Chapitre 2

- merci mon amour(en sautant sur lui)..

- hey tu oublies que je suis entrain de conduire, rassis toi à ta place et attaches bien ta ceinture.

- OK OK je me calme, bon il y'a autre chose aussi que j'ai oublié de te dire...

- je t'écoute....

- il faut que tu me rajoutes 200 milles, les 500 que tu m'avais donné n'ont servi qu'à mon habillement( en le touchant sensuellement).

- OK je te ferais un chèque quand on arrivera à Guediawaye.

- tu es le meilleur mari du monde...

Arrivés à destination, il se gare et me fait mon chèque je l'embrasse vite fait et descends de la voiture...

Quand j'ai pénétré l'intérieur de la maison, j'ai vu mon père assis sur sa place habituelle, je le salue sans trop m'attarder et vais dans la chambre de maman.

Je trouve maman toute pimpante, vêtue d'un grand boubou Palman, le tout embelli par des bisous en or.

Ma mère est le genre de femme qui aime le voyez-moi et montre à toute la société que sa fille est mariée à un homme très riche.

Quand elle me voit, elle m'attaque direct:

- Wa Binta depuis ce matin je t'attends, tu as oublié que Thiès n'est pas à l'autre bout de la rue, et tu sais qu'on doit arriver tôt là-bas pour que tout le monde voit comment on est habillé.

- bonjour la plus belle maman au monde..

- ne me salues pas... Tu devais me prévenir que tu allais venir en retard..

- je m'excuse il y'avait des embouteillages.

- ne me dis pas que tu as pris un taxi ?

- non c'est Hakim qui m'a amené..

- ton crétin de mari(en roulant les yeux).

- Aÿ yaaye(maman)..

- y'a pas de maman qui tienne, il devrait t'acheter une voiture depuis longtemps.

- oui il m'a promis de le faire dans deux mois..

- en tout cas il doit accélérer ça, parceque moi je veux voir ma fille conduire une belle voiture, toutes les filles qui ont des maris riches ont des véhicules de classe.

- je sais qu'il le fera, il a toujours tenu ses promesses, c'est l'état de sa mère qui bloque tout.

- cette femme toujours cette femme, même malade clouée sur son lit, elle nous cause encore des problèmes, je ne la supporte pas...

- maman tante Amy va vraiment très mal... Je ne sais pas ce qu'elle a..

- tu ne dois même pas te poser des questions sur son état, elle nous a jamais aimé, elle n'a jamais voulu de ton mariage avec son fils, et dire qu'elle et ton père sont du même sang, qu'ils ont la même mère... Je ne pourrais jamais la digérer, quand je vivais chez eux dans la maison familiale, aucun membre de la famille ne me supportait parceque je n'étais pas peul comme eux. Ils m'ont fait toute sorte de coups bas... J'étais leur bouc émissaire, je subissais beaucoup de choses, je ne me suis jamais laissée faire, mais ton irresponsable de père n'a jamais réagi, il n'avait pas de travail et vivait au crochet de ses autres frères... Je n'ai eu la paix que quand tu t'es mariée avec Hakim, au moins il nous a trouvé un logement digne de ce nom.

Mais ce n'est pas suffisant, il faut convaincre ton mari pour qu'il nous trouve un autre logement au point E, Yoff ou autres, partout sauf la banlieue.

- maman je ne sais pas comment je pourrai le convaincre, tu a aménagé ici il y'a juste un mois, tu avais dit que Thiaroye Azur ne te plaisait pas et il t'a trouvé un autre logement.

- tais toi je te dis, j'ai tout fait pour que tu te maries avec cet homme donc tu dois jouer ton rôle et accepter de faire ce que je veux, mets ça dans ta petite tête..

- oui maman je lui dirai.

- dis moi, tu as arrêté les pilules que tu prenais ?

- non je les prends toujours.

- je veux que tu les arrêtes tout de suite..

- mais maman si je les arrête je vais tomber enceinte, et franchement je ne suis pas prête à être mère.

- écoutes moi bien, je pense que tu as de l'eau dans la cervelle, tu dois faire un enfant à ce crétin, ce sera ta garantie, avec les hommes il faut toujours prendre des longueurs d'avance sur eux, jettes moi toutes ces pilules tu as compris.

- oui maa, je ne sais pas qu'est ce qui te prend tout d'un coup à vouloir que je tombe enceinte alors que c'est toi même qui insistais pour que je prenne ces comprimés.

- plus maintenant parce-que je suis entrain de mettre un autre plan sur place, pour que Hakim te mange entièrement sur les mains... Tu as vu ton père, il est comme un meuble dans cette maison c'est moi qui décide de tout...

- Hakim est certes très amoureux de moi, mais je ne pense pas qu'il se laissera faire aussi facilement.

- toi observes et laisses moi dérouler mon plan..

- OK maman j'ai confiance en toi..

- tu vois tout ce qu'on a maintenant, si tu étais marié avec ce pauvre Habib, on aurait même pas de quoi manger.

- mais je l'aimais maman...

- aimer, je ne veux plus entendre ce mot, où est que tu as vu l'amour habiller les gens et remplir les ventres, tu dois même me remercier pour ça...

- c'est vrai, mais tu sais aussi que je n'aime pas Hakim.

-je ne t'ai jamais demandé de l'aimer, je t'ai seulement exigé de rester avec lui et de faire semblant de jouer ton rôle..

- OK maman.. Dis moi on y va ou pas ?

- c'est ça allons-y, j'ai déjà loué une voiture avec l'argent que tu m'avais envoyé avant hier. J'en veux encore...

- je t'avais donné 300milles ne me dit pas que c'est fini.

- oui figures toi que c'est fini, et que j'ai besoin d'argent pour en donner aux griots quand on sera à Thiès.

- d'accord, Hakim vient de me faire un chèque, on le récupéra en chemin et je te donnerai de l'argent.

-donc on peut y aller, la voiture nous attend...

Hakim Bâ.

Je conduisais comme un fou, j'ai une une réunion à 11h avec des partenaires étrangers, ils sont venus de la Belgique.

Il est déjà 11h et je suis toujours dans les embouteillages.

Merde.... Merde...tout ça c'est la faute à ma femme qui a tellement insisté pour que je la conduise dans la banlieue, et nous habitons Mermoz... C'est vraiment délirant, ma femme me tient vraiment par les couilles.

J'arrive au bureau à 11h 40, mon Dieu Assane va me tuer...je prends l'ascenseur qui m'amène au troisième, je tombe sur mon assistante qui court aussi derrière moi:

- Mr Bâ, voici les documents, la réunion est presque finie.

- je sais Margot, j'avais une urgence (mentis je).

Arrivé dans la salle de réunion, tout le monde était déjà en place, Assane faisait la présentation.

Je m'assois sur la chaise qui m'était réservée en faisant un bruit sonore qui attire l'attention de tout le monde.

Quelle poisse...

Je fais semblant de me concentrer, mais j'étais vraiment mal à l'aise, je n'ai jamais été en retard au travail, mais toute chose a une première.

Quelques instants plutard j'entends des applaudissements, je fais de même, je ne savais même pas pourquoi on applaudit.

Je vois Assane qui s'adresse à moi avec des yeux pleins de reproches:

- on va donner la parole à Mr Bâ, peut être qu'il aura des choses à ajouter.

Je me lève et 20 paires d'yeux étaient braqués sur ma personne:

- bonjour à tout le monde, je suis profondément désolé pour ce léger retard, non je veux dire ce gros retard, mais j'avais une urgence à la maison...

Je continue mon discours, je crois que je m'en sors bien par ce qu'ils m'ont applaudit.

Après la réunion, tout le monde était parti et Assane m'exige de rester:

- c'est quoi ton problème Hakim, tu viens en retard à une réunion si importante, je crois que tu es devenu fou...

- je suis désolé Assane, j'avais une très grosse urgence...

- comme ci j'allais te croire, je suis sûre que ta femme a quelque chose à voir avec ça...

- tu es soûlant à la fin, laisses ma femme tranquille...

- OK en tout cas, si on perd ce contrat je te tue..

- je t'achèterai le revolver.

- je ne blague pas fils de pute.

- je sais c'est pourquoi je veux t'aider...

Assane est mon ami depuis la fac, on travaille dans la même boîte qu'on a mis en place avec l'aide d'un investisseur...

Je le suis dans son bureau, mais je sens que quelque chose le tracasse.

On se pose sur le petit salon de son bureau et je lui lance:

- qu'est ce que tu as mec ?

- c'est quoi ce genre de questions, je n'ai rien.

- tu as des problèmes avec Asma?

- Putain arrêtes ton interrogatoire, je n'aime pas ça...

- si tu veux, je suis seulement un pote qui s'inquiète pour son ami.

- au fait tu as raison j'ai des problèmes avec ma femme, bon je ne dirais pas que c'est mes problèmes, mais ma femme a de véritables soucis...

- qu'est ce qui se passe avec elle ?

- tu sais c'est toujours la même histoire.

- je comprends, mais les médecins vont ont dit que y'a rien qui cloche, que tout est normal, qu'il faut donner du temps au temps.

- elle ne le voit pas sur cet angle, elle veut coûte que coûte avoir un bébé..

- mais tu dois la rassurer, tu sais que Asma a toujours été une fille très fragile.

- je sais mec je fais tout mon possible mais on dirait que mes efforts ne servent à rien, nous sommes toujours sur le même point, je ne suis plus heureux mec, je fais semblant mais je suis très angoissé..

- sois fort toi aussi, tu es l'homme de la maison tu dois gérer la situation.

- j'avoue que c'est très compliqué...

- c'est fou comme les femmes sont fortes...

- de quoi est ce que tu parles?

- regardes tous nos problèmes émanent d'elles, d'abord moi qui suis en retard ce matin à cause de ma femme, et toi la tienne te rend fou avec ses histoires de bébé.

- espèce de sale menteur, je disais donc vrai, c'était ta femme...

Je sors de son bureau en courant, je me suis fait découvert tout seul.

Quand est ce que les femmes vont nous laisser vivre en paix ?

Ramatoulaye Mbaye..

- chéri je te trouve très tendu, tu as des soucis au travail.

- non non ça va...

- tu sais que tu peux tout me dire si quelque chose ne va pas..

- JE T'AI DIT QUE ÇA VA...

- ce n'est pas la peine de crier Habib j'ai compris, c'est que je ne t'ai jamais vu ainsi...

Il se lève et quitte la chambre, je n'ai même pas encore fait une semaine chez lui et voilà que les problèmes commencent.

- où est ce que tu vas Habib ?

- je vais aller prendre l'air.

- je peux venir avec toi(en me levant).

- non je veux être seul..

-ok excuses moi alors.

Qu'est qui lui arrive ?

On dirait que je lui ai fait quelque chose, pourtant ce matin il était normal...

J'ai rejoint la maison il y'a juste 4 jours mais je commence à vivre l'enfer, je vis avec ma belle-mère et deux belles soeurs, l'une d'elles est divorcée et est de retour à la maison, elle a amené aussi ses trois enfants.

J'ai trouvé l'ambiance de cette demeure tellement morose que j'ai envie de pleurer quand mon mari va au travail.

C'est le lendemain de ma venue dans cette maison que ma chère belle mère est entrée dans ma chambre en me donnant la liste de tout ce que je dois faire.. Je l'ai écouté religieusement et je fais tout ce qu'elle me dit de me faire...

Quand on parle du loup, on le voit débarquer...

- hey où va mon fils comme ça...

À qui elle s'adresse, c'est moi hey ?

- pardon ?

- je ne suis pas ton égale jeune fille, je n'aime pas me répéter, qu'est ce que tu as fait à mon fils pour qu'il sorte en furie de cette maison ?

- je ne lui ai rien fait, il m'a dit qu'il voulait prendre l'air.

- hum tu as intérêt à te tenir tranquille, tu n'es pas la bienvenue dans cette maison, mon fils est très têtu c'est pourquoi il t'a choisi comme femme, mais saches que je ne te considère pas du tout, tu n'es rien à mes yeux, sale griotte...

- maman...

- ne m'appelle plus maman, plus jamais, et ne t'avises plus à me couper quand je te parle, tu as bien compris.

- oui très bien...

Elle sort et claque la porte.

Mon Dieu qu'est ce que c'est que ces histoires ?

Cette vieille est une vraie sorcière...

J'ai promis à ma tante paternelle que je serais une très bonne épouse et je ferai en sorte qu'on ne me reproche rien, mais c'est sans compter sur les membres de ma belle famille qui n'ont même pas envie de me voir en photo.

J'étais encore dans mes pensées quand maman Rougui débarque encore dans ma chambre:

- où est le reste de la dépense que je t'ai donné ce matin...

- il ne restait rien, j'avais seulement ramené 50 f avec moi, et j'ai acheté du sel avec puisqu'il n'y en avait plus.

- espèce de menteuse, je t'ai donné 3000f ce matin pour que tu achètes les condiments du déjeuner et du dîner et là tu me dis que c'est fini...

- je te jure qu'il ne restait rien.

- tu sais quoi, à partir de maintenant c'est moi qui vais tout acheter pour que tu cuisines. On verra si tu pourras y prendre quelque chose, à moins que tu ne revendes les condiments...

- maman.... Je...

- qu'est ce que je viens de te dire tout de suite ne m'appelles plus comme ça, je ne suis pas ta mère et je ne le serai jamais...

Depuis que je suis là c'est comme ça, elle entre dans ma chambre comme ci c'était la tienne.

L'autre jour elle est entrée sans frapper et nous a trouvé mon mari et moi entrain de nous embrasser, j'étais à moitié nue, et elle est ressortie sans demander son reste...

Je croyais que cette épisode allait lui servir de leçon, mais je crois que c'est une habitude chez elle..

Je la respecte parceque c'est la mère de mon époux, mais je ne vais pas accepter qu'on m'accuse de vol.

J'ai presque dépensé la moitié de l'argent que Badiane Fatou m'avait donné.

Ce qu'on me donne pour aller au marché ne couvre pas tout ce que je dépense, et maman Rougui m'impose d'acheter des poissons de valeur.

J'utilise la somme de 10000f alors qu'on ne me donne que trois milles, les 7000f c'est mon propre argent... Et là elle me traite de voleuse, c'est du jamais vu ça.

Je repense à ma vie, et aux nombreuses épreuves auxquelles je suis passée, mais j'ai toujours été forte.

Mon père et ma mère ont divorcé quand j'avais juste 2ans, ma mère s'est remariée et m'a rendu à mon père, alors que j'étais âgée de 4ans, ce dernier ne savait pas quoi faire d'une enfant, m'a confié à Badiane Fatou, une femme très adorable qui m'a inculqué beaucoup de valeurs.

J'ai été expulsé de l'école à cause de mes nombreuses absences dues au fait que ma tante paternelle ne restait jamais à la maison. Elle faisait le tour des cérémonies et est très connue dans le milieu. C'est moi qui m'occupais de tout.

Être dans un caste comme le nôtre au Sénégal n'est pas chose facile, car les gens te considèrent souvent comme étant inférieur.

Je me rappelle en classe, les filles me charriaient souvent en me demandant de danser pour elles ou de chanter. Toutes ces choses je ne savais pas les faire, tout ce que je voulais c'est étudier.

Malheureusement pour moi, j'ai arrêté en classe de CM2...

Il arrivait que ma tante reste deux jours sans rentrer à la maison, et j'étais souvent seule avec mes autres cousins, à m'occuper d'eux même s'ils étaient plus âgés que moi, je devais le faire parceque j'étais la seule fille de la maison et Badiane avait beaucoup confiance en moi.

On vivait en location dans une maison à Yeumbeul, ce n'était pas du tout le luxe, mais on faisait avec.

On avait deux chambres et un salon, les garçons occupaient l'une des chambres, ma tante prenait l'autre, et moi je passais la nuit dans le salon.

À chaque fois que Badiane Fatou revenait de ses cérémonies, elle amenait beaucoup de riz à la viande et tant d'autres chose, on se régalait...

Elle est mariée à Tonton Bouna qui a déjà quatre femmes et ma tante est là première.

C'est un homme qui ne se soucie pas trop de sa famille, lui aussi est un batteur de tam-tam. Il peut rester des mois sans venir à la maison.

Mes cousins quant à eux, Ablaye est le bras droit de son père, Élimane est simbkate(faux lions), et enfin Sora lui c'est un cas unique, il passe tout son temps à la plage en s'entrainant, il veut devenir lutteur, il dit aussi qu'il a un travail de nuit.

Parfois il rentre à la maison avec des blessures partout sur le corps, mais ne veut jamais aller à l'hôpital, c'est moi qui l'aidais à nettoyer ses plaies.

J'adore ma famille, nous nous aimons et nous soutenons...

Je regarde ma montre, et je vois qu'il fait minuit, toujours pas l'ombre de Habib, il n'est jamais resté dehors jusqu'à cette heure.

J'attrape mon portable et compose son numéro..la voix au bout du fil me montre que je n'ai plus de crédit et j'ai peur de sortir pour en acheter...

Je commence à faire des cent pas dans ma chambre:

- où est ce que tu es Habib ?

Je me répétais cette question dans ma tête, mais mon inquiétude prend le dessus, je ne peux plus réfléchir.

Il est déjà une heure du matin:

Et s'il était allé voir ailleurs ?

Non non Habib n'oserait jamais me faire une chose pareille...

Lasse de penser, je me couche sur le lit sans même prendre le temps de me changer.

Je me lève en sursaut quand je sens des mains m'enlacer la taille.

Je regarde instinctivement l'heure et je vois qu'il est 3h du matin :

- excuses moi Rama me dit mon mari avec une voix bizarre.

- qu'est ce qu'il y'a Habib ? Où est ce que tu étais jusqu'à cette heure ? Je me suis beaucoup inquiétée..

- je suis là maintenant, essayons de dormir, je t'aime ma chérie.

- je t'aime aussi, dis moi tu as dîné ?

- non je n'ai pas trop faim..

- attends je te prépare quelque chose vite fait.

- non tout ce que je veux en ce moment c'est sentir ton corps tout collé contre le mien...

Habib Camara...

Je pensais qu'une telle chose ne pourrait plus jamais m'arriver..

Je me disais que je l'avais oublié, je me suis convaincu de l'avoir effacé de mon esprit.

Je croyais que je l'avais éjecté de mon coeur, après ce qu'elle m'a fait, mais c'est beaucoup trop compliqué..

Quand je l'ai revu aujourd'hui, tous les sentiments que j'avais pour elle ont refait surface...

Je ne sais pas comment elle a fait pour savoir où je travaille, mais le fait de la revoir a chamboulé mon coeur.

Je ne sais pas ce qui m'arrive, cette fille je devais la haïr, mais non je l'aime toujours.

Elle m'a trahi en se mariant avec un autre, de surcroît avec son riche cousin.

Sa mère n'a jamais voulu de notre relation, mais on a vécu pendant 3ans en cachette.

Elle m'a toujours aimé d'un amour qu'elle disait sincère, mais sa mère ne nous a jamais rendu la tâche facile, elle est arrivée à nous séparer en la mariant avec cet homme avec qui elle vit aujourd'hui.

Je n'ai pas le droit de faire ça à ma Rama, cette fille qui m'aime d'un amour pur et qui n'a jamais rien attendu de moi.

Elle ne mérite pas ce que je viens de lui faire aujourd'hui, je l'ai trahi.

Flash back....

Il était 17 h quand j'ai fini mon travail, je dis au revoir et me dirige à l'arrêt de bus, je vois une voiture qui se gare juste à mes pieds, quand les vitres sont baissés, je me suis aperçu que c'était Binta, cela fait un bon bout de temps que je ne l'ai pas vu:

Chapitre 3

- Bonjour Habib (avec une voix tellement douce qui m'a fait frémir).

Je fais semblant de ne pas l'entendre...

- tu attends un bus ? Viens je te dépose .

- stp Binta si tu as des choses à faire tu peux circuler..

- stp viens, tu sais que le bus ne viendra pas avant une heure.

- je préfère l'attendre...

- toi aussi ne fais pas ton têtu... Sur un ton suppliant...

- d'accord.. ( de toute façon je suis un homme si elle tente quelque chose, je l'arrête et sors de cette voiture).

Je finis par monter, c'était vraiment le luxe:

- C'est à toi ce véhicule ?

- oui mon mari me l'a acheté hier.

- ha OK.

- bon il avait dit deux mois, mais disons que je suis arrivée à le convaincre...

- ton mari te gâte et je vois qu'il t'aime beaucoup...

- mais moi je ne l'aime pas, je ne suis pas heureuse avec lui, il peut me donner tout l'or du monde mais celui que j'aime c'est toi...

- c'est un pêché ce que tu es entrain de dire là, arrêtes avec ça ce n'est pas bon.

- Habib, le pêché se serait de mentir mais je t'aime et c'est la vérité...

- si tu m'aimais comme tu le dis tu allais lutter pour cet amour, mais tu as préféré me quitter pour cet homme.

- c'est ma mère qui a tout organisé, Hakim je ne l'ai jamais regardé, je l'avais toujours considéré comme un simple cousin.

- et ce simple cousin est devenu ton mari, donc tu dois t'y faire et me laisser en dehors de tes problèmes de coeur parce que moi aussi je me suis marié...

- toi ?

- oui moi, tu pensais que j'allais t'attendre alors que tu es déjà dans les bras d'un autre homme...

- mais je vais divorcer...

- si tu divorces c'est ton affaire, moi je serai avec ma femme, au moins elle s'est mariée avec moi sans regarder ce que j'ai dans les poches, mais tout ce qui l'importe c'est que j'ai dans le coeur.

- tu sais que je n'ai jamais été matérialiste, c'est ma mère.....

- arrêtes de toujours accuser ta mère, tu es adulte, il y'a certaines décisions tu dois les prendre toute seule.

- à l'époque je t'avais dit de fuir avec moi.

- tu penses que ce serait la bonne solution ? Je suis un homme, un vrai et j'agis toujours en responsable, j'étais prêt à affronter ta mère, chose que tu as toujours refusé...

- j'avais peur de ses représailles, tu connais ma mère, elle était même capable de me tuer si je refusais ce mariage.

- OK....

Un lourd silence s'installe, je la regardais du coin de l'œil, mais je voyais qu'elle pleurait.

-Habib dis moi elle est comment ta femme ?

- tout ton contraire...

-stp ne dis pas ça...

- tu sais quoi Binta cette discussion n'a plus de sens, dans la mesure où chacun de nous a déjà fait ses choix, donc soyons honnêtes l'un envers l'autre.

- OK ( en essuyant ses larmes).

Si c'était dans d'autres circonstances je l'aurai pris dans mes bras, mais là je ne peux pas c'est la femme d'un autre homme.

Je regardais la route, mais je me rends compte qu'elle prend le chemin des almadies:

- Binta où est ce que tu vas comme ça ?

- je veux qu'on continue la discussion dans un endroit calme.

- non je crois que tu es devenue folle, gares cette voiture et laisses moi descendre.

- de quoi tu as peur ? Tu penses que je vais te violer ?

- arrêtes de dire des bêtises, tu oublies que je suis un homme..

- raison de plus c'est parceque tu es un homme que tu as peur d'être seul avec moi, tu as peur de succomber à mon charme.

- n'importe quoi...

- tu sais tu as été mon premier et tu assures super bien.

- arrêtes de parler comme ça, tout ça c'est du passé..

- je me rappelle de tout ce qui s'est passé ce jour là, quand tu m'as amené chez ton ami Alioune, et là c'était devenu chaud, je t'avais offert ma virginité...

- je te dis que tout ça c'est fini maintenant, n'oublies pas que tu es une femme mariée.

- hahaha... Bon on est arrivé.

- arrivé où ?

- on doit discuter de nous deux..

- il n'y as plus rien à dire sur nous deux.

- viens stp, ça ne prendra que quelques minutes...

- OK puisque tu le dis.

On sort de la voiture et entre dans une villa très jolie et bien décorée.

- c'est la maison d'un ami de Hakim.

- OK...

Elle me dirige vers une chambre très vaste, avec des œuvres d'art placés à chaque recoin.

- Binta je crois que ce n'est pas une bonne idée de venir ici...

- c'est quoi le problème (en s'approchant de moi).

- écoutes moi bien je ne sais pas à quoi est ce que tu joues mais ça ne marchera jamais avec moi.

- je ne joue à rien(en me caressant le visage).

- Binta arrêtes (ses mains m'avaient déjà entouré le cou).

Nos yeux se sont fixés, nos lèvres se réclamaient. Je ne réfléchis pas une seule minute et m'empare de ses lèvres.

Un baiser qui traduisait tout le temps qu'on s'est séparé, tout l'amour qu'on éprouvait l'un pour l'autre.

Le baiser devenait plus chaud et on se retrouve sur le lit, elle me débarasse de mon t-shirt et enlève son haut.

Ce corps m'avait tellement manqué, j'en connais tous les coins et recoins.

Je lui enlève son soutif, elle avait les seins en l'air, je commence à les pétrir comme si je voulais y sortir du lait..

Elle gémissait et sa voix exprimait son désir de l'instant...Elle m'embrassait avec fougue et me palpait tout le corps en insistant sur mon pénis qui avait déjà pris une forme anormalement grosse.

Elle se lève du lit et se débarasse du reste de ses habits, elle était à présent nue, je n'en pouvais plus. À mon tour je baisse mon pantalon jusqu'à mes genoux et attire Binta sur moi.

Je la renverse sur le lit et monte sur elle en écartant ses jambes, je n'avais plus le temps de continuer les préliminaires, je devais entrer en elle.

Elle était très bien lubrifiée, cela m'excitais encore plus, je prends mon Georges bien au garde à vous, m'enfonce dans le vagin de Binta qui n'avait montré aucun refus de sa part..

Je la pénétrais, mes vas et viens devenaient plus violents, Binta criait mon nom sans retenue...

Elle me suppliait de la pénétrer plus violemment:

- hum oui... oui... Hooo vas plus vite, baises moi plus vite... ouiiiii comme ça.

C'est en ce moment que je me suis rendu compte que j'étais entrain de faire la plus grosse bêtise du siècle.

Je faisais l'amour à une femme mariée à un autre homme. Je suis entrain de tromper ma femme avec mon ex.

Je me retire du sexe de Binta encore trop chaud et humide et je me bascule de l'autre côté du lit, avec la tête pleine de regrets.

- Habib mais qu'est ce que tu fais( très en colère).

- Binta tu te rends compte qu'on est tous les deux mariés... Et ce qu'on est entrain de faire n'est pas digne d'un musulman.

- et alors on s'en fout, on s'aime Habib, on doit vivre cet amour.

- non je ne suis pas d'accord...

Elle s'approche de moi et me supplie en voulant m'embrasser:

- ne me fais pas ça Habib je t'aime, je suis prête à tout quitter pour toi.

- restes là à dire des conneries, moi je m'en vais.

Je quitte le lit, remonte mon pantalon et prend mon t-shirt... Je ne vais pas suivre cette fille dans ses délires.

Je sors de cette maison, heureusement que je tombe sur le bus 61 que je prends sans hésiter....

Je dois vraiment m'éloigner de cette fille sinon je risque de tomber dans son piège.

Fin du flash back...

Quand je suis arrivé à la maison, je ne pouvais pas regarder ma femme dans les yeux, elle ne mérite pas ce que je viens de lui faire, j'ai vraiment honte de mon comportement.

J'avais la tête complètement ailleurs et je n'arrivais pas à comprendre comment j'ai fait pour en arriver là.

J'ai bafoué toutes mes principes à cause de Binta, cette fille est le diable en personne.

Rama n'arrête pas de me poser des questions sur ce qui ne va pas.

C'est normal d'habitude avec elle, je bavarde trop, mais là j'ai l'esprit trop chargé, je n'ai pas envie de parler.

Je me suis énervé quand elle a commencé à insister avec ses questions, je lui ai crié dessus, et suis sorti de la chambre.

Le véritable problème c'est que je me déteste en ce moment et j'ai envie d'être seul pour me remettre les idées en place...

Je suis allé dans un lieu très calme du quartier, et suis resté là-bas.

C'est un bagarre entre des jeunes qui m'a fait revenir à la réalité, je me suis dirigé chez moi.

Il faisait déjà très tard, j'ai rejoint le lit sans faire de bruit et j'ai enlacé ma femme, tout ce que je voulais en ce moment c'est de la sentir près de moi.

Elle finit par se réveiller et me pose encore des questions mais je n'avais pas le coeur pour discuter..

À un moment elle se retourne pour me faire face :

- Habib tu sens un parfum de femme, tu m'as trompé ? Tu es allé voir ailleurs ? Est ce que tu étais avec une fille ? Dis moi la vérité ?

Qu'est ce que je suis sensé lui répondre?

La même nuit chez Hakim et Binta..

Hakim était entrain de dormir, mais quand il s'est retourné, sa femme n'était plus sur le lit, il était 3h du matin...

Il allume la lampe de chevet et regarde partout mais ne voit pas Binta. Il quitte le lit et entre dans la salle de bain pour se débarbouiller.

Hakim sort de sa chambre et eut l'impression que la télé était allumée, il voit enfin sa femme assise dans le salon, entrain de changer les chaînes sans trop s'y intéresser.

- Binta..

Elle sursaute en entendant la voix de son mari:

- Hakim tu m'as fait peur..

- qu'est ce que tu fais là assise dans le salon ?

- je n'ai pas sommeil..

- qu'est ce qui se passe ?

- il ne se passe rien..

- OK donc allons dans la chambre..

- non je veux rester ici, j'ai envie de regarder la télé...

- dis plutôt que tu as envie de regarder les images défiler...

- OK j'éteins la télé et je te rejoins.

Quelques secondes plutard, Binta se leva de là où elle était pour se diriger vers sa chambre, elle n'avait pas l'air d'aller bien.

Une fois dans sa chambre, elle se couche de son côté, l'esprit songeant.

Son mari se colle à elle et commence à la caresser:

- Hakim qu'est ce que tu fais ? Mais arrêtes...

- Binta à chaque fois que je te touche c'est comme ça, je suis ton mari.

- et alors, même si tu es mon mari quand je n'ai pas envie, tu ne dois pas insister.

- depuis presque 1mois tu refuses que je te fasse l'amour, tu me repousses sans arrêt..

- stp ne m'énerves pas avec ça..

- je suis un homme et tu sais que je peux trouver du sexe ailleurs, c'est que je te respecte et ne veux pas te tromper que je te reste fidèle... Cette situation ne va pas continuer.

- Hakim tu me menaces ?

- prends le comme tu veux, en tout cas je t'ai déjà dis ce que j'en pense, bonne nuit...

- ne me tournes pas le dos, cette discussion est loin d'être finie.

- qu'est ce que tu veux encore ?

- si tu oses me tromper je te coupe les deux boules...

- continues à me refuser ton corps, tu verras...

Binta était bouche bée, son mari ne lui a jamais parlé comme ça, il est toujours très doux avec elle, mais comme il vient de le dire c'est un homme, et il a besoin de sexe que sa femme lui refuse. Donc il va trouver une solution...

Binta se met à réfléchir pendant quelques minutes et trouve une idée géniale à faire gober à son mari.

- Chéri, je sais que tu ne dors pas...

-......

- si je te refuse le sexe c'est que j'ai peur.

Hakim se retourne et lui fait face:

- tu as peur de quoi ?

- j'ai peur de tomber enceinte, je serais déformée et tu iras chercher ailleurs ce que je ne pourrais pas supporter.

- mais de quoi tu me parles là ? C'est quoi ce genre de pensées ?

- tu sais les femmes enceintes prennent du poids, après la naissance du bébé elles ont des vergetures très moches et moi je veux garder la ligne.

- peu importe comment tu seras moi je t'aimerai comme au premier jour.

- tu me promets que tu ne vas pas chercher une autre...

- jamais, même si j'ai signé polygamie, je ne vais jamais regarder une autre femme, je suis un homme à une seule femme....

Binta souriait de toutes ses dents, elle voulait tester son homme, elle sait maintenant que cet homme n'a d'yeux que pour elle.

Elle se dit qu'elle peut continuer à faire avec son mari ce qu'elle avait commencé à la villa avec Habib.

Elle commence à caresser les cuisses de Hakim en remontant à son caleçon, elle le touchait sans gêne.

Ce dernier était surpris au début, mais se détend après quelques secondes.

Hakim ne voulant pas que sa femme mène la danse, se met aussi à l'embrasser fougueusement.

Cette dernière commençait à gémir, elle voyait le visage de Habib, au lieu de celui de son époux.

Hakim était tout heureux de cette situation car sa femme ne s'était jamais donnée à fond dans leurs ébats, c'était toujours lui qui la cherchait, et c'était toujours lui qu'on rejetait.

Ce soir c'est sa femme qui le réclame, il en était très fier. En un temps record, Hakim enlève son caleçon et fait de même pour Binta qui ne faisait que gémir de plaisir.

Au moment où Hakim promenait son pénis pour entrer en elle, Binta cria:

- oui Habib vas-y.

Hakim stoppe net son geste et dit à sa femme :

- tu m'as appelé comment ?

Binta était comme sortie d'un rêve.

- Binta c'est à toi que je parle, qui est ce Habib dont tu viens de m'appeler tout de suite...

- Habib qui est Habib ? Mais tu délires ou quoi ? Je ne t'ai jamais appelé Habib.

- si j'ai bien entendu le nom Habib.

- tu as du mal entendre parceque j'ai dis ha vite...

- OK..

- où est ce que tu vas Hakim ?

- je vais dans la salle de bain...

- mais on doit continuer...

- continuer quoi ? Je n'ai plus envie moi.

- moi je...

Le reste de sa phrase ne sera pas entendu par son mari qui est déjà entré dans les toilettes.

Une journée remplie de déception pour Binta, elle se couche le coeur lourd...

Chez Abdou et Aïcha.

- oui putain, vas-y Aïcha bouges tes fesses, humm....

- Abdourahmane tu me fais mal, stp arrêtes...

- continues de bouger tes fesses et arrêtes de parler.

- je suis fatiguée, stp pitié...

- ouiiiii j'y suis presque... Hooo bordel j'arrive... Humm c'est fort... Haaaaa...

C'est après un râle qu'il déverse toute sa semence sur Aïcha qui était comme une planche, elle ne ressentait aucun plaisir à faire l'amour avec son mari.

Ce dernier ne se soucie jamais de ce que Aïcha aime ou pas, il se contente toujours d'assouvir ses propres désirs et de laisser sa femme en plan.

Elle n'a jamais eu d'orgasme et ne connaît même la signification du mot jouir, son homme ne l'a jamais fait voyagé dans le monde du désir et du plaisir.

Elle est une femme frustrée, elle n'a même plus envie que son mari la touche, parceque ce dernier demeure un éternel égoïste en matière de sexe.

Aïcha était épuisée par les nombreuses positions que son mari l'impose, les unes plus salaces que les autres.

Elle se réveille toujours le matin avec des douleurs partout sur le corps, mais se dit souvent qu'elle ne doit pas refuser son corps à cet homme, car la religion l'interdit.

Elle est alors condamnée :

- hey Aïcha reprends ta place.

Aïcha se lève très difficilement et se recroqueville sur le côté.

C'est toujours comme ça avec son mari, aucun signe d'amour ou de passion, toujours des ordres, et quand il veut lui faire l'amour, peu importe l'heure ou le lieu Aïcha doit toujours être prête.

Elle pleurait en silence parce-que son mari la considère comme son objet sexuel, qu'il utilise seulement quand il a envie.

Ce mariage était un espoir pour elle, car elle voyait en lui un homme gentil, pieux avec un coeur pur.

C'est avec surprise qu'elle se rend compte que tout n'était qu'un mirage..

Elle devait s'y faire, parce-que c'est ça sa vie...

Elle essaie de reprendre une position normale quand elle se rend compte que son mari avait occupé presque la moitié du lit lui laissant qu'une petite place. Elle se contente de cela et observe un long moment ce dernier qui était déjà entré dans un sommeil très profond, attesté par ses ronflements qui remplissaient la pièce.

Aïcha finit elle aussi par dormir...

En tout cas il ne reste plus beaucoup de temps car il est déjà 4h, et cette dernière a l'habitude de se lever tous les jours à 5h laissant son mari dans les bras de Morphée.

Au début elle le réveillait à chaque prière du matin, mais elle a arrêté de le faire quand ce dernier l'a menacé de ne plus le réveiller pour des futilités...

Chez Assane et Asma...

- bébé qu'est ce que tu fais debout à cette heure, mais tu pleures ?

- non je ne pleure pas, je suis tout simplement enrhumée.

- Asma ne me dis pas que tu restes éveillée jusqu'à 4h du matin à cause de cette histoire..

- oui c'est à cause de cette histoire comme tu dis, de toute façon tu n'y as jamais accordé de l'importance, tu ne sais pas tout ce que les gens disent derrière mon dos, ils sont tout le temps entrain de me montrer du doigt parceque je n'ai pas encore d'enfants.

- tu es devenue complètement folle, tu te crées des idées dans la tête, tu te fais des ennemis pour rien, tu penses que les gens ont ce temps là..

- bien sûr qu'ils l'ont, à chaque fois que je vais dans les cérémonies c'est le même scénario, l'autre jour la grande griotte mère Fatou m'a publiquement attaqué en parlant des femmes qui n'ont pas d'enfants.

- donc si on parle d'une femme qui n'a pas d'enfant c'est forcément toi...

- oui elle me regardait quand elle le disait..

- Asma je ne te reconnais plus, tu ne vis plus, tu vas devenir folle à force de continuer comme ça...

- si je deviens folle tu vas sûrement te marier avec une autre femme qui pourra te donner des enfants ?

- ce n'est pas à 4 h du matin que je vais tenir ce genre de discussion avec toi.

- et bien moi je veux qu'on en discute, je suis sûre qu'en ce moment toute ta famille est entrain de te trouver une autre femme qui est capable de te faire des enfants..

- qu'est ce que tu racontes Asma, ma famille t'aime, tout le monde a toujours pris ta défense quand on se dispute.

- je sais tout ce qui se trame chez toi.

- tu es complètement dingue, je crois que tu dois aller voir un spécialiste, cette histoire d'enfant te fait complètement perdre la tête.

Assane n'en pouvait plus de cette situation, sa femme devient insupportable de jours en jours.

Il se lève, prend son t-shirt et quitte la chambre, il était déjà énervé par les propos insensés de sa femme.

- tu vas où comme ça...

- je vais dans la chambre de ton bébé imaginaire, au moins là-bas j'aurai la paix pour quelques minutes avant de partir au travail.

- vas-y si tu veux ne reviens plus dans cette chambre, vous êtes tous pareils, bande d'hypocrites...

Son mari était vraiment à bout de souffle, il n'a même plus envie de rentrer chez lui, car c'est toujours la même situation qu'il retrouve.

Il décide alors d'en discuter avec sa mère avant de prendre une quelconque décision.

Le lendemain matin..

Habib Camara...

- Rama j'y vais...

- OK.

- Rama stp ne me boudes pas comme ça, je t'ai déjà expliqué que quand je rentrais j'avais pris les taxis bokkou bokko(covoiturage), pour rentrer tôt à la maison, et la fille qui était assise à côté de moi avait mis un parfum très fort, je suis sûr que c'est de là où venait l'odeur d'hier.

- OK...

- tu me crois maintenant...

- Habib il ne s'agit pas de te croire ou pas, cette histoire tu me l'as répété plus de 10 fois...

- oui mais on dirait que tu penses que je te mens.

- astahfiroullah, c'est moi qui t'ai dit ça..

- non mais...

C'est sa mère qui interrompt notre conversation:

- bonjour mon fils, bonjour Néné Touti (petite chérie).

Je regardais dans tous les sens, pour voir s'il y'a une autre personne que ma belle mère appelle Néné Touti.

Mais c'est bien de moi dont elle. parle...

Je joue le jeu et lui réponds sur le même ton:

- bonjour ma maman chérie.

Son visage affichait une colère immense, mais elle ne voulait rien faire apparaître devant son fils:

- bon je voulais seulement vous saluer, je dois sortir pour ma promenade matinale...

- OK maman...

Quand elle est sortie, Habib me lance sur un ton très joyeux :

- je suis content que tu commences à t'entendre avec ma mère, tu avais tellement peur de venir dans cette maison après toutes ces choses que tu as vécu avant le mariage... Mais bon tu sais que ma mère est une maman poule, elle veut toujours ce qu'il y'a de mieux pour ses enfants.

Je le regarde très sévèrement :

- et toi tu es ce qu'il y'a de mieux pour moi...

- arrêtes de bavarder et vas travailler...

- tu me pardonnes.

- à ce soir.

- et mon bisou du matin...

- tu ne le mérites pas.

Je dis ces derniers mots en sortant de la chambre...

- Rama stp dis quelque chose, qu'est ce que tu veux dire par je ne le mérite pas.

- je veux dire que tu es....

On voit encore belle maman, c'était pas elle qui nous avait dit au revoir pour aller se promener, bizarre...

- Habib laisses ta femme tranquille et parts au travail.

- oui maman j'y vais tout de suite..

- que la bénédiction de Dieu t'accompagne...

- merci maman, bonne journée bébé (en me faisant un clin d'œil).

Au moment où je me retournais pour me diriger vers la cuisine je reçois une gifle de ma belle mère :

- c'est la dernière fois que je te vois me défier, ton attitude de chienne tu la gardes chez toi, dans ta famille de griots..

Je me tiens la joue, ce geste m'avait tellement surpris que j'en suis restée muette.

Qu'est ce que j'ai fait à cette dame pour qu'elle se comporte ainsi avec moi ?

Je préfère divorcer que de continuer à vivre ce calvaire...

Je prends mon portable et envoie un message:

- viens tout de suite, je ne peux plus rester dans cette maison.

À qui Rama a envoyé ce messages ?

Ne trouvez vous pas tous ces mariages très compliqués ?

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Dans les profondeurs du mariage

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