Chapitre 2
Des minutes après dans la chambre, Albert finit de ligoter Arlette toujours évanouie et lui a mis un morceau de scotch sur la bouche quand Léondra entre :
Léondra :
-j'ai cherché partout papa, il n'y a pas de pièce fiable où on pourrait la cacher
Albert :
-ne t'en fait pas, je vais la cacher ailleurs
Albert soulève Arlette et s'en va avec elle.
À l'hôpital pendant ce temps, Pierre sort de son bureau et se dirige à la réception où il signe son horaire puis sort hors de l'hôpital où Albert l'attend debout devant sa voiture :
Pierre sourit :
-mon oncle, qu'est ce qui me vaut cette visite à nouveau ?
Des minutes après dans le bureau de Pierre, Albert est assis pendant que Pierre se lève fâché :
Pierre fâché :
-tu ne te rends pas compte de ce que tu me demandes, il s’agit là de ma propre tante maternelle, toi et moi on se connait à cause de votre relation, je ne peux être loyal envers toi et non envers elle
Albert se lève :
-tu travailles pour moi dans cette affaire, ne l’oublie pas
Pierre :
-oui mais, l’accord de départ stipulait juste que je devais épouser Léondra sans lui dire que j’étais son cousin et l’emmener loin de ta famille, il n’a jamais été question de me salir les mains
Albert :
-je te paierai beaucoup plus, écoute, je suis prêt à te donner la moitié de ma fortune
Pierre :
-ça ne veut rien dire mon oncle, à combien s’élève ta fortune ? Moi je veux des chiffres
Albert :
-on en discutera
Pierre :
-assure toi de bien me payer mon oncle sinon c’est ta fille qui paiera les pots cassés, d’ici là nous sommes complices ?
Pierre tend sa main pour saluer et Albert la sert :
Albert :
-complices
Chez Albert pendant ce temps dans sa chambre, Léondra ne cesse de marcher d'un coin à l'autre. Puis elle prend son téléphone du lit et téléphone à Albert. Celui-ci décroche assis dans sa voiture devant chez Pierre:
Léondra au bout du fil :
-papa tu es où ?
Albert :
-je mets ta mère en lieu sûr, je rentre bientôt
Dans la maison de Pierre, celui-ci ferme la porte d'une chambre puis se rend au salon où sa femme Sima l'attend furieuse :
Sima :
-Pierre on ne peut vraiment pas garder cette femme ici, c'est illégal, déjà que tu n'es même pas capable de me nourrir, comment ferons-nous avec une bouche de plus, tu peux me le dire ?
Pierre :
-ce coup Sima va nous donnez suffisamment d’argent pour toute une vie
Sima :
-à condition qu'on ne se fasse pas prendre avant
Pierre :
-aujourd'hui je vais toucher une avance avec laquelle tu t'occuperas de cette femme
Sima :
-et pour nous ?
Pierre :
-ah mon amour, y'en aura assez pour nous aussi et le reste de l'argent on l'aura plus tard
Sima :
-j'espère vraiment que tu dis vrai sinon Claris, ce sera fini entre nous, tu es prévenu
Pierre :
-j'y vais
Sima :
-ouais c'est ça
Pierre s'en va et monte au volant de la voiture dans laquelle se trouve Albert :
Pierre :
-ma tante sera bien surveillée
Albert :
-par ta femme je suppose ?
Pierre :
-ça te pose un problème ?
Albert :
-je me demande si tu auras un autre endroit pour ma fille, hors de question qu’elle vienne habiter avec ta première femme
Pierre :
-Sima n’est pas difficile à vivre, je n’aurai qu’à lui expliquer la situation
Albert :
-surement pas, je ne veux pas que Léondra soit au courant pour ton autre femme, elle doit vivre en paix, tu m’entends ?
Pierre :
-pas de problème si tu me payes bien, ta fille vivra comme une reine heureuse en ménage
Albert :
-ramène moi chez moi
Pierre démarre la voiture. Pendant ce temps dans sa maison, Sima entre dans la chambre où se trouve Arlette avec les pieds et les mains liés plus la bouche scotchée. Sima retire le scotch de la bouche de Arlette :
Arlette :
-qui êtes-vous ? Où mon mon mari m'a-t-il emmené ?
Sima :
-votre mari ? Vous voulez dire que c'est votre mari qui vous a kidnappé ? Pourquoi un homme ferait-il une chose pareille ?
Arlette :
-il ne veut pas d'un mariage consanguin pour notre fille alors que c'est notre tradition depuis des décennies et a l'intention de la faire fuir
Sima :
-c'est un trompeur ce type
Arlette :
-vous devez m'aider, aidez-moi à m'échapper s'il vous plait
Sima :
-hein, votre salop de mari nous a promis une belle petite somme, il va falloir offrir beaucoup plus
Arlette :
-il n'y a aucun problème à ça, l'avantage des mariages consanguins dans notre famille c'est que, l'épouse a droit à 50% de la fortune de son mari, je peux donc vous donner tout ce qu'il vous a promis, il faut juste que vous me libériez avant
Sima :
-moi je veux du cash, je ne comprends rien à votre truc de 50%
Arlette :
-comme vous voulez, à présent détachez moi pour que j'aille chercher l'argent
Sima :
-même pas en rêve, je ne prendrai pas ce risque, je vais libérer aucune partie de votre corps, vous allez appeler quelqu'un qui viendra me laisser l'argent
Devant chez Albert, Pierre le dépose en voiture puis s'en va. Un peu plus loin sur la route, Pierre gare la voiture devant son cousin. Pierre descend de la voiture :
Son cousin :
-je t’attends depuis des heures
Pierre :
-contre temps
Pierre :
-prochainement, garde là ta voiture
Pierre :
-impossible, Sima ainsi que certaines personnes que je côtoie en ce moment, doivent continuer à penser que je suis pauvre, c’est important
Pierre donne la clé de la voiture à son cousin qui monte au volant de la voiture, démarre et s'en va.
Devant chez Pierre il y'a une petite valise posée sur le sol, Sima sort de la maison et prend la valise puis entre dans la maison et l'ouvre, il y'a juste un chèque à l'intérieur. Sima prend le chèque et va voir Arlette toujours attachée dans la chambre :
Sima fâchée :
-qu'est ce que c'est que ça ? Où est mon fric?
Soudain on frappe à la porte:
Arlette:
-c'est un chèque, vous pouvez mettre le montant que vous voulez et je signe, ensuite quelqu'un ira le toucher pour vous
Sima:
-non, non, non, je veux du cash
Sima est fâchée, Pierre entre dans la chambre:
Pierre :
-bonsoir
Sima nerveuse:
-hey chéri, je ne t'ai pas du tout entendu entrer
Pierre prend Sima par la main et l'emmène dans le salon:
Pierre :
-qu'est ce qui se passe? Je frappe depuis longtemps à la porte mais tu n'ouvres pas, tu fais quoi ici? Et pourquoi la bouche de la dame est elle pas couverte avec du scotch comme je l'avais laissé?
Sima:
-je me sentais seule donc j'ai voulu bavarder avec elle
Pierre :
-cette femme est notre otage, elle n'est sensé rien savoir de nous, et toi tu t'assois pour bavarder ? Mais qu'est ce qui ne va pas chez toi?
Sima:
-je vais remettre le scotch
Sima retourne dans la chambre et en remettant le scotch, elle chuchote :
Sima chuchote :
-on va en reparler demain
Sima sort par la suite en fermant la porte derrière elle. Chez Albert pendant ce temps dans la chambre de Léondra, elle est debout regardant Albert prendre ses habits du placard et les ranger dans une petite valise posée sur le lit :
Léondra :
-papa cette valise est beaucoup trop petite pour moi, il m'en faut une plus grosse
Albert :
-celle-ci est parfaite ma fille, tu ne dois pas emporter trop de choses lourdes avec toi, rappelle-toi que ce voyage que tu es sur le point d'entreprendre ne sera pas simple
Léondra :
-ah papa, tout se passera bien, tu n'as pas à t'inquiéter, laisse la valise je vais terminer
Albert arrête :
Léondra :
-au fait tu ne m'as toujours pas dit qui est cette personne qui nous aide et qui serait prête à voyager avec moi
Albert:
-tu le sauras assez tôt, patience, tu ferais mieux de prendre une douche et de me rejoindre au salon après
Albert s'en va. Des minutes après dans le salon, Léondra arrive vêtu d'une robe blanche et s'assoit sur une chaise de table placé au centre du salon, Albert la rejoint avec de la cendre dans un pot. Albert avec sa main disperse la cendre en formant un cercle autour de la chaise où Léondra est assise en parlant dans sa langue maternelle:
Albert :
-aladzi okocoué asa assa, aladzi okocoué asa assa, aladzi okocoué asa assa Léondra
Chez Pierre dans sa chambre, Sima et lui sont endormis dans le lit. Arlette aussi attachée dans l'autre chambre, essai de dormir mais n'y arrive pas parce qu'il y'a des moustiques, elle bouge dans tous les sens.
Le lendemain matin dans un bureau, Albert est assis en présence de son avocat quand Pierre entre avec une sacoche :
Pierre s’assoit :
-me voici
Albert :
-prend place
Pierre s'assoit:
Albert:
-tu as apporté ce que je t'ai demandé ?
Pierre :
-tout est là
Pierre sort de sa sacoche, son acte de naissance et le dépose sur la table :
Pierre :
-voilà
L’avocat regarde l'acte de naissance :
Albert :
-allez le temps presse, met tout en place
L’avocat s'en va avec le document :
Pierre :
-qu'est-ce qu'il, met en place ?
Albert :
-un contrat entre ma fille et toi
Chez Pierre, Sima sort de la maison et prend une petite valise devant la porte puis retourne dans la maison où elle ouvre la valise, celle-ci est pleine de billets d'argent :
Sima contente :
-waouh tout cet argent !
Sima tient les billets et les lance en l'air en riant :
Sima :
-je n'arrive pas à le croire, enfin
Sima ramasse les billets et les remet dans la valise puis ferme celle ci, elle va avec dans sa chambre puis en ressort deux minutes après avec sa valise d'argent et sa valise de vêtements plus une note sur un papier qu'elle pose sur la table, elle dévisage ensuite la maison:
Sima contente:
-tu vas me manquer petite maison
Sima s'en va. Des minutes après, Cokoué et Katie entrent dans la maison:
Cokoué:
-Arlette
Depuis la chambre Arlette fait du bruit, Cokoué et Katie la retrouvent; Katie retire le scotch de la bouche d'Arlette:
Arlette:
-pourquoi vous avez autant tardé? Il faut vite qu'on parte chez moi
Dans le bureau, Albert est toujours en compagnie de Claris:
Pierre :
-tu me fais vraiment confiance pour ta fille ?
Albert :
-pourquoi ? Je ne devrais pas ?
Pierre :
-tu ne réponds pas à ma question
Albert :
-un homme sage ne livre jamais ses sentiments à qui veut l’entendre
L’avocat entre avec le contrat dans les mains qu'il vient donner à Albert. Celui ci feuillète le contrat puis le donne à Claris, Pierre donne un stylo à Pierre :
Albert :
-signe
Pierre ouvre le contrat :
Albert :
-tu devrais le lire avant
Pierre :
-pas besoin, je n'ai rien à perdre, tout ce que je possède, c'est ma femme et si tu la veux, je te la laisse cadeau
L’avocat sourit :
Pierre signe aux endroits que lui montre l’avocat puis l’avocat reprend le contrat:
Albert se lève :
-parfait, où est ta valise ?
Pierre aussi se lève.
-dans la voiture
À l'extérieur, Albert monte au volant de sa voiture et monte à côté de lui, Albert démarre puis ils s'en vont.
Des minutes après, Albert gare la voiture dans sa parcelle et il aperçoit la voiture de Cokoué garée là, Pierre ouvre la portière :
Albert inquiet :
-non, ne descend pas
Pierre referme la portière :
Albert :
-si tu aperçois quelqu'un, cache toi, personne ne doit te voir
Albert descend de la voiture et rejoint dans le salon, Déngué qui est assis jambes croisées sur le fauteuil en compagnie d'Arlette :
Albert :
-papa
Cokoué les rejoint en venant de la cuisine avec une orange qu'il est en train d'éplucher :
Cokoué
-on t'attendait mon frère
Cokoué se met face à Albert :
Albert :
-où est ma fille ?
Cokoué lance le couteau dans le mur :
Albert :
-tu ne m'intimides pas, qu'avez-vous fait de ma fille ?
Cokoué sort une arme, silencieux et tire sur Albert, sur le ventre, Arlette est choquée, Albert s'écroule sur le sol sur ses genoux puis tombe sur une épaule:
Cokoué:
-personne ne défit la tradition, mon frère
Déngué se lève et passe à côté d'Albert pour sortir quand celui ci lui attrape une jambe:
Albert:
-papa
Déngué:
-tu es une honte pour cette famille, je te souhaite un bon voyage dans l'au delà, on se chargera de ré éduquer ta fille
Déngué s'en va. Il monte dans la voiture de Cokoué ensuite sur un coin désert de la plage, Cokoué est en train de pousser le corps d'Albert dans l'eau puis il remonte dans sa voiture garée et s'en va, Pierre caché dans un coin, en sort et vient sortir le corps d'Albert de l'eau :
Pierre :
-mon vieux ta facture vient de doubler
À l'hôpital dans le bureau de Pierre, il est en train d'examiner des radios quand l’avocat entre:
L’avocat inquiet :
-comment est ce qu'il va?
Pierre :
-mal, très mal sans te mentir
L’avocat :
-hein, es tu sûr d'être docteur?
Pierre :
-oui pourquoi ?
L’avocat :
-enfin Pierre, un docteur n'annonce pas aussi directement une mauvaise nouvelle
Pierre mal à l'aise:
-désolé
L’avocat :
-il a quoi? Soit franc
Pierre :
-et bien, il a un rein et un poumon en mauvais état, perforé par la balle, la balle qui a aussi touché une partie de sa colonne vertébrale donc, il finira peut être en fauteuil roulant et sa tête a également reçu un choc, tout va mal
L’avocat :
-quelle est la solution ?
Pierre :
-tout réparer sauf que, ça va coûter très cher, les yeux de la tête, où est ce qu'on va trouver l'argent?
L’avocat :
-ça c'est un problème qu'on peut résoudre, écoute Claris, avec le contrat que tu as signé, tu as la main sur la fortune de monsieur Albert
Pierre surpris:
-vraiment?
L’avocat :
-tu peux me croire
Pierre :
-dans ce cas fait le nécessaire pour débloquer l'argent nécessaire
L’avocat :
-ce n'est pas aussi simple, je dois rédiger un justificatif pour cette sortie d'argent et après ça, tu devras imposer ta signature mais sa fille aussi
Pierre :
-je ne comprends pas
L’avocat :
-monsieur Albert vous a cédé à sa fille et à toi toute sa fortune et il a établi une clause selon laquelle, l'un comme l'autre vous ne pouviez sortir de l'argent ou légaliser une décision sans un consentement commun donc, il nous faut la signature de sa fille
Pierre soupire. Chez Cokoué une grande demeure, une servante sort de la cuisine avec un plateau contenant un repas, elle se rend avec vers une chambre qu'elle ouvre avec la clé, elle fait entrer le plateau juste au sol dans un coin de la chambre et referme la porte à clé puis s'en va. Dans la chambre se trouve Léondra avec de marques de coups sur le corps et sur la face, couchée sur le sol en train de pleurer.
Pendant ce temps dans la cour, Katie une femme du même âge qu'Léondra et sa coépouse Missou dans la quarantaine sont assises buvant du jus:
Missou:
-ah quelle belle journée
Katie contente:
-tu l'as dit Missou
Soudain le gardien ouvre le portail et la voiture de Cokoué entre, Cokoué descend de la voiture et rejoint Katie et Missou :
Cokoué :
-comment elle va?
Missou:
-waouh, tu vois ce que je vois Katie? Notre mari nous fait l'honneur de se montrer en journée aujourd'hui alors que d'habitude on ne le voit qu'en soirée
Cokoué:
-arrête un peu Missou, Katie est ce que, Léondra a mangé?
Katie se lève:
-elle refuse toujours malheureusement, j'ignore si elle a mangé le dernier repas qu'on lui a apporté
Missou:
-tu devrais la laisser sortir sinon, tu auras sa mort sur la conscience
Cokoué:
-elle ne sortira qu'après notre mariage, pas avant
Missou:
-à qui tu comptes donner le vin pour sa main? Vu que vous avez exclut son père de la famille
Cokoué:
-à mon père, c'est simple
Chez Albert, Arlette se réveille dans son lit, se rend dans la salle de bain d'où elle sort deux minutes après puis se dirige vers la cuisine quand elle aperçoit une tache de sang d'Albert à l'endroit où Albert était tombé après qu'on lui ai tiré dessus:
Arlette:
-il faut vraiment que je déménage
Au poste de police, Arlette entre dans le bureau du commissaire qui se lève:
Le commissaire :
-bonjour madame, que puis-je faire pour vous ? Asseyez-vous je vous en prie
Arlette s'assoit :
-monsieur merci
Le commissaire s'assoit aussi :
Arlette :
-je viens signaler la disparition de mon mari
Chez Cokoué pendant ce temps dans le salon, il est en train de suivre le journal télévisé quand sa servante provenant des chambres, passe dans le salon en direction de la cuisine avec un plateau repas dans les mains :
Cokoué :
-hé attend
La servante s'arrête :
-monsieur?
Cokoué se lève et regarde dans les assiettes qui sont sur le plateau, elles sont toujours pleines de nourriture:
Cokoué:
-tu peux disposer
La servante poursuit son chemin, Cokoué se rend dans la chambre d'Léondra qu'il ouvre avec la clé, Léondra est endormit sur le sol, Cokoué se rapproche et essai de la réveiller:
Cokoué :
-Léondra, Léondra
Léondra ne se réveille pas, Cokoué la soulève et l'emmène jusqu'à la voiture sous le regard de Katie et Missou qui boivent un verre de jus assises dans la cour :
Missou :
-qu'est ce qui se passe encore avec celle-là ?
Katie :
-ne soit pas aussi dure Missou, nous sommes toutes passées par là
Missou:
-moi je n'ai pas fait tout un cirque au moment de me marier, j'aimais déjà Cokoué, souviens toi
À l'hôpital Cokoué conduit par une infirmière, emmène Léondra dans une chambre et la dépose sur le lit :
Cokoué :
-appelez un docteur
L'infirmière:
-le docteur arrive
Pierre entre :
-bonjour
Cokoué fâché :
-je ne veux pas de ce docteur, c'est lui qui a fait un faux diagnostique pour Léondra, c'est illégal, il devrait
Pierre :
-je suis le seul docteur présent pour le moment, si vous ne voulez pas que je la soigne, allez vous en c'est simple
Cokoué:
-je veux un autre docteur infirmière
Pierre :
-le chef ici c'est moi et je dis que c'est moi ou rien du tout, ou tu veux qu'elle meurt? Il faut que je l'examine, si tu permets
Cokoué :
-ne me tutoyez pas, je ne suis pas votre camarade
Pierre se rapproche d'Léondra qui est toujours endormit.
Des minutes après toujours à l'hôpital, Pierre sort de la chambre pour retrouver Cokoué devant la porte:
Cokoué:
-alors?
Pierre :
-cette fille est en pitreuse état, on dirait qu'elle n'a pas mangé depuis des jours et ces marques de coups sur son corps, celà prouve bien qu'elle a été frappée à plusieurs reprises
Un inspecteur accompagné d'un officier, les rejoint:
L'inspecteur:
-docteur Pierre ?
Pierre :
-bienvenue inspecteur
Cokoué:
-c'est pourquoi la police?
Pierre :
-inspecteur c'est lui
L'inspecteur :
-suivez nous monsieur
Cokoué:
-pourquoi? Je n'ai rien fait
L'inspecteur:
-je serai ravi de vous entendre mais au poste, allez
Cokoué s'en va avec l'inspecteur et l'officier, Pierre sort son téléphone et appelle l’avocat :
L’avocat au bout du fil:
-allô, Pierre dit moi
Pierre :
-vient vite à l'hôpital et apporte le document
Pierre raccroche.
Des minutes après dans la chambre d'hôpital, Pierre est en train de regarder Léondra qui dort. Elle est sous perfusion et a des pansements, un sur le front, deux sur le bras droit et l'autre sur le poignet gauche. L’avocat entre avec le document dans les mains:
L’avocat content:
-je n'arrive pas à croire qu'elle soit là devant mes yeux c'est super? Le ciel est avec nous maintenant il faut qu'elle signe
Pierre:
-une minute
Pierre chatouille le nez d'Léondra avec un papier qu'il prend sur la table, celle ci éternue, Pierre sourit, il continu puis elle se réveille:
Léondra:
-ouhm
Pierre éclate de rire, Léondra s'assoit :
Léondra:
-vous êtes qui?
Pierre s’assoit au chevet de Léondra :
-tu es en sécurité
Léondra :
-non
Il la serre dans ses bras :
Pierre :
-respire et rends toi compte que je ne sens pas comme ton oncle, je suis Pierre
L’avocat :
-mademoiselle, bonjour
Léondra :
-où est papa? Pourquoi il n'est pas venu me chercher? Ou bien si, c'est lui qui m'a emmené ici?
L’avocat :
-mademoiselle vous devez signer ce document
L’avocat donne le document plus un stylo de sa poche à Léondra:
Léondra :
-pas avant d'avoir vu mon père
L’avocat :
-ceci c'est pour sauver votre père justement, il doit subir une opération et votre signature servira à débloquer de l'argent pour ça
Léondra paniquée :
-ok, je vais signer
Pendant ce temps au poste de police dans le bureau de l'inspecteur, il est assis en compagnie d'Arlette :
Arlette :
-vous avez retrouvé mon mari ?
L'inspecteur :
-non, toujours rien
On frappe à la porte :
L'inspecteur :
-entrez
Arlette se lève:
-et bien moi je vais y aller
Un officier rentre avec Cokoué:
Cokoué content et ému:
-oh Arlette, tu es venu me chercher? Merci beaucoup
Arlette ne comprend rien.
L'inspecteur:
-vous vous connaissez ?
Cokoué :
-c'est ma belle sœur
L'inspecteur jète un coup d'oeil dans ses documents:
L'inspecteur:
-votre belle soeur qui a le même nom de jeune fille que vous?
Cokoué:
-ça c'est parce que c'est aussi ma nièce, la fille à mon défunt frère
L'inspecteur:
-et l'épouse de votre autre frère, c'est ça?
Cokoué:
-oui
L'inspecteur:
-et bien, il y'a longtemps que je n'avais pas vu ce genre de choses
Cokoué:
-elle a payé la caution? Vous allez me laisser sortir?
L'inspecteur:
-monsieur Cokoué, cette dame ici présente n'a pas payé votre caution, la personne qui l'a fait vous attend dehors
Cokoué:
-je peux m'en aller alors?
L'inspecteur:
-vous êtes libres mais regardez ceci
L'inspecteur prend un document de sa table et le remet à Cokoué:
Cokoué:
-qu'est ce que c'est?
L'inspecteur:
-une ajonction d'éloignement, vous n'êtes plus autorisés à approcher votre nièce Léondra De Souza
Cokoué:
-quoi? Cette fille va devenir ma femme, vous n'avez pas le droit de vous mêler de nos problèmes familiaux
L'inspecteur:
-on ne s'en mêle pas justement
Cokoué:
-pourquoi alors ceci?
L'inspecteur:
-vous avez agréssé cette gamine, vous devriez déjà être heureux de ne pas passer plus de temps en cellule, sortez de mon bureau
ils sortent et s'en vont hors du poste où ils voient la voiture de Déngué et montent dedans:
Cokoué:
-merci papa
Déngué :
-tu as une dette envers moi
Dans la salle d'opération on fait rentrer Albert sur un broncard pour l'opérer. Pendant ce temps dans la chambre d'hôpital d'Léondra, elle est toujours allongée sur le lit et Pierre ainsi que l’avocat sont là:
Pierre nerveux :
-j'espère que l'opération se passera bien
Léondra :
-tu es quel genre de docteur toi? Au lieu que ce soit moi qui stresse, c'est toi qui le fait
Le téléphone de l’avocat, il décroche :
-ins dit moi tout
Des minutes après, l’avocat raccroche:
L’avocat :
-c'était l'inspecteur, ton oncle a été libéré
Léondra morte de peur, s'assoit:
-s'il est sorti, si
L’avocat :
-ne t'en fait pas, il ne te fera rien
Léondra:
-comment tu peux en être sûr?
L’avocat :
-parceque, parce que j'ai exigé une ajonction d'éloignement, il n'a plus le droit de t'approcher
Léondra:
-pour combien de temps exactement?
Pierre sort de la chambre:
L’avocat :
-rien ne t'arrivera, je te protègerai, fais moi confiance
Léondra:
-j'ai confiance en toi
L’avocat fait un câlin à Léondra. Pierre revient sans sa blouse :
Pierre:
-je rentre
L’avocat :
-et Léondra?
Pierre:
-quoi Léondra?
L’avocat :
-elle ne peut pas rester ici
Pierre:
-emmène là chez toi
Léondra:
-non, je veux dire, je veux rester dans, ici
L’avocat :
-tu n'es pas en sécurité ici
Le téléphone de L’avocat sonne:
L’avocat décroche :
-excusez moi
L’avocat sort. Pierre et Léondra sont mal à l’aise.
Chez Cokoué dans le salon, Katie est assise avec pieds sur les fauteuils mangeant du pop corn et regardant la télévision quand soudain elle entend les klaxons de la voiture, elle panique, elle se lève et éteint la télé:
Katie appelle:
-servante
La servante la rejoint:
-madame?
Katie:
-emmène vite ce pop corn à la cuisine
Katie va vite dans sa chambre, la servante prend le pop corn et en l'emmenant fait tomber une graine de pop corn sans s'en rendre compte. Katie revient à table avec une paire de chaussures de Cokoué qu'elle se met à essuyer avec un chiffon quand Cokoué entre accompagné de Déngué et Arlette:
Katie se lève:
-bonjour
Cokoué:
-papa assiéd toi, Katie sert nous à boire
Déngué au moment de s'asseoir, piétine le grain de pop corn sur le sol, il s'assoit et retire le grain:
Déngué :
-la maison d'un homme montre l'état de son foyer
Cokoué fâché:
-Katie qu'est ce que c'est?
Katie nerveuse:
-c'est, c'est surement la servante qui l'a laissé trainé là
Cokoué:
-que celà ne se reproduise plus, dit lui bien que la prochaine fois que ceci arrive, elle sera virée, à présent prend le
Katie se met face à Déngué et tend sa main puis Déngué laisse tomber le grain sur celle ci, Katie s'en va dans la cuisine, Arlette et Cokoué s'asseyent:
Déngué :
-c'est désolant que ceci arrive dans la propre maison de mon fils
Cokoué:
-arrête papa, il y'a des choses bien plus graves que ça à gérer, est ce que tu sais qu'à l'heure où je te parle, le corps d'Albert n'a pas encore été retrouvé? Et avec cette ajonction de je ne sais quoi, j'ignore ce qu'on peut faire pour ramener Léondra afin que je l'épouse car jamais je n'accepterai pas une telle défaite
Chez l’avocat, il rentre accompané de Léondra, tout est sans dessus - dessous :
Léondra:
-c'est, chez toi ici?
L’avocat :
-oui, toutes mes excuses pour le désordre
Au salon, Léondra ouvre doucement la porte et s'en va. L’avocat revient au salon :
L’avocat :
-Léondra?
Chez Pierre, Léondra est devant la porte, elle pousse et réalise qu'elle est ouverte, elle entre et trouve Pierre assis au sol :
Pierre surpris, se lève :
-Léondra toi ici ?
Léondra :
-je venais vérifier la raison pour laquelle tu ne voulais pas de moi chez toi
Pierre:
-tu t’attendais à voir quoi ?
Léondra:
-je pensais que tu étais avec ta copine
Pierre :
-je n’ai pas de copine
Léondra :
-pourquoi ? Tu n’arrives pas à trouver la bonne ?
Pierre :
-la fille qui m’intéresse ne me voit pas
Léondra :
-peut-être qu’elle ne sait pas qu’elle te plait
Pierre:
-tu penses que je devrais lui dire ?
Léondra :
-essaie toujours
Pierre :
-je vais préparer ta chambre
Une semaine après dans une chambre d'hôpital, Albert est allongé sur le dos et est sous perfusion quand Pierre entre :
Pierre content :
-comment ça va ?
Albert content :
-plutôt bien à vrai dire
Léondra entre contente :
-bonjour
Léondra fait un bisou sur la joue à Albert, elle fait aussi la bise sur la joue à Pierre, il est mal à l'aise:
Pierre :
-je reviens
Pierre s'en va :
Léondra contente, s'assoit au chevet d'Albert:
Albert:
-tu sembles heureuse, ça va?
Léondra:
-ça va
Albert:
-la cohabitation avec Pierre se passe bien?
Léondra:
-oui et toi?
Albert:
-eh bien, je rentre à la maison
Léondra :
-après tout ce qu'ils nous ont fait tu souhaites retourner dans cette maison où ils peuvent encore nous attaquer ?
Albert:
-on ne leur donnera pas une telle occasion à nouveau
Chez Albert, Arlette se réveille dans son lit, elle se rend à la cuisine et regarde dans le frigo et les placards, tout est vide, Arlette remonte à la chambre où elle prend son téléphone au chevet du lit et téléphone à Cokoué:
Cokoué décroche:
-Arlette dit moi
Arlette:
-il faut que tu m'aides, l'argent que tu m'as donné est déjà fini et là je n'ai plus rien, tu dois m'envoyer quelque chose
Cokoué:
-laisse moi te faire un transfert, je te recontacte ensuite pour te donner les informations pour le retrait
Arlette:
-merci
Arlette raccroche quand soudain on frappe avec fureur à la porte, Arlette va ouvrir, c'est Katie et Missou:
Arlette surprise:
-Cokoué m'a pourtant dit qu'il m'appellerait, je ne savais pas qu'il vous enverrait
Katie et Missou entrent:
Missou fâché:
-qu'est ce que tu veux à notre mari?
Arlette:
-je ne comprends pas
Missou:
-ne m'énerve pas Arlette, tu ne cesses de l'appeler à longueur de journée pour lui demander de l'argent, est il ton mari?
Arlette:
-comment tu peux dire une telle chose? Cokoué est mon beau frère, le frère de mon mari
Missou:
-Oh arrête, n'était il pas ton oncle avant de devenir ton beau frère? Alors épargne moi avec tes raisons ridicules car dans cette famille, aucune relation n'a de frontières
Arlette:
-tu me connais, tu peux me faire confiance, tout ce que je veux c'est de l'argent parce que comme vous le voyez, je n'ai plus de mari et tout son argent se trouve dans les mains d'Léondra
Missou:
-la faute à qui? Tout le monde dans cette famille est au courant du fait que tu as toi même creusé ta propre tombe, alors n'emmène pas notre mari avec toi dans cette tombe, je t'aurai prévenu
Katie et Missou s'en vont, le téléphone d'Arlette sonne:
Chapitre 3
Arlette décroche:
-Cokoué? ça tombe bien, tes femmes viennent de partir de chez moi, elles, elles me
Cokoué au bout du fil:
-écoute, je n'ai pas le temps pour vos histoires de femmes, réglez ça entre vous
Arlette:
-ne te fâche pas, donne moi juste les informations afin que je puisse éffectuer le retrait
Cokoué:
-je t'appelais justement à cause de ça, je n'ai pas éffectué le transfert
Arlette:
-mais pourquoi? J'en ai grand besoin
Cokoué:
-demande à quelqu'un d'autre, je ne te donnerai plus de l'argent
Arlette:
-tu ne peux pas me faire ça, tu dois
Cokoué raccroche:
Arlette furieuse:
-dans quoi est ce que je me suis mise bon sang?
Arlette monte dans la chambre, fait sa valise et s'en va à pieds en laissant tout comme tel. Chez Cokoué dans la chambre, Missou est assise devant la glace en train de se peigner les cheveux quand Cokoué entre, Missou se lève et le fixe, Cokoué s'avance lentement jusqu'en face d'elle puis il s'agenouille:
Missou:
-ouhm, enfin tu reviens vers la source de ta fortune?
Cokoué:
-débloque mes comptes s'il te plait, je ne lui donnerai plus jamais ne serait ce qu'un sou
Missou:
-mon argent, tu ne l'utiliseras plus jamais sans mon approbation, c'est compris?
Cokoué:
-on fera comme tu veux
Missou:
-lève toi et fait moi un câlin
Cokoué se lève et fait un câlin à Missou.
Sur un plateau télé:
Le présentateur:
-bonsoir cher public
Dans les coulisses, Léondra est nerveuse en présence d'Albert:
Léondra:
-je suis nerveuse
Pierre les rejoint :
Pierre :
-tu es déjà passée ?
Léondra :
-non et rien ne va, je transpire, j'ai peur, je ne suis jamais passée à la télé avant
Un homme les rejoint:
-ça sera à vous dans quelques minutes
Léondra devient plus nerveuse :
-ouf
Sur le plateau :
Le présentateur:
-acceuillons maintenant, Léondra De Souza
Léondra dans les coulisses a peur, Pierre la prend par la main et l'emmène sur le plateau :
Le présentateur :
-hein, Léondra De Souza et
Pierre :
-Pierre
Ils s'asseyent tous:
Le présentateur:
-alors mademoiselle De Souza? Parlez nous un peu du mariage consanguin, qu'est ce que vous en pensez?
Pierre prend la main d'Léondra, elle le regarde puis regarde le présentateur:
Léondra:
-et bien, mon avis sur le mariage consanguin est très vaste, vu qu'il est pratiqué dans ma famille depuis des années déjà
Dans les coulisses, Albert passe un coup de fil à Cokoué, Cokoué endormit dans sa chambre avec Missou, entend son téléphone vibrer sur le chevet du lit, Cokoué se réveille, prend le téléphone et regarde l'écran, un numéro inconnu :
Cokoué décroche:
-allô, qui est à l'appareil?
Albert au bout du fil:
-salut mon frère
Cokoué choqué se lève:
-Albert? Tu n'es pas mort?
Albert:
-on parlera de ça plus tard, je ne t'appèle pour te dire d'allumer ta télé, ce soir tout va se saura
Cokoué paniqué:
-quoi? Quoi?
Albert raccroche:
Cokoué:
-fait chier
Cokoué lance le téléphone contre le mur et ce bruit réveille Missou:
Missou:
-qu'est ce qui se passe?
Cokoué se rend vite au salon et allume la télévision, Missou le rejoint:
Missou:
-qu'est ce qui se passe Cokoué?
Cokoué change de chaines télévisées et tombe sur celle où Léondra passe:
Cokoué:
-c'est ça qui passe
à la télévision:
Léondra:
-ce genre de mariage dans la famille est organisé pour conserver la fortune familiale, qu'elle ne puisse pas aller dans d'autres famille et par la même occasion, on évite les mauvaises rencontres
Le présentateur:
-ce que vous nous racontez relate le regard antérieur sur le mariage consanguin, des familles qui le pratiquent mais quel est votre avis personnel sur le sujet? Que pensez vous de ce genre de mariage, vous qui êtes issues d'une famille qui le pratique encore?
Léondra:
-ce genre de mariage pour moi n'est tout simplement pas, acceptable, les familles qui le pratiquent encore devraient donner le choix à ses membres de choisir
Le présentateur:
-parlez nous de votre vécu personnel, c'est possible?
Léondra:
-vous savez? Moi je n'ai franchement rien à cacher, personne ne me fera taire
Chez Cokoué:
Cokoué nerveux:
-non, non, non, rien ne va, où est mon téléphone?
Missou:
-tu viens de le casser contre le mur, tu as oublié?
Cokoué gueule:
-et bien donne moi le tient
Missou:
-ne crie pas, je vais le chercher
Missou s'en va:
Cokoué:
-cette gamine n'a pas idée de ce qu'elle est en train de faire
à la télévision:
Léondra:
-ils ont failli tuer mon père, ils m'ont battu à mort, rien que pour me faire épouser mon oncle mais moi ainsi que mon père gloire à Dieu, nous sommes toujours là
Le présentateur:
-quel est votre message pour tout ce qui vous regarde ce soir?
Léondra:
-et bien, j'aimerai tout d'abord dire à toutes les jeunes filles qui nous regardent que, tout le monde sur cette terre a droit au bonheur, hommes comme femmes, j'ignore s'il existe une vie après la mort ou si même, la réincarnation existe, tout ce que je sais c'est que, la vie que je mène aujourd'hui est précieuse et pour rien au monde je laisserai les autres la diriger, levez vous
Chez Cokoué toujours au salon, il est debout en pleine conversation téléphonique avec Déngué :
Cokoué au téléphone:
-nous devons faire quelque chose papa, cette gamine nous met au défis publiquement, si on ne riposte pas, toutes les femmes de cette famille vont se rebeller et on ne doit pas le permettre
Déngué au bout du fil:
-calme toi et laisse moi refléchir à une solution
Cokoué raccroche, Katie cachée dans un coin écoutait toute la conversation.
Dans les coulisses, Léondra rejoint Albert :
Léondra contente :
-comment j'étais ?
Albert :
-tu aurais dû citer leurs noms
Léondra :
-tout comme tu aurais dû porter plainte papa
Albert s'en va :
Pierre rejoint Léondra :
Léondra :
-j’en ai marre, je croyais réellement qu'il serait heureux
Léondra s'en va à l'extérieur, Pierre la poursuit :
Pierre:
-Léondra
Léondra arrête vite un taxi puis monte :
Léondra :
-démarrez
Ils s'en vont, Pierre soupire :
Chez Pierre, il rentre, il verrouille la porte derrière lui, Sima est assise sur le canapé :
Sima :
-tu étais chez ta maitresse ?
Pierre soupire :
-ce n’est pas ma maitresse
Sima :
-non, seulement ta deuxième femme
Pierre s’assoit près de Sima :
-c’est temporaire et même si ça ne l’était pas, tu n’as pas à t’inquiéter, jamais personne ne prendra ta place dans mon cœur, on vient de loin tous les deux, ce n’est pas aujourd’hui que je te laisserai
Sima :
-ce n’est pas ça le problème
Pierre :
-alors c’est quoi ?
Sima :
-je n'ai aucune envie de te partager
Devant une église, Léondra descend du taxi et rentre dans l’église, il n’y a personne d’autre que le pasteur et sa femme, Léondra en les voyant, tourne le dos pour s’en aller quand le pasteur l’interpelle :
Le pasteur :
-ma fille
Léondra s’arrête et se retourne :
Le pasteur :
-approche
Elle les rejoint :
Le pasteur :
-je t’en prie assois toi
Léondra :
-je me suis trompée, je croyais qu’il y’avait culte
Le pasteur :
-il y’en aura un, à 23 heure, c’est une veillée de prière
Léondra :
-hein, je vais repasser alors
La femme du pasteur :
-ta vie subit une grande tempête en ce moment, rien ne va comme tu le voudrais, tout se complique alors que tout ce que tu voulais c’était avoir un homme qui t’aime
Léondra choquée, s’assoit :
La femme du pasteur :
-vous devez vous accrocher à la prière si vous voulez vous en sortir
Léondra triste :
-est-ce que je serai heureuse un jour ?
La femme du pasteur :
-ce ne sera pas simple mais si tu t’accroches, alors oui, il y’aura beaucoup d’obstacles sur ton chemin mais tu finiras par trouver ta place avec énormément de prières
Les yeux de Léondra se remplissent de larmes :
-ces mots ne me suffisent pas, j’ai l’impression que personne ne m’accepte réellement, ne m’aime vraiment
La femme du pasteur :
-tout le monde a droit au bonheur sur cette terre, le jour viendra où tu te sentiras tellement aimée que ce jour-là enfin tu te sentiras à ta place
Léondra :
-comment c’est quand on est heureux ?
La femme du pasteur :
-et bien de mon expérience, quand je suis heureuse, je suis pleine d’énergie, j’ai envie de vivre, de me réveiller, d’aider les autres
Léondra :
-j’espère ressentir ça un jour
Chez Albert, Arlette est en train de dormir sur le fauteuil quand soudain on frappe à la porte:
Arlette se réveille :
-oui
Arlette se lève fatiguée et ouvre la porte, c'est Albert qui entre dans la maison, Arlette sous le choc, le regarde:
Albert:
-tu devrais fermer la porte, traitresse
Albert s'en va dans sa chambre, Arlette vérrouille la porte d'entrée puis poursuit Albert dans la chambre, celui ci est sous la douche. Des minutes après, Albert sort de la douche en pyjama:
Albert:
-mes vêtements ont pris de la poussière Arlette, tu dois les laver
Albert s'allonge sur le lit et Arlette ne fait que le regarder.
Le lendemain matin, Arlette se réveille dans sa chambre dans son lit et sent une bonne odeur, elle descend voir au salon, Albert est à table en train de prendre son petit déjeuner, Arlette morte de faim fixe la nourriture, Albert la regarde:
Albert:
-ouhm, je suppose que Cokoué et Déngué t'ont laissé sans rien, n'est ce pas? Toi qui pensais qu'après ma mort tu aurais eu une vie de princesse, tu t'es mis le doigt dans l'oeil
Arlette ne dit rien:
Albert:
-tu ne parles plus? La famine t'a coupé la parole? écoute, si tu veux manger agénouille toi et suppplie moi, c'est la seule possibilité que tu as
Arlette s'agenouille:
-je suis mille fois désolée, j'ai fait une erreur et plus jamais je ne la referai, pardonne moi mon oncle
On frappe à la porte:
Albert:
-pas de chance, va ouvrir
Arlette soupire puis va ouvrir la porte, Cokoué et Déngué entrent:
Déngué:
-où est ton mari?
Arlette va s'asseoir à table sans dire un mot, Albert rejoint Déngué et Cokoué:
Albert:
-le miel a finalement attiré les abeilles, vous n'êtes pas les bienvenus chez moi alors, sortez
Déngué:
-tu parles de quelle maison? Ma maison?
Albert est choqué:
Déngué s'assoit:
-ah mon fils, tu n'as jamais vraiment été mâlin, à ton avis, pourquoi on se tue à la tâche pour garder notre fortune dans notre famille?
Albert:
-cette maison je l"ai eu de ma mère
Déngué:
-qui était mon épouse et cette maison la mienne, tout comme ton entreprise d'ailleurs, sâche bien que tout ce que tu reçois de la part de cette famille, n'est jamais réellement à toi, tout est à moi
Albert:
-je ne te crois pas, tous les papiers sont à mon nom
Déngué:
-appelle tes avocats pour voir, de toute façon ils travaillent tous pour moi
Des minutes après, Albert raccroche le téléphone:
Albert s'assoit:
-qu'est ce que tu veux?
Cokoué s'assoit aussi.
Chez Pierre, il prend son petit déjeuner à table avec Sima quand soudain Léondra frappe à la porte:
Sima :
-oui
Léondra est choquée en entendant sa voix, Sima ouvre la porte et se retrouve face à Léondra :
Léondra :
-bon, bonjour
Pierre écoute sa voix, il se lève paniquer et vient aussi à la porte. Sima retourne à l’intérieur :
Pierre:
-je ne m’attendais pas à te voir ici Léondra
Léondra :
-c’était qui cette femme ? Je ne l’ai jamais vu avant
Pierre:
-personne
Le téléphone de Léondra se met à sonner dans son sac à main, elle le sort :
Léondra :
-je dois te laisser
Léondra fait un bisou sur la joue à Pierre puis s’en va.
Pierre rentre, Sima est debout à côté de la fenêtre :
Sima :
-tu es amoureux de cette fille ? Elle est bien jolie, tu ne trouves pas ?
Pierre:
-je ne vais pas nier que c’est une jolie fille
Sima :
-et ?
Pierre:
-elle me plait
Sima :
-tu disais que c’était temporaire
Pierre fâché :
-Sima arrête de me prendre la tête avec ça, ok ? Seul le temps nous dira si c’est temporaire ou pas
Sima :
-je ne te partagerai pas, je refuse, tu m’entends ? Hors de question
Sima s’en va dans sa chambre.
Chez Albert pendant ce temps, Léondra descend d'un taxi puis entre directement dans la maison, Arlette se lève dans le salon, Léondra entre et la dévisage des pieds à la tête:
Arlette contente:
-bonjour ma fille
Léondra appelle:
-papa?
Arlette:
-il est dans son bureau
Léondra rejoint Albert dans son bureau:
Léondra:
-pourquoi tu as gardé cette vipère ici ?
Albert assis:
-et toi? On ne t'a pas appris à frapper avant d'entrer?
Léondra:
-et bien non apparemment, vu que celui qui m'a élevé c'est toi
Albert :
-respecte-moi
Léondra:
-tu me veux quoi au juste ? Pourquoi tu ne cesses de m'appeler? Parce que si c'est pour que je revienne dans cette maison, ce sera à condition que cette femme parte très loin d'ici
Albert:
-ce n'est pas ça, assoit toi un moment
Léondra s'assoit:
-je t'écoute, qu’est-ce qui se passe ?
Albert :
-j'ai parlé avec ton grand père et ton oncle récemment
Léondra:
-et?
Albert:
-et ils veulent toujours que tu te maries même si ce n'est pas avec Cokoué
Léondra:
-comment c'est possible qu'ils aient changé d'avis aussi vite ?
Albert:
-ton passage à la télé les a effrayé, ils ne peuvent plus te toucher donc on a trouvé un compromis
Léondra se lève:
-seulement, je ne suis pas prête pour le mariage, que ce soit avec Cokoué ou avec quelqu'un d'autre
Albert se lève :
-tu dois le faire
Léondra :
-pourquoi ?
Albert :
-c'est la condition
Léondra :
-tu n'avais aucun droit de décider à ma place, aucun, si on s'est battu c'était pour que je sois libre de mes choix, là c'est comme si tu avais juste changé la forme de ma prison papa
Albert :
-Léondra
Léondra fâchée:
-écoute moi bien papa, je, ne, suis, la prisonnière de personne, personne tu m'entends, je ne le ferai pas?
Léondra tourne le dos pour s'en aller quand:
Albert:
-ils ont menacé de m'enlever tous mes biens ma fille
Léondra s'arrête :
Albert s'assoit :
-comprends moi ma fille, je suis vieux, je n'ai pas le cœur à tout perdre à cet âge là, j'ai réalisé que tout ce qui était à moi toutes ces années, appartenait à mon père, tous ceux qui travaillent pour moi, travaillent en réalité pour mon père
Léondra triste :
-donc en échange de ton prestige et ton argent, tu me sacrifies moi papa ? Je vaux si peu à tes yeux? De l'argent, des billets, m'achètent moi papa ?
Albert:
-ce n'est pas tout Léondra, tu n'as pas le droit d'épouser qui tu veux en réalité
Léondra:
-je croyais que tu m’aimais papa
Albert:
-ton cousin, le fils de Cokoué, il est jeune et si vous vous mariez, ça ira bien finalement, tu l'aimeras
Léondra s'en va dans sa chambre faire sa valise, Arlette entre :
Arlette :
-Léondra ça va? Qu'est ce qui se passe?
Léondra fâché se lève face à Arlette:
Léondra:
-il se passe que je te hais, je hais Albert, je hais cette famille de merde et je me hais, et oui tu m’as bien m'entendu, je me hais, je me hais parce que je n'ai pas pu me faire aimer de toi, ni même de mon propre père, je réalise que je ne suis rien de plus qu'un jouet, un fardeau
Albert entre :
-Arlette laisse nous
Arlette s'en va :
Léondra :
-je n'ai pas envie de te parler
Albert :
-quelqu'un est venu te voir
Pendant ce temps dans un restaurant, Pierre bien habillé entre et s'assoit à une table, il parle à un serveur qui lui apporte des minutes après un plat plus à boire. Adi entre et se dirige droit à la table de Pierre où il tire une chaise pour elle, elle s'assoit et il s'assoit puis ils mangent et discutent quand le téléphone de Pierre sonne dans sa poche, il le sort et décroche :
Albert au bout du fil :
-il faut qu’on parle
Des minutes après dans le même restaurant, Albert rejoint Pierre qui boit tout seul :
Pierre :
-je te sers à boire ?
Albert s’assoit :
-je veux que tu arrêtes de fréquenter ma fille
Pierre arrête de boire :
Albert :
-notre accord ne tient plus
Pierre :
-je peux savoir pourquoi ?
Albert :
-on est arrivé à un accord avec la famille désormais, tu as les pleins droits sur elle, tu vas l’épouser avec l’accord de la famille
Pierre :
-ça me fait plaisir mais tu vas quand même me payer n’est-ce pas ?
Albert :
-de quoi tu parles ? Quelle paye ? Tu l’as juste aidé, notre accord était que tu l’épouses et voyages avec elle, ça ne s’est pas fait, tu ne mérites pas un franc
Pierre :
-je l’ai aidé tu l’as dit, je t’ai sauvé la vie, j’ai risqué ma liberté et celle de ma femme en gardant ma tante chez moi, tout ça mériterait bien la moitié de la somme promise, tu ne penses pas
Albert :
-épouser ma fille vaut bien tout l’argent du monde
Pierre :
-c’est une blague ? Je veux mon argent, ce n’est pas avec un salaire de misère que je m’occuperai de deux femmes quand même, si tu ne me donnes pas mon argent, oublie mon union avec ta fille
Albert :
-je sais que cette union te tient plus à clair qu’à moi, si tu veux laisser passer ta chance vas-y, fais le, un autre dans la famille ne sera pas aussi bête que toi
Albert s’en va. Pierre reste là, furieux. Adi le rejoint :
Adi :
-allons-y
Devant chez Pierre la nuit tombée, Pierre et Adi se trouvent dans une voiture où Adi est au volant :
Adi sourit :
-j'ai passé une superbe soirée mon amour, je t'aime
Pierre perdu dans ses pensées, ne dit rien, il descend juste de la voiture :
Adi :
-Pierre ça va ?
Pierre :
-rentre chez toi
Adi démarre puis s'en va :
Pierre :
-dans quels problèmes est-ce que je me mets avec toutes ces femmes bon sang ? Mon petit Pierre, ton goût pour les femmes te tuera
Pierre soupire puis rentre chez lui.
Le lendemain matin dans la chambre de Léondra :
Arlette rentre :
-Léondra ma fille
Elle regarde dans la chambre, Léondra n’est pas là, elle entre dans la salle de bain et là elle est horrifiée en voyant le corps de Léondra sans vie baignant dans son sang :
Arlette choquée :
-Léondra
À l’hôpital, on emmène Léondra accompagnée de Arlette, Albert reste à la réception :
La réceptionniste :
-quel est le nom ?
Albert :
-Léondra De Souza, elle a déjà été admise ici, ce n’est pas la première fois
La réceptionniste :
-je vois ça
Arlette revient :
-Albert le docteur demande qu’on signe l’autorisation pour l’opération, madame donnez-nous le document que nous puissions le signer, vite
La réceptionniste :
-un instant
La réceptionniste tape sur son ordinateur :
La réceptionniste :
-désolée mais, vous ne pouvez pas signer
Arlette fâchée et choquée :
-comment ça on ne peut signer ? Ma fille est en train de mourir et nous ses parents nous ne devons pas signer ?
La réceptionniste :
-appelez son mari, il est le seul à pouvoir donner l’autorisation
Arlette choquée :
-de quel mari est-ce que vous parlez ? Ma fille n’est pas mariée, vous êtes folle ?
La réceptionniste :
-j’ai répertorié les fichiers concernant Léondra De Souza et ceux-ci stipulent qu’elle est mari au docteur Pierre De Souza
Albert :
-depuis quand ?
La réceptionniste :
-ce sont les informations entrées par le docteur, cette fille ne sera pas soignée sans son autorisation
Albert :
-Pierre ne peut pas faire ça, le temps de transporter ma fille dans un autre hôpital, elle mourra
La réceptionniste :
-c’est la règle, désolée
Arlette et Albert sont choqués :
La réceptionniste tape encore sur son ordinateur :
Albert passe un coup de fil à Pierre, celui-ci rejette son appel :
Albert :
-décroche Pierre
Arlette :
-Pierre ? Ma fille n’a pas encore épousé Pierre mademoiselle
Albert s’en va.
Chez Pierre au salon, il joue sur son téléphone pendant que Sima regarde la télévision. Albert descend du taxi à l’extérieur et frappe à la porte, Sima est concentrée sur la télévision et Pierre sur son portable. Albert frappe encore plus fort à la porte :
Sima :
-Pierre va ouvrir la porte s’il te plait
Pierre ne s’occupe pas d’elle et continu de jouer sur son téléphone. Sima va finalement ouvrir la porte, Albert rentre :
Albert fâché :
-je frappe depuis des heures, vous faites quoi ?
Pierre ne s’occupe même pas de lui :
Albert :
-Pierre bouge-toi et viens m’arranger toutes ces bétises que tu as faite à l’hôpital, Léondra a essayé de se suicider et l’hôpital ne veut pas la soigner à cause de toi, lève toi Pierre
Pierre continu de jouer sur son téléphone, Albert ravit le téléphone et le balance contre le mur :
Pierre fâché se lève :
-c’est trop, si tu veux que je donne mon autorisation ? Dépose ma paye ici même sur ma table et tu l’auras, tu croyais pouvoir m’escroquer et t’en sortir aussi facilement ?
Albert :
-Pierre s’il te plait ma fille est en train de mourir, Pierre tu es un docteur, ton devoir c’est de sauver des vies, pas de les prendre
Pierre :
-commence à réunir l’argent, ne perd pas de temps
Pierre se rassoit, Albert s’en va, Sima verrouille la porte centrale :
Sima :
-tu gagneras combien dans cette affaire ?
Pierre :
-je croyais que tu ne voulais pas me partager, apparemment quand il y’a de l’argent en jeu, là tu oublies ce détail
Pierre s’en va dans sa chambre, il verrouille la porte et passe un coup de fil à la réceptionniste de l’hôpital :
La réceptionniste décroche :
-allô
Un docteur nommé Prince, au chevet de Léondra, en compagnie de Claris au bout du fil :
-la famille de la patiente Léondra De Souza est toujours là ? Dites-leur qu’ils peuvent venir voir leur fille, elle a été soignée
Prince raccroche
La réceptionniste s’adresse à Arlette :
-votre fille a été soignée, vous pouvez aller la voir
Arlette agréablement surprise :
-c’est vrai ?
La réceptionniste :
-oui c’est vrai
Arlette :
-ah merci
Dans une chambre d’hôpital, une infirmière arrange le coussin sous la tête de Léondra qui est endormit sous perfusion avec les deux poignets bandés. Claris et Prince sont toujours là. L’infirmière sort, Claris touche les bandages au poignet de Léondra puis lui caresse le bras en remontant jusqu’au visage :
Claris :
-c’est fou comme elle lui ressemble
Prince :
-Claris attention à ce que tu fais, elle lui ressemble parce que c’est justement sa sœur, ne l’oublie pas
Claris :
-je ne l’oublie pas
Prince :
-je l’espère, en tout cas tu me dois une faveur Claris
Claris :
-appelle-moi quand tu la voudras ta faveur, tu sais que je tiens toujours ma parole
Prince :
-tu joues avec le feu
Arlette rentre :
-docteur comment va ma fille ?
Prince :
-elle va bien madame, sa vie n’est plus en danger
Arlette s’assoit au chevet de Léondra :
-je suis soulagée
Quand elle fait attention, elle s’aperçoit que Claris touche le doigt de Léondra :
Arlette s’adresse à Claris :
-qui êtes-vous ?
Prince :
-un ami, c’est mon ami
Arlette arrange la main de Léondra pour que Claris ne puisse plus la toucher :
Claris content :
-je ne me rendais pas compte que je touchais son doigt, désolé, quoi qu’il en soit, vous avez une très belle fille madame, vous devriez plus prendre soin d’elle afin qu’une telle chose ne se reproduise pas, sa vie est trop précieuse pour qu’on la perde
Arlette choquée :
-on ?
Prince :
-il voulait dire, vous, n’est-ce pas Claris ?
Claris s’en va sans dire un mot :
Arlette :
-il va bien votre ami ?
Prince :
-Claris et son caractère, s’il vous plait ne faites pas attention
Pierre dans sa chambre passe un coup de fil à la réceptionniste :
-allô, Léondra De Souza est toujours là ?
La réceptionniste :
-oui docteur, elle a même été soignée
Pierre :
-sans mon accord ? Qui en a donné l’ordre ?
La réceptionniste :
-je ne sais pas
Pierre fâché :
-et bien essaie de le savoir
Pierre raccroche puis passe un coup de fil à Albert :
Albert au bout du fil :
-allô ?
Pierre :
-c’est moi
Albert :
-tu as changé d’avis ?
Pierre :
-mon argent
Albert :
-je préfère encore payer le docteur pour qu’il se passe de ta signature
Pierre :
-un marché est un marché Albert et ce que je déteste par-dessus tout c’est qu’on essaye de m’en tuber
Albert :
-tu n’as rien pour prouver que je te dois quoi que ce soit, tu as été assez bête pour ne pas signer un contrat alors cette affaire est terminée
Pierre :
-très bientôt tu me supplieras de faire un contrat je te le garantis
Pierre raccroche.
La réceptionniste rappelle Pierre :
Pierre décroche :
-allô ?
La réceptionniste :
-docteur, je sais enfin qui a donné l’ordre de traiter Léondra
Pierre :
-très bien, j’arrive
Dans la chambre d’hôpital, Léondra est endormit, elle est sous perfusion et Arlette est assise à son chevet, Albert rentre :
Albert :
-le docteur l’a finalement opéré ? Que s’est-il passé ?
Arlette :
-un docteur a eu pitié et l’a soigné, Albert explique-moi pourquoi Pierre prétend être son mari
Albert :
-ce n’est pas le moment
Arlette se lève :
-c’est quand le moment alors ? Tu me caches tout le temps des choses, j’en ai plus qu’assez
Albert :
-tais toi
Arlette :
-je ne me tairais pas
Léondra est en train de se réveiller, Albert prend Arlette par le bras et l’emmène à l’extérieur. Léondra se réveille, elle s’assoit et regarde autour d’elle, perdue. Elle regarde sa perfusion et la débranche puis elle se lève en pleurant en silence. Elle sort de la chambre puis dépasse Arlette et Albert qui se disputent donc ils ne la voient pas. Léondra s’en va.
Arlette retourne dans la chambre, elle est choquée :
Arlette :
-Léondra
Arlette retourne auprès de Albert :
Arlette paniquée :
-Léondra n’est plus là
Au même moment, Pierre rentre dans le bureau du docteur qui a soigné Léondra :
Pierre :
-j’aimerai connaitre la raison pour laquelle tu as soigné la patiente Léondra De Souza sans une autorisation valide
Prince :
-tu t’entends parler ? Cette fille était mourante, ses parents avaient de l’argent pour payer les soins, tu voulais que je la laisse mourir à cause d’une simple signature, t’es malade ?
Dans la rue, Léondra marche pieds nus en pleurant, Claris qui est en train de quitter l’hôpital dans un taxi, l’aperçoit :
Claris s’adresse immédiatement au taximan :
-arrêtez le taxi s’il vous plait
Le chauffeur arrête le taxi, Claris le paie puis descend et rejoint Léondra :
Claris fâché :
-tu fais quoi ici ? T’es folle ?
Léondra choquée :
-toi ?
Léondra pose sa tête contre la poitrine de Claris et lui prend la main, Claris est mal à l’aise :
Claris :
-Léondra
Léondra regarde Claris dans les yeux :
Léondra :
-dans ce monde rêver m’est interdit
Claris :
-tu délires
Léondra le repousse en gueulant :
-je perds la tête ? Tu dis que je suis folle, tue-moi alors, tue moi parce que c’est tout ce que je mérite
Léondra s’agenouille en pleurant à chaudes larmes :
Léondra :
-je veux mourir
Claris s’accroupit près d’elle :
Claris :
-pourquoi tu veux à tout prix mourir ? Je ne te comprends pas
Léondra :
-je suis fatiguée de ce monde, je n’aurai la paix qu’une fois morte, tu comprends ? Je deviens folle tu as raison, je n’arrive plus à réfléchir, je perds la tête et je ne parviens pas à l’empêcher
Claris :
-pourquoi l’empêcher ?
Léondra choquée, le regarde :
Claris :
-c’est peut-être de ça dont tu as vraiment besoin, après tout la folie ne connaît ni mère, ni père, ni famille, peut-être que la folie te donnera la force dont tu as besoin pour survivre
Léondra :
-survivre me fait peur, la mort est un chemin bien plus facile
Claris :
-une personne comme toi qui tente la mort, ne devrait pas avoir peur de prendre des risques, si tu ne crains pas la mort alors rien d’autre ne devrait t’effrayer, je suis là, je vais t’aider
Claris la relève :
Léondra :
-comment ?
Claris :
-je vais t’aiderai à obtenir ce que tu désires plus que tout sur cette terre
Dans l’hôpital à la réception, Arlette, Albert et le docteur y sont quand Léondra arrive épaulée par un homme, Arlette vient vite prendre Léondra dans ses bras, Léondra ne réagit pas :
Arlette :
-ma petite fille
Arlette lui prend la main :
-viens je te ramène dans ta chambre
Léondra, Arlette et le docteur s’en vont :
Des minutes après, Pierre sort de son bureau, il va droit dans la chambre de Léondra, celle-ci est sous perfusion assise sur le lit. Pierre entre :
Pierre :
-mon Dieu Léondra qu’est-ce que tu as fait ?
Léondra :
-pas maintenant s’il te plait
Arlette entre avec un pot de yaourt dans les mains :
-qu’est-ce qui se passe ici ?
Léondra :
-j’ai décider de me marier avec Pierre
Arlette se met face à Pierre:
Arlette fâchée :
-tu n’as aucune objection ?
Pierre s’en va :
Arlette s’assoit au chevet de Léondra :
-pour qui se prend-t-il ? Ce n’est pas parce que ton père lui a fait confiance qu’il peut tout se permettre
Léondra :
-pourquoi tu es fâchée contre lui ?
Arlette :
-il a
Arlette s’arrête :
Léondra :
-il a quoi ?
Pierre revient :
-ma tante il faut que je parle à ta fille seul à seul
Arlette se lève en laissant le pot de yaourt sur le lit :
-laisse là se reposer, tu lui parleras plus tard
Léondra triste, regarde ailleurs.
Une semaine plus tard, Léondra est en train de faire ses courses au supermarché, quand une jeune femme voilée l'aborde :
La femme :
-mademoiselle, bonjour
Léondra :
-bonjour
La femme :
-je vous ai vu à la télé il y’a quelques jours et je voulais vous dire que je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit, bravo
Léondra contente :
-merci, j'espère que vous avez pu être inspiré et que vous oserez vous battre pour vos droits
La femme :
-hein
Léondra :
-est-ce que ça va madame ?
La femme :
-tu dois m’aider