Chapitre 2
- Et toi Evan, qu'est-ce que tu veux ?
Ces yeux s'ancrent dans les miens et il pose son front contre le mien avant de me répondre
- Je peux pas te marquer, je peux pas t'offrir plus que ça, dit il sans que je ne le comprenne.
- Tu peux me croire, là, maintenant, c'est pas ce que je te demande, dis je à voix basse. Tu ne le sens pas ? Tu ne sens pas à quel point j'ai envie de toi Evan.
- Bien sur que je le sens, tu as une merveilleuse odeur.
- Et tu en as autant envie que moi, dis je en me frottant contre lui.
Comme pour me le confirmer, il bouge les hanches tout en me faisant gémir un peu plus.
- Alors, tu comptes nous laisser dans cet état ? Dis je en plantant mon regard dans le sien.
- T'as aucune idée de ce que tu fais petite Louve.
- T'en fais pas pour moi, je suis une grande fille.
J'ai l'impression qu'il pèse le pour et le contre, qu'il se contient. Tout mon corps me hurle de me jeter dessus, avant que je puisse réagir, il brise le peu de distance qui nous sépare et ces lèvres viennent couvrir les miennes.
Un profond grognement sort de sa gorge alors qu'une explosion de sensation me laisse chancelante.
Je m'accroche à lui, savoure la douceur de ces lèvres, découvre avec plaisir la sensation de sa langue contre la mienne. C'est à mon tour je grogner de satisfaction.
Un groupe d'hommes sort du club, bruyant, alcoolisé, nous ramenant un court instant à la réalité.
Il quitte mes lèvres en observant les alentours.
- J'habite à cinq minutes d'ici, on serait plus tranquille pour faire connaissance, dis je en posant mes mains sur son torse.
Ces deux yeux noir se reposent sur moi et dans un sourire particulièrement sensuel, il me répond
- Je monte en voiture avec toi, dit il en s'écartant pour me laisser bouger.
Je prends place derrière le volant alors qu'il s'installe sur le siège passager. Je mets le contact et quitte le parking.
Aucun de nous ne parle, c'est étrange, je sens la force du lien qui nous appelle et malgré ça, il semble vouloir garder une certaine forme de distance entre nous. Nous arrivons rapidement chez moi où je me gare avant de l'inviter à me suivre.
Il hésite, une seconde et à son tour sort du véhicule. Je pousse la porte du bâtiment et appel l'ascenseur. Arrivé au dernier étage, on est enfin chez moi.
Je vis dans un grand loft depuis deux ans maintenant. Il faut dire que bien que se dandiner devant une foule de mecs n'a rien de gratifiant, quand on est douée, ça rapporte vraiment bien.
On entre dans un large salon avec un grand canapé d'angle face à un écran plat. Une table basse en verre est posée sur un tapis imitant une fourrure blanche animale. J'avance en posant mon sac sur le canapé et me dirige vers la cuisine avant de lui demander
- Tu veux boire quelque chose ?
J'ai déjà ouvert le frigo en attendant sa réponse, mais il surgit derrière moi en refermant la porte. Je me retourne, aussitôt ces lèvres retrouvent les miennes.
Et puis plus rien ne compte. Ces mains passent sur ma taille pour me soulever. J'enroule mes jambes autour de lui pendant qu'ils nous guident jusqu'au canapé ou il me dépose sans quitter mes lèvres.
Nos gestes se font urgent, répondant à un besoin presque vitale. Mes vêtements finissent rapidement au sol, il s'arrête une minute pour m'observer avant de passer sa langue sur ces lèvres.
Je me redresse pour le déshabiller à son tour et découvre qu'il est couvert de tatouages, ce qui ne le rend que plus sexy. Je déboutonne son jean, enfin, il est nu contre moi.
- Putain tu sens vraiment trop bon, grogne t il avant de m'embrasser.
Je tremble un peu plus tout en écartant largement mes cuisses, je le veux, je veux le sentir en moi, connaître cette sensation unique de ne faire qu'un avec lui.
Il s'enfonce en moi en grognant un peu plus fort. J'ai l'impression que tout mon corps est en feu, qu'il ne répond plus qu'à son touché.
Je m'entends gémir sans retenue, l'appeler comme une douce litanie. C'est comme si il était fait pour moi, son corps épouse le mien à la perfection et quand il accélère, je savoure cette vague de plaisir qui me submerge.
À son tour, il se laisse aller dans un dernier grognement avant de retomber sur moi.
Le silence nous englobe à peine brisé par le bruit de nos respirations.
Je ferme les yeux, mes mains caressent son dos. Il dépose un baiser sur mon épaule avant de me dire
- Tu comptes me dire comment tu t'appelles ?
- Louane, dis je en enfouissant mon visage dans son cou.
- Tu n'as pas de meute ?
- Non, disons que ma naissance n'aurait pas été bien vue si ma mère était restée dans sa meute. Et toi ?
- J'ai quitté la mienne il y a des années, dit il en se décalant pour s'allonger à côté de moi.
Je pose ma tête sur son torse tout en laissant une de mes jambes entre les siennes. Mes doigts retracent les motifs de ces tatouages alors que sa main est posée sur la chute de mes reins.
Je sens déjà mon corps réagir à nouveau. Sa simple présence me fait un effet dingue. Il sourit, je n'ai aucun doute sur le fait qu'il sache pertinemment ce que je ressens.
Je me relève et lui tend une main en lui disant
- Le canapé est pas mal mais mon lit est bien mieux.
Son sexe palpite, se dressant fièrement pour me montrer qu'il apprécie l'idée. Il attrape ma main et se laisse guider jusqu'à ma chambre.
POV Evan
Je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est. Mon portable sonne mais je n'ai pas envie de bouger.
Ça faisait une éternité que je ne m'étais pas senti aussi bien. Ma main caresse son bras, je la sens frissonner contre moi, ce qui me fait sourire bien que je sache déjà que je ne pourrais pas lui donner ce qu'elle souhaite.
Je chasse cette pensée, j'ai aucune envie d'y réfléchir maintenant. Je ne pensais pas que ça pourrait m'arriver. Je ne pensais pas trouver d'autres Loups en pleine ville.
Je frotte ma tête contre la sienne en respirant profondément son odeur. Elle est magnifique, brune aux yeux verts, la peau légèrement hâlée des formes harmonieuses, elle est faites pour moi.
Son corps réagit déjà, ces seins se dressent alors qu'elle se tourne vers moi. Mes mains passent sur sa poitrine. Elle se cambre en gémissant. Ce son est absolument délicieux.
Je me glisse sur elle, elle écarte déjà un peu plus les cuisses dans une invitation des plus tentante. Je m'enfonce en elle, lentement, en prenant tout mon temps pour l'observer. Mon Loup me hurle de la marquer, elle n'attend que ça.
Elle s'offre complètement à moi, agrippe les draps dans un espoir fou de contrôler le plaisir qui la gagne. La voir ainsi me conduit à l'orgasme plus vite que je ne le pensais.
Je reste sur elle, mêle mes doigts aux siens. Elle est faite pour moi, je le sais, je le ressens. Elle en est presque dangereuse, tant elle est parfaite. Je dois partir, m'éloigner même si c'est à contre cœur. Je l'embrasse avant de lui dire
- Je vais devoir partir.
Une ombre passe sur son regard. Une ombre qui me transperce le cœur. Elle ne cherche pas à me convaincre de rester, elle se contente de se lever en me disant
- Je suppose que tu te souviens du chemin inverse, dit elle en s'éloignant pour se diriger vers ce qui semble être la salle de bain.
Je n'arrive pas à détacher mon regard de sa chute de reins, elle ne se retourne pas et referme la porte derrière elle. Je sais déjà qu'elle ne ressortira pas avant que je sois partis.
Je me lève à mon tour et récupère mes vêtements dans le salon. Je m'habille rapidement tout en regardant autour de moi. Son appartement est vraiment sympa, grand, moderne, décoré avec goût.
Je soupire en mettant mes mains dans mes poches. Son numéro est toujours dans l'une d'elle. J'hésite à le retirer et finalement, en passant la porte de chez elle, je l'ai toujours sur moi.
Mon portable sonne, je décroche machinalement reconnaissant aussitôt la voix de mon ami.
- Enfin, est-ce que tu sais le nombre de fois où j'ai appelé ? J'étais à deux doigts d'appeler les flics.
- Exagère pas non plus Dylan. Alors t'es bien rentré ? La future mariée n'a trouvé aucune trace de rouge à lèvres sur le col de ta chemise ?
- On a pas eu le droit au même traitement de faveur mon pote, d'ailleurs je te rappelle que j'aurais du être le centre de l'attention.
- Les trois autres ont du te suffire quand même.
- Disons qu'elles étaient beaucoup moins motivées que la jeune femme sur tes genoux.
- Que veux tu, je ne contrôle pas mon sex-appeal.
- En tout cas elle devait être très douée vu comme tu nous as ignoré toute la soirée avant de disparaître. Alors tu craches le morceau ou je dois te cuisiner ?
- Y a rien à dire Dylan.
- Mais bien sûr, dit il en riant. Bon je te rappelle que t'es mon témoin et qu'on a une répétition de la cérémonie dans 2h.
- Je sais, je serai à l'heure.
- Et j'espère que t'es pas couvert de suçons où de griffures, ça va faire tâche sur les photos de mariage.
- Tu me saoules, à toute, dis je en raccrochant.
Une fois sur le parking, j'appelle un taxi. Je lève la tête pour regarder en direction de chez elle, j'aurais jamais du l'attendre à la sortie du club.
POV Louane
Je comprends pas ce qu'il vient de se passer. C'est lui, je le sais. Je n'ai peut-être pas grandit au milieu d'une meute mais ma mère m'a expliqué tout ce que je devais savoir.
Ce que j'ai ressenti quand il était avec moi, la façon dont mon corps s'abandonne sous son touché. Une larme glisse sur ma joue, je me laisse tomber sur le canapé.
Et en même temps, à quoi je pensais, il m'a rencontré sur mon lieu de travail. Après ça, comment pourrait il vouloir de moi. Je serre un coussin contre moi en fermant les yeux.
J'ai choisis ce mode de vie, il y a des années de ça. Après la mort de ma mère, quand je me suis retrouvée noyée sous les factures. J'avais le choix, j'aurais pu prendre un autre job, mais il me fallait de l'argent, beaucoup d'argent et vite.
Ce boulot m'a sauvé la mise et en même temps, aujourd'hui il vient de me faire perdre le seul homme important à mes yeux.
Je reste dans cette position toute l'après-midi. Mon portable sonne mais je ne prends pas la peine de le regarder et fini par me lever uniquement pour me préparer.
Chapitre 3
Je sors de chez moi et monte dans ma voiture, cinq minutes après, comme tout les soirs, je soupire avant de pousser cette porte. Un coup d'œil au planning, pas de show privé pour ce soir. Je file en loge et me prépare, Chloé, ma meilleure amie est déjà là.
- T'étais pas censée être en vacances chez tes parents, dis je un brin surprise ?
- Ouais bah 3 jours ensemble, c'était largement suffisant, dit elle en me faisant un clin d'œil. Alors j'ai entendu que la soirée avait été chaude hier, continue t elle pendant que je m'installe à ces côtés.
- Ouais, comme tu dis.
- On va boire un verre après ?
- Désolé mais pas ce soir. J'ai qu'une envie c'est de finir mon service et de rentrer chez moi.
- Tu veux en parler ?
- Pas vraiment, dis je en soupirant.
Je fini de me préparer, vérifie mon maquillage et me lève avant de rentrer dans la salle.
Je déambule parmi les clients, plus on me voit plus il y aura d'hommes face à moi quand je me mettrais à danser. Après dix bonnes minutes à m'exhiber, je monte sur la scène.
Trois filles sont déjà en train de danser, deux ne portent presque plus rien. Comme à chaque fois, je ferme les yeux une seconde et quand je les ouvre, je leur donne ce qu'ils veulent.
Mon corps bouge au rythme de la musique, je me déhanche en leurs faisant croire que je ne le fais que pour eux. Mes vêtements tombent en même temps que les premiers billets. Le seul contact autorisé, le fantasme absolu pour ces hommes, glisser directement les billets dans la ficelle de mon string.
Je me rapproche, les laisse faire alors que mentalement, je compte déjà ma part. Quand je retourne en loge, j'ai une belle liasse dans la main, Chloé, elle est partie dans la salle.
Je lui laisse un petit mot et me rhabille avant de rentrer chez moi. En fouillant dans mon sac, je m'aperçois que j'ai laissé mon portable chez moi.
J'arrive à ma voiture, perdue dans mes pensées. Mécaniquement, je la déverrouille avant d'ouvrir la portière. Je m'apprête à m'asseoir quand je reviens à la réalité en sentant sa main se refermer sur mon poignée.
Je me mets aussitôt à trembler alors qu'une douce chaleur se diffuse de sa prise. Mon regard se plante dans le sien avant de passer sur ces lèvres.
- Alors comme ça, tu ne réponds pas à mes messages petite Louve.
Sa voix est si grave que je dois me retenir pour ne pas gémir. Il se rapproche un peu plus en posant ces mains sur la voiture de chaque côté de moi. Mon cœur s'affole, s'emballe à mesure que je me sens fondre.
Pourquoi est il venu ? Il ne veux pas de moi, ne compte pas me marquer, alors pourquoi ?
Je le pousse pour qu'il s'éloigne, si je reste, demain j'aurai encore plus mal. Je dois partir, rentrer chez moi, le plus vite possible. Je me glisse sur le siège conducteur mais il m'empêche de refermer la portière
- Donc tu comptes m'ignorer, dit il en se penchant vers moi.
Je ferme les yeux pour chercher à me maîtriser avant de lui dire
- Déjà j'ai pas mon portable sur moi et visiblement tu t'es trompé d'établissement. Je suis strip-teaseuse pas prostituée, sur ce j'ai fini ma journée et je vais rentrer chez moi.
Je mets le contact et tente de refermer la porte qu'il tient encore. Je soupire en sentant sa résistance, je ne veux pas le regarder, je sais que si je le fais, mon corps me trahira.
Il passe une main sur ma joue, je sursaute presque en le sentant faire, malgré ça, j'arrive à tourner la tête avant de lui dire
- Pars, t'as sûrement mieux à faire que d'attendre sur un parking de club de strip-tease.
- Alors je t'attendrais sur ton parking.
- Sérieux, je vois pas bien à quoi tu joues. T'as aucune envie de me marquer et après tout rien ne t'y oblige, mais t'amuser avec moi à cause de ce lien, c'est minable.
Je sens que mes mots l'ont atteint. Il recule d'un pas, j'en profite pour refermer la portière. Je pars en trombe, sans un regard en arrière. Mes larmes coulent sur mes joues, brouillant ma vision. Me forçant à m'arrêter après seulement quelques mètres sur le bord de la route.
Je reste là, sans me préoccuper de ce qui m'entoure jusqu'à ce qu'il me surprenne en ouvrant brusquement la portière côté passager. J'ai à peine le temps de me tourner vers lui que ces lèvres viennent capturer les miennes.
Je reste une seconde sans bouger avant de lui répondre. Ces lèvres sont tellement douces et en même temps ardentes. Il passe une main derrière ma nuque pour me rapprocher de lui, quand je le sens mordre une de mes lèvres, je ne parviens pas à retenir un gémissement.
- Laisses moi t'emmener chez moi, me dit il doucement.
Sa voix est tellement agréable, tellement puissante que j'en ferme les yeux.
- S'il te plaît, reprend il en mettant plus de passion dans son baiser.
Je suis complètement à sa merci, je le sais et je fini par accepter pendant qu'il sourit contre moi.
- Prends ma place, dit il, je vais nous y conduire.
J’obéis, un peu trop docilement à mon goût et le laisse prendre le volant. Après quelques minutes de route, dans un silence de plomb, il pose sa main sur ma cuisse dans une douce caresse.
Je le laisse faire, de toute façon, il a déjà gagné. Au bout d'un quart d'heure, il ralentit avant de se garer face à une jolie maison isolée au milieu d'un écrin de verdure. Il descend en m'invitant à le suivre. Je prends une minute avant de le suivre.
Je ne me sens pas vraiment à l'aise, j'ai beau savoir que je le désire de toute mon âme, je crains déjà demain. Il me fait entrer et avant même que je ne puisse regarder ce qui m'entoure, je me retrouve plaquée contre la porte alors qu'il m'embrasse fiévreusement.
Je m'accroche à lui, me laisse aller contre lui pendant qu'il passe ces mains sous mon débardeur.
Mon corps se cambre pour me coller d'avantage au siens. Il me soulève facilement et m'emmène dans sa chambre en m'incitant à me déshabiller.
Quand il me pose sur son lit, je ne porte plus que mon jean qu'il retire rapidement avant d'enlever ces vêtements.
Il est tellement beau, tout en muscle, magnifié par ces tatouages. Je vois que lui aussi observe mon corps avant de s'enfoncer en moi.
Nos hanches bougent au même rythme, nos gémissements se mêlent en même temps que nos grognements. C'est comme si on était en harmonie, enfin réunit.
Le plaisir qui en découle nous laisse tremblants, à bout de souffle. Je ferme les yeux pour en profiter encore un peu alors qu'il me garde dans ces bras avec un peu plus de force.
Aucun de nous ne parle, durant de longues minutes, de très longues minutes, jusqu'à ce que nos corps ne nous en réclame d'avantage.
POV Evan
J'aurais pas du y retourner mais quand j'ai vu qu'elle ne répondait pas à mes textos, mon sang n'a fait qu'un tour. J'avais besoin de la voir, de la sentir contre moi, je ne m'attendais juste pas à ce qu'elle me repousse en souffrant.
Elle croit que je ne veux pas d'elle à cause de ce qu'elle fait. Elle ne comprend pas que c'est pour elle que je ne peux pas la marquer, pour la protéger.
L'aube commence à se lever quand je sens qu'elle s'est endormi. Je la serre un peu plus contre moi en m'endormant à mon tour.
Je me réveille en entendant frapper à ma porte. Ça insiste, je soupire alors qu'elle remue lentement et regarde l'heure avant de me réveiller en sursaut.
J'attrape mes fringues que j'enfile aussi vite que possible et ouvre rapidement.
- J'y crois pas, t'es sérieux Evan ? T'as vu l'heure qu'il est ? Tu sais que c'est à toi de t'occuper de moi normalement ?
- Désolé Dylan. Laisses moi dix minutes et j'arrive.
- Et tu comptes faire quoi pour la propriétaire de la voiture dehors, dit il en entrant.
Il s'avance vers le canapé pour récupérer son débardeur et son soutien gorge.
- Alors t'as toujours rien à me dire ?
Il me lance ces vêtements avant que je lui réponde.
- Vas y, pars devant je te rejoins.
- Le mariage est demain c'est le dernier essayage si ton costume est pas parfait, je te laisse te démerder avec ma moitié.
- J'arrive je te dis, je vais pas la foutre à la porte comme ça. Vas y, je fais vite.
Il me regarde étrangement avant de me dire
- C'est suspect tout ça. Déjà tu ne ramènes jamais de filles chez toi et en plus, généralement tu n'as rien de délicat.
- Pitié Dylan, ne pose pas de questions.
- Ok mon pote mais magnes toi.
Il part comme il est arrivé, je soupire, j'ai aucune envie de la blesser encore une fois. J'arrive dans la chambre pour la trouver réveillée. Elle a déjà remit son jean et cherche son haut.
- Tiens, lui dis je en lui tendant le reste de ces vêtements.
- Merci, répond elle sans me regarder.
Elle finit de s'habiller et passe à côté de moi en quittant la pièce avant de récupérer son sac dans le salon.
J'ai envie de la retenir, j'aimerai qu'elle comprenne qu'elle n'y ait pour rien dans cette situation. Elle attrape ces clés de voiture et se dirige vers la porte.
Jurant contre ma stupidité, mon corps se déplace pour lui bloquer le passage.
- Je te dois des explications, je le sais, dis je en posant mon front contre le sien. Est-ce que tu travailles ce soir ?
Elle me fait un signe négatif de tête pour me répondre.
- Est-ce que tu accepterais de dîner avec moi ? Mon meilleur ami se mari demain, je suis son témoin, je dois absolument aller essayer mon costume avant que lui ou sa futur femme ne me tue, mais si on dînait ensemble, on pourrait discuter de tout ça.
J'essaye d'avoir une voix la plus posée possible.
- D'accord, dit elle à voix basse.
- Ici à 20h c'est bon pour toi ?
- Oui, répond elle sur le même ton.
Je la force à me regarder avant de l'embrasser doucement. Elle part, sans se retourner, laissant une sensation de froid derrière elle.
Je me dépêche de me préparer, quand je sors le taxi est déjà là et vingt minutes plus tard, j'arrive chez la couturière.