Chapitre 2
Hardin
Je m'étire en bougeant le corps de Vanessa affalé sur le mien tandis que ce foutu portable sonne dans la pièce et résonne comme si on était à un concert. C'est la sonnerie de mon portable pourtant avec Eminem et X Southpaw avec le titre Till I Collapse du film Saouthpaw qui signifie la rage au ventre. Cette chanson me représente bien sauf à sept heures du matin. J'attrape ce foutu portable et je décroche avant de l'amener à mon oreille.
- Salut mec ! Crie Spencer dans mon oreille. Tu es prêt pour notre nouveau lycée ?
- Crie moins fort putain ! M'exclamé-je. J'ai mal au crâne du con !
Je pousse la main de Vanessa qui est encore posée sur mon torse nu et je me lève du lit en ébouriffant mes cheveux. Putain, j'ai mal le crâne à en crever. Je jette un coup d'œil vers la table ; on y a été fort sur la bibine et la coke cette nuit. Je renifle en essayant de trouver mon slip qui traine quelque part sur le sol de la chambre et je décide de prendre un neuf dans l'armoire.
- Bon, je suppose que tu déposes Vanessa avant au lycée Franklin ? Me demande-t-il.
- Ouais je vais certainement faire ça. Fais-je nonchalamment en enfilant mon slip.
- Mais tu as eu confirmation que tu étais bien inscrit ? M'inquiété-je à l'idée de me retrouver dans ce lycée pourri tout seul. Quoi que je trouverais certainement de quoi m'occuper.
- Ouais j'ai téléphoné hier et c'est fait. Tu ne seras pas seul à pouvoir jouer avec les petits gamins du lycée Nathan Hale ! Jubile-t-il tout comme moi d'ailleurs. Je viens de me faire virer du lycée Franklin pour avoir mis une danse au prof de mathématiques qui me regardait trop de haut et mon meilleur ami Spencer a décidé de se faire transférer pour m'accompagner dans ce lycée de coincés pourris. Il faut dire que lui et moi sommes inséparables depuis le collège et nous avons fait tous nos mauvais coups ensemble quoi que ma mère en dise. Ma mère, cette charmante femme d'une quarantaine d'année qui se prend pour la reine d'Angleterre dans sa demeure qui se situe dans le centre de Seattle. D'ailleurs, pensé-je en regardant vers le lit le corps de Vanessa que j'ai une fois de plus fait souffrir cette nuit, elle fait partie de ses plans pour me tenir. Moi le seul héritier de la famille Hanson, fils de la femme certainement la plus riche de Seattle avec ses boutiques de vêtements que toutes les personnes puissantes s'arrachent dans le monde. Personnellement, je ne les mets jamais. Je préfère mon bon vieux jeans troué et mon sweat que ces trucs de ringard constipé qu'elle vend. Spencer et moi nous donnons rendez-vous directement au lycée où nous arriverons pour une fois à l'heure et je raccroche pour aller pisser sans la salle de bain. Je regarde ma gueule dans le miroir et j'ébouriffe une nouvelle fois mes cheveux. J'ai encore le regard noir de notre souper forcé avec la reine d'Angleterre d'hier soir. D'ailleurs, elle m'a fait rater une soirée d'enfer avec les gars hier et je me suis retrouvé du coup à devoir me rabattre sur Vanessa. Ouais elle a un corps de rêve qu'on veut baiser encore et encore mais une fois qu'elle ouvre la bouche, on aurait envie de la claquer tout de suite. Je fais couler l'eau de la douche et j'y rentre en passant mes mains dans les cheveux avant de sentir enfin l'eau s'infiltrer jusque sur mon crâne qui toque méchamment je dois dire. Putain l'idée d'aller dans ce lycée me rend malade ! Mais il me semble que la Brooke qui me tourne toujours autour au bar est aussi dans ce lycée donc je sais que j'aurai un loisir personnel dès le premier jour.
- Tu aurais dû me réveiller. Me glisse Vanessa tandis que sa main enrobe déjà mon sexe et qu'elle serre celui-ci dans ses doigts fins mais forts et je pousse un râle quand elle s'agenouille devant moi pour le mettre en bouche.
- Oh putain Vaness ! J'aime quand tu as la bouche pleine. Lancé-je en lui attrapant ses cheveux et l'aidant à accentuer ses mouvements non sans gentillesse bien sûr. Elle pousse des grognements étranges prête à étouffer avec mon sexe dans le fond de sa gorge et je relâche ma main qui la presse contre celui-ci pour qu'elle achève ce qu'elle a à faire.
- Au fait, il va falloir que je t'accompagne au lycée. Me lance-t-elle.
- Très peu pour moi ! Lui lancé-je en sortant de la douche et je prends un essui dans l'armoire.
- Tu n'as pas le choix ! Me rétorque-t-elle. Je suis venue avec mon père hier.
- Casse les couilles ! M'exclamé-je en repartant vers la chambre.
Mais bon je la connais et il vaut mieux que j'évite de m'énerver avec elle maintenant puisque Pénélope est certainement encore dans la maison et les deux vipères qu'elles sont vont déjà me mettre à bout avant de commencer la journée.
Une fois habillé, je sors de la chambre sans attendre Vanessa qui achevait de mettre ses chaussures et je descends les escaliers en saluant Roger le majordome qui me signale que Pénélope est déjà partie et j'acquiesce avant de rejoindre la cuisine où se trouve Rita mon ancienne nounou qui est devenue un peu comme ma mère pendant toutes ces années. Bon, ce n'est pas difficile puisque Pénélope n'est jamais là. Ouais, je l'appelle Pénélope et non 'maman" et en ce qui me concerne mise à part Rita, je prends les femmes pour ce qu'elles sont. Et dans mon cas, juste des corps pour passer mon temps.
- Bonjour Monsieur Hardin. Me lance-t-elle en me voyant entrer dans la cuisine.
- Rita, au bout de dix-sept ans, il serait temps d'arrêter le monsieur. Lui rétorqué-je en prenant mon café qu'elle m'a déjà mis sur l'ilot de la cuisine.
- Non Monsieur Hardin. Je ne changerai pas mes habitudes. Ou en tout cas, tant que vous ne changerez pas vos habitudes. Me lance-t-elle en m'amenant mon assiette avec des œufs et du bacon.
Je passe ma langue sur mes lèvres, elle n'en fera toujours qu'à sa tête elle. C'est ça que j'aime chez elle. Toutes les femmes font mes moindres volontés sauf elle et j'apprécie vraiment cela.
- Mademoiselle James est encore là ? Me demande-t-elle.
- Ouais, elle doit être encore dans la chambre. Répondé-je nonchalamment en enfournant mon bacon sans prendre mes couverts ce qui fait rire Rita. Mais la porte s'ouvrant sur Vanessa, elle retourne vers la cuisine en levant les yeux au ciel.
- Rita, je voudrais un thé à la menthe. Lui fait Vanessa avant de s'assoir à côté de moi.
- Bien Mademoiselle James. Lui répond sérieusement Rita et je pouffe de rire comme à chaque fois.
- Qu'est-ce qui te fais rire ? Me demande Vanessa en prenant un bol de céréales sur la table.
- Rien mais je te conseille de te grouiller si tu veux que je te dépose. Lui fais-je remarquer en buvant une gorgée de mon café.
- Oh, mais tu n'as pas besoin de me déposer. Me fait-elle remarquer. Je viens avec toi à ton lycée.
- Tu veux marquer ton territoire sur les autres filles ?! Lui lancé-je en la regardant du coin de l'œil.
- Ne fais pas le malin. Tu as fait pareil avec moi plus d'une fois. Me fait-elle remarquer.
J'esquisse un sourire narquois. J'avoue que je suis encore plus cruel qu'elle quand il s'agit de cela. Après tout, nos parents ont décidé que ce serait ma femme donc je dois montrer mon territoire sur elle dès que je peux, mais le cas inverse ma plait beaucoup moins. Moi, j'ai toujours dit que j'étais libre de ce que je faisais et je l'ai fait comprendre à Pénélope en m'envoyant en l'air avec toutes les femmes de ménage qu'elle a engagée. Du coup, elle ne garde plus que Rita.
- Bon, on y va. Lui fais-je maintenant qu'elle a mangé ses céréales dégueulasses. Je n'ai jamais compris comment on pouvait manger des choses pareilles à la place d'un vrai déjeuner.
- Je n'ai pas encore bu mon thé !
- Je t'en prie. Lui lancé-je en remerciant Rita d'un sourire. Roger va te déposer quand tu auras fini.
J'ouvre la porte de la cuisine pour aller dans le hall et je prends la clé de ma Dodge SRT8 qui se trouve dans la boîte à clés au milieu d'une vingtaine d'autres. Mon père était fan de belles voitures et à sa mort, j'ai refusé que Pénélope en vende une seule. Même si honnêtement, je ne compte pas les conduire mais c'est tout ce qui me reste de mon père. Je descends les escaliers qui donnent dans le garage sous-terrain et mon regard se porte sur ma beauté. Cette Dodge est mon petit plaisir personnel et sa couleur noire avec ses deux lignes rouges qui la traverse du bas du capot à l'arrière de cette beauté lui donne un style d'enfer tout comme moi d'ailleurs.
- Tu aurais pu m'attendre. Me fait remarquer Vanessa en me rejoignant devant ma beauté et je me tourne vers elle en la toisant.
- Tu penses que je vais passer mon temps à t'attendre. Lui lancé-je avant de monter dans ma Dodge et elle y rentre sans dire un mot, une mauvaise moue sur le visage. Putain, elle va encore aller se plaindre aux vieux qui vont me faire une vie ! Je vais devoir me faire pardonner arrivé au lycée pour qu'elle se sente mieux. Et puis, autant se faire plaisir en même temps.
Arrivés au lycée, elle m'attrape le bras en sortant de la Dodge alors que tout le monde s'est retourné à mon entrée dans le parking certainement étonné de voir une beauté pareille dans ce lycée miteux. Miteux est un terme encore pire que ce que je pensais du lycée Franklin mais bon, je n'en ai que pour deux ans et à vue de nez il y a pas mal de beaux petits lots. Nous arrivons sur le chemin qui mène au bâtiment où j'ai cours et je plaque sauvagement Vanessa contre le mur.
- Ici ? Me demande-t-elle avec une étincelle dans les yeux.
- Je vais éviter de me faire virer au bout de cinq minutes non ? Lui lancé-je en glissant ma main entre ses cuisses sous sa mini jupe pour écarter son string et glisser mes doigts pour caresser sa croupe et titiller son clitoris faisant monter le désir en elle. Nos bouches se plaquent l'une contre l'autre et sa main prend le chemin de mon pantalon où elle déboutonne le pantalon pour attraper mon pénis dans ses mains qu'elle astique fermement. Je glisse mes doigts en elle et une fois que je sens qu'elle mouille bien assez, j'enlève mes doigts et je descends d'un cran en relevant un peu sa cuisse à ma gauche pour entrer durement en elle. Je laisse ma bouche plaquer contre la sienne pour étouffer ses cris pendant que je la laboure encore et encore. Bien entendu, c'est sans compter sans son interruption avec une fille derrière nous qui me coupe dans mon élan.
- Bon, il est l'heure. Lui lancé-je en sortant d'elle et en me rhabillant.
- Mais tu n'as même pas joui. Me fait-elle remarquer.
- On achèvera après les cours. La rassuré-je en pensant que d'ici midi, j'aurai certainement trouvé une proie pour me contenter jusque-là.
J'achève de mettre le dernier bouton quand mon regard se porte sur le chemin et que Spencer arrive.
- Bon, je te laisse. Lancé-je à Vanessa la plantant là contre le mur. Je rejoins Spencer pour entrer dans le bâtiment sans me soucier de savoir si Vanessa a quelque chose à me dire et après avoir fait dégager la grosse de mon passage, nous nous asseyons au fond de la classe. Je fais le tour de la classe et esquisse un sourire quand je vois assise près de la fenêtre Brooke. C'est encore mieux que je pensais, tout compte fait je n'aurai pas à chercher longtemps après elle pour tirer mon coup à midi. Le professeur entre en classe tandis que mon regard se porte sur la grosse qui cherche une place et je remarque que le banc à côté de nous est libre et elle vient effectivement s'y assoir sans regarder dans notre direction. Je rigole en la regardant remonter ces lunettes.
- Putain, de plus d'avoir une tronche de gros bébé, il faut que tu portes des jumelles en plus ! Lancé-je en me levant pour lui prendre et je les mets sur mon nez.
- Rends-moi mes lunettes ! S'exclame-t-elle et je les enlève pour tendre mon bras en l'air pour qu'elle ne les attrape pas la faisant sauter de sa petite taille et faire rebondir sa poitrine qui va déborder de son soutien-gorge. Je me mets à rire comme une partie de la classe tandis que le professeur demande le calme
- Si tu veux tes lunettes, il va falloir que tu me supplies. Lui dis-je avec un sourire narquois et elle s'arrête de sauter pour se rassoir à sa place. Je me mets à rire et alors que je veux lui lancer sur son bureau, je fais un mauvais mouvement et elle tombe par terre cassant un des verres. Je n'ai pas le temps de réagir que la fille se lève et elle me gifle avant de quitter la classe en courant.
Je fais bouger ma mâchoire tandis que le professeur sort déjà pour aller la chercher et j'esquisse un sourire machiavélique. Je pense que ces deux années à venir vont être très amusantes.
Chapitre 3
Gaby
Je sors de la classe hors-de-moi et en larmes de devoir déjà le premier jour supporter les brimades de ce petit con sur mon apparence. Il pense peut-être qu'il est mieux avec ses cheveux noirs ébouriffés qui ne ressemblent à rien et son allure de Bad boys à deux balles comme on en voit dans tous les lycées. Je passe la main sur mes yeux pour essuyer mes larmes de rage en croisant les autres étudiants qui entrent dans leur classe quand j'entends une voix héler au loin. En fait, elle n'est pas loin. Elle vient juste de la classe où je ne compte plus jamais mettre les pieds de ma vie.
- Mademoiselle ! Mademoiselle ! Hèle la voix tandis que je m'arrête à mon casier pour prendre mes affaires et disparaître de ce lycée. Je ne resterai pas une minute de plus ici et en plus en compagnie de ce connard prétentieux ! J'enfourre mes affaires dans mon sac et je referme la porte du casier quand mon regard se pose sur de grands yeux noirs qui me regardent et pas d'une façon aimable. Super ! Le professeur en personne !
- Mademoiselle, je ne vais pas vous courir après dans tout le lycée. Me fait-il sur un air hautain.
- Désolée. Murmuré-je gênée qu'il m'ait poursuivie jusqu'ici alors que tous les étudiants qui sont encore dans le couloir semblent se moquer de moi. C'est certain, pour un premier jour, je n'aurais pas pu faire mieux. Je ramène mes mèches sur mon visage en baissant mon visage tandis que le professeur me parle mais je ne l'écoute absolument pas. Je ne veux qu'une chose ; quitter ce lycée le plus vite possible.
- Bon, allons en classe !
- Hein ?! M'exclamé-je en relevant mon regard sur le professeur.
- Vous allez vraiment vous enfuir ainsi après ce qui vient de se passer ?! S'exclame-t-il limite ahuri tandis que je serre mon sac contre ma poitrine.
- Si vous faites cela, vous serez considérée comme la perdante. Celle qu'on peut torturer en un claquement. Me fait-il remarquer.
- Mais il a cassé mes lunettes. Lui fais-je remarquer. Je ne verrai rien au tableau.
- Ne vous inquiétez pas ça pour ça. Aujourd'hui, nous ne faisons que les présentations du cours ainsi qu'un exercice pour évaluer votre niveau. M'explique-t-il voyant certainement qu'il me tient. Je me mords l'intérieur de la lèvre en me demandant si ce professeur a vraiment vu ce qui vient de se passer ou s'il veut vraiment me torturer jusqu'au bout avec les autres étudiants ?
- Bon, allons-y. Insiste-t-il alors que la cloche sonne et je n'ai pas vraiment le choix que de le suivre maintenant. Nous arrivons à l'entrée de la classe où un brouhaha se fait entendre et le professeur entre pour se mettre devant le tableau et il pose ses mains sur le tableau avant de faire grincer ses ongles. Même moi qui suis encore à l'entrée de la classe hésitant à entrer, je porte mes mains à mes oreilles en coinçant mon sac comme je le peux.
- Bon, vous allez vous calmer sinon je vous promets des travaux journaliers que vous n'allez pas appréciés ! S'exclame-t-il avant de me faire signe de rentrer en classe. J'hésite encore un instant devant la porte en me mordant la lèvre priant qu'il y a une autre place de libre qu'à côté de ce crétin mais il n'y a vraiment aucune place de libre et je rejoins la place en baissant la tête.
Hardin
Je relève la tête de mon banc quand le professeur fait ce bruit strident avec ses ongles et mon regard se porte vers la porte où elle se tient. Sérieux ! Elle va vraiment revenir en classe après ce qu'elle vient de faire ? Elle ne tient vraiment pas à sa vie celle-là ?! Je m'appuie nonchalamment sur le dossier de ma chaise en souriant mais elle ne me regarde pas en rejoignant sa place et je peux deviner qu'elle semble regretter amèrement ce qu'elle m'a fait.
- Elle n'a pas froid aux yeux ! Me lance Spencer en riant.
- Disons qu'elle ne sait pas encore à qui elle a è faire. Rétorqué-je en la regardant tandis qu'elle met ses cheveux de façon où on ne voit plus son visage.
- Tu n'as pas assez d'épaisseur pour cacher ta tête de vachette ! Lancé-je faisant rire toute la classe.
- Vous avez fini ! S'exclame le professeur en écrivant son nom au tableau.
- Sanchez ? Lisé-je en souriant. C'est mexicain ?
- Portoricain. Me répond-il en s'appuyant sur son bureau. Et vous ? Monsieur Hanson si je ne me trompe pas, qu'êtes-vous venu faire dans notre lycée ?
- Moi. Souris-je en jetant un coup d'œil à la vachette à côté de moi.
- Je vais aider certaine à prendre enfin leur pied. Lancé-je en me levant et faisant des mouvements obscènes avec mon bassin qui fait rire tout le monde.
- Quant aux vachettes. Continué-je. Je vais leur apprendre à brouter de l'herbe pour maigrir !
- Je vois. Fait le professeur en quittant son bureau et venant jusqu'à mon banc où je me rassois sur ma chaise.
- Cela ne vous posera donc aucun problème pour me faire une dissertation sur le respect de vos camarades. Me lance-t-il. Et pour demain si possible.
- Vous vous foutez de ma gueule ! Claqué-je en penchant la tête.
Le professeur s'appuie sur mon banc en enfonçant son regard dans le mien.
- Est-ce que j'ai l'air de rire ? Me lance-t-il et je fais craquer ma mâchoire prêt à lui répondre quand mon regard se pose sur la vachette qui se tourne doucement dans notre direction.
- Arrête de me regarder ! Lui claqué-je.
- Monsieur Hanson ! S'exclame le professeur en retournant vers son bureau.
- Je le veux dans mon casier demain matin avant que les cours ne commencent ou vous commencerez l'année avec un zéro pour votre première période à mon cours. Fait-il fier de lui et je souris avant de le toiser.
- Est-ce que vous savez pourquoi je me suis fait virer de Franklin ? Lui demandé-je en croisant mes bras sur mon torse.
- Oui je le sais. Mais je sais me défendre. Me répond-il calmement avant de commencer son cours et je souris en me demandant si cette année ne va pas être plus intéressante que je ne pensais. Entre la vachette que je vais faire maigrir à vue d'œil et ce professeur qui se prend pour un dur, je vais bien m'amuser.
Gaby
Le cours enfin fini, je file dès le premier gong de la sonnerie pour quitter cette classe pour enfin respirer à nouveau. Je ne sais pas si le professeur Sanchez est fou mais il aurait peut-être du se retenir de le chercher. Je ne m'arrête même pas pour remettre mes affaires dans le casier et je file dehors sans demander mon reste. Je décide de me trouver un coin à l'écart où je pourrai manger ma tartine tranquillement sans devoir supporter le regard des gens sur moi. Je trouve un coin en retrait et je m'assois derrière un arbre après avoir vérifié que ce crétin ne m'a pas vu y aller. Je sors mon magazine de mode mon sac ainsi que ma tartine en soufflant un bon coup. C'est la seule chose qui va me vider la tête après ce qui s'est passé d'entrée ce matin et me faire oublier cet abruti pendant au moins une bonne heure. Je commence à feuilleter les pages du magazine que j'ai déjà lu en mordant une bonne fois dans ma tartine quand une ombre apparait devant moi et mon cœur s'emballe et je ferme les yeux pensant que cet abruti m'a trouvée.
- Tu es la jeune fille de ce matin non ? Me demande une voix masculine mais bien aimable et je relève mon regard dans sa direction.
- Oh ! M'exclamé-je surprise en apercevant le grand blond de ce matin devant moi et je remets ma tartine dans sa boîte aussi vite que l'éclair.
- Cela t'ennuie si je m'assois près de toi ? Me demande-t-il en se tenant la nuque comme s'il était gêné. Mais honnêtement, c'est moi qui suis gênée pas possible d'avoir un si beau mec à mes côtés alors que j'ai toujours été toute seule du plus loin que je me souvienne pendant le diner ou autre d'ailleurs. Personne ne faisait attention à moi et c'était très bien comme ça.
- Tu aimes ce genre de magazine ? Me demande-t-il en regardant mes jambes.
- C'est à ma sœur ! M'exclamé-je gênée.
- Tu sais, ce genre de magazine n'est pas vraiment pour moi. Dis-je.
- Moi, je trouve que tu es très bien comme tu es. Me dit-il en sortant un sandwich aussi grand que son bras de son sac. Mon dieu, je serais malade de manger un aussi grand sandwich moi !
- Au fait, je m'appelle Archie. Se présente-t-il tandis que je regarde son énorme sandwich.
- Ah oui ! M'exclamé-je en ramenant mon visage sur ma boîte à tartine.
- Moi, c'est Gabriella. Enfin, Gaby. Rectifié-je.
- Gabriella. Répète-t-il. Très joli prénom.
- C'est un nom commun. Souris-je gênée en remettant mes cheveux derrière mon oreille tout en laissant pendre ceux qui sont de son côté pour cacher mon visage.
- Moi, je trouve que ça te va très bien. Me fait-il en penchant son torse pour passer outre mon rideau de cheveux. Si je me sentais vraiment mal à l'aise, là, mon cœur vient de faire un rater. Tout mon corps frémit totalement en voyant son magnifique sourire se poser sur ses lèvres et que dire de son magnifique regard noisette qui se pose ainsi sur moi. Mon dieu, ce mec est un dieu ce n'est pas possible. Rien à voir avec cet abruti de Hanson qui est dans ma classe.
Hardin
Je dévisage les filles de ce nouveau lycée en me demandant quelle proie je vais pouvoir conquérir cette semaine quand mon regard se pose sur Brooke accompagnée de ses amies.
- Beaucoup trop facile avec elle. Fais-je en tirant sur ma cigarette.
- Un sourire et elle écartera les jambes tout de suite. Rigolé-je en me couchant dans l'herbe.
- Il y a pas mal de beaux petits lots dans ce lycée. Me fait remarquer Spencer en regardant les filles de première passer.
- Ouais j'avoue. Mais je suis certain qu'aucune d'elle n'est pucelle et tu sais comme j'aime l'odeur de la chair fraîche. Lancé-je désinvolte.
- Toi la chair fraîche ! Se met à rire Spencer. Je suis certain que tu ne sais même plus quand tu as percé un petit trou serré.
J'esquisse un sourire narquois en expirant ma fumée de cigarette. Il n'a absolument pas tort sur ce coup-là mais bon, on ne va pas me changer et puis, j'ai envie de m'amuser dans ce lycée. Bien sûr, si les filles tombent à mes genoux, je ne trouve pas cela drôle. Je continue à scruter le parc à la recherche d'une proie potable quand une jeune brune habillée en mini-jupe rouge qui semble glousser comme toutes les pucelles que nous croisons en rue. Je passe la main dans mes cheveux en souriant.
- Toi, tu as trouvé ta nouvelle proie. Me fait Spencer voyant certainement mon regard s'illuminer de tout ce que je suis déjà en train d'imaginer de lui faire. J'avoue que mes idées sont maintenant à leur paroxysme tandis que je ne lâche pas ce petit lot qui semble attirer par quelque chose plus loin.
- Et si on allait faire connaissance ! Lancé-je à Spencer en jetant mon mégot plus loin.
- Tu n'en rates pas une ! Me répond-il et alors que je me lève, mon portable se met à sonner. C'est la musique de Sound of silence et je lève les yeux au ciel en comprenant que c'est Vanessa. Malheureusement, je sais que je dois répondre parce qu'elle manque de débarquer avec le reste de la bande pour vérifier que je ne m'envoie pas en l'air avec la première venue.
- Tu t'ennuies déjà ?! Lâché-je nonchalant en décrochant tout en regardant la gamine en mini-jupe imaginant un peu ce que je pourrais lui faire.
- "Cela n'a pas l'air ton cas ?!" Me lance-t-elle tandis que je suis la gamine du regard qui avance vers l'arbre plus loin en souriant et je me lève pour la suivre.
- Pas vraiment. Mais bon, je m'ennuie quand même. Avoué-je et mon regard se fige sur ce qui se passe devant moi. Cette gamine s'est arrêtée auprès d'un arbre où un grand blond vient d'apparaitre et à côté de lui, un sourire gêné sur le visage se tient vachette.
- C'est quoi ce sourire de merde ! M'exclamé-je oubliant que je suis avec Vanessa au téléphone. Vachette le regarde du coin de l'œil tandis qu'il parle à la gamine en jupette mais je peux voir d'ici qu'elle est toute émoustillée par lui et elle ne le cache pas du tout vu son regard insistent sur lui. En fait, elles sont toutes les deux en train de sourire montrant qu'elles ont la chatte en chaleur et je respire d'un coup froidement.
- "Je vois que tu es occupé. Tu n'oublies pas de me reprendre à la sortie des cours." Me fait Vanessa.
- On verra. Répondis-je sentant la rage monter en moi.
-"Comme ça on verra !" S'exclame-t-elle hors d'elle tandis que je fais craquer ma mâchoire.
- Je pense que je vais devoir effacer le sourire sur le visage de vachette." Répondé-je en plissant un regard malsain vers elle qui n'arrête pas de sourire et de rougir maintenant qu'il la regarde. Je raccroche tandis que Spencer me rejoint et qu'il regarde dans la même direction que moi.
- Ce n'est pas Archie ? Me demande-t-il.
- Si. Mais ce que je vois, c'est que vachette sourit et cela ne me plait pas. Fais-je froidement.
- Tu veux qu'on s'en occupe ? Me demande-t-il et je souris.
- Non, je pense que j'ai trouvé ma nouvelle proie...