Chapitre 2
Quelques semaines étaient passées, je voyais bien que Christian voulait la succession de mon père, il n’arrêtait pas de me parler de ça, et moi de mon côté j’étais entrain de préparer mon examen, on devait composer le baccalauréat dans quelques mois seulement et je me devais d’être prêt le moment venu.
Manuella était toujours là pour me soutenir, elle était déjà au niveau deux en fac, à DSCHANG plus précisément, tandis que moi je ne faisais que terminale, cela me dérangeait tout le temps mais elle était toujours là pour me consoler et me dire d’être patient.
Invitez vos amis à s'abonner à la page 🙏🏾
__ tu sais je t’aime Brad, ce n’est pas aujourd’hui qu’on se connait, donc arrête de croire que tu n’es rien face à moi.
__ ce n’est même pas seulement pour ça Manuella, mon frère veut l’héritage de mon père, alors que je ne suis même pas sûr qu’il est le fils légitime de mon père.
__ pourquoi tu dis ça, on t’a dit quelque chose à ce propos ?
__ la dernière fois je causais avec ma mère, elle m’a tout raconté, mais à aucun moment je l’ai entendu parler de Christian. Je commence à croire qu’il a été adopté.
__ mais demande à ta mère non.
__je vais le faire, mais pas maintenant, c’est vrai qu’elle n’était plus avec mon père avant que celui-ci meurt, mais au moins je suis ce qui les liait encore. Donc je vais la laisser faire son deuil.
__ ok. Tu sais Brad, tu n’as que 19h mais tu réfléchis comme une grande personne. Et je t’aime aussi pour ça.
Manuella était adorable, attentionnée et très accueillante aussi.
Un jour alors que j’étais à la maison, je venais de rentrer, un samedi soir car avec les amis du lycée nous avions fait des groupes d’études, à peine j’étais arrivé que Christian était déjà là aussi.
__ salut grand, tu n’as pas l’habitude de venir ici depuis que tu es marié.
__ donc tu veux que je parte ?
__ non non je n’ai pas dit ça, ce que je veux dire c’est que si tu es là c’est sûrement pour une bonne raison.
__ oui, pour moi la raison est bonne mais est-ce que toi tu vas en dire autant ?
__ je ne sais pas trop, il faudra en parler d’abord pour qu’on voi5 non.
__ ta mère est là ?
__ Christian je t’ai toujours dit de ne plus l’appeler ma mère, c’est notre mère à tous. Je ne sais pas ce que tu as.
__ hahaha mon petit tu es vraiment peut dans la tête hein, bref, je suis là pour l’héritage de papa. Il faut qu’on en parle.
__ oui je t’écoute, mais avant, laisse moi te rappeler que le deuil n’est pas encore fini complètement.
__ et tu penses que ça va un jour finir ? Il faut battre le fer quand ça chauffe mon petit, laisse ce que tu me chante là.
Il était étrange, mais là c’était un peu de trop, il s’en foutait éperdument ce la mort de notre père, tout ce qui l’intéressait était les biens de mon défunt père, mais il fallait que tout ce passe dans les règles.
Abonnez-vous
__ comment tu peux être aussi avare ? Donc sa mort ne te dit rien ?
__ ne me fait pas croire que tu es touché Bradley, nous tous savons que tu n’en as rien à foudre.
D’une part il avait raison.
19ans de ma vie sans savoir qui il était réellement, un bon matin il t’appelle parce qu’il est entrain de mourir.
Ce n’était pas vraiment la grande tristesse de ma part.
__ il faut que maman soit là avant qu’on parle de tout ça.
On ne peut rien faire sans elle.
__ elle est allée où ?
__ aucune idée, je viens d’arriver comme ça
__ ok.
Nous l’avions attendus pendant plus d’une heure et elle avait finie par arriver.
Les salutations étaient faites et maintenant il fallait entrer dans le vif du sujet.
__ écoutez mes enfants, je sais que vous ne vous êtes pas encore totalement remis de la mort de votre père, mais on va en parler un autre jour.
__ non ! On va parler de ça maintenant, on va le partager maintenant. Il n’y a pas les affaires de après là. Je ne suis pas dedans. Exclama Christian.
__ Christian qu’est-ce qui t’arrive au juste ? Demanda maman.
__ rien, je veux juste qu’on soit réaliste c’est tout. Ça sert à quoi d’attendre ? On ne fait que reporter ce qui aura lieu tôt ou tard.
__ je vais vous dire toute la vérité aujourd’hui, il le faut.
__ qu’elle vérité encore ?
__ cela fait très longtemps votre père et moi ne trouvions pas d’enfant, tout portait à croire que j’étais stérile, ou peut être lui, mais on n’était sûr de rien, même les hôpitaux ne savaient pas ce qui n’allait pas chez nous, nous étions mariés et cela faisait déjà plusieurs années et toujours rien.
__ alors vous avez décidé de m’adopter. Accompagna Christian.
__ oui, je me sentais seule. Je n’avais pas le choix car il me fallait de la compagnie Christian, à l’époque je ne faisais rien du tout de mes journées, je Passais le temps à la maison sans rien faire car votre père ne voulais pas que je travaille, il me disait toujours qu’il travaille déjà pour nous tous. Alors ce n’est pas la peine de m’en faire.
Elle parlait avec les larmes aux yeux, je voyais bien que maman souffrait au fond mais il fallait que nous sachions ce qui s’était réellement passé, il nous fallait la vraie version de l’histoire.
__ et quand vous m’avez adopté, que s’est-il passé par la suite mère ?
__ deux ans après j’ai conçue.
Je ne sais pas comment mais j’étais tombée enceinte de ton petit frère que voilà.
Elle parlait de moi, j’étais là à les observer, je les regardais sans mot dire. Je n’avais rien à dire d’ailleurs.
__ et donc si je comprends bien, je n’ai pas droit à son héritage ? demanda Christian d’un aire mystérieux.
__ Christian je n’est pas dis ça, mais il faut que tu saches que tu n’es pas le fils légitime de cette famille, par conséquent, toutes les décisions viendront de Bradley car c’est lui que ton père a désigné comme successeur.
__ QUOI ? ET COMMENT VOUS EXPLIQUEZ CELA ?
Il avait l’air très en colère, on avait essayé de le calmer en vain mais il voulait des preuves, il voulait être sûr de ce que lui disait maman.
__ c’est Parce qu’il est mort que vous profitez pour mentir sur son nom ? Comment vous pouvez être aussi méchants ?
__ Christian calme toi tu veux ?
Si c’est ça que tu veux, alors on va te fournir les preuves nécessaires si cela peut te convaincre d’accord ?
__ même les affaires que vous dites que je ne suis pas Pas l’enfant légitime là je n’en crois pas un mot ! Pourquoi vous ne m’avez jamais dit cela avant ? Pourquoi attendre qu’il meurt avant ?
__ Christian tu as besoin de preuves, on va t’en donner.
Maman semblait déjà bien en colère contre l’attitude de Christian.
Elle se dirigea dans la chambre et fit sortir le testament de papa.
Elle nous fit asseoir et commença la lecture du testament.
Après une bonne écoute, nous fûmes fixé de la position de chacun.
J’étais l’enfant légitime de mes parents et par conséquent l’héritier légal de la famille.
Ce fut ainsi que ma vie changea à jamais, je n’avais aucune idée de quelle façon elle devait changer, mais je sentais que quelque chose allait changer, rien ne devait plus être pareil.
À suivre…
Chapitre 3
On rêve tous de grandir, mais on oublie souvent les responsabilités qui en découlent.
Mon père était l’un des personnes les plus distinguées et influentes de la ville de part ses affaires et sa façon de les gérer, je ne l’avais jamais aimé, du moins de son vivant car je n’avais qu’une seule idée de lui. Je ne savais pas qui il était réellement jusqu’à ce que je commence moi-même à suivre ses pas.
Je n’avais que 19ans c’est vrai, et n’avais aucune notion de responsabilité, je vivais toujours chez maman, par la grâce j’avais eu mon examen malgré les circonstances qui étaient un peu plus difficiles et défavorables.
J’avais laissé maman se charger du partage de l’héritage entre mon frère et moi.
Bien évidemment il n’était pas toujours d’accord avec nous, mais il n’avait pas le choix.
On lui avait donné une maison, l’une des maisons que papa avait construite et avait mis en location, puis une belle somme d’argent. Suffisant pour se lancer dans les affaires.
Et moi je n’avais plus rien à faire de l’école, j’avais tout pour moi, plusieurs maisons en location, des millions en banque et des entreprises à gérer.
Le conseiller commercial de papa était de mon côté, il était toujours là à me montrer ce qu’il fallait faire puisque j’étais encore nouveau dans ce monde.
Maman ne pouvais que me prodiguer des conseils et rien d’autre.
Je soutenais Manuella comme je pouvais, elle avait constaté que j’avais hérité des biens de mon père.
__ tu vois chéri, je t’avais bien dit que ce serait toi le gagnant dans cette histoire.
__ Manuella il ne s’agit pas d’une confrontation entre ma famille et moi.
__ non je n’ai pas parlé de ta famille, mais de ton frère, tu ne vois pas qu’il t’a un peu laissé en paix ces derniers temps ?
__ c’est parce qu’il a eu ce qu’il voulais non.
__ maintenant on va faire ce qu’on veut, comme on veut et quand on veut.
Je ‘ne savais pas où elle voulait en venir, je ne me doutais de rien d’ailleurs même.
Je l’aimais et je savais que c’était pareil pour elle aussi.
Je n’avais même plus la complexité de l’âge.
Ça ne me disais plus rien.
Elle m’avait convaincue de quitter notre maison et de vivre dans l’une des maisons de mon père.
__ je pense que tu as même raison Hein, je travaille déjà et normalement je ne dois plus vivre avec ma mère.
__ enfin tu trouves la raison.
__ mais je dois attendre d’avoir mes 20ans d’abord. Ce n’est que dans trois mois.
Elle avait acceptée et était restée patiente.
Quelques mois étaient passés et j’avais eu mes 20ans comme j’attendais depuis.
Alors vint le temps de dire au-revoir à maman.
__ maman je t’avais dit que je devais partir, j’ai réfléchis à la maison que je vais occuper et il est préférable de prendre celle où papa vivait tout récemment.
__ d’accord fils, tu sais, tu pourras toujours rentrer ici quand tu veux, ne pense pas que tu pars comme ça que s’il arrive que tu sois en difficulté tu ne peux pas retourner chez ta mère, non, mes bras te seront toujours ouverts.
__ merci beaucoup maman. Je viendrai de temps en temps pour qu’on dîne ensemble d’accord ?
__ d’accord mon enfant. Tu as grandi et je suis fière de toi.
__ je l’avais pris dans mes bras pour une dernière fois.
La liberté a toujours été ce à quoi tout être humain aspire, on dit qu’elle s’arrache, c’est vrai, mais quand nous ne savons pas la maîtriser, c’est elle qui nous arrache.
J’étais libre, du moins, je n’étais plus avec ma mère.
Je mangeais dans les restaurants chic et classes.
Quand Manuella ne venait pas à la maison j’étais obligé de manger dehors, en plus elle vivait au campus universitaire à DSCHANG et moi j’étais à des kilomètres d’elle, donc c’était vraiment compliqué pour nous de se voir. Sauf les weekends, elle quittait de là après les cours et venait passer le dimanche avec moi, puis y retournait également en soirée du dimanche.
C’était un peu difficile mais je faisais avec, ses parents n’étaient pas très riche, mais ils n’étaient pas pauvre non plus.
Le temps passait et Manuella changeait, je m’étais finalement engagé à m’occuper de ses études au bout d’un an car c’était pour moi la seule façon de l’aider aussi.
Enfin j’avais 21ans et j’étais considéré comme en âge de prendre des décisions difficiles, je n’étais plus adolescent ni un petit pour qui on doit prendre des décisions à tort et à travers.
__ enfin tu as grandi. Tu avais toujours dit que c’est quand tu auras 21ans que tu vas commencer à faire l’amour. Lança Manuella ce soir là.
__ je viens de l’avoir Manuella, ce n’est pas comme si c’est juste ça que j’attendais. J’ai des tas de dossiers des entreprises à la gérer !
__ ça va, ça va ! C’était juste un rappel, pas de quoi en faire tout un plat.
__ ok tant mieux !
J’étais sous les nerfs, je voulais être vraiment seul mais je ‘ne savais pas comment lui dire de me laisser seul, elle devait prendre ça comme un mépris.
Mais après cela elle avait comprise elle-même qu’il fallait qu’elle s’écarte.
Elle voulait à tout prix me dépuceler, mais moi , honnêtement j’avais peur, j’avais peur de ce que ça allait faire de moi car maman m’avait toujours dit cette phrase : « voleur un jour, voleur toujours… ». Et non seulement, j’avais peur aussi qu’elle se dise que je suis nul au lit.
Je refusais de le ridiculiser devant une femme. Un chef d’entreprise comme moi, c’était hors de question.
Je lui avais demandé ce que cette phrase voulais dire et elle me l’avait expliquée en détails.
J’avais peur de goûter au sexe et devenir Avare et irresponsable.
Mais je ne savais pas que je n’avais presque aucun moyen de l’éviter.
Elle m’avait laissé seul au salon devant mes t’as de documents et était allée s’allonger dans la chambre.
Deux heures après j’avais fini une grande partie et j’étais vraiment épuisée. Je décide donc de continuer demain matin car c’était le début du mois et cela, je devais y arriver même à 9h. Je savais que je devais me lever à 5h et finaliser le travail.
Mais en fait la nature avait un autre programme pour moi.
Je me dirigeai vers la chambre et je constate que Manuella était effectivement allongée, mais il paraît qu’elle n’était jamais allongée sur cette position.
Sexy elle était, son postérieur avait l’air d’avoir grandi. À cet instant je ressentis tout de suite l’envie de le faire, mais comment m’y prendre ?
Il y avait deux heures je venais de la repousser Je n’avais aucune idée.
Je tournai en rond dans la pièce cherchant une idée, ma tête en feu à cause de trop de réflexion sans une issue.
Enfin je trouve une solution, mon idée n’était pas très bonne mais il fallait qu’elle se réveille.
Ensuite vint une deuxième idée, j’étais comme un héro. Quel héro ? Quel genre d’héro seul dans la chambre avec une femme et n’arrive pas à la toucher ?
Pendant que je réfléchissais elle se tourna !
Tous mes plans venaient chamboulés.
__ chéri ? Que fais-tu debout seul ?
__ Alors là ! Il fallait rapidement trouver une solution, il fallait répondre à cette question le plus rapidement possible et en même temps, ne pas la blesser au passage, ni dévoiler le fond de mes pensées.
__ non rien, je viens de finir et… je suis vraiment très épuisé.
__ alors allons prendre une douche. Tu en as grand besoin. Tu travailles depuis en journée.
__ Okay alors.
Elle venait là de résoudre elle-même une bonne partie de mes problèmes.
Je n’avais pas encore pris une douche en couple, cela devait être ma toute première fois…
À suivre…