Chapitre 2

CHAPITRE 2

Mise à jour.

Nicolas Onanga & Livia Biteghe ont été en couple, mariage coutumier puis se sont séparés pour des raisons évoquées dans l’histoire précédente. Ils ne se sont jamais remis ensemble. De leur couple, ils ont eu 2 garçons.

Aaron Onanga, 27 ans, comptable et vivant à Libreville.

Loïc Onanga, 24 ans, il est revenu à Libreville et il fait son stage de fin d’études en Assurances.

Livia Biteghe, après les 3 ans de rupture, a refait sa vie, elle s’est mariée et elle a eu une fille avec François Mondjot, ils ont eu une fille nommée Ornella et âgée de 18 ans.

Nicolas Onanga est resté en couple avec Diane. Après 3 ans de relation, il a légalisé Diane. Ils ont eu deux filles, Denise et Melissa Onanga ( 17 et 14 ans).

*** Livia Mondjot ***

Je suis toujours à El Rapha, fidèle depuis tant d’années même s’il est bien vrai que j’ai besoin de changement. J’ai même envie de devenir infirmière libérale mais ça aussi c'est une autre histoire et encore les problèmes à l’heure là. Honnêtement, j’aurai dû faire comme Cyrielle et prévoir autre chose à côté comme ça quand ça me piquait trop je partais de là et je gère mon affaire à côté.

J’ai essayé d’appeler François pour savoir où il se trouve encore ou s’il s’est arrêté quelque part après le boulot. Il est 18h et je suis encore seule dans cette maison, comme s’il n’y avait pas d’autres occupants. Je suis toujours la première à rentrer quand je ne suis pas de garde et pourtant la dernière à sortir d’ici hein.

François: Oui chéri ?

Moi: Tu es où François ?

François: Je me suis arrêté prendre un verre avec des collègues en ville.

Moi: Donc vos verres là c’est chaque jour ?

François: Non chérie, on fête une bonne nouvelle, je t’explique tout quand je vais rentrer.

Moi: hum François 19h30 je t’attends ici.

François: oui chef c'est compris.

J’ai raccroché en posant mon téléphone et me levant pour aller dans ma cuisine faire le repas. 19h30 s’il n’est pas là hum lui même il sait que je ne parle pas beaucoup, on va se gérer dans l’indifférence ici proprement.

J’ai rencontré François à El Rapha, il était venu accompagné sa tante qui faisait une baisse de tension. C’est sur moi qu’ils sont tombés et qui les a orientés puis j’ai pris soin de sa tante. Dès la première fois, j’avais bien vu comment il me regardait mais je n’étais pas d’humeur ce jour-là mais vraiment pas donc je l’ai ignoré.

Sa tante a fait 1 semaine à la clinique et il venait 2 fois par jour. Il me cherchait et me demandait à chaque fois. Il m’avait laissé son numéro en m’invitant prendre un verre. J’ai refusé 2 fois puis la 3ème fois je me suis dit que ça ne me coûtait rien et ça me changerait les idées.

Du coup cette soirée là, on avait vraiment discuté, il m’a ramené chez moi à 2h du matin, on avait pas du tout vu le temps passer. Finalement j’ai changé mon regard sur lui et on a commencé à se voir régulièrement. Je lui avais parlé de Nicolas et que cette histoire me restait toujours au fond du coeur et de la gorge.

Ce que j’ai aimé avec François, c’est qu’il n’a pas paniqué quand je lui ai dit que j’avais déjà 2 garçons. De toute façon, par la même occasionnée, j’ai appris que lui aussi avait déjà un garçon de 9 ans de sa précédente relation. Simon, son fils, aujourd’hui à 30 ans et il vit à Port-Gentil avec femme et enfants, ils ne sont vraiment pas proches du tout, ça se sont leurs histoires, je ne cherche pas à me mêler.

Enfin, pour continuer, je me suis mis en couple avec François, je me suis dit que ça allait faire chier Onanga Nicolas mais pas du tout, pendant ce temps j’apprends qu’il prépare à nouveau mariage coutumier et civil hein svp. J’ai failli péter un plomb quand j’ai appris ça je vous jure. Lui même était venu me l’annoncer soit disant qu’il ne veut pas que je l’entende de bouches extérieures ou dans les kongossa de la ville. J’étais mal mais alors là très mal dans ma peau et mon coeur. Nicolas m’a vraiment déçue.

J’avoue que j’ai tout accepter de François parce que je ne voulais pas passer par la vieille fille aigrie avec ses 2 enfants mais Nicolas m’avait tué quoi. J’ai fini par déménager pour m’installer avec François. Les garçons n’ont pas voulu continuer de rester avec moi donc sont allés chez leur père et ne venaient que pour le weekend ou une semaine par-ci par là. Ils ne se sentaient pas forcément “à l’aise” dans la maison d’un autre homme que leur père.

Les relations entre François et mes fils sont très cordiales, pas de prises de tête, chacun connaît et reste à sa place pour que les choses fonctionnent bien. Ils ne sont pas spécialement proches d’Ornella non plus, c’est leur petite soeur et puis voilà. Je leur trouve quand même plus d’affinités avec les filles de leur père et ça me rongent. Après Nicolas & Loïc sont un peu dans leur monde. Il ont toujours été proches, leur petit duo à eux et jusqu'à aujourd'hui, ils vivent désormais dans le même appartement.

Loïc lui encore c’est autre chose, il est comme son père, il peut démarrer au quart de tour, rancunier cet enfant mais très sympathique quand il veut bien, un peu trop fêtard à mon goût. Aaron c’est Nicolas dans le sérieux, la rigueur, le travail et le sens des responsabilités, parfois un peu coincé ou juste trop sérieux, très discret.

2 ans après que je me sois mise en couple avec François, je suis tombée enceinte d’Ornella et non ce n’était pas voulu, je ne voulais pas reproduire les mêmes erreurs. Je n’ai pas eu besoin de trop me fatiguer, quand j’ai annoncé à François que j’étais enceinte, il a fait sa demande en mariage 1 semaine après, à croire que c’est justement ce qu’il attendait. Quand Ornella a eu 3 mois, nous nous sommes mariés légalement et ça dure jusqu’à aujourd’hui.

Oui j’ai tendance à comparer Nicolas à François, ce n’est pas la même gamme je l’avoue. Je me suis rendue compte que Nicolas c’était vraiment l’homme de ma vie et qui m’a marqué à tous les niveaux. François est plus du genre le samedi à être avec ses amis, les inviter à la maison n’importe comment, toujours à prendre un pot à gauche ou droite, un peu laxiste sur les bords.

En tout cas, aujourd’hui je suis mariée, peut être que mon mari a des défauts mais au moins j’ai mon foyer tranquille. Je ne finis pas vieille femme avec mes 2 enfants si c’était ce que Nicolas et qui d’autres attendaient de voir.

Moi (l'interpellant): Mademoiselle ? Viens ici !

Ornella: bonsoir maman.

Moi (la fixant): Il est quelle heure ??

Ornella: 19h

Moi: et tu sors d’où à 19h Ornella dis moi ?

Ornella: Je pensais que l’un de vous allait venir me chercher donc j’ai attendu et après tu connais la galère des taxis.

Moi (soufflant): Ornella je ne cesse de te répéter dans cette maison que j’ai eu 18 ans comme toi, je ne suis pas conne donc évites ce genre de foutaises avec moi.

Ornella: oh ?

Moi: Je pensais que fienfienfien et tu ne connais plus mon numéro ou celui de ton père pour téléphoner ? Tu attendais ? Tu attendais quoi ?

Ornella:

Moi: Je ne fais que te mettre en garde ici mais quand ça va monter dans mon cerveau tu vas me sentir. Tu n’as qu’à obtenir ton bac et ensuite tu pourras faire ce que tu veux mais méfies-toi.

Ornella (grimaçant):

Moi: Tu m’entends ????

Ornella : oui maman j’ai compris.

Moi (lui passant devant): tchiiip

Elle a disparu immédiatement dans sa chambre. J’aurais également son temps à celle-là. Monsieur Longa est rentré à 19h21 exactement, il m’a donné un chaste baiser avant de demander sa fille et continuer dans la chambre.

Moi: Ornella ?? ORNELLA ???

Ornella (depuis le couloir): Mamaaaaan ?

Moi:

J’ai attendu 1 minutes avant qu’elle ne se présente devant moi.

Moi: Tu fais quoi là ?

Ornella: J’étais en train de réviser, pourquoi ?

Moi: réviser hein ? Si tu étais rentrée plus tôt, tu aurais eu le temps. Viens mettre la table.

Elle a semblé bouder mais pour moi quoi ? Elle s’est mise à faire la table. J’ai éteint les marmites aux feux et je suis allée dans ma chambre voir ce que Monsieur est en train de faire. Il était en train de ranger et trier des papiers de factures et autres.

Moi (le regardant): C’était quoi la fameuse bonne nouvelle que tu fêtais avec tes amis ?

François (posant les papiers): Haaan oui, c’est Emile qui va avoir enfin son premier enfant.

Moi: et c’est tout ?

François (amusé): Mais c’est une bonne nouvelle à fêter, tu ne penses pas Livia ?

Moi: huum toutes les occasions sont bonnes pour vous. Félicitations hein et c’est avec qui sa femme ?

François: qui d’autre ?

Moi (tournant les yeux): Tout le monde sait qu’il gère une petite dehors.

François: Nous on reconnait juste ce qui est officiel, le reste …

Moi: en tout cas.

François (me tenant par les hanches): Tu as passé une bonne journée ?

Moi: oui et toi ?

François: bien. Quoi de nouveau ici ?

Moi: hum François, je veux que tu parles à ta fille parce que là elle commence à m’énerver.

François (soupirant): Qu’est-ce qu’il y a ?

Moi: Elle est trop debout debout alors que c’est l’année du Bac. Elle est rentrée à 19h aujourd’hui, je te laisse faire parce que quand je vais péter, elle va me sentir passer hein.

François: Ok Livia, calme-toi, je vais m’en occuper.

Moi: ok ! On y va? C’est prêt !

François (rangeant les papiers): j’arrive

Je l’ai devancé dans le salon. Ornella avait terminé de mettre la table et elle avait même posé les plats déjà. Elle était assise en train de sourire devant son téléphone. Huuum j’ai déjà dit que si elle ose m’apporter une grossesse c’est dehors qu’elle va aller accoucher. Puis je l’entendais parler au téléphone.

Ornella: franchement non, ça ne coûte rien comparé ici c’est du vol. Tu me prends mon téléphone du coup ?

Moi (derrière elle): Madame

Ornella (se retournant): C’est Aaron oooh faut pas me tuer.

Moi (la main à la hanche): Ah bon ? Passes-le moi d’ailleurs.

Ornella (soupirant): C’est maman.

Elle m’a passé le téléphone comme Aaron ne connait plus mon numéro parce qu’en ce moment il est entre les cuisses de je ne sais quelle femme dans Paris.

Moi: Aaron je suis ta mère hein?

Aaron (riant): Je le sais, comment vas-tu maman ?

Moi: 2 jours je n’entend pas ta voix, rien du tout. C’est toujours à cause d’elle ?

Aaron: je profite de mon séjour maman, vous m’avez tout le temps avec vous.

Moi: et donc ?

Aaron: je rentre dans quelques jours.

Moi (sérieuse): Qui est cette femme Aaron ?

Aaron: Maman, je t’ai dit que pour l’instant je préserve ma relation.

Moi: contre qui ou quoi ? Façon elle est loin, on va dire ou faire quoi ?

Aaron: pour mieux vivre, vivons cachés !

Moi: J’espère que ce n’est pas une vieille blanche, que tu es devenu gigolo hein ?

Aaron (rire): Où vas-tu chercher ce genre de chose ?

Moi: on ne sait jamais hein.

Aaron: ne t’inquiète pas maman. Bon je vais bientôt sortir, tu peux me repasser Ornella stp ?

Moi: huum ok

Aaron: allez, je te fais de gros bisous

Moi: bisous. Ornella viens chercher ton portable.

Elle a récupéré pour continuer à faire sa liste de course avec son frère au tél, tant que ce n'est pas mon argent, ça ne me regarde pas. François est arrivé et l’on a pu passer à table dans le calme. Après le repas, avant qu’Ornella ne disparaisse dans la chambre son père l’a appelé s’asseoir en face de nous pour lui passer un savon et la mettre en garde.

Le lendemain, je suis sortie comme d’habitude la première pour aller bosser. Comme je terminais à 15h, j’ai appelé Cyrielle pour savoir si elle avait fini et que l’on aille faire notre séance manucure. Je l’ai rejoint au salon en lui faisant la bise.

Cyrielle: tu es sûre Livia, tu ne connais pas la copine d’Aaron ni même un soupçon sur une fille ?

Moi: Non vraiment pas hein. Pourquoi ? Tu en sais quelque chose ?

Cyrielle: Comment veux-tu ? C’est ton fils aka ?

Moi: C’est votre filleul non ? Ou peut-être son père le sait et il vous a mis au jus.

Cyrielle: même pas.

Moi: Mais ça t’intéresse ?

Cyrielle (me regardant): J’ai eu comme cette impression qu’il s’agisse d’Aina!

Moi (rire): Aaron & Aina ? Laisses-moi rire, ils ont toujours dit que c’est mort, c’est nous même qui étions en train de rire.

Cyrielle: ça commence souvent dans la blague comme ça.

Moi: non je ne pense pas et puis Aaron ne ferait qu’une bouchée d’elle.

Cyrielle: Oh tu me stresses !

Moi (amusée): Tu l’aurai déjà su je pense non. Ta fille te l’aurait dit.

Cyrielle: Beh en fait, je sais qu’elle fréquente quelqu’un en ce moment, mais elle m’avait dit qu’elle prenait le temps pour être sûr avant de le présenter.

Moi (suspicieuse): Huuum effectivement. T’imagines si c’est elle ?

Cyrielle: Je n’ose pas, c’est Mathéo qui risque de faire une crise

Moi: il ne sera pas le seul

Cyrielle: Nicolas ? C’est lui qui a commencé cette histoire, il va se fâcher encore comment ?

Moi: je parle de moi-même !

Cyrielle: oh ? Pourquoi ?

Moi: Mais non, nous ne sommes pas parenté mais ils sont comme des frères toi aussi, ça fait un peu étrange.

Cyrielle (grimaçant): En tout cas, on verra bien.

Je ne sais pas comment je vais me comporter s’il sort avec Aina, se sera drôle mais un peu gênant en même temps. Déjà que Nicolas et moi ne sommes plus ensemble et qu’ils sont obligés de fréquenter la nouvelle femme de Nicolas ça me dérange. Ensuite, tu viens encore mélanger les enfants à tout ça, euh non merci, on va finir par se perdre.

Aina est douce et posée comme sa mère, c’est un bon parti mais si mes fils ont pris le côté sorcier de leur père, je n’ai pas envie d’avoir la tension. Surtout Aaron s’il part la voir en France pour venir ensuite s’amuser à Libreville, je ne serai pas d’accord. La fille du Prince, non on va éviter.

*** Aaron Onanga ***

Plus que 2 jours avant que mon séjour ne termine ici. J’ai bien fatigué la petite là tous les jours depuis le début, c’est pour son plaisir donc elle se donne à coeur joie. Elle est partie en cours en me laissant encore couché. A 9h, j’étais prêt et je suis sorti, il faut que je fasse les courses pour les filles sinon je vais avoir des maux de tête en rentrant à Libreville.

Honnêtement avoir des petites soeurs ça me stresse, c’est un truc de malade, elles peuvent te faire t’arracher les cheveux. La pire je pense que c’est Ornella la fille de maman, elle seulement je vais finir par la tuer un jour. Tu la croises souvent des endroits bizarres, avec des gens bizarres mais comme je ne suis pas son père, je fais juste ma part en tant que grand-frère.

Les filles de Nicolas Onanga ? Mon ami, elles sont correctement dressées. Autant avec nous les garçons il a était cool pour certaines choses mais les 2 dernières ? Huuum on appelle la maison le B2, c’est à dire que lorsque tu es convoqué là-bas c’est que ton cas est grave. Je pensais que papa avec l’âge allait devenir laxiste mais au contraire.

Je suis allé au centre commercial pour faire des achats. Pour la plupart, elles ont fait des paniers en ligne, j’ai passé commande et je ne fais que récupérer, je me voyais très faire du “shopping” dans des magasins pour femmes. Puis je me suis arrêté dans un magasin de lingerie parce que la vitrine m’a attiré. Je suis rentré et j’ai pris au final 2 ensembles pour Mademoiselle Mercier.

Je suis rentré ensuite à l’appartement de Naomi. Ca sentait encore son parfum dans le salon. Je me suis mis à l’aise en mangeant un bout. Puis je me suis posé devant Netflix pour suivre une série. J’ai contrôlé l’heure puis j’ai décidé d’aller la prendre à la sortie. J’ai regardé l’itinéraire sur mon téléphone et je suis sorti.

Je me suis mis juste en face et j’ai attendu patiemment 17h, impossible que je la loupe. Puis je l’ai vu sortir en rigolant avec une amie à elle surement. Elle s’est mise à discuter avec elle quand un petit blanc façon est venu les aborder. Il a fait la bise à Naomi puis ils se sont décalés pour discuter tous les deux. Je les observais !

Moi (lançant l’appel):

Naomi (décrochant): Oui âllo ?

Moi (grosse voix): Tu me rejoins stp ?

Naomi: Yep, je ne vais plus tarder.

Moi: je suis devant ton école.

Naomi: euh…

Elle a levé la tête en baladant son regard puis elle a croisé le mien. J’ai raccroché au même moment en croisant les bras. Elle a abrégé sa conversation, elle n’a même pas dit au revoir à sa pote. Elle a traversé la route pour venir me rejoindre en affichant un sourire, j’avais le visage fermé.

Naomi (s’approchant): Hey mon coeur?

Moi (la stoppant): On y va stp!

Naomi (fronçant les sourcils): Tu fais la gueule ?

Moi (le prenant par la main): On rentre.

Naomi (me suivant): euh… ok!

Nous avons fait le trajet jusqu’à la maison dans le silence. Elle a essayé de discuter un peu au départ mais je répondais froidement ou brièvement. On est rentré à l’appartement. Elle a posé ses affaires et retiré ses chaussures.

Naomi: qu’est-ce qui t’arrive ?

Moi (fermant la porte): Je n’ai pas aimé ce que j’ai vu

Naomi: et qu’est-ce que tu as vu au juste ?

Moi: Je suis venu pour toi, je t’attends et toi à la fin de tes cours tu prends le temps de discuter et te faire draguer.

Naomi (soupirant): Il ne…

Moi (la coupant): Je sais ce que j’ai vu Naomi, je ne suis pas con.

Naomi: et quoi ? Tu es en train de me faire une crise de jalousie là ? Juste à cause de ça ? Tu es sérieux ?

Moi: Non mais tu te fous de moi ? C’est qui ce petit con?

Naomi: mais tu n’es pas obligé de l’insulter.

Moi (m'avançant vers elle): Je ne veux plus revoir ça. J’espère par contre, eux, ils savent que tu es en couple ?

Naomi (me regardant): Oui !

Moi (la tirant): Tu es à moi Naomi, je ne partage pas. Je peux être très jaloux.

Naomi (perturbée):

Moi: Si je ne suis pas là, tu ne parles avec personne, ne flirte avec personne. Tu m’appartiens…

Naomi: Je ne m’amuse avec personne, tu le sais qu’il n’y a que toi.

Moi (la fixant): J’ai mes empreintes partout sur toi Naomi !

J’ai relevé sa tête pour que l’on se regarde avant de l’embrasser nerveusement. Je lui ai roulé une pelle qui lui a coupé le souffle. Je me suis mis à presser ses fesses en continuant de l’embrasser, elle est devenue toute molle d’un coup.

Moi (embrassant son cou): On sort ce soir.

Naomi: ok

Moi: Vas te préparer, je t’ai sorti une tenue.

Je l’ai regardé s’en aller vers la chambre. J’ai bu de l’eau puis j’ai passé un coup de fil avant de la rejoindre dans la chambre. Elle était en serviette. Je me suis assis pour la regarder s’habiller devant moi. Son corps me rend fou, chaque courbe, elle est bien foutue Naomi, elle a des formes comme il faut et où il faut sans pourtant que ce soit grossier, c’est juste parfait pour sa corpulence.

Elle a pris les sous-vêtements que j’ai acheté en souriant puis les a enfilés sensuellement, j’avais envie de les lui retirer la minute d’après. Puis elle a mis la robe que j’ai sélectionné dans son armoire. Elle a mis des talons. Je me suis levé pour aller me débarbouiller et me changer également. Nous sommes sortis et je l’ai emmené dans un restaurant très chic pour profiter en amoureux. J’ai pris la tête à la petite tellement qu’elle riait bêtement.

Naomi c’est mon petit bijou, c’est ma femme, j’ai pris mon temps avec elle, pas pour que des gamins viennent me passer devant, ça jamais. J’élève le niveau à tous les plans que même le fils de Macron peut arriver qu’elle va confirmer que c’est moi. Je l’ai rendu femme, je suis le premier à être passé et j’espère bien être le dernier.

Oui alors, je sais très bien que les Merciers sont chrétiens et qu’ils ont des principes et ce n’était pas pour manquer de respect à quelqu’un et sortir avec Naomi n’est pas un défi que je me suis lancé ou je n’ai pas envie de créer des problèmes avec mon parrain Mathéo mais je ne pouvais pas résister. Je n’ai pas pu résister devant Naomi, c’était trop me demander, mon attirance pour elle était inexplicable et mes sentiments sont au-dessus.

On a pris un Uber pour rentrer à la maison. Dans la voiture à l’arrière, j’avais discrètement la main entre ses cuisses. Elle tremblait sans oser sortir un son de sa bouche et quand elle voulait gémir, mon regard l’en dissuadait. Pendant que je la caressais, je discutais tranquillement avec le chauffeur de Uber. Nous sommes descendus et avons regagnés l’appartement à toute vitesse.

Moi (derrière elle): Ouvres cette porte Naomi !

Naomi (cherchant ses clefs): oui oui attends!

Moi (pressant ses fesses): ça vient ou pas ?

Naomi (tournant la clef): ça y est !

J’ai fermé à clef derrière nous. Je me suis assis sur le canapé en déboutant le haut de ma chemise en la regardant.

Naomi (debout face à moi): Et maintenant ?

Moi (voix grave): Déshabilles-toi bébé !

Elle a souri en s’exécutant, elle a très bien joué le jeu en se déshabillant sensuellement. C’est moi qui est tout appris à Naomi. Je n’ai jamais été du genre du cucul la praline ou tendre au lit avec une femme, ce n’est pas mon genre. J’aime quand c’est bien fait et avec passion. Avec Naomi j’ai dû apprendre à faire réellement “l'amour” parce qu’elle était jeune, vierge, fragile, novice tout ce qu’on veut et je ne voulais pas la brusquer. Ce n’est que depuis l’année dernière qu’elle est de plus en plus “libre”.

Je connais son corps par coeur, je sais où toucher, où caresser, je ne me lasse jamais avec elle. Je prend plaisir à la torturer de plaisir, la voir perdre ses moyens, oublier son prénom, crier et pleurer de plaisir. L’entendre m’en redemander, me murmurer des je t’aime à l’oreille, des “je suis à toi”. C’est inexplicable ce que cette petite créé dans ma tête.

Je profite de ces 2 derniers jours et de son corps doux et chaud. Il y a néanmoins des choses qu’elle m’a strictement interdit de faire dont la première est la sodomie, et la deuxième éjaculer sur son corps ou sur sa bouche ainsi que toute autre chose qui pourrait mettre en danger sa santé et la rabaisser. Elle ne m’a jamais fait de fellation mais ça je pense simplement qu’elle n’est pas prête pour et je respecte.

Je l’ai ramoné comme il faut, on a commencé dans le salon pour terminer sur son lit en sueur et essoufflés. Elle était allongée sur mon moi, la tête posée sur mon torse. Elle a relevé la tête en me regardant puis m’embrassant.

Naomi (amusée): Merci coach!

Moi (rire): Coach ?

Naomi (caressant mon torse): Beh oui, je fais du sport et de la gym depuis que tu es là !

Moi (la regardant): Je pense que si ta mère savait la vérité, tu ne serais pas en train de rire.

Naomi (rigolant): Tu aurai volé à mon secours, rassures-moi ?

Moi: Huuum je ne sais pas ça dépends. Elle est vraiment douce même quand elle s’énerve Cyrielle ?

Naomi: maman ça va, le pire c’est papa !

Moi: genre ton père t’a déjà frappé ?

Naomi (rire): Bien-sûr !

Moi (me redressant): Tu te fous de moi ?

Naomi: Non mais ça reste un père hein, quand on a déjà débordé il nous a corrigé comme il faut.

Moi: Ah ouais ? Je ne l’imagine pas du tout.

Naomi: T’inquiète, j’ai encore des flashes à certains moments moi.

Elle a basculé sur le côté et je me suis levé pour sortir de la chambre et aller dans les toilettes. En revenant dans la chambre, elle discutait au téléphone avec Aina. Il y a encore quelques temps tout le monde pensait que je finirai avec Aina, pas que l’on était super proche tous les deux, non on s’entend juste bien quoi mais elle ne m’a jamais attiré et je ne me suis jamais imaginé avec elle et merci Dieu elle non plus n’était pas intéressée.

Naomi: J’avais une question ?

Moi (mettant un caleçon): Dis-moi ?

Naomi: si je t’avais demandé d’attendre est-ce que tu l’aurai fait ?

Moi: attendre quoi ?

Naomi (me regardant): Si je voulais être en couple avec toi mais me préserver jusqu’au mariage ?

Moi (mettant un jogging): euh… c’est quoi cette question ?

Naomi: alors ? Ta réponse ?

Moi (m’asseyant sur le lit): Beh… je t’avoue que ça allait être un peu compliqué pour moi. J’ai déjà goûté à ça donc c’est au-dessus de force de patienter.

Naomi: mais est-ce que par amour tu l’aurai fait ?

Moi (me grattant le sourcil): Je ne sais pas… je pense que non…

Naomi (petite mine): huuum

Moi (m’approchant): Bébé sérieux pourquoi tu te prends toujours la tête avec ce genre de questions ? Tu cherches on dirait à gâcher l’ambiance ?

Naomi: Parce que j’ai besoin d’être rassurée.

Moi: par rapport à quoi ? Qu’est-ce que je ne montre pas ou ne fait pas qui te semble clair ?

Naomi (se levant toute nue): Rien, laisse-tomber.

Elle est sortie de la chambre en me laissant assis comme un con. Je crois que parfois j’ai tout compris de cette fille et elle me sort encore des choses compliquées. J’ai soupiré en me levant et enfilant un tee-shirt. Je me suis allongé avec mon portable en attendant qu’elle revienne en pyjama se coucher.

Je prends mon départ depuis Paris donc la veille j’ai quitté Bordeaux et Naomi comme à chaque fois m’a fait une scène d’adieu comme si elle n’allait plus jamais me revoir de sa vie. J’ai pris le train et une fois à Paris, Lucas m’attendait à la gare.

Moi (lui faisant une accolade): BEAU GOSSE !!!

Lucas (souriant): Parle pour toi on sent que tu es détendu !

Moi: bien évidemment. On dit quoi mon frère ?

Lucas ; tranquille et toi ?

On s’est posé pour discuter un peu. Il m’a raconté l’enterrement de son grand-père paternel. Mon père n’a pas assisté et nous non plus, de toute façon, on a jamais eu de contact. On nous a juste expliquer l’histoire. De toute façon, Lucas lui était obligé, il a passé du temps avec lui. J’ai écouté le kongossa sur Tante Maeva qui va virer les Onanga du terrain, que si elles ne sont pas contentes, elles prennent la maison sur leurs têtes et vont déposer ça ailleurs.

Moi (pouffant): N’importe quoi, mon père doit être bien contente de ne pas être mêlée à tout ça.

Lucas: Ouais mais Tante Maeva abuse, mamie va faire comment ? Il faut se calmer.

Moi: Ta mère et sa soeur vont la gérer ou bien ?

Lucas: bref ce sont les longueurs.

Moi: comme tu dis. Bref, tu voulais me parler d’une fille c’est qui ?

Lucas (se touchant la barbe): Ah toi tu es mon petit frère, un vrai.

Moi: On a qu’une semaine d’écart calme-toi, tu étais juste trop pressé d’arriver.

Lucas: Bref Aina Mercier !

Moi (avalant de travers):

Lucas (levant le sourcil):

Moi (éclatant de rire): Aina ???

Lucas: ce n’est pas une femme ?

Moi: Mon frère enlève déjà tes yeux là-bas, ce n’est pas ta gamme.

Lucas: comment ça ?

Moi (mort de rire) : vous aimez vous prendre des râteaux de génération en génération avec les femmes Mercier hein ?

Lucas (rire): Enfoiré !!! Tu es trop con !!!

Moi (amusé): Le goumin de ça ! Peut-être essaies Esther Ondo !

Lucas: Tu as cru que j’étais pédophile ou quoi ?

Moi: oh ?

Lucas: Non Aina est fraîche, ça me parle plus tu vois?

Moi: et tu veux que je te donne des infos, tuyaux et tout ça ?

Lucas: tu as tout compris.

Moi: Si tu veux te prendre un vent aller/retour et sans frais, pas de problème.

Je suis resté à discuter longtemps avec lui avant d’aller dormir. Le lendemain matin, j’ai repris mon avions pour mon retour sur Libreville, la terre mère. Ca fait quand même du bien d’être à la maison. J’ai fait un facetime avec Mlle Mercier avant de manger et dormir.

J’ai repris le travail 2 jours après, je suis passé chez mon père. J’ai pris les affaires des filles avec moi parce que depuis hier, elle voulait déjà débarqué à l’appartement. Denise et Mélissa étaient toutes excitées, elles m’ont fait de gros bisous avant de disparaître. Diane ensuite est rentrée, j’ai discuté 2 minutes avec elle puis j’ai attendu papa.

Moi (le regardant): Bonsoir chef !

Papa (riant): Le premier né !

Moi (lui faisant une accolade): Un Jour je serai comme toi.

Papa (pouffant): Comment tu vas ?

Moi: bien papa merci et toi ?

Papa: ça va ça va. Alors ce petit séjour ?

Moi (me touchant la poitrine): Franchement un régal.

Papa: On commence à se questionner hein, 3 fois dans l’année tu vas à Paris, qu’est-ce qu’il y a de si intéressant là-bas ?

Moi (souriant): La vérité !

Papa (levant le sourcil): C’est une blanche ?£

Moi: non pas du tout.

Papa: mais tu confirmes que c’est une femme que tu suis.

Moi: mais bien-sûr ahaha sinon quoi d’autres ?

Papa: et elle vaut le coup de prendre des billet d’avion cher pour y aller ?

Moi: oh que oui !

Papa: Fais les choses correctement stp, je ne veux pas que tu viennes te gratter la tête ici bientôt.

Moi: ça ne risque pas.

Papa: hum ok si tu le dis. Tu restes manger ?

Moi: yep! Loïc est dans son désordre, je n’ai pas envie d’avoir les maux de tête.

Papa (secouant la tête): Ce type me dépasse. Lucas et lui même pipe et même tabac.

Moi: Lucas m’a même raconté pour le clan Onanga

Papa: Ils sont dans leur délire. Jusqu’à la fin cet homme ne valait rien, tout dans la gueule.

Moi: en tout cas paix à son âme.

Papa (allumant la télévision): Paix ? Le genre là ne connaît pas la paix, il erre sur terre ou il se transforme un libellule.

Moi (sourire en coin): Bref !

Nous sommes passés à table tous les 5 en discutant tranquillement. La femme de mon père ce n’est pas ma grande pote mais j’ai vécu avec eux et ça s’est toujours bien passé, je n’ai rien de grave à lui reprocher. Tant qu’il est bien avec et elle ne fait chier personne moi ça me va.

En rentrant à la maison et allant dans ma chambre, j’ai entendu Loïc s’envoyer en l’air avec je ne sais quelle fille encore pffff. J’ai pris une douche puis j’ai parlé avec Naomi avant de m’endormir. Les coucheries de l’autre m’ont à nouveau réveillé à 4h du matin. A 6h, j’étais dans le salon en train de prendre un café.

Elle (timide): bonjour.

Moi (la regardant): Bonjour

Loïc (habillé): OH ? Tu es déjà debout ?

Moi: yep !

Loïc: Tout va bien ?

Moi: nickel et toi ?

Loïc (prenant ses clefs): Je vais la déposer.

Ils sont sorti de la maison et j’ai allumé la télévision en attendant l’heure pour moi de bouger. Naomi m’a envoyé un message, je l’ai ouvert, c’était un verset biblique accompagné d’un message pour me souhaiter une belle journée. J’avoue j’ai lu le verset en diagonale et je lui ai ensuite répondu.

J’ai pris ma veste et je suis sorti de la maison pour aller au boulot. Le retour des vacances ce n’est jamais le top, je mets toujours du temps à me replonger à l’endroit où je m’étais arrêté. J’avais 4 dossiers importants à gérer. Je suis parti du boulot à 18h, je n’ai pas touché à mon portable de toute la journée.

Je me suis arrêté vite fait chez Livia Longa sinon elle va chauffer mes oreilles que je fais passer papa et sa famille toujours avant elle. J’ai fait ce que j’avais à faire, elle m’a retenu mais à 22h, je suis parti de chez eux pour rentrer. J’ai vu un message de Loïc qui disait être avec des amis à l’appartement. Je suis rentré en les saluant sans vraiment faire gaffe aux gens présents et j’ai tracé dans le couloir.

Je suis allé prendre une douche et en ressortant torse-nu pour traverser dans ma chambre, j’ai croisé Vanessa. Alors Vanessa c’est une de mes ex, je suis d’ailleurs étonné de la voir là. Elle est venu vers moi en souriant et me faisait la bise au coin des lèvres.

Moi (la regardant): Tu fais quoi ici ?

Vanessa: ma copine sort avec ton frère.

Moi: ah ok c’est bien !

Vanessa: ça va toi ?

Moi: ouais je suis claqué donc je n’ai pas trop envie de parler.

Vanessa (surprise): ah euh ok

Je suis rentré dans ma chambre. J’ai mis mon téléphone en charge et je me suis directement allongé en fermant mes yeux. Je commençais à dormir quand j’ai senti une présence dans ma chambre. J’ai ouvert les yeux pour voir Vanessa se glisser nue dans mon lit.

Chapitre 3

CHAPITRE 3

Mise à jour.

Dans l’histoire précédente, Jade Onanga a eu une relation compliquée avec Hervé Mbina. Après avoir failli tuer Hervé, Jade a accouché d’un petit garçon et s’est enfoui avec lui quelques jours après sous la pression de la famille d’Hervé.

Hervé et sa famille ont porté plainte pour tentative d’assassinat et enlèvement d’enfant. Hervé n’a pas eu le temps de reconnaître son enfant.

Jade a fini par s’installer à Johannesburg avec son fils et mener leur vie tranquillement et loin de la famille de Mbina pensant qu’on les avait oubliés.

Hervé Mbina n’est plus avec Aurélie et n’a pas d’autres enfants.

Aujourd’hui, Kevin Onanga a 24 ans et ils sont de retour pour le décès de David Onanga.

*** Jade Onanga ***

Quand on a mis les pieds à Libreville j’étais déjà angoissée surtout quand on nous a arrêté à l’arrivée, je savais que c’était un coup de la famille MBINA, je vous jure que je m’étais mise à prier, même après tant d’années ? Quand on nous a “libéré” sans explication, je n’en ai pas demandé non plus, je ne voulais pas perdre du temps ici, je suis venue pour enterrer mon père.

Avec tout ce qui s’est passé encore pendant les funérailles j’étais au bout de ma vie. Assez bouleversé de revenir ici après 24 ans et en plus pour la perte de mon père, ça me faisait trop, je n’avais pas le moral. Pire j’avais peur pour mon fils, cette famille de sorciers serait capable de débarquer ic. Kevin en plus ressemble plus à la famille de Mbina que la mienne, j’ai toujours eu mal au coeur de le voir grandir avec ce visage-là qui me rappelait pourquoi je me retrouve là.

Inconsciemment, il a les mêmes tics et habitudes que son paternel. Pire quand j’ai découvert qu’il fumait, j’avais l’impression de voir Hervé, même dans sa façon de faire. Mais c’est mon fils et ma raison de vivre aujourd’hui. Je me battrais jusqu’à la fin pour lui.

Après l’enterrement, Maeva est venue nous prendre la tête, elle me fait tellement chier cette femme avec ses grands airs de saintes nitouche mais une vraie salope dans le comportement. Alice et moi on a remué ciel et terre le lundi et mardi qui ont suivi et effectivement le terrain et uniquement le terrain est au nom de Maeva. Je ne comprends pas depuis toutes ces années pourquoi maman n’a pas sécurisé ses biens et ses enfants. Pardon ce sont des choses au-dessus de mes capacités, je n’ai pas la force pour ça.

J’avais juste hâte de foutre le camp d’ici avec mon enfant. Le mercredi, nous étions à l’aéroport. Comme la première fois, l’on s’est fait arrêté et je me suis dis que ça allait être vite réglé mais là c’était sérieux jusqu’à ce que le chef de brigade lui-même se présente devant nous.

Chef: Nous avons reçu des instructions et vous avez interdiction de quitter le territoire gabonais maintenant que vous êtes de retour.

Moi (essayant de négocier): Ok il s’agit de moi mais mon fils peut partir.

Chef (regardant le passeport): Kevin Onanga ? Non plus, vous ne bougez pas.

Kevin (impatient): Ecoutez Monsieur, nous avons un vol à prendre et ….

Chef (lui coupant la parole): Mon petit ne te fatigues surtout pas, vous n’irez nulle part. Vous allez attendre Monsieur MBINA tout simplement.

Moi: non mais c’est quoi ce délire ????

Je n’arrivais plus à placer un seul mot tellement j’avais le coeur battant en essayant de changer ces pensées de ma tête. On a attendu 20 longues minutes, c’est sûr que l’on va rater notre vol, comment je vais faire ? Comment gérer ça ? Le chef est revenu avec un homme, dès que j’ai vu la tête de Hervé Mbina, j’ai manqué de m’évanouir.

Il est rentré sérieux, droit et les mains en poche, le visage bien fermé et s’est mis à me fixer. Dans ses yeux, j’ai eu l’impression de revivre des années auparavant et le feu recommençait à brûler en moi. Puis il a regardé Kevin de la tête aux pieds, ils se jaugeaient du regard. Puis il a reporté son regard sur moi avec un sourire.

Hervé (grosse voix): enfin, je savais que ce jour arriverait tôt ou tard.

Nous:

Hervé (sérieux): On peut fuir autant que l’on veut, se cacher où l’on veut mais un moment, il faudra bien rentrer pour une raison ou une autre.

Moi (tremblante): Tu ne paies rien pour attendre.

Kevin (visage fermé): non mais il est qui lui ?

Moi (froide): quelqu’un que j’ai manqué de tuer!

Hervé: Tu aurais vraiment dû me tuer Jade mais vraiment parce que maintenant la récréation est terminée.

Moi (les mains tremblantes):

Hervé: J’espère que l’enterrement de son père s’est bien déroulé ?

Kevin: Est-ce que l’on peut gagner en temps svp ? Nous avons un vol à prendre.

Hervé (le regardant): Oublies ça mon garçon, on a plus important à régler.

Kevin: et vous êtes qui pour vous permettre de nous bloquer ici ?

Moi (le tirant par le bras): Kevin tu laisses, je vais régler ça moi-même.

Hervé (sourire): Je n’arrive pas encore à dire si c’est ton impolitesse qui détends sur lui ou c’est mon arrogance.

Kevin: maman ?

Hervé (s’avançant): Je vais t’expliquer les choses. Tu devrais t’asseoir pour mieux encaisser.

Kevin (hautain): Je ne reçois d’autre de personne.

Hervé (me regarde): Je confirme c’est ton impolitesse!

Maman (en panique): Hervé je veux que tu dégages, tu n’as aucun droit, ce n’est pas le pays de ton père ici, tu n’as rien à exiger, tu n’as aucun droit de nous retenir ici. Si tu n’as pas oublié ce que je t’ai fait…

Hervé (retroussant le manches de sa chemise): Non je ne peux jamais oublier sa Jade.

Je pouvais encore voir les cicatrices de brûlures sur son bras. Je bouillonnais intérieurement, j’aurais dû le tuer ce jour-là.

Hervé: A chaque fois que je vois ces différentes parties de mon corps, je prend mon mal en patience en me disant que je finirai par t’avoir. Ca ne servait plus à rien de te chercher partout, je savais que tu reviendrai de toi-même.

Kevin (me regardant): ça va ?

Moi (bouffées de chaleurs):

Hervé: Mais de là à être stupide pour te pointer avec mon fils.

Kevin (du tac au tac): Je ne suis pas votre fils.

Hervé (riant):

Moi (tremblante): Ne t’avises plus jamais de dire que c'est ton fils. Tu comprends Hervé ? Ce n’est pas ton enfant, tu n’as aucun fils ici, va te faire foutre.

Hervé (croisant les bras): Toutes ces années et tu n’as pas pensé à aller consulter pour te faire soigner.

J’avais tellement la rage que sans prévenir j’ai foncé sur lui pour lui mettre une gifle, j’ai voulu lui mettre un deuxième coup décidé à en finir avec lui que Kevin m’a tiré et le chef s’est interposé. J’avais la tête qui tournait et des envies de meurtre d’un seul coup.

Kevin (me maintenant par les épaules): Tu te calmes maman, calme-toi.

Hervé (massant sa joue): Vraiment folle cette femme.

Kevin (énervé): On ne vous a rien demandé à vous.

Hervé: Contrôle toi quand tu t’adresses à moi. Je suis ton père.

Kevin s’est retourné en allant se mettre à la même hauteur qu’Hervé et le regarder droit dans les yeux, ils sont resté un moment à se fixer. J’avais mal au coeur d’un coup, ma poitrine était compressée, je commençais à me plier de douleur.

Kevin: Je ne vous connais et vous ne me connaissez pas non plus. Si vous voulez du respect de ma part commencez par en avoir pour nous.

Moi (la main à la poitrine): Kevin…

Kevin: Si vous avez du pouvoir ici et sur les gens de ce pays, sachez que vous allez devoir conjuguer autrement avec moi. Est-ce que c’est clair ?

Moi (petite voix): Kevin ?

Je commençais à ne plus entendre ce qu’ils disent et je me suis écroulée au sol, je n’arrivais plus à respirer correctement. Puis c’était le trou noir pour moi.

*** Kevin Onanga ***

J’ai entendu un bruit lourd derrière moi, je me suis retourné pour voir ma mère effondré au sol. Je me suis dirigé vers elle à toute vitesse en me courbant pour véirifer ces signes vitaux. Le chef vient se mettre près de moi pendant que l’autre con reste debout à nous observer.

Chef: elle fait un AVC!

Moi: je sais putain, elle souffre d’hypertension.

Hervé: pffff

Chef (se redressant): C'est sérieux Monsieur Mbina !

Hervé haussant le ton): Faites ce qu’il faut dans ce cas.

Il est ressorti et revenu 5 minutes après avec des personnes dans la pièce en m’écartant. Je me sentais impuissant en train de regarder la scène et la réanimation, j’avais peur, oui peur du pire. J’avais envie de m’arracher les cheveux. Puis j’ai regardé cet homme.

Moi (avec rage): Je ne comprends pas encore tout mais s’il arrive quoique ce soit, je vais vous tuer de mes propres mains.

Hervé (mâchoires serrées): On règlera ça plus tard.

Chef: J’ai appelé l’ambulance.

L’ambulance est arrivé et on a pris ma mère qui est encore inconsciente dans le véhicule. Je suis monté avec eux pour nous retrouver dans une grande polyclinique où ils ont continué avec elle en me demandant de m’arrêter à la réception pour l’administratif. Ce que j’ai fait. J’ai palpé mes poches, uniquement mon portefeuille avec ma carte de crédit sud africaine et 10 000fcfa. J’ai commencé à remplir la paperasse, il me faut un téléphone pour téléphoner à quelqu’un. Je me suis mis à regarder puis une jeune fille assise en uniforme scolaire.

Moi: excusez-moi.

Elle (levant sa tête vers moi):

Moi (la regardant): Est-ce que je peux vous demander un service svp ?

Elle (retirant ses écouteurs): Pardon ? Je n’ai pas entendu.

Moi: J’aurai besoin de passer un coup de fil, est-ce que vous pourrez me prêter votre portable svp ?

Elle (grimaçant): Euh je ne sais pas si j’ai encore du crédit hein.

Moi (sortant les 10 000 fcfa en le lui tendant): Oh euh… tenez si vous voulez.

Elle m’a regardé étrangement avant de me remettre son portable. J’ai composé le numéro de tante Alice, je vais éviter de causer un autre AVC si j’appelle mamie. Elle n’a pas décroché donc j’ai encore tenté 2, 3 fois jusqu’à ce qu’elle décroche.

Tante Alice (agressive): Oui allô c’est qui ?

Moi: C’est Kevin.

Tante Alice Alice: ah oh Kevin. C’est comment ? Vous êtes encore là ?

Moi: On est dans une clinique, on a eu un problème, maman a fait un AVC!

Tante Alice (hurlant): Quoi ?

Moi (soupirant): Tante Alice c’est long à t’expliquer, est-ce que tu as la possibilité de venir stp ? Je ne sais pas trop comment ça se passe.

Tante Alice: Je me dépêche, tu es où ?

Je me suis mis à regarder autour de moi avant de demander à la jeune fille le nom de la clinique.

Moi: El Rapha!

Tante Alice: Ok. Tu ne bouges pas et surtout n’appelles pas ta grand-mère pardon.

Moi: ok ça marche.

J’ai raccroché et je lui ai remis son téléphone, elle m’a regardé fixement ensuite de la tête aux pieds avant de me sourire.

Moi: Merci.

Elle: Tu es étranger ?

Moi: euh… oui et non, enfin c’est la première fois au Gabon.

Elle: ah ok. Et tu viens d’où si ce n’est pas indiscret ?

Moi: Afrique du Sud mais je suis gabonais!

Elle (me souriant): Je m’appelle Ornella.

Moi (la regardant): Kevin!

Elle: ok Kevin, tu me passes ton portable stp ?

Moi (le lui tendant sans réfléchir):

Elle l’a pris en composant un numéro dessus puis l’enregistrant. Elle me l’a ensuite remis.

Elle: Ce ne sont pas des circonstances agréables mais quand tout sera rentré dans l’ordre, appelles-moi!

Moi (la regardant):

Elle: Bon courage surtout pour ta mère.

Moi (perdu): merci.

Puis une dame est arrivée en blouse, je suppose une infirmière, elle lui a jeté un regard meurtrier avant qu’elle s’en aille toutes les deux. Je l’ai suivi du regard en regardant les courbes de son corps. Puis quand elle sortait mon regard est tombé sur le fameux Mbina. J’ai automatiquement fermé mon visage.

Moi: Qu’est-ce que vous cherchez là ?

Hervé (soutenant mon regard): Evites de poser des questions connes, je pense que tu es intelligent.

Moi: Fuck ! Mais vous vous prenez pour quoi ?

Hervé: ton père.

Moi (hors de moi): Arrêtez avec ça. Je ne vous connais pas, vous n’êtes rien, personne.

Hervé: Je vois que ta mère t’a monté la tête ? Fais-moi rire, qu’est-ce qu’elle t’a fait croire tout ce temps ?

Moi (froid): Mon père est mort !

Il m’a regardé un instant avant de rigoler d’abord doucement puis de plus en plus fort. Je me suis senti con face à lui mais tellement con en fait. Mon cerveau a commencé à se dérégler d’un coup. Je le voyais rire et j’avais l’impression de me voir rigoler. Ce n’est pas possible.

Ma mère et moi on ne s’est jamais rien caché, la vérité et rien que la vérité. Ma tante et le reste de la famille n’ont jamais au grand jamais démenti cette version que je traine dans ma tête, mon coeur et mon esprit depuis déjà une vingtaine d’années. Ce n’est pas possible.

Moi (agacé): Vous pouvez arrêter svp ?

Hervé (sérieux): Tu veux savoir la vérité ?

Moi (le fixant): Je pense que ce n’est pas le lieu et le moment approprié.

Hervé: Tu as raison, je préfère être le plus calme possible. Je n’ai pas attendu toutes ces années pour te le dire dans un couloir.

Moi (le dépassant): Excusez-moi.

Je suis allé à la recherche des toilettes car ma vessie menaçait d’exploser. Une fois que j’ai fini de me soulager, je suis retourné à l’accueil pour me renseigner et on m’a annoncé que les frais avaient été avancé par Mbina. Puis Tante Alice qui a débarqué subitement.

Tante Alice (en alerte): Qu’est-ce qui se passe Kevin ? Qu’est-ce qui se passe ?

Moi (soulagé de la voir): Tantine

Tante Alice: Qu’est-ce qui s’est passé à l’aéroport ?

Moi: On nous a arrêté aux polices aux frontières ensuite mis dans une salle annexe en attendant.

Tante Alice (fronçant les sourcils): Qui a donné l’ordre ?

Moi: On a attendu quand un certain Hervé Mbina est arrivé nous rejoindre en racontant qu’il est mon père et piquée au vif maman a fait une attaque.

Tantine Alice: Kevin tu es sérieux ?

Moi: Qui est Hervé Mbina Tante Alice ?

Tante Alice: ce n’est pas important pour le moment. Comment va Jade ?

Moi: je n’en sais pas plus pour le moment, personne n’est revenu me voir, on s’occupe encore d’elle.

Tante Alice: C’est al première fois pour elle ?

Moi: Oui mais elle fait de l’hypertension depuis quelques années.

Tante Alice: Ah bon ? Je ne savais pas mais c’est ce que papa avait commencé à avoir.

Nous sommes retournés voir pour avoir des nouvelles, on ne peut pas la voir pour le moment car son état est en train de stabiliser, le médecin nous a parlé de potentielles séquelles dû à la violence et le temps de réactions pour les gestes de premiers secours.

Tante Alice (angoissée): Hey Seigneur, je ne sais pas comment on va faire avec maman.

Moi (me passant les mains sur la tête): Putain ça me fait tellement chier!

Tante Alice (posant la main sur mon épaule): Calme-toi Kevin, ça va bien se passer. Ce que l’on va faire c’est que je vais t’accompagner chez mamie et tu vas dormir là-bas.

Moi: je ne peux pas laisser maman toute seule.

Tante Alice: mais çe ne sert non plus à rien de rester, on revient demain matin très tôt si tu veux.

Moi: mouais

Je n’étais pas vraiment convaincu, on est resté jusqu’à 21h sans possibilités de la voir car besoin de repos. Nous nous sommes résolus à rentrer. Vu que je ne connais rien, c’est tante Alice qui a arrêté le taxi et nous sommes allés à Alibadeng. Je n’arrêtais pas de ruminer toute cette histoire dans ma tête.

Quand nous avons passé la porte du salon, nous avons trouvé mamie assise, télévision allumé et le regard dans le vide. Quand elle nous a vu, elle a froncé nerveusement les sourcils en se redressant.

Mamie: Kevin ? Alice ? Qu’est-ce qui se passe ? Vous avez raté l’avion ?

Tante Alice: oui…

Mamie: et Jade est où ?

Nous nous sommes assis, on s’est dit que c’est Tante Alice qui parlerait pour expliquer calemement ce qui se passe.

Mamie (poussant un cri): oooooooyyyyohhh Seigneur je t’ai fait quoi ???

Tante Alice (se mettant près d’elle): Maman calme-toi stp, on a pu stabiliser son état.

Mamie: Voilà je viens d’enterrer mon mari, ma fille fait un AVC. Seigneur j’ai compris oooooh pardonnes moi oh

Tante Alice (les yeux rouges): Maman c’st bon, essaie de te calmer stp

Mamie (pleurant): Les problèmes, toujours les problèmes. Seigneur oh!!!!

Moi (meurtri): Mamie ne te mets pas dans cet état stp, la situation est sous contrôle.

Mamie: Mbina depuis toutes ces années, c’est comment ? C’est comment avec ma fille ? Hein ? Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?

On est resté à l’écouter se plaindre et demander pardon à Dieu mais il y a quelque chose qui m’a marqué dans tout son discours c’est qu’elle ramène plusieurs fois le nom d’Hervé en l’accusant des malheurs de ma mère.

Cette nuit j’ai vraiment eu du mal à dormir, je ne pensais pas à l’Afrique du Sud ni à nos valises qui sont partis mais à ma mère, à sa santé, à cet homme que j’ai rencontré aujourd’hui et à ma vie en général. J’ai remis toute mon existence en question et plusieurs questions sans réponses se sont mis à défiler dans mon esprit.

Très tôt le matin, j’ai pris ma douche, je n’avais pas envie d’attendre Tante Alice donc me rappelant de l’endroit et du nom de la clinique, je suis sorti de la maison. J’ai demandé aux gens du quartier comment m’y rendre puis j’ai pris un taxi. Une fois à l’accueil, j’ai demandé ma mère. On m’a fait patienter car il est encore trop tôt et qu’elle doit recevoir avant la visite du médecin. Je suis ressorti du bâtiment pour fumer, j’ai fumé 2 cigarettes d’affilé avant de me marcher un peu et revenir sur les lieux.

On m’a ensuite autorisé à aller la voir, ce que j’ai fait. Le médecin était encore avec elle. Il a pris le temps de discuter avec elle et moi. Maman a la partie gauche du visage paralysée et pour le moment, il lui est difficile de pouvoir s’exprimer oralement. J’ai tellement eu mal au coeur de la voir dans cet état.

Moi (caressant son visage): Tout va bien maman ok ?

Maman (non de la tête):

Moi: Si ça ira, je vais prendre soin de toi, on va s’en sortir.

Maman (les larmes aux yeux):

Elle a essayé de parler mais c’était des sons inaudibles, je ne voulais pas qu’elle fasse d’efforts non plus. Je suis sorti de la chambre 2h plus tard à être resté avec elle et c’est Tante Alice qui est resté. Je suis sorti fumer une fois de plus en plein questionnement.

Tante Alice: Kevin ?

Moi (me retournant): Oui ?

Tante Alice: je ne peux pas rester, je dois aller au travail. Tu fais comment ? Je peux te joindre où ?

Moi (touchant mon portable dans ma poche): Il me faut une SIM local.

Tantine Alice: oui parce qu’on doit pouvoir communiquer en cas de besoin.

Moi: je dois retirer de l’argent également.

Nous sommes allés acheter un puce et retirer de l’argent. Il faut que je trouve un cyber pour pouvoir envoyer des mails, communiquer avec ma fac et mon entreprise. J’avais la tête pleine. J’ai mis la nouvelle sim en conservant les numéros importants.

Moi: Tante Alice ? J’ai besoin que tu me dises la vérité stp ?

Tante Alice (soupirant): Hey Kevin, ce n’est pas le moment.

Moi: si ça l’est, sinon tout ceci n’arriverai pas.

Tante Alice:

Moi: est-ce que ce type est mon père ?

Tante Alice: tu devrais discuter de ça avec Jade, je ne veux pas dire n’importe quoi. Cela vous concerne vous.

Moi: tu as bien vu son état, elle est incapable de parler.

Tante Alice (fuyant mon regard): hum

Moi: alors oui ou non ? Est-ce que c’est mon père ?

Tante Alice (d’un coup): Hervé Mbina est ton père.

Moi (le coeur battant): Et pourquoi m’avoir dit qu’il est mort ? Pourquoi avoir soutenu cette version ?

Tante Alice: c’était le choix de ta mère et nous l’avons respecté simplement.

Moi (me passant les mains sur la tête): Ce n’est pas possible.

Tante Alice: je vais devoir y aller. On se tient au courant. Je passerai d’abord chez maman après le boulot.

Moi (perdu): ok

Elle s’en est allé en me laissant planter comme un con. Je suis retourné pour parler avec ma mère mais elle dormait. J’avais besoin de parler et j’attendrai même s’il faut juste qu’elle m’écoute. Je me sens abusé, trahi, déboussolé complètement. Je suis sorti de la chambre en tournant à la réception.

Hervé (debout devant moi): Bonjour Kevin!

Moi (levant la tête): hum pffff

Hervé: comment tu vas ce matin ?

Moi (les mâchoire serrées): Qu’est-ce que tu fais là ? Tu viens chercher à achever ma mère peut-être ?

Hervé: je pense que tu te trompes à propos de mon rôle.

Moi (marmonnant en anglais):

Hervé: est-ce que l’on peut discuter tous les deux ?

Moi (me levant): Pas ici !

Hervé: Dans ce cas, je te laisse me suivre.

J’ai hésité avant de le suivre à l’extérieur. Il a déverrouillé une grosse voiture noire puis s’est installé au volant. Je suis monté d’un pas déterminé du côté passager en mettant ma ceinture et il a démarré aussitôt. Le trajet s’est passé dans une ambiance pesante et dans le silence. Nous sommes arrivés devant un immeuble.

Je l’ai suivi à l’intérieur, c’est une entreprise, nous avons pris l’ascenseur puis nous sommes rentrés dans un bureau. Il a fermé la porte derrière moi en allant prendre place derrière le bureau. J’ai tiré un des fauteuil en face en m’asseyant, j’avais les mains moites que je me suis mises à frotter sur mon jean.

Moi (le fixant): Je t’écoute.

Hervé (sortant une boîte de cigares): ça ne te dérange pas ?

Moi (le regardant):

Hervé (allumant un cigare): Bien !

Moi: est-ce que tu peux aller droit au but et je veux la vérité.

Hervé: C’est cette vérité que j’attends d’établir depuis des années figures-toi !

Moi:

Hervé: Ta mère et moi avons commencés à nous fréquenter alors que l’on bossait dans la même entreprise. J’avais à ce moment là quelqu’un dans ma vie depuis des années et dont j’étais amoureux.

Moi (levant le sourcil):

Hervé (laissant échapper de la fumée): Ta mère était comme disent les jeunes mon “deuxième bureau” et elle le savait. Elle est tombée enceinte de toi et elle a tenté d’avorter mais c’était le destin. Puis s’en ai suivi pleins d’histoires avec la femme qui partageait ma vie à l’époque puis nos deux familles ont été mêlées à tout ça.

Moi (ton dur): Qu’est-ce qui s’est passé ?

Hervé: Je me suis présenté chez tes grands-parents pour te reconnaître mais de l’autre côté, j’allais épouser ma fiancé. Ta mère l’a découvert et elle a pété les plombs. Un soir, alors que j’étais venu lui rendre visite et qu’elle était enceinte de toi, elle a tenté de me tuer.

Moi (fronçant les sourcils):

Hervé: Tu vois les marques de brûlures ? C’est de ta mère. Elle m’a ébouillanté avec de l’eau puis a tenté d’en finir en me poignardant à plusieurs reprises.

Moi: C’est absurde!

Hervé: Pour une personne logiquement constituée oui mais pour une folle de la catégorie de ta mère…

Moi (le coupant): Je ne te permet pas !!!!

Hervé: Jade a été folle aupravant, tout le monde était au courant de ses crises de folies qui ont été mal traitées et elle a tout simplement replongé.

Moi (m’emportant): Elle n’est pas folle!

Hervé (écrasant la cendre); Renseignes-toi mon garçon, parce qu’apparemment aucun membre de cette famille n’a été foutu d’être honnête avec toi.

Moi (bouillonnant):

Hervé: J’ai failli perdre la vie après l’acte de ta mère. Ma famille avait décidé de porter plainte mais on n’allait pas la foutre en prison alors qu’elle était enceinte de 6 ou 7 mois. L’accord été qu’on annule la plainte, qu’elle te confie à nous et aille se faire soigner.

Moi: Et qu’est-ce qui s’est passé ?

Hervé: Après avoir accouché, elle et sa famille se sont arrangé pour vous faire quitter le pays sans que j'aie le temps de te reconnaître et de profiter de toi et de la joie d’être père.

Moi (le fixant):

Hervé (soutenant mon regard): Je t’ai cherché Kevin. Quand vous étiez en France on vous avez retrouvé grâce aux contacts d’une de mes tantes, puis on Espagne et ensuite plus rien. Tu n’imagines même pas le temps que j’ai attendu que ce jour arrive.

Moi: Qu’est-ce que tu attends de moi ?

Hervé: Juste accomplir mon devoir de père.

Moi: Et pourquoi tu mériterais ça sachant que tu as fait souffrir ma mère?

Hervé: C’est du passé Kevin, tout ce qui s’est passé se sont des erreurs de jeunesse. On aurait pu arranger tout ça mais il a fallu que ta mère et sa bande jouent les disparus.

Moi (le regard sombre): Je ne te connais pas et j’ai très bien vécu sans toi toutes ses années.

Hervé (souriant): Il t’a manqué la présence d’un père et tu ne peux pas le nier et de la même manière, il me manquait mon fils.

Moi (en colère): Tu n’en sais rien, tu ne me connais pas!

Hervé: ce n’est pourtant pas sur moi que tu devrais déverser ta frustration mais sur toutes les personnes qui ont mal agit.

Moi:

Hervé; Je reconnais le tort que j’ai causé et la souffrance car je l’ai ressenti bien plus tard malgré la grande famille et tous les moyens du monde. Mais les choses auraient pu être différentes. Tu es mon seul enfant Kevin!

Moi (retenant mes émotions): Je vais m’en aller!

Je me suis levé et il en a fait de même.

Hervé: je sais que tu es intelligent. Il est temps que tu rentres chez toi et que tu vives la vie que tu aurais dû. Rien n’est jamais trop tard. Je veux que tu réfléchisses et si tu veux rester, je suis là pour t’aider.

Je suis sorti de son bureau sans lui laisser le temps d’agir ou de pouvoir me suivre. J’ai repris l'ascenseur puis je suis sorti à la tête de cet endroit sans savoir où j’allais. Je me suis renseigné une fois de plus afin de pouvoir reprendre un taxi. Je commençais à avoir faim.

Tante Alice m’a téléphoné pour me dire que mamie était arrivée à la clinique voir maman. Je l’ai rejoint, elle était dans la chambre avec maman en train de tenter de la faire manger. Cette scène m’a vraiment touchée. J’ai fait un bisou sur le front de ma mère puis je me suis assis en observant.

Je crois que les choses vont changer, je dois être de retour dans ce pays. Je dois comprendre d'où je viens, qui je suis pour mieux repartir de l’avant. Je dois rattraper tout ça.

*** Eliyah Ondo ***

Je me suis installée dans mon véhicule en sortant du travail. J’ai sorti posé mon sac sur la banquette côté passager puis j’ai sorti mon téléphone en le déverrouillant. J’ai envoyé un message à Yvon puis je l’ai posé en démarrant. Je me suis garée 25 minutes plus tard devant le lycée français en attendant. J’ai vu Esther arriver et j’ai déverrouillé pour qu’elle monte.

Moi (souriante): Coucou Mlle !

Esther (me faisant la bise): Salut maman!

Moi (caressant son visage): ça va ?

Esther: oui et toi ?

Moi: ça va, et ton frère ?

Esther: il arrive normalement.

Moi (sortant mon téléphone): Est-ce que tu as vu Ava aujourd’hui ?

Esther: oui pourquoi ?

Moi: elle est déjà partie ? Qui la récupère ?

Esther: euh aucune idée, tu veux que je l’appelle ?

Moi: oui stp

Elle a sorti son téléphone en lançant l’appel tout en mettant le haut-parleur. A la 4ème sonnerie elle a décroché.

Esther: hey girl ! ça va ?

Ava: Sim, estás bem?

Esther: yep: Je suis avec maman. T’es encore au lycée ? On te prend ?

Ava: Oui je sors de cours là, beh j’ai même pas regardé qui venait me prendre.

Esther; bah viens alors. On est en face. On attends Raf !

Ava: ok à toute!

Elle a raccroché. Ava est arrivée avant et elle a grimpé dans la voiture en serrant mon cou et me faisant un gros bisou, j’ai rigolé, je la kiffe cette petite et surtout avec sa nouvelle coiffure.

Ava: Comment ça va tata ?

Moi: bien et toi ma chérie ?

Ava: ko j’avoue, c’était long. Je vais envoyer un message au couple tiens!

Puis je regardais par la vitre vers le portail pour voir mon fils arriver tout beau, je suis fan, je suis complètement fan de ce garçon. Je souriais comme une petite fille. Il a traversé, il a ouvert la portière côté passager ou se trouvait Esther qui a râlé. Elle a fait une acrobatie pour rejoindre Ava derrière.

Raf: Salut m’man!

Moi: ça va chérie ?

Raf: yep et toi ?

Moi (démarrant): Tout le monde est attaché ?

Ava: Oui. Merci Seigneur!

Esther: guide de nous et protège-nous tout le trajet.

Nous: amen!

J’ai démarré pendant que ça discutait et rigolait joyeusement. J’ai déposé Ava à Batterie 4, je ne suis pas descendu, Mathéo attendait devant le portail pour réceptionner son colis. Just ele temps de lui faire un coucou et j’ai redémarré pour la maison. Nous habiton à Okala et je n’ai pas envie de tomber dans les bouchons à l'aéroport.

J’ai klaxonné pour que le gardien ouvre le portail et j’ai rentré la voiture. Tout le monde est descendu et nous sommes rentrés dans la maison. La voiture de Yvon était déjà garée. Je suis directement allée dans la chambre. Il était sous la douche. Je me suis assise sur le lit en commençant à enlever mes chaussures.

J’ai senti une odeur de savon puis quelques gouttes sur mon cou et un bisou mouillé sur la joue. J’ai souri en me retournant pour le regarder et capturer ses lèvres pour un tendre baiser.

Yvon (me fixant): ça va mon coeur ?

Moi (soutenant son regard): Oui et toi ?

Yvon: Ca va ! Tu as l’air ko ?

Moi (tordant la bouche): huuum juste un peu. C’est la sensation de la fin de semaine qui approche.

Yvon: hum je vois ça! Je vais m’habiller. Tu viens ?

Je me suis levé pour le suivre dans le dressing. Tandis qu’il s’habillait, moi je me suis déshabillée alors que l’on racontait nos journées respectives. Je suis passée sous la douche et il a attendu que je termine. Nous sommes allés dans le salon ensemble et les enfants nous ont rejoint.

Je suis marié à Yvon Ondo depuis 18 ans maintenant. Je l’ai rencontré à Paris lors d’un séminaire sur le Leadership Chrétien et ont été dans la même équipe de “travail” durant tout le weekend et nous avons sympathisé. Il m’a plu dès le départ mais je me suis retenue, je ne voulais pas m’emballer une fois de plus.

Yvon travaillait à l’ambassade du Gabon à Paris. On a commencé à se fréquenter et tout a commencé à aller très vite entre nous. 6 mois plus tard, il m’a demandé en mariage et l’année d’après nous nous sommes mariés à Paris. Je n’arrivais pas à croire tellement j’ai été surprise par la grâce de Dieu.

Le jour de mon mariage, je n’ai pas arrêtée de pleurer tellement j’étais reconnaissante envers Dieu. Yvon est au delà de mes attentes et de ce que j’avais espéré. Plus le temps passait plus je déprimais un peu et en cachette. Ma jumelle venait d’avoir son deuxième enfant, Mathéo le 4ème et moi toujours rien.

Mais Dieu est bon et son temps n’est pas le nôtre. Yvon n’avait pas d’enfants, pas de femmes légales ou traditionnelles dans le passé. C’est quelqu’un qui aime et sers Dieu, il est passionné de Dieu et juste un homme formidable. Cerise sur le gâteau, il est tout ce que j’aime physiquement.

Puis Yvon a eu une proposition pour un poste au Ministère des Affaires Étrangères à Libreville, on a hésité avant, en pesant le pour et le contre puis par conviction nous sommes rentrés au Gabon, j’ai dû suivre mon mari, pas que je n’en avais pas envie mais juste que c’était un gros changement mais j’ai fait confiance à Dieu.

Arrivés au Gabon, c’est ici que j’ai constaté que j’étais enceinte. On m’a directement placé en catégorie de grossesse à risque parce que je faisais de l’anémie, du diabète gestationnel. Yvon a préféré que j’aille poursuivre ma grossesse en France auprès de mes parents. A 6 mois de grossesse, alors que j’attendais un petit garçon, les médecins ont constaté qu’un deuxième se cachait derrière son frère. Je faisais une grossesse gémellaire donc j’ai été suivi encore plus de près.

A 8 mois, ils ont dû déclencher mon accouchement et au final j’ai fini sur la table de la césarienne. Pendant le dernier mois, Yvon a été là tout le long à prier matin et soir pour cette grossesse, pour moi, pour nos enfants. Par la grâce de Dieu tout s’est bien passée. On a mis au monde nos jumeaux nommé Raphaël (Dieu guérit) et Esther qui signifie “cachée” parce que cette coquine ne voulait pas se montrer.

Je suis rentrée au Gabon quand il avait 4 mois et aujourd’hui mes bébés ont 17 ans. J’ai trouvé du travail et Yvon a eu une promotion, il est passé Secrétaire Général au Minsitère des AE. C’était vraiment une grâce de Dieu car on sait comment ce pays fonctionne mais notre Dieu est au-dessus de tout ça.

Je me suis vite adapté et au final, ayant Mathéo, Cyrielle et les enfants, je me sentais également comme chez moi, après tout c’est aussi un peu mon pays. 1 an après notre arrivée au Gabon, Yvon avait voulu que l’on fasse également un mariage coutumier pour toute la famille qui n’avait pas pu être présente et honorer mes parents. J’ai juste kiffé.

Esther: Et du coup c’est confirmé pour les fêtes de fin d’année ? Tout le monde monte ???

Raf: Nope c’est plutôt le contraire.

Yvon: Toute la famille pour la première fois au Gabon.

Moi: Ca va faire beaucoup de monde, j’ai tellement hâte.

Yvon: pas tant que ça, si ?

Moi (le regardant): Bah déjà mes parents, les Desmond et les Mercier !

Raf (rigolant): Ouf ça fait du monde dis donc!

Moi: et nous ici!

Yvon (rigolant): Il y a des chambres pour tous ???

Moi: oh largement!

Pas besoin de s'inquiéter, les Senior Desmonds ont une maison à la Sablière sans compter tous les appartements de la belle-mère de Myla. Papa et maman la maison à Agondje et Mathéo a de l’espace chez lui. On a également de la place, 2 chambres de libres chez nous. Il y a largement de quoi faire.

Esther: maman on mange quoi ce soir ???

Raf: Tu ne devais pas te mettre au régime toi ?

Esther (le regardant): et qui a demandé à Monsieur Ondo Junior de parler ?

Raf (souriant): C’est juste un rappel

Esther: vu que j’ai faim, ça veut forcément dire que je vais manger n’importe quoi ?

Raf : j’attends de voir ça.

Esther: Révises plutôt ton cours de philo!

Raf: tu me filera un coup de main en cas de contrôle de toute façon.

Esther: Je bosse pas pour toi.

Raf: on est lié que tu le veuilles ou pas.

J’ai fait le repas du soir puis nous sommes passés à table. Yvon a béni le repas et nous avons mangés dans la bonne humeur. Raf a fini par se mettre sur ses cahiers quand Esther rangeait les siens. Elle nous a fait la bise et elle est montée dans sa chambre. Raf l’a suivi 2h plus tard et je suis restée dans le salon blottie contre mon mari.

Nous nous sommes couchés vers 23h tous les deux. Je me suis tout de suite endormie, je suis trop fatiguée, demain c’est vendredi et tout le monde va pouvoir souffler un peu. Je me suis réveillée à 6h et j’ai rejoins Yvon dans son bureau, il était encore en pyjama en train de lire sa Bible.

Yvon (me regardant): Psaumes 118:24 Car voici le jour que l’Eternel a fait et qu’il soit pour nous un sujet de joie.

Moi: yes amen!

Yvon: Je déclare qu’aujourd’hui va être un jour de joie, de reconnaissance où Dieu va encore se manifester au travers de nos vies et celles des enfants.

Moi (les yeux fermés):

Yvon: Que tu sois une lumière dans ton travail mon coeur et que rien ne puisse t’empêcher d’accomplir la volonté de Dieu. Qu’il puisse veiller sur chacun de nous, les voitures, chemins que nous allons prendre, les personnes que nous allons cotoyer.

Moi: amen!

Yvon (m’embrassant): tu as bien dormi ?

Moi (souriante): Assez et toi ?

Yvon: à tes côtés oui.

Moi (poussant sa tête): Charmeur.

Nous sommes retournés dans notre chambre pour nous préparer. Raf et Esther étaient en train de prendre le petit déjeuner. Esther était chargé de nous partager le verset du jour et de prier puis nous avons quittés la maison. On a un chauffeur mais j’aime déposer et récupérer mes enfants à l’école.

J’ai croisé Mathéo déposant Ava, je suis descendue de la voiture et lui également pour que l’on se salue tous. Les enfants sont partis et nous avons parlés un peu, on a le temps, surtout lui, c’est ça quand on est chef.

Moi (souriante): Alors Aina ?

Mathéo: quoi Aina ?

Moi: parait-il qu’elle a des prétendants.

Mathéo (me regardant): Tu es très au courant toi ?

Moi: C’est la princesse numéro 1 de la famille, on y veille!

Mathéo (soupirant): Oui et honnêtement, elle est en fac de médecine, elle a beaucoup de choses à gérer en plus de ce genre de distraction.

Moi (amusée): On dirait que les Fure veulent prendre leur revanche.

Mathéo (levant le sourcil): Pardon ???

Moi: Beh le fils de Yoan tu sais ? Lucas, il a un faible pour Aina!

Mathéo (rouge): Mais ce n’est pas possible ça. Foutez la paix à ma fille bon Dieu !

Moi: Tu en as fait 3, tu as 3 problèmes. Elles sont vachement belles en plus.

Mathéo: Commences pas Eliyah stp

Moi (amusée): Mais pourquoi tu te mets dans cet état ?

Mathéo (visage fermé): Ce sont mes bébés, on touche pas et c'est comme ça.

Moi: bébé, bébé… Elles ont 25 et 20 tout de même.

Mathéo: je sais bien.

Moi: Bon entre le fils de Nicolas ou celui de Yoan, tu préfère lequel pour Aina, si tu n'avais pas le choix ?

Mathéo (sérieux): Aucun des deux et les pères savent bein.

Moi: t'es sérieux là ?

Mathéo (me fixant): Mais je te jure sweety, le premier qui fout le bazar je le tue peu importe qui il est. C’est clair, je rigole même pas là-dessus. On ne joue pas avec mes filles!

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