Chapitre 2

Adeline a préparé un succulent repas pour Alexandre qui arrive avec Angelo et Xavier.

-Désolé mais on est trois. J'aurai dû te prévenir maman, lui dit-il en l'embrassant tendrement sur la joue.

-Tu sais bien que je fais toujours à manger pour un régiment donc pas de souci. On aurait même pu inviter Noémie si elle avait été là. Et au fait, tu as de ses nouvelles ? Ça fait deux jours qu'elle ne m'a pas appelée.

Les garçons rigolent.

-Maman, deux jours sans nouvelle, lui dit Xavier, mais elle est partie au Mexique il y a trois jours. Et elle n'est pas toute seule, elle est avec son nouvel homme.

-Oui je sais mais j'aime avoir des nouvelles de mes enfants et les savoir bien. Je sais c'est mon côté maman poule.

-C'est surtout qu'on devrait te trouver un homme. Cela fait plus d'un an que papa est décédé. Tu es une femme superbe et jeune alors tu dois refaire ta vie, lui dit Alexandre.

-Je pourrai refaire ma vie quand je saurai tous mes enfants heureux. Pour le moment je ne peux que m'inquiéter pour vous tous.

-Bon les gars, ça veut dire que toi Xavier tu dois enfin te trouver une jolie femme qui saura t'aimer à ta juste valeur, Alex tu dois reconquérir ta femme parce que de toute façon on sait tous que tu ne peux pas vivre sans elle et Noémie doit épouser Sammy. J'ai tout bon Adeline ? demande Angelo tout sourire.

-C'est tout à fait ça à peu de choses près lui répond Adeline en souriant. Allons à table. Ça va refroidir.

-Enfin une parole sensée, dit Xavier. Je meurs de faim et en plus je sens l'odeur de ton bon poulet rôti. Il n'y a que toi qui sait le faire comme ça maman.

-Oui je sais, tu me l'as toujours dit.

Elle revient avec le plat dans les mains et le pose sur la table.

-Comme ça sent bon, dit Angelo. J'avoue que j'ai une faim de loup surtout après l'entraînement qu'on a fait, hein Alex ?

Alexandre ne dit rien car il était à des kilomètres de là, perdu dans ses pensées.

-Quoi ?! Tu m'as parlé ? demande-t-il étonné.

-Mon chéri, il faut vraiment que tu partes au plus vite, je ne te reconnais plus. Où est passée cette joie de vivre qui te caractérise ?

-Je sais maman, je vais faire ce qu'il faut et arrêter de ne penser qu'au travail pour me focaliser sur ma vie privée. Elle est la femme de ma vie, j'ai merdé alors je dois agir et cesser de me morfondre. Et c'est exactement ce que j'ai l'intention de faire.

-Aaahh !!! Alexandre le retour, disent Xavier et Angelo en chœur en lui tapant dans le dos.

-Et toi Angelo, pas trop triste que Marie soit partie aussi ? demande Adeline.

-Si évidemment, elle me manque mais elle ne pouvait pas laisser Samantha seule, ce que je peux comprendre, donc voilà. Mais on s'appelle tous les jours.

-Et quand vas-tu te décider à l'épouser ?

-Maman, ce ne sont pas tes affaires, lui dit Xavier. Alors Angelo, quand est-ce que tu l'épouses ?

-Ce ne sont pas mes affaires mais les tiennes oui, dit Adeline en tapant son fils avec le torchon.

Angelo les regarde amusé. Il les aime profondément comme sa propre famille et ne se verrait pas vivre sans eux.

-Je pense lui demander sa main quand elle reviendra. Vous savez tout.

-Wouah, mais c'est génial, dit Alexandre en le prenant dans ses bras.

Tous le félicitent et commencent enfin à déguster le fameux poulet rôti aux petits pois d'Adeline.

-Allô, comment ça va aujourd'hui ? demande Marie à Samantha. Je suis désolée d'avoir dû partir à l'improviste mais je savais que tu étais entre de bonnes mains avec Sofie.

-Oui ça va, ne t'inquiète pas. Et toi, as-tu pu voir tes enfants ?

-Pas encore mais je pense que cela ne saurait tarder. Mon avocat s'en occupe. Je dois rencontrer mon ex demain et je n'ai toujours pas dit à Angelo que j'étais à Paris pour régler ce problème. D'ailleurs je ne sais même pas quoi lui dire ni comment.

-Dis le lui tout simplement. Il pourrait même t'aider tu sais.

-Oui je sais mais je ne veux pas l'ennuyer avec mes problèmes. Et on n'a jamais réellement parlé de mes enfants tous les deux. Alors je ne pense pas que ce soit une si bonne idée de le faire maintenant.

-Angelo est quelqu'un de discret. Ce n'est pas lui qui t'aurait parlé de tes enfants en premier. Le moment est venu de lui expliquer ce qui se passe réellement.

-Et toi, quand vas-tu te décider à parler à ton mari ?

-Sofie m'a enfin convaincue, je vais l'appeler dans la semaine. Je vais sortir de mon mutisme, c'est décidé.

-Alléluia !!! En plus c'est bientôt votre anniversaire de mariage il me semble.

-Oui je sais mais je ne vais pas arriver avec des fleurs et lui souhaiter un joyeux anniversaire de mariage alors que je l'ai laissé en plan depuis deux mois. Tu comprends mon problème ?

-Oui mais on parle de l'amour de ta vie et comme il t'adore aussi, il te pardonnera très vite et les choses reprendront leur cours normal. Tu verras, écoute Marie, elle a toujours raison, lui dit-elle en rigolant.

-Je ne sais pas comment tu fais pour être toujours aussi positive alors que tu as aussi tes problèmes à gérer. Mais je sais que c'est pour cela que tu es ma meilleure amie. Je t'adore et tu me manques. Et j'espère du fond du cœur que tes problèmes seront vite résolus et que tu pourras poursuivre ta route comme tu le mérites. Et tu sais que je suis là si besoin.

-Oui je sais et merci d´être mon amie car sans toi, je n'aurai jamais pu quitter mon mari et garder ce si beau sourire après avoir perdu la garde de mes enfants. Je vais certainement les voir demain. Cela fait trois ans que je ne les ai pas vus et j'avoue paniquer à l'idée de les revoir car je les ai laissés enfants et ce sont des adolescents maintenant. Mais bon, si j'ai survécu aux coups de leur père, je survivrai à deux ados. J'en suis sûre, dit-elle en rigolant.

-Je n'ai aucun doute à ce sujet, ma chérie. Tu es ma Wonderwoman à moi.

-Oui c’est l'effet que je fais en général même sans costume, on me reconnait dit Marie sur un ton très sérieux.

Elles éclatent de rire.

-Merci d'avoir réussi à me changer les idées.

-À ton service ma belle. Je vais te laisser et je veux savoir les progrès que tu fais avec Alex. Passe-moi Sofie deux secondes si elle n'est pas occupée avec sa fille.

-Oui ma beauté, je suis là.

-Sofie, ne la laisse pas changer d'idée. Elle doit te laisser tranquille et aller voir son mari. Je compte sur toi.

-Oui c'est ce que je lui ai dit. J'y veille, ne t'inquiète pas.

-Non mais dites donc vous deux, ça suffit de parler de moi comme si je n'étais pas là. Je vais l'appeler je vous ai dit. Promis.

Elle raccroche le sourire aux lèvres.

-Ça va ? demande Sofie surprise de voir Samantha si sereine.

-J'ai vraiment beaucoup de chance d'avoir des amies comme vous.

-Quoi ? Tu ne l'avais pas remarqué avant ? Je suis déçue dit Sofie.

Elles rigolent et se prennent tendrement dans les bras.

-Tu sais que je serai toujours là pour toi aussi si tu as besoin, dit Samantha émue.

-Oui je sais bien et tu me l'as déjà prouvé. Et puis à quoi servent les amies si ce n'est écouter, pleurer avec toi et rire ? Sans oublier manger des bouchons tous les jours.

- J'avoue que ces petites bouchées de pates de riz et de porc assaisonné me font perdre la tête et tu n'as pas tort, on sait faire. Le pire reste quand même la quantité phénoménale de nourriture qu'on peut avaler. J'ai dû prendre 10 kilos depuis que je suis avec toi.

-Mais non n'exagère pas et puis je te signale que nous cuisinons toutes les deux pas seulement moi, madame.

-Oui mais comme on est des vraies chefs, ça n'aide pas, dit Samantha en touchant son ventre. Mais je pense que ce qui fait pencher la balance se sont les apéritifs au rhum arrangé et boudins bien pimentés qu'on alterne quelquefois avec les samoussas, tout ça ne doit pas vraiment aider.

-Oh c'est vrai que tu es énorme ma fille, dit Sofie en rigolant.

-Quand Alexandre va me voir, il ne va pas me reconnaître si ça continue, je t'assure. Ça pourrait être un motif de divorce, tu sais ?

-Oui bien sûr. Je pense qu'il adorerait tripoter tes bourrelets à l'heure actuelle.

-J'aimerais te croire mais j'ai des doutes.

-Ne te fais pas de plan sur la comète et ne commence pas à te mettre des idées tordues en tête sinon tu vas encore refuser d'aller le voir. Je te connais bien.

-Oui tu as raison, je dois être positive et me dire qu'il sera tellement ébloui par ma beauté qu'il va se jeter dans mes bras et m'embrasser passionnément.

-Oui enfin n'exagérons rien non plus dit Sofie en riant.

-Oh la méchante ! Tiens, on dirait que ta fille se réveille. On va la voir ?!

Elles se dirigent vers la maison bras dessus, bras dessous lorsque Samantha reçoit un appel.

-Coucou ma chérie, comment vas-tu ?

-Ça va super bien. Merci.

-Tu ne mentirais pas à ton vieux père quand même ?

-Jamais. Alors avant que tu me le demandes, je vais appeler Alexandre et retourner à Los Angeles rapidement.

-Tu es sûre de toi ? Il y a une semaine, tu ne voulais plus le voir alors qu'est-ce qui a changé ?

-Papa, je suis surprise et je pensais que tu allais être content mais pourquoi j'ai l'impression que ce n'est pas le cas ? Tu me caches quelque chose ?

-Mais non pas du tout, dit Michel sur un ton hésitant.

-Papa, je te connais, alors dis moi ce qui se passe.

-Mais rien, c'est juste que je ne comprends pas que tu changes d'avis aussi vite.

-Papa ça fait deux mois que je suis partie et trois semaines que je n'ai pas entendu le son de la voix de mon mari alors non ce n'est pas trop tôt. Mais dis-moi tu es à Paris ou encore à LA ?

-Je suis à LA, pourquoi ?

-Ne me dis pas qu'Alexandre a quelqu'un d'autre ?

-Mais comment peux tu penser une chose pareille ? Il ne te ferait jamais ça. Aucun doute ma chérie. D'abord parce que tes frères le tortureraient, sa mère le renierait et moi je l'achèverais.

-Tu es bête… Papa, si tu savais comme il me manque...dit-elle d'un air triste.

-Alors va le retrouver. Tu es une femme forte, tu vas surmonter ton chagrin mais tu as besoin de lui ma fille. Arrête de faire l’enfant gâtée pourrie et reprends ta vie en main sinon tu vas vraiment le perdre.

-Oui je sais. Mais je te promets que cela n'arrivera pas.

-Ah, ça c'est ma petite fille.

-Je t'aime papa. Merci d'être aussi génial.

-Oui je sais, on me le dit tous les jours.

-N'abuse pas non plus, tous les jours ? C'est toi qui doit te le dire devant ton miroir tous les matins, dit-elle en rigolant.

-Ça fait du bien de t'entendre rire ma chérie.

-Oui moi aussi ça me fait du bien, crois-moi.

-Bon je vais te laisser et prends soin de toi.

-Oui papa, je pense que je vais aller chez le coiffeur et faire du shopping. Cela fait deux mois que je suis ici et je ne suis pas encore sortie sauf pour aller voir ma psychologue. Tu peux croire ça ?

Chapitre 3

-Oui je peux car je te connais. Mais je sens que tu es prête. Et tu sais, parfois, on a besoin de faire un break pour se rendre compte de ce qui est indispensable et important dans nos vies. C'est aussi une leçon que la vie nous donne. Toute situation nous permet de grandir même si c'est difficile et qu'on a l'impression d'avoir tout perdu et qu'on ne pourra pas la surmonter. Penses-y ma chérie et reste toujours positive. La vie est belle malgré tout et tu as encore de nombreuses années pour le découvrir.

-Oui je sais mais là c'était trop dur. J'ai flanché et j'ai déçu beaucoup de personnes et j'avais besoin de prendre mon temps et du recul par rapport à ma vie.

-Tu n'as pas besoin de te justifier et surtout pas avec moi. Et si ta mère était encore là, elle te dirait la même chose.

-Je sais papa. Vous avez toujours été des parents extraordinaires et j'espère suivre votre exemple un jour.

-Il n'y a pas de raison ma puce. Tu es le portrait craché de ta maman. Et au fait, pourrais-tu lui mettre un joli bouquet de roses sur sa tombe pour moi ?

-Bien sûr et sache que je vais me recueillir une fois par semaine depuis que je suis là. Je lui parle beaucoup et quelquefois j'ai l'impression qu'elle m'écoute et qu'elle me guide.

-Une chose est sûre, c'est qu'elle vous surveille et vous protège toi et tes frères. Elle me manque beaucoup tu sais. Alors toi, tu peux encore arranger les choses avec Alexandre parce qu'il est en vie et rappelle-toi quand tu pensais l'avoir perdu dans l'accident. Ne fais pas de bêtises car tu ne trouveras plus jamais un homme qui serait prêt à faire tout ce qu'il a déjà fait pour toi. Et la vie est courte, il faut en profiter.

-Je sais que tu as raison mon petit papa.

-Je suis ton père et du coup cela me donne un pouvoir inestimable, j'ai toujours raison. Ne l'oublie jamais ma petite fille adorée.

-Oui enfin toujours raison, toujours raison, ce n'est pas tout à fait vrai mais bon je te laisse y croire.

-Merci ma chérie de reconnaître mes qualités. Bon je vais te laisser et je te dis à très bientôt. Dis-moi quand est-ce que tu comptes rentrer.

-Je vais prendre mon billet pour la semaine prochaine. Probablement lundi ou mardi.

-D'accord. Je suis heureux de savoir que tu vas mieux et que tu es enfin prête à affronter le monde.

-Merci papa. Ton soutien compte beaucoup pour moi. Je t'aime et prends soin de toi.

-Toi aussi ma petite fille chérie.

Elle raccroche, les larmes aux yeux, elle est tellement émotive depuis quelques mois.

Son père lui manque, ses amis lui manquent et surtout son mari lui manque plus que tout. Alors oui, elle va le rejoindre et lui faire une belle surprise même si elle sait que cela ne sera pas chose facile.

-Allô mon garçon. C'est Michel.

-Oui je sais. Comment vas-tu beau papa ?

-Ça va super bien. Je viens d'avoir ma fille au téléphone. Si tu as quelque chose à faire c'est maintenant car elle compte rentrer la semaine prochaine. Tu fais ce que tu veux de cette information mais elle veut reprendre sa vie en main.

-Tu ne lui as pas dit que je comptais aller la rejoindre ?

-Mais tu me prends pour un imbécile ou quoi ? Bien sûr que je ne lui ai rien dit.

-Ah j'ai eu peur. Désolé de te sembler si froid mais j'ai plein de choses en tête.

-Pas de souci mon garçon. Mais quand tu la verras, sois moins dur avec elle que lors de votre dernière discussion sinon tu ne la récupèreras jamais.

-Oui je sais qu'elle est partie à cause de moi et de mes paroles mais j'étais tellement blessé et je la voyais sombrer, impuissant. Alors je me suis aussi renfermé et au lieu de la soutenir, je l'ai blâmée. Alors c'est normal qu'elle m'ait rejeté de la sorte et qu'elle soit partie. Tout est de ma faute mais je ne savais pas comment réagir face à cette perte. Je nous ai fait du mal et je le sais. J'aurai dû la soutenir et je m'en veux mais je vais tout arranger car je ne peux pas vivre sans elle.

-Tout ce que tu viens de me dire, c'est elle qui doit l'entendre alors oui va la rejoindre et revenez ensemble.

-Michel, maman te dit de venir nous rejoindre si tu n'as pas encore dîné.

-On mange quoi ?

-Maman, il demande quel est le menu ?

-Passe-moi le téléphone, dit-elle en prenant le téléphone des mains d¡Alexandre. Dis donc, tu t'es cru au restaurant ? Tu ne veux pas la carte pour la semaine non plus ?

-Ah parce que tu fais ça aussi ? Ce serait bien que tu me l'envoies alors, dit-il en rigolant.

-Allez viens nous rejoindre espèce d'idiot.

-Donnez-moi dix minutes et je suis là. Mais au fait, c'est quoi le dessert ?

-Mais je vais le claquer lui, dit Adeline en riant aux éclats. A tout de suite.

-C'est cool que Michel vienne, cela fait un bail que je ne l'ai pas vu dit Xavier. Et c'est un super bonhomme.

-Oui il n'y en a pas deux comme lui, c'est certain répond Angelo.

On sonne à la porte au bout de dix minutes.

-C'est le livreur. Je ramène le dessert parce que je n'étais pas sûr qu'Adeline aurait ce qu'il faut. Mais je ne savais pas qu'on serait si nombreux, dit-il perplexe en les regardant. Pas grave, je mangerai ma part et vous vous débrouillerez pour partager le reste.

-Toujours aussi gentleman ce Michel dit Adeline en lui faisant une grosse bise.

-Mais non, j'ai ramené un gros gâteau, avec vous on ne sait jamais qui peut être présent, c'est une leçon que j'ai bien retenue. La preuve, dit-il fièrement en montrant un énorme fraisier.

Il se joint à eux et le repas continue dans la bonne ambiance.

Michel est heureux de se retrouver à leur table, on parle de tout et de rien, les blagues fusent et l'atmosphère est détendue.

Alexandre se lève et porte un toast.

-Je voulais vous remercier d'être toujours là pour moi spécialement toi Michel car tu es comme un second père pour nous et je sais que Xavier ne me contredira pas sur ce point. Maintenant, je vais avoir besoin de toutes vos ondes positives pour m'aider à reconquérir la femme de ma vie. Je vous aime tous et surtout toi ma petite maman adorée.

-Moi aussi je t'aime mon chéri, dit-elle en le prenant dans ses bras. Et reviens avec ta femme car elle me manque énormément aussi. Quand pars-tu ?

-Je vais prendre le jet demain du coup car Michel m'a dit qu'elle compte revenir la semaine prochaine mais c'est à moi d'aller la rejoindre.

-Oui tu as raison mon fils. Va prendre soin de ta femme et ne te fais aucun souci pour les affaires, ton frère est là et je sais qu'il va assurer en qualité de PDG pendant ton absence. N'est-ce pas Xavier ? Ce n'est pas la première fois que tu assureras ce poste et d'ailleurs ton père avait bien hésité avant de donner ce poste à ton frère et non à toi. Je pense que le fait d'assurer le poste de directeur de la sécurité de l'entreprise te prend déjà beaucoup de temps mais après tout, tu es le mieux placé pour prendre le relais.

-Oui maman, je sais bien tout cela. Et Alexandre peut rester le temps qu'il lui faudra à la Réunion, je vais assurer. Petit frère, pars l'esprit tranquille et ramène ma belle sœur à la maison.

Le repas terminé, ils rentrent tous chez eux, ravis.

Adeline est heureuse de voir que son fils est enfin décidé à réparer ses erreurs. Et c'est l'esprit tranquille qu'elle part se coucher.

Le lendemain comme prévu, Alexandre se rend à l'aéroport où le jet l'attend. Il est soucieux car il appréhende la réaction de sa femme lorsqu'elle va le revoir après deux mois d'absence. Il essaie de ne pas trop se poser de questions et se dit qu'il verra bien comment réagir lorsqu'il sera face à elle. Il a hâte de la tenir dans ses bras malgré tout et de lui dire à quel point il l'aime.

Encore quelques heures et il aura toutes les réponses à ses questions.

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Et si on se souvenait...

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