la domestique est là pour t’aider mais pas pour te remplacer ; pourtant, je t’ai donné de bons conseils lorsque tu t’apprêtais à te marier ; tu dois toujours les garder à l’esprit ; sacrifier deux heures de temps pour passer la pause avec ton mari les fois qu’il l’exige, tu peux le faire ;
Moi : maman, mon commerce est très important ; c’est ce qui me procure de l’argent ; et c’est justement dans ce créneau horaire que la clientèle est nombreuse ;
Elle : ne sois pas injuste ma chérie ; ton mari prend bien soin de toi et même de nous, ta famille ; tu n’as pas besoin de chercher l’argent outre mesure ; tu sais bien que ce magasin, c’est juste pour que tu aies une activité mais pas au point de le négliger ;
Moi : je ne le néglige pas ; c’est lui qui est exigeant ;
Elle : d’ailleurs, pourquoi prends-tu tout le temps des domestiques ? Quel est le travail qui te dépasse ici ? Tu n’as même pas un enfant ; vous n’êtes que deux et il te faut une ménagère ! Tu dois t’occuper de ta maison et de ton mari, toi-même ;
Moi : maman, tu as une conception ancestrale du mariage ; moi, je suis une fille émancipée ; être tout le temps aux petits soins du mari, faire la cuisine et le ménage soi-même, se soumettre à son homme comme s’il était Dieu ; tout ça, ce n’est plus à la mode ;
Elle : et pourtant ma fille, c’est ça qui marche ; ne confonds pas l’émancipation à la paresse ; votre conception moderne du mariage, du moins chez nous, ne conduit qu’au divorce ; ton homme est une personne responsable qui prend bien soin de toi ; en retour, tu lui dois soumission, respect et docilité ; je n’ai jamais dit que tu le dois le traiter comme un Dieu ; souviens-toi que Dieu lui-même demande à la femme de se soumettre ; la soumission n’est pas l’esclavage ; ton homme fait son devoir comme il faut ; tu ne mets pas un seul franc dans le fonctionnement de cette maison ; ta voiture a été achetée par lui ; même tes coiffures et tes vêtements, c’est lui qui paie ; la maison où je vis avec tes frères, c’est lui qui l’a construit et te l’a offert ; que veux-tu de plus ? Alors, je t’en prie ma chérie, ne fais rien qui puisse l'affecter négativement, le choquer, ou l'agacer pour ne pas compromettre la quiétude de votre relation ;
Moi (outrée) : il m’a offert une maison dans laquelle tu vis ; il m’a acheté une voiture et paie mes coiffures ! C’est pour cela que je devrais être à sa solde ? Il ne fait rien d’extraordinaire ; tous les hommes traitent ainsi leurs femmes !
Elle : ça se voit que tu ne connais pas ce qui se passe ailleurs ; détrompe-toi ; ton père, paix à son âme ne m’a pas fait tout cela ; il n’en avait d’ailleurs pas les moyens ; il y a des femmes qui prient nuit et jour pour être traitée de la sorte ! Si c’est une obligation pour l’homme de prendre soin de sa femme, sache que tous les hommes ne le font pas ; estime-toi heureuse et change de comportement ;
Moi (énervée) : maman, tu es ici pour ta consultation médicale ; il vaut mieux t’en tenir à cela ; autrement, je sens que nous allons nous disputer. Ma mère, sentant ma colère monter se tait ; elle a toujours évité de me contrarier car elle sait que je m’énerve vite. Nous sommes trois enfants mais il n’y a que moi qui prenne soin d’elle parce que mes deux petits frères ne peuvent rien ; l’un est diplômé sans emploi, l’autre est étudiant. Comme d’habitude, avant de me coucher, je demande à ce que la domestique me chauffe de l’eau car le chauffe-eau de la douche ne fonctionne pas depuis une semaine ; en attendant qu’il ne soit réparé la semaine prochaine, je me fais chauffer de l’eau dans une marmite et je la verse dans mon eau de bain ; je ne me lave qu’avec de l’eau tiède car l’eau froide me fait frissonner.
Une fois mon eau prête, je prends mon bain mais j’en sors avec une démangeaison terrible sur la peau ; je me gratte sérieusement. Je ne comprends pas ce qui se passe. Une fois hors de la salle de bains, j’appelle Claire avec rage. CLAIRE J’entends ma patronne crier mon nom comme d’habitude. Je me présente dans sa chambre et je la vois se gratter pendant que son mari conversait avec sa belle-mère au salon ; j’ai failli pouffer de rire mais je me suis retenue de le faire au risque de me faire virer cette nuit-même.
Vanessa : Claire, je n’ai pas compris ; dès que j’ai mis l’eau sur mon corps, j’ai commencé à me gratter ;
Moi (feignant d’être étonnée) : comment ça ? Vanessa : avec quelle marmite as-tu chauffé l’eau ?
Moi : la même que d’habitude ;
Vanessa : appelle-moi ma mère et reviens avec elle. Je sors de sa chambre en riant dans mon for intérieur ; je comprends bien ce qui se passe ; n’est-ce pas qu’elle m’insulte et me fait des reproches sans arrêt ? Eh bien ! J’ai promis me venger et je l’ai fait ; en effet, j’ai introduit dans l’eau avant de la chauffer, quelques feuilles d’une plante dont le contact avec la peau provoque de sérieuses démangeaisons. Je sais que ce n’est pas gentil mais c’est la manière que j’ai trouvé pour lui faire passer un mauvais quart d’heure ; d’ailleurs, elle m’en fait passer de très mauvaises toute la journée. Je reviens avec sa mère dans la chambre et elle lui explique son problème.
Maman Vanessa : c’est étrange ; es-tu sûre que tu ne sentais rien avant le bain ?
Vanessa (continuant de se gratter) : non maman ;
Maman Vanessa : est-ce que tu ne vas pas en parler à ton mari pour qu’il puisse aller à la pharmacie t’acheter une pommade contre les démangeaisons ?
Vanessa : ok maman ; Claire, va l’appeler. Je sors en souriant de joie. Bien fait pour elle. lady nady. Le patron peu de temps après avoir parlé à son épouse, sort la voiture et se rend à la pharmacie. Il revient trente minutes plus tard avec une pommade. CHARLY Tout avait été mis en place pour que Vanessa et moi nous dormions dos à dos ce soir ; mais apparemment, notre destin n’était pas de rester en guerre froide, du moins, pas ce soir ; en effet, j’avais déjà serré mon côté suite à la dispute avec ma femme ce soir ; je conversais avec ma belle-mère venue nous rendre visite quand Claire est venue m’appeler ; ma femme avait un problème ; elle se grattait sérieusement après son bain. J’ai dû me rendre à la pharmacie pour leur expliquer la situation ; ils m’ont vendu une pommade qui semble-t-il pourrait la calmer. Je suis revenu avec la pommade.
Moi : tiens ; le pharmacien a dit que les démangeaisons cesseront après l’application de cette pommade ;
Vanessa : merci chéri. Elle prend la pommade de mes mains, pendant que sa mère sortait de la chambre ; elle l’ouvre et se l’applique sur tout le corps ; elle sollicita mon aide pour le dos.
Vanessa : S’il te plaît, pourrais-tu m’aider à la passer sur le dos ?
Moi : volontiers. Je lui prends la pommade des mains. olympe dan. J’en prends dans la paume de ma main et je la lui applique sur tout le dos ; sa peau est si fraîche, si douce ! Pendant que je lui appliquais la pommade, des envies pas très catholiques naissent dans ma tête ; aussitôt ma tâche finie, je la prolonge sur les fesses et finalement, mon activité s’apparente beaucoup plus à des caresses qu’à un massage. J’aime le corps de ma femme ; ce corps nu m’a toujours fait vibrer ; je retourne ma femme, face à moi puis je prends ses lèvres afin de nous envoler dans un baiser langoureux.
Je m’attèle ensuite à lui donner du plaisir à travers d’autres parties de son corps. Ce bon moment passé ensemble nous a fait oublier la dispute de tout à l’heure. J’aime énormément Vanessa. Si seulement elle peut être moins paresseuse et plus disponible, j’en serai ravi. ADJOKE Je savoure comme d’habitude mes deux jours de repos avec mon amoureux ; pour le moment, il ne pouvait m’emmener chez ses parents. Nous allons donc dans une autre ville et prenons un hôtel pour deux jours. Depuis quatre mois, c’est ainsi. Entre nous, l’amour battait son plein ; tout est beau, tout est chic.
Moi : chéri, est-ce que tu ne vas pas déménager ?
Mario : pourquoi ?
Moi : nous pourrions nous voir librement et être plus à l’aise ;
Mario : tu sais, dans ma famille, il y a des règles auxquelles on ne déroge pas ; c’est en voulant se marier qu’on quitte les parents ; mes frères ont reçu une maison de papa à l’occasion de leur mariage. Il en sera de même pour moi ; si je pars maintenant, ils ne me le pardonneront pas ;
Moi : alors, rends notre relation officielle afin que je puisse venir te voir chez tes parents ;
Mario : j’y pense ; je veux juste préparer mes parents à t’accepter ;
Moi : je sais que ce ne sera pas facile mais je vais résister à toutes formes de mépris si seulement j’ai l’assurance de ton soutien ;
Mario : tu sais que je t’aime ;
Moi : parfois, je me dis que c’est trop beau pour être vrai ; comment toi un homme de famille prestigieuse peut aimer une boniche comme moi ?
Mario : l’amour est mystère ; je ne saurai expliquer mon amour pour toi ; je t’aime et puis c’est tout ; quand nos regards se sont croisés la première fois, j’ai été troublé ;
Moi : je m’en souviens ; c’était à ton retour, lorsque tu étais venu saluer ton frère et sa femme ;
Mario : jamais une femme ne m’a fait autant d’effets ; et Dieu sait que j’en ai vu défiler dans ma vie !
Moi : tu étais un don juan alors !
Mario (souriant) : c’est possible mais je veux me poser avec toi, Adjokè ; je veux changer ta vie, te rendre heureuse ; seulement, j’ai des craintes ;
Moi : tu ne devrais pas ; moi je suis tout à toi ;
Mario : tu as bien vu ce que Murielle a fait à mon frère Chris !
Moi : toutes les femmes ne se ressemblent pas ;
Mario : elle nous a déçu dans la famille ; et moi qui avait beaucoup d’affection pour elle ! Même si en réalité, j’ai toujours préféré Mireine, ta patronne.
Moi : comment se porte Chris ? Il n’est plus jamais venu voir mon patron ;
Mario : au début, il a été très affecté ; là maintenant, il se reprend ; allez, trêve de partage ; viens que je prenne soin de toi. Mario capture mes lèvres et m’embrasse passionnément. A la fin, il me fixe droit dans les yeux puis sourit.
Mario : je pense que je vais commencer à en parler à ma famille ; je vais commencer par mon frère Hospice et sa femme ; mais avant, il faut que tu partes de là ; je vais te louer un appartement en ville et tu pourras débuter un petit commerce ;
Moi : tu es sérieux ?
Mario : oui ;
Moi : oh ! Tu es un amour ;
Mario : il faut que tu trouves une domestique pour te remplacer afin que ton départ ne soit pas lourdement ressenti ;
Moi : d’accord ; j’en parlerai à ma mère ; il y a plein de jeunes filles au village qui aimeraient travailler en ville ;
Mario : dès que la personne est prête, préviens-moi ; Moi : ok ; je sais que Mireine sera déçue parce que c’est Amsa qu’elle veut pour toi ;
Mario : ce n’est pas à elle de me choisir ma femme ;
Moi : pourtant, Amsa est une très belle femme et de la même classe sociale que toi ;
Mario : à mes yeux, tu es la plus belle ;
Moi : hum ! Flatteur !
Mario : pourtant, c’est la vérité ; quand nos regards se sont croisés, les battements de mon cœur ont commencé à augmenter, j’ai donc su que c’est toi que j’attendais, que tu étais celle pour qui je respirais ;
Moi (heureuse) : tchié [1]! C’est trop beau pour être vrai ;
Mario : Adjokè, je n’imagine plus ma vie sans toi. Jamais je n’ai ressenti ça. Tu contrôles mon cœur. Je suis le plus sincère des hommes, l’homme qui te promet l’amour éternel, l’homme qui ne te fera jamais de mal. Les paroles prononcées par Mario me donnent un baume au cœur ; je ne sais pas si je fais bien mais je le crois sans émettre aucune réserve. Comme convenu avec Mario, je fais les démarches nécessaires pour que ma mère me trouve une de mes cousines bien travailleuse afin de me remplacer. Dès que c’est confirmé, j’annonce mon départ à ma patronne. [1] Expression d’exclamation ethnique pour manifester la surprise.