Chapitre 2
Chap 2 : The fright night !
On a finalement dîné vers 20h, lorsque papa est rentré. Après cela, les garçons sont sortis tout beau (Rire). Papa et moi, nous sommes donc posés tranquille devant la télé avec le fameux gâteau accompagné d’une boule de glace à la vanille. Miam ! Je profite de ce moment-là pour lui dire pour la piscine party de demain.
Papa se tournant vers moi : C’est chez les Kassas, c’est ça ? (Oui de la tête) Mais Victoire (la maman de Jordan) et son mari sont en voyage ! Elle m’a dit que sa fille qui vit à Londres a accouché.
Papa connait la maman de Jordan, ils travaillent ensemble.
Moi léchant ma cuillère : C’est vrai ! Mais leur fils ainé est là, c’est lui qui va surveiller la fête. J’ai convaincu Fred de venir me chercher vers 21h, je dois me rendre chez Tantine Linette demain.
Papa faisant mine de réfléchir : Hmmm ok ! Moi ça me va !
On continue à manger notre dessert en regardant la télé. Vers minuit, il va se coucher et me laisse. A un moment, je me reconnecte et je vois Deb en ligne. Charlie aussi est connecté (Pfff) Il m’a envoyé au moins 20 messages ! Adiééééé l’enfant là est fou hein !
Je ne lis même pas ses message et envoyé un « ok pour demain à Deb » et me déconnecter. Bon il est temps que j’aille dormir moi aussi.
Le lendemain
Je suis arrivée chez Jordan aux environs de 11h. Il est déjà 16 h et les invités doivent être là à partir de 17h mais on connait le gabonais : tu lui dis 17h, il se pointe à 18. Du coup, on a pris notre temps pour tout préparer. On n’a rien fait de spécial juste quelques amuses bouches achetés à Prix import ( supermarché) et des saucisses et des pillons de poulet que le cuisinier a fait braisés. On va accompagner cela de pommes frites et d’une mayonnaise faite maison. Ce n’est pas moi hein ! Ce sont les mots du cuisinier des Kassas (Rire)
On a tout aménagé autour de la piscine et mis les boissons dans des glacières. Quand on a fini, nous sommes allés nous préparer.
Comme je ne compte pas me baigner, j’ai mis une robe bain de soleil qui m’arrive au-dessus des genoux sous laquelle j’ai mis un maillot deux pièces.
Deborah, elle porte un maillot deux pièces bleu ciel et ça lui va bien. On descend et on trouve Jordan en short de plage torse nu. Là, il est en mode beau gosse! (Rire). Comme j’avais prédit, les invités ont commencé à arriver vers 18 h moins. Une heure plus tard, la soirée battait son plein. Je crois qu’il y en a qui ont apporté de la weed (Le chanvre). Il y a un petit groupe d’adeptes qui s’est formé discrètement un peu à l’écart pour fumer. Mieux, je me tiens loin d’eux parce que si Mr Poati sent l’odeur là sur moi, il est cape (capable) de me tuer.
Je suis allé rejoindre Deb et quelques gos du lycée. On a commencé à parler de tout et de rien lorsque Diane, une fille avec qui je suis au Club de volley, est venue nous rejoindre toute excitée.
Diane : Les filles, Il y’a des gars de BP (Blaise Pascal:Lycée Français) qui viennent d’arriver.
Elle s’écarte un peu et effectivement. Il y’a un groupe de mecs « arc en ciel » (mélange de noir, blanc et métis) qui se tiennent devant la baie vitrée et discute avec Jordan. Parmi eux, il y’a mon pire cauchemar : j’ai cité Charlie Epigat. Pfff
……..
J’ai passé toute la soirée à éviter Charlie mais c’est mal le connaitre ! Donc, pendant que je discutais avec les filles. Deb regarde un point derrière moi et lâche un « oh, oh !» avant que je ne puisse me retourner, je sens quelqu’un me tapoter sur l’épaule. Je me retourne et tombe sur un torse. Je devine qu’il s’agit de celui de Charlie. Je reconnais son parfum ! Mon sourire s’évanouie et j’attache la figure direct.
Moi (jouant la nerveuse) : Oui Charlie, qu’est-ce que tu veux ?
Charlie (levant les mains en signe d’apaisement ): Oulà, la lion on se calme. Je venais juste saluer et prendre de tes nouvelles.
Moi : A ce que je sache, tu n’es pas docteur. Alors en quoi mes états d’âme ou ma santé te concerne ?
Charlie souriant : Bébé, tu sais que tout ce qui te concerne me touche.
Moi : Pfff!!
Charlie : On peut discuter un moment ?
Moi (croisant les bras sur la poitrine): Pfff….. Charlie pardon ! On va discuter de quoi?
Charlie : Bah de nous ! De notre couple bébé
AKA ! L’enfant là est vraiment fou hein ! C’est même une affaire de couple maintenant ?
Moi (commençant sérieusement à m’énerver): Charlie. Sérieux Tu gazes ! (Détachant les mots et répétant) Tu me gazes ! Tu n’arrêtes pas de m’appeler, de m’écrire et tout. Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans « je ne veux pas de toi » ?
Deb (voulant me calmer) : Domi, calmes toi ! C’est comment ?
Moi (très vénère me tournant vers elle): Me calmer comment ? Ce n’est pas toi qui vis ça ! (Me retournant vers Charlie) Charlie, s’il te plait, laisses moi tranquille ! C’est du harcèlement ce que tu fais ! Je suis fatigué vraiment. Fatigué de toi. Comprends une bonne fois pour toute que, je ne veux pas de toi ! De grâce oublies moi!
Il reste là à me regarder pendant quelques secondes, avec un je ne sais quoi dans les yeux. Il ensuite fait une volte face et s’en va.
Deb ébahis : Kiééé ! Toi aussi, il fallait tempérer un peu. Regardes comment les autres vous regardent maintenant !
Je regarde autour de moi et effectivement, notre petit échange a attiré l’attention de quelques curieux. Jordan qui a également suivi la scène, s’est même rapproché de nous.
Jordan à moi : ça va toi ? (oui se la tête) C’est comment avec ton gars ?
Moi : Tchiiip ! Jordan, arrête! Ce n’est pas mon gars ! C’est même à cause de tout ça qu’il prend ses aises. En tout cas, je lui ai simplement dit de me lâcher les baskets. C’est trop là, je sature.
Jordan : Lol! (regardant dans la direction de Charlie) Regarde comment il est tout triste maintenant !
Je regarde dans la même direction que lui et j’aperçois Charlie qui tire sur un join.
Moi (petit sourire en me retournant vers Jordan): Au moins, il va trouver du réconfort chez la « Marie-Jeanne » ! Krkrkrkr
On rit tous et Jordan nous laisse.
………..
On s’est vraiment amusé comme des fous. Je ne sais pas qui a apporté de la tequila ! Toujours est t-il que Deb a même joué à un jeu d’alcool où il fallait en boire plusieurs verres sans grimacer et elle a même gagné. La fille-ci me dépasse avec son affaire du vin là !
Je regarde ma montre, il est presque 20h30. La fête est finie pour moi (Soupir) Frédéric doit venir me prendre dans quelque temps. Je cherche Jordan des yeux. Il est avec un groupe de mecs pff Il y’a Charlie avec eux ! Pfff. En tout cas !
Je me rapproche de lui : Mani ! Moi, je dois go (Partir) !
Lui regardant sa montre : Oh ! Il est déjà l’heure?
Moi : Yep ! Enfin presque ! Juste le temps pour moi de m’apprêter.
Timothée (un petit blanc de BP avec qui on a l’habitude de chiller) : Domi ! Tu t’en vas ? On a prévu un after après ici !
Lol...Tim aime beaucoup les afters oh !
Moi secouant la tête : Désolée Timmy, j’ai d’autres engagements. Une autre fois peut être.
Charlie (se mêlant de ce qui ne lui regarde pas): Ah bon ? Avec qui ?
Je vous ai dit qu’il était chiant. Je n’ai même pas pris la peine de lui répondre, je l’ai juste tchippé. Tchrrrrrrr!
Jordan à Charlie : Lol! Man, arrête de l’embêter !
Charlie (me déshabillant du regard): Je demande juste!
Moi en me retournant : Tchiiiiiuup's !!!!!!
Le gars-là, c’est une teigne. C’est de ma faute ! Parce qu’au début, je partais à ses rendez-vous. Il peut être drôle quand il veut. On s’est même embrassé une fois. Mais le fait qu’il m’appelle tout le temps-là, hmmm moi je trouve ça relou. Quelqu’un vous ne sortez même pas encore ensemble, il veut connaitre tes faits et gestes, NUIT ET JOUR ! Moi je tiens vraiment à ma liberté ! Donc, je lui ai dit que ça ne pouvait pas le faire. Mais apparemment le message a du mal à passer.
Je cherche Deb que je ne trouve nulle part et décide de me rendre dans la chambre de Jordan où je prends une douche rapide.
Je suis en serviette, cherchant des sous-vêtements dans mon sac lorsque la porte c’est ouverte brusquement sur Charlie !
Moi ( m’agrippant à ma serviette) : C’est quoi ces manières ? Tu ne sais pas cogner aux portes ou quoi ?
Charlie (refermant tranquillement la porte à clé): Pas besoin puisque je venais justement pour te voir !
Moi (callant ma serviette sur la poitrine) : Tu es malade hein ! Me voir pourquoi ? Je ne veux pas de bax (Problèmes). Charlie, sors que je puisse m’habiller !
Il rit et quand je le regarde vraiment, je constate qu’il n’a pas l’air normal. Ses yeux sont tout rouges. Sûrement la beuh qu’il a tiré. Il s’avance vers moi et Je commence vraiment à m’inquiéter. Le gars est grand et costaud. Il doit avoir un peu plus de 1m80 et fait facilement 20kg de plus que moi.
Charlie (un rictus sur les lèvres) : Je suis malade de toi !
Akaaa !!! Là je sens que ce n’est plus du tout bon ! Je commence à reculer en essayant de marchander avec lui
Moi paniquée : Euh…. Charlie, s’il te plait ne fait pas de betise! Euh….. Sors simplement!
Chralie (se rapprochant toujours ): Quelle bêtise !! On va juste se prendre du bon temps !
Moi( essayant toujours de marchander) : Charlie ne fait pas un truc qu’on risque de regretter tous les deux !
En deux enjambées, il me rejoint et me saisit fermement. Il veut m’embrasser de force mais je me débats. Dans notre lutte, je bute sur quelque chose posée au sol. Ce qui nous fait perdre l’équilibre et nous projette direct sur le lit tous les deux.
Je me retrouve allongé sur le lit, Charlie au-dessus de moi.
Seigneur, je peux sentir son érection contre mon ventre. Je suis en mode : PANIQUE PLUS, PLUS, PLUS !!!! J’essaye de lui donner des coups de pied mais rien à faire. J’essaye de me dégager mais il s’est positionné de sorte qu’il m’est quasiment impossible de bouger, il m’étouffe même !
A un moment, je ne sais pas comment il a fait, j’ai juste senti quelque chose de chaud sur ma cuisse et ensuite une forte douleur entre les jambes m’a coupé le souffle. Je me mets à crier. Je ne sais pas même si avec le bruit de la musique quelqu’un pourrait m’entendre.
Je cries de toutes mes forces jusqu’à ce que j’en perde même la voix. On est resté comme ça environ une bonne dizaine de minutes. J’ai commencé à avoir la tête qui tourne lorsque j’ai entendu un bruit sourd et j’ai vu Fred et Jordan entré dans la chambre les visages horrifiés ensuite c'est le trou noir.
Chapitre 3
Chap 3: . Ludovic Poati
Ludovic…
Je suis assis dans le fauteuil de la chambre d’hôpital où Dominique est dans le coma depuis deux jours maintenant. Je ne peux pas m’empêcher de culpabiliser. D’autant plus que c’est moi qui lui ai donné la permission de se rendre à cette fête. J’ai failli avoir un infarctus quand Frédéric m’a appelé pour me dire qu’elle a eu un problème et qu’ils sont à El Rapha (Polyclinique). Apparemment personne ne sait exactement ce qui s’est passé (soupir) Frédéric m’a juste explique que quand il est arrivée là-bas, Jordan lui a dit qu’elle était allé s’apprêter depuis un moment. Lorsque qu’il ne l’a pas vu revenir au bout de trente minutes, il a demandé à Jordan d’aller la cherche. Ce dernier est revenu aussitôt catastrophé cherchant le double de la clé de sa chambre. Quand ils ont pu casser la porte, il était trop tard !
J’ai des envies de meurtres. Ce qui me met encore plus en colère c’est que lorsque nous sommes allés voir les parents de ce jeune homme, ils ont tout bonnement refusé de nous recevoir. De toutes les façons, on a déjà déposé une plainte contre lui avec le certificat médical. C’est Linette qui s’occupe de ça. Elle est avocate.
Je regarde ma fille si pâle, si frêle et ça me vend le cœur. ( soupir) Quand on est parent, il y’a des choses qu’on aimerait éviter à nos enfants. Pourtant, on essaye tant bien que mal de les protéger contre tout et n’importe quoi. Mais pouvons-nous vraiment protéger un enfant contre un viol ? Il y’a deux jours que j’ai su que non. Pourtant j’ai essayé ! Depuis le décès de mon épouse. Je m’occupe tout seul de mes enfants. Je me suis concentré sur leur éducation. J’élève mes enfants en leur inculquant des valeurs de vie afin d’en faire des gens bien . Je mets tout mon énergie et mon temps sur mes enfants C’est le raison pour laquelle je n’ai jamais voulu me remarier ou ramener une autre femme à la maison. Je n’ai jamais voulu qu’une femme vienne me traumatiser les enfants. Il peut nous arriver de tomber sur une qui devant toi elle présente un visage mais derrière te traumatise les enfants. Ils avaient déjà perdu leur mère dans des circonstances traumatisantes, je ne voulais pas leur imposer ce genre de choses juste pour le plaisir d’avoir quelqu’un dans mon lit. Je suis devenu un « papa poule » comme le dit si bien ma sœur. C’est le sacrifice que j’ai fait afin d’en faire des adultes épanouis.
Ce qui est arrivé à Dominique me donne juste l’impression que j’ai raté quelque chose. (Soupir) Comment doit réagir ou se comporter un parent quand son enfant s’est fait violer ?
………..
La porte s’ouvre sur Romaric qui est parti accompagné son frère à l’aéroport. Il a des examens à partir de demain. Il fait juste une semaine et revient. Le pauvre! Je ne sais même pas s’il sera concentré. C’est moi qui ait même insisté pour qu’il aille quand même composer ses examens, il était si bouleversé.
Rom regardant sa sœur : Toujours rien ? (Moi non de la tête) Le médecin dit quoi ?
Moi soupirant : Son état est stationnaire, on attend juste qu’elle se réveille !
Rom se tournant vers moi : Et la suite de la plainte ?
Moi (attrapant ma tête avec mes deux mains): J’attends Linette pour qu’elle me fasse un rapport.
On reste silencieux jusqu’à ce que Linette entre dans la chambre quelques minutes plus tard avec un panier suivi de son marie et de Clarisse (La femme de Arnaud mon grand frère).
Linette me jette un regarde, je lui fais juste un non de la tête.
Linette enchainant : Pour le dossier, le type est introuvable ! Ses parents refusent de parler (Réfléchissant la main posée sur le menton) Je crois qu’ils l’ont fait voyager pour lui éviter la prison.
Moi choqué : Comment ça ? Et qui répondra de ses actes ?
Linette soupirant : Je ne sais pas! Mais je compte utiliser les messages du téléphone de Domi. Son amie Deborah m’a dit qu’elle n’arrêtait pas de se plaindre qu’il la harcelait. Plusieurs personnes à la fête les ont vu se disputer et Dominique lui dire d’arrêter ses appels et tout.
Moi regardant Romaric : Que tout soit bien clair ! Ce n’était pas son petit ami ?
Rom se passant une main sur la tête : Je ne crois pas ! Tout ce que je sais, c’est qu’ils sont sortis quelques fois et qu’ils se sont embrassés (Hmmmmmm) Mais elle m’a juré, il n’y a même pas une semaine qu’il n’y avait rien entre eux!
Moi regardant Linette : S’il est introuvable, comment on va faire ?
Linette : Il ne peut pas avoir procès si l'accusé n’est pas sur place. Par contre, je peux foutre la pression aux parents.
Moi avec un rire dérisoire : Donc on n’a pas de coupable ? (Linette oui de la tête)
Clarisse énervée : Mais vraiment, c’est pourquoi les enfants de riches se croient tout permis dans ce pays! Comment quelqu’un va devenir responsable si on ne lui fait pas assumer ses actes. Si un des miens (et elle n’a que des garçons) fait un truc comme pareil, je jure que c’est même moi-même qui l’accompagne devant le pénitencier. Tchrrrrr les conneries comme ça!!!!
Bruno (le mari de Linette) : Je vais voir si je ne peux pas faire jouer quelques-unes de mes relations pour faire bouger l’affaire ?
Moi soupir lasse : Ok !
Linette : Vous avez mangé (non de la tête) Rhooo !! Comment vous voulez la soutenir, si vous-même vous ne prenez pas de force ? J’ai ramené un peu de bouffe (fouillant dans le panier qu’elle a apporté) il faut manger !
Clarisse et elles se sont mis en devoir de nous servir.
Dominique…….
Je suis sur la route qui mène à la maison et une paix indescriptible m’anime. C’est une belle journée ensoleillé et il y’a une légère brise qui me caresse le visage. Je m’avance vers la maison un sourire aux lèvres. Je porte une magnifique robe bain de soleil toute blanche. Oh ! Je ne me souviens pas l’avoir achetée. Enfin bref ! J’arrive à la terrasse mon sourire s’élargie encore plus, il y a une odeur alléchante dans qui provient de la maison ….. Hmm ça sent les feuilles de manioc : mon plat préféré ! (rire) Je m’avance, j’ouvre la porte et entre. Premier constat, il n’y personne au salon. J’entends du bruit dans la cuisine. Je m’avance. Arrivée à la porte, je bloque net. Il y’a une femme très clair et un peu potelée en cabas, qui me tourne le dos, aux fourneaux. Je reste là un moment à fouiller dans mon esprit qui ça peut être je ne connais personne de telle dans mon entourage. Il y a un truc qui me chiffonne. Je ne sais même pas comment l’explique ! Mais sa présence m’apaise. A un moment, elle se retourne et là KOUM !!
C’est ma mère !! Oh ! Elle fait quoi là ? Elle me sourit et s’avance vers moi. Je suis là, juste tétanisée. Je n’arrive ni à boucher ni à prononcer quoi que ce soit.
Elle s’assoit sur une chaise à la table de la cuisine et je prends place à côté d’elle. Elle prend mes mains dans chacune des siennes et me sourit avec beaucoup de tendresse dans le regard. Wouah! Elle est belle hein !
On reste un moment comme ça les yeux dans les yeux à se sourire.
Mom avec une voix mélodieuse : Tous ira bien pour toi ! Malgré toutes ces épreuves que tu traverses en ce moment. N’es pas peur d’avancer dans la vie. Dis-toi toujours que le meilleur reste à venir. (Je secoue juste la tête de haut en bas). Tu diras à tes frères que je suis fière d’eux, ils sont devenus de jeunes hommes bien et responsables. Votre père a vraiment fait du bon travail avec vous. Qu’il ne s’inquiète par pour ça ! Par contre, il faut qu’il avance dans la vie. On a vécu des bons moments et fait (Me caressant la joue) de merveilleux enfants mais c’est fini maintenant ! Il faut qu’il se donne une autre chance.
Je ne sais pas ce qui s’est passé mais tout d’un coup, nous nous sommes retrouvés devant la gazinière. Elle sert ce qu’elle avait préparé dans un plat en me parlant de je ne sais pas trop quoi. Elle parle en myéné . Ensuite, elle me tend le plat .
Maman me souriant toujours : Tiens ! C’est votre part. Vas avec au salon. Je prends le plat et me dirige vers le salon quand elle ajoute
Mom: N’oubliez jamais que je vous aime !
Je la regarde juste en répondant à son sourire. Quand je me retourne vers le salon tout devient noir et j’ai comme l’impression de tomber.
Je me réveille quelque temps plus tard, j’ai l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur et il y’avais un truc qui me fait mal à la gorge.
J’ai tourné la tête et je vois papa qui dort assis sur un fauteuil. Je fais plus attention à ce qui m’entoure. Je constate juste que je suis dans une chambre d’hôpital. Mais qu’est ce qui s’est passé ? Je commence à avoir comme des flashs. Je me vois rire chez Jordan en face de la piscine avec Deb et quelques filles du lycée. Je me revois parler avec Charlie puis lui allongé sur moi. Oh mon Dieu ! Je me souviens de ce qui s’est passé chez Jordan ! De ce que Charlie m’a fait. J’ai juste commencé à pleurer. Il m’a traité comme une moins, que rien comme une merde ! Je pleure et les machines autour de moi commencent à faire du bruit, ce qui réveille papa.
Papa qui (s’adressant à Romaric) : Vas chercher le docteur (A moi) Ma puce, calmes toi !
Je commence à suffoquer et le regarde paniquée. Mais qu’est ce qui se passe encore ? Ça n’a pas suffi que Charlie me prenne ce que j’’avais de plus précieux ? Maintenant, il faut que je meure aussi ! A ce moment, un monsieur en blouse blanche que je pense être le docteur arrive précipitamment suivi d’une infirmière.
Doc s’adressant calmement à moi : Dominique, il faut te calmer ! Calmes toi ok !
L’infirmière vient et lui tend une seringue qu’il injecte dans ma perfusion. Quelques seconde plus tard, j’ai les paupières lourdes et m’endors.