Chapitre 2

***Molly Moore***

Pour mon premier défilé, cela a été une réussite. J’aurais tellement aimé partagé ce jour avec lui. Lui ce lâche qui n’a pas su m’aimer aussi fort que moi je l’ai aimé. Quand j’y repense, je deviens toute triste. J’avais tellement de projets pour nous deux. J’étais tellement accro à lui que je ne m’étais pas rendue compte que je fréquentais le plus espiègle des hommes.

Aujourd’hui, même après que 5 longues années se soient écoulées je n'arrivais pas encore à oublier Peet et sa trahison. J’avais 20 ans à ce moment. C’était mon petit ami de l’époque. Je me souviens qu’en ce temps-là on était très amoureux l'un de l'autre. C’est ce que je pensais, en fait. J’avais cru que notre amour aurait pu tout surmonté tant il était vrai. Puis vint le jour qui a tout déclenché. Ce jour-là, on s’était juste disputé parce que j’avais décidé de me rendre à la campagne avec mon père car celui-ci était mourant et qu’il voulait passer le restant de ses jours dans sa maison de campagne pour plus de tranquillité.

Malheureusement, Peet ne voyait pas cela d’un bon œil. Il m’à déclaré ne pas être de ses hommes qui peuvent passer du temps seul. Et que par conséquent, sa fiancée ne saurait se trouver à un coin de la ville. Mais moi, je ne voulais pour rien au monde abandonner mon père pour ses derniers instants quoique maman l’accompagnait. Je me suis dit que je pourrais effectuer l’aller retour de temps à autres. Sauf que, le temps que je revienne, il était déjà sur le point d’unir sa vie à une autre à mon insu ce salopard. Et au nom de quoi ? L’argent. Et il y a des gens qui diront que l’argent ne fait pas le bonheur. Pourquoi diable il a garanti le mariage à une autre avec l’homme de sa vie ?

***Flashback***

-Je ne veux pas que tu y ailles, il me supplia.

-Chéri je ne vais pas passer beaucoup de temps. C'est juste pour un mois, je tentais de le rassurer en vain.

-Tu vas trop me manquer. Je n'ai pas envie que tu partes Molly. C’est soit tu restes, soit on ne se parle plus, il ajoute avec véhémence voyant que je ne réagissais pas commeille souhaitais.

-Moi aussi mon amour tu vas me manquer. Ce n’est pas pour autant que je te fais des menaces de la sortes. On pourrait parler chaque jour si on le souhaite. Je viendrai toute les semaines.

*************************************

J’avais pris ses menaces à la légère. Pourtant Peet était très sérieux dans ses dires. Il ne m'a même pas accompagnée ce jour-là à l'aéroport. Il m’a démontrée par son acte qu'il était très fâché contre moi. Je le connais que trop bien. C'est dans ses habitudes de réagir ainsi à chaque fois que l’on ait une prise de bouche. Mais j’avais espoir qu’une fois là-bas il allait changer d’avis et revenir vers moi comme c’est le cas à chaque fois.

Malheureusement, cette fois ci c'était différent. J’essayais de lui parler. Je me disais que même une fois par semaine allait suffire. Regretablement, à chaque fois que je l'appelais, je tombais sur son répondeur. Puis un beau jour, ça a arrêté de sonner. Bourrée d’inquiétude, j’ai voulu rentrer afin de savoir ce qui lui arrivait. Peet n’est pas le genre à faire le mort.

Le jour même de mon retour, alors que je me préparais à aller voir mon soi-disant petit ami chez lui m’enquerir de la situation, j’ai reçu l'appel de Merly, ma meilleure amie qui m’informe de l’imminence de la pire des scénarios possible.

***Flashback***

-Salut Molly !

-Merly ma chérie ! Comment tu vas ?

-Bien. Je doute fort que ce sera ton cas dès que je t’aurais appris la raison pour laquelle je t’appelle.

-Quoi donc ma chérie ? Tu m’inquiètes.

-Je n'ai pas trop de temps ma chérie. Actuellement je suis au mariage de Peterson. Il m'a lui-même apporté l'invitation en personne. On dirait il a voulu te narguer.

-Qu… Quoi ? Qu'est-ce que tu viens de me dire ? Je m’asseoir brusquement.

Dire que j’étais choquée était peu dire.

-Peterson se marie avec Ella ma belle. Attend. Je vais t’envoyer une photo d'eux en tenue de mariés.

Merly avait pris rapidement une photo d’eux et me l’a envoyé. Si je ne les avais pas vus de mes propres yeux, je ne l’aurais sans doute pas cru. Et même là encore je cherchais à me convaincre que ce n’était pas réel. Que je nageait en plein cauchemar.

-Non je ne peux pas croire ce que tu viens de me dire Merly. Peet ne me ferait jamais une chose pareille. Tu te trompes Merly, je lâche en pleure. Tu sais quoi ? Je dois venir voir de mes propres yeux si c'est vrai, je me lève d’un bon. Serais-je à temps pour la réception si je quitte ma maison maintenant ?

-Je crois que oui ma chérie. Je t'attends. 

Merly m’envoya l’adresse de l'endroit où la réception sera donnée par message ce jour-là. Je pris la voiture de ma mère sans qu’elle ne se rende compte et je me suis rendue à l'endroit indiqué. Ça allait me prendre 3 bonnes heures pour effectuer le parcours.

Tout ce que je souhaitais c’était d’arriver à temps pour voir si c'est vraiment mon Peet qui se mariait ce jour-là. Je lui ai tellement fait confiance. Et je suis jusqu’à lors convaincue qu'il ne me fera jamais pareille chose. C'est un homme intègre et droit. Au-delà de toute chose, il me sera fidèle, j’ai toujours pensé. Force 3st de constater que non.

***Narrateur externe***

Alors que Molly était encore en chemin. Merly décida d'aller confronter Peet et lui balancer ses quatre vérités.

-Je pensais que cela aurait été Molly ici. Pourquoi lui avoir fait une chose pareille ? Elle s’énerve. N’a t'elle pas toujours été là pour toi dans tes moments de galère ?

-C'est Molly qui m'a abandonnée la première, je te signale. Ne lui ai je pas supplier de ne pas s’éloigner de moi ?

-S’éloigner de toi ! Tu aurait voulu qu’elle abandonne son père à son sort peut être ?

-Ce n’est pas mes affaires.

-Elle ne t’a pas abandonné. Elle s'était juste rendue là-bas avec son père au vue de son état de santé. Elle devait aussi… Tu sais quoi, tu es une personne sans cœur. Après tout ce qu'elle a fait pour toi, comment peux-tu te marier avec une autre personne ? Elle te faisait tellement confiance. Comment peux-tu l'oublier aussi rapidement espèce de vieux porc ?

Peterson s’est retourné vers l'agent de sécurité qui était à l'autre bout de la pièce.

-Sécurité, dégagez moi cette fille de ma vue, il hurle. Je ne veux pas de turbulence à mon mariage.

-Bien jouer Peterson, elle applaudit. Tu le regretteras toute ta vie pauvre clown. C’est moi qui te le dis. Tu ne trouveras jamais une fille aussi merveilleuse.leuse que Molly. Et quand tu reviendras ramper à ses pieds, je souhaite qu’elle ait le courage de t’envoyer au diable vieux chien. Elle est trop bien pour toi.

L'homme s'approcha vers Merly et la prit par le bras.

-Ne me touchez pas bande d’imbécile. Je peux sortir toute seule. Je connais le chemin. Merci de votre gentillesse.

Merly sortit la tête haute de l’endroit où était célébré le mariage. Après bien sur avoir lancé des félicitations aux mariés. Dès que la cérémonie se soit terminée, les autres se rendirent tous vers leurs voitures afin de se rendre sur les lieux de la réception.

***Molly Moore***

J’arrivais à peine à l'endroit ou m’avait indiqué Merly. De loin, je pouvais apercevoir Peet. Il était seul en train de boire un verre. Alors, je décidais de m'approcher de lui le cœur triste.

-Bonsoir Peet ! Je le saluais calmement.

-Mo… Molly, mais qu'est-ce que tu fais ici ?

-Je viens te voir. N’est ce pas cela la raison pour laquelle tu y as invité Merly personnellement ? Tu crois qu’elle ne m’en aurais pas informé, peut être ? Et bien je suis là. Il me fallait vérifier la nouvelle de moi-même. Ou quoi ? Tu pensais vraiment que ton mariage resterait un secret pour moi Peet ?

-…

-Mais pourquoi tu m'as fait ça ? Je crie si fort que des têtes se sont tournés vers nous.

-Tu peux partir. Je transférerai de l'argent sur ton compte dès demain, il me dit pour se sortir du scandale.

-Je ne suis pas là pour ton argent et tu le sais très bien.

-Qu'est-ce que tu veux alors ? Je suis un homme marié maintenant.

-Je voulais voir si tu te marierais vraiment.

-Mais sur que oui je me marie. Tu crois quoi ? Que je t’aurais attendu toute ma vie ? Pas du tout Molly. J’ai trouvé une femme meilleure que toi. Elle a tout pour elle. Elle est belle... radieuse... riche de surcroît. Alors que toi...

-…

- Nous deux c’est du passé maintenant. Alors, tu peux essayer de mettre tout ça derrière toi et me souhaiter une bonne vie à deux. Je suis marié à Ella maintenant.

La nouvelle femme de Peet s'approcha de nous le sourire aux lèvres. Elle me regarda de la tête aux pieds avant de grimacer.

-C’est qui cette dame mon amour ?

-C'est une amie de longue date ma chérie. Son mari est en prison et elle n'a pas de quoi s’occuper de ses enfants. Elle est venue me demander de l'aider si je peux.

-Et elle a choisi le jour de mon mariage pour venir te demander de l'argent ? Elle veut gâcher mon jour ou quoi ?

-Bon, je ne sais pas chérie. Elle s’est peut être dit qu’elle allait en profiter avant que l’on ne parte en lune de miel. Elle n’habite pas en ville. Elle vient de loin.

La femme de Pet se tourna vers moi et me donna sa carte.

-Ah ! La pauvre ! Tu sais quoi, voici l'adresse de notre entreprise. Vous pouvez vous rendre là-bas et demander ce que vous voulez à mon nom. Tu auras tout ce que tu veux. Et laisses-moi te dire quelque chose ma chère. Assure-toi de demander le nécessaire. Car, je veux que ce soit la dernière fois que je te surprends à tourner autour de MON mari. Tu m’entends ? Je ne veux plus jamais te revoir de ma vie.

Jamais de ma vie je ne m’étais fait autant humilier par quelqu'un. En public en plus. Le pire, Peet ne disait rien pour me défendre. Je laissais tomber la carte par terre tant je me suis sentie vexée. Visiblement cette femme n’avait aucune idée à qui elle s'adressait.

-Je te donne ma carte car je souhaite t’accorder une opportunité de t’en sortir et tu joues la fière, elle s’offusque. Les pauvres ont toujours cette fierté absurde qu’ils brandissent quand il ne faut pas.

-Je n'ai pas besoin d'opportunités MADAME, je dis les dents serrées. Je sais m’occuper de moi même et de ma famille.

-Prend la carte jeune femme et pars d'ici. Tu ne peux pas laisser passer une si belle opportunité. A moins que tu en veux plus. Mets ton prix. Car, je veux que tu cesses ton petit manège avec mon mari. Aucun prix ne vaut ma relation avec MON mari.

-Pas du tout.

-Tu sais quoi, aujourd'hui c'est mon mariage. Alors, laisses-moi vivre en paix avec MON mari. D'accord ? Dégage d’ici, elle me bouscule.

-Félicitations Ella, je finis par dire. Je te souhaite une bonne vie avec Peet. STous les deux, sachez que la roue tourne.

Je tournai les talons. Mes larmes me brouillèrent la vue. Ce qui fait que je suis allée buter contre le torse d’un jeune homme qui m'a retenue par les épaules.

-Au moins vous pouvez prendre la carte pour ne pas partir sans rien jeune femme. Comme vous semblez être aveugle, je peux vous lire le nom gravé sur cette carte. C'est une grand famille. Une famille comme on en trouve peu.

-De quoi je me mêle ?

-Vous êtes une très belle femme. Alors, pourquoi avoir accepté de devenir la maîtresse de Peet ? Pourquoi chercher à n’exhiber ta dignité que maintenant. Où était elle quand tu fréquentais le fiancé d’autrui ?

Donc personne ici ne savait qui je suis ? C’est le comble. Pour une fois, j’aurais voulu brandir mon nom pour me sortir de là. Maisje capitule.

-Espèce de... Laisses-moi passer imbécile.

-Répond moi mademoiselle.

- Mêles-toi de ce qui te regarde.

Je le bousculai pour sortir et j’ai couru jusqu'à ma voiture. Je conduis comme une furie. Des tas de choses me passèrent par la tête. Peet s'est marié avec une autre femme. Ce qui veut dire qu'il s'est moqué de moi pendant tout ce temps.

-Il ne l'a jamais aimé, je recommence à pleurer.

J’avais du mal à croire quand on me disait qu’il aimait mon argent et pas moi. Et maintenant qu’il a épousé quelqu'un de plus riche que moi, j’en suis convaincue. Pourquoi diable cela devrait m’arriver à moi ?

Je gare la voiture devant chez moi. Puis j’entre comme une furie dans la maison. Mes parents étaient au salon en train de dialoguer.

-Molly ma fille, s’inquiète ma mère.

Je ne se retournai même pas vers ma mère. Je continue ma route jusqu'à ma chambre. Mes parents entrèrent avant que je n’aie pu fermer la porte.

-Molly tu vas me dire ce qui se passe ? Demande maman.

-Pet vient de se marier, je réponds en pleurs.

- Je vais tuer ce malade, hurlais papa.

Molly sait à quel point son père pouvait être très dangereux quand il est énervé. Elle lui tint la main pour tenter de la calmer.

-Non papa. Laisse tomber. Il n'en vaut vraiment pas la peine.

Comme je l’ai dit ce jour-là à mon père, Peet n'en valait vraiment pas la peine. C’était un arriviste qui aime l'argent des autres sans un jour travaillé pour gagner pour lui-même.

Chapitre 3

***Molly Moore***

Aujourd’hui, après tout ce que j’ai subi, j’ai tout laissé derrière moi. J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour l’oublier et faire disparaître dans mon cœur tout cet amour que je ressentais pour lui. Il a choisi une autre voie. Je ne pouvais que lui souhaiter le meilleur quoique mon cœur saignait.

Peet et moi, on ne s’est jamais revu depuis son mariage. Et c’est tant mieux. En réalité j’ai tout fait pour depuis ces 5 dernières années. Je savais qu’i, m’aurait été impossible de passer à autre chose si je devais souvent le croiser. Et dépuis ce jour, je me suis jurée que plus jamais je n’allais m'engager avec une autre personne. C'était trop douloureux de recommencer... encore. Je sais maintenant ce que ça fait de se sentir trahie par quelqu'un qu'on aime de tout son cœur. Et je ne suis pas prête de retenter l’aventure.

Je me disais que je pouvais vivre seule. On vit très bien sans un homme. Ils ne sont que sources de tristesse et de désolation.

Maman m’a toujours encouragée à sortir et avoir d'autres fréquentations. Mais c'était le cadet de mes soucis. Tout ce qui m’importait maintenant c'était de devenir célèbre en tant que mannequin sans avoir à utiliser mon argent pour y arriver. Sinon qu’avec son propre talent. J’ai même décidé d’oublier le beau visage de cet homme et ses beaux yeux bleus qui m’avaient captivée pendant ces quelques secondes lors du défilé.

A mes yeux tous les hommes sont tous les mêmes. Entre eux, il n’existe aucune distinction. Ce sont tous des chiens. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. C'est seulement leurs intérêts qui les motivent. La majeure partie du temps, c'est l’argent. Et c’est pourquoi en fréquentant d’autres gens, jamais je ne mentionne le fait que je viens d’une famille riche. Souvent fois, je donne le nom de famille de ma mère au lieu de celui de mon père. Car, je sais que les gens m'accueilleront toujours à bras ouverts quand je vais leur dire que je suis Molly Moore. Tout ce que je ne souhaite pas. Car, lorsque je me présente comme Molly Navarro, on ne me regarde comme mademoiselle tout le monde. Pour ne pas dire que l’on me regardait à peine. Le monde est trop intéressé. Il n’y a que Merly qui connaît ma véritable identité. Décoste, Sony... aucun d'eux ne sache.

Au fil du temps j’ai appris à aimer ça. A certaines occasions, j’utilise celui de mon père et à d'autres celui de sa mère. Comme à ce défilé de mode par exemple. C'est celui de ma mère que j'avais utilisé. Je n’avais nulle envie que tout le monde se demande pourquoi une fille comme Molly Moore s’était retrouvée à un défilé de mode ? Comme mannequin qui plus est. Je déteste tellement entendre cette question de la bouche des gens. Personne ne veut comprendre que chacun ait sa propre passion dans cette vie. Et ceci, même les enfants des riches. Comme si toute ma vie devrait être conditionnée par ma condition d’héritière. Que je sache, l’entreprise est bien menée. Alors, je peux vivre ma vie. Être moi même.

Ce matin, comme à mon habitude, je suis descendue  prendre le petit déjeuner avec ma mère.

-Bonjour maman ! Je la salue chaleureusement.

-Ma chérie, tu as passé une bonne soirée ?

-Très bien. Et pour toi maman ?

-Bien maman. Assied toi donc ma chérie. Je te sers ton petit déjeuner.

-Oui maman. Merci. J'ai une faim de loup.

-Et moi donc ?

Elle et moi, on prit ensemble notre petit déjeuner dans une très bonne ambiance tout en dialoguant. Ma mère, Elda Moore Navarro, est non seulement une mère dévouée mais aussi une meilleure amie pour moi, sa fille. On a toujours tout partagé. Même mes peurs les plus inavouables. D’ailleurs, c'est grâce à mes parents que j’ai pu surmonter ma peine de cœur d’il y'a 5 ans.

En parlant de peine de cœur, maman vient tout juste de ramener le sujet sur la table.

-Molly, ça fait maintenant 5 ans depuis ta rupture avec Peterson, ne devrais-tu pas te décider enfin à refaire ta vie ? Je n’aime pas te voir comme ça, tu sais. Je désespère tellement de te voir heureuse.

-Je suis heureuse.

-Toute seule ?

-Maman, Combien de fois il va falloir que je te dise que je n’ai p[as besoin d'un homme pour réussir ma vie ? Je ne suis pas seule. Je t'ai, toi... Merly... Sony... Décoste.nQue crois tu que j'ai besoin de plus ?

-Je ne te parle pas de réussir ta vie Molly. Les hommes sont là pour nous aimer ma chérie. Pour compléter notre bonheur. On ne peut fuir éternellement son destin. Et moi je sens que l'homme de ta vie est la et t'attend quelque part. Crois-moi quand je te parle. Tu sais que ta mère te dit toujours la vérité, elle termine en me faisant un clin d’œil malicieux.

-Je ne suis pas encore prête maman, j’avoue avec peine. Ce que Peet m’a fait n’est pas encore passé.

-Donc Peter est toujours dans ta tête ?

-Mais non maman. Qu’est-ce que tu racontes ? Je l'ai bien oublié ce chien. Mais ce qu'il m'a fait, non. Je ne redonnerai pas de si tôt la chance à un autre de me bousiller de nouveau. Mais, je ne pense plus à Peterson.

-Prouve le moi donc ma chérie, elle me lance sur un ton de défit.

- Euh non, non. Je ne vais pas me prêter à ce jeu stupide au point de vouloir relever ce défi maman. Tu ne m’auras pas comme ça.

-Bien. Je te laisse mais ma chérie. N’oublie pas ma puce. Tu as besoin de refaire ta vie, d'accord ? Elle me câline. Qui sait ? C'est peut-être en te mettant avec un autre homme que tu vas réussir par oublier Peterson complètement. Mon beau fils est là. Il t’attend quelques part.

Maman sait parfaitement que j’ai déjà tourné la page. Sauf que d’après sa logique, vu que j’ai déjà 25 ans, je devrais déjà être mariée.

-Bon d'accord maman. Mais, je ne te promets rien. Si ça se trouve, je me porterai beaucoup mieux si je devrais vivre toute seule dans ma maison.

-Sauf si tu es eunuque ma fille.

-Quoi maman ?

-Je dis : à moins que ma fille ne ressent plus de désir… du tout. Alors là, peut-être,  je serai d'accord avec toi.

Je souris simplement. Ma mère et ses idées.

-Bon, je dois aller voir Merly. Je suis revenue depuis une semaine et elle ne le sait pas encore.

-Bon d'accord. Embrasse-la de ma part.

-Je ne l'oublierai pas maman.

Je monte me changer et je repars pour la maison de Merly. Elle et moi, on s'est liée d'amitié depuis la maternelle et jusqu’à aujourd’hui, nous sommes toujours amies. C’est la seule qui, jusqu'au jour d’aujourd’hui n’à pas tenté de m’extorquer en sachant qui je suis. Elle est la sœur que j’ai toujours voulu avoir et que la nature a fini par m’offrir.

Je la trouvai devant sa maison toute habillée, comme si elle s’apprêtait à aller quelques parts.

- Bonjour Merly ! Je la saluais.

-Oh non ! Elle crie de surprise. Je ne peux pas croire que c'est ma jumelle Molly qui est ici. Pourquoi tu ne m’as pas prévenue que tu étais rentrée au pays ? Tu me manquais tellement.

Merly vint me prendre dans ses bras avec joie.

-Eh bien oui. C'est moi. En chair et en os. Tu m'avais tant manqué ma chérie.

-A moi aussi petit cœur. Regarde toi.

Elle me fit tourner sur moi même.

-Je suis si désolée ma chérie, elle dit cette fois d’une voix triste. Désolée de ne m'être pas présentée aux funérailles de ton Père. Je sais comment ça peut être dur de perdre quelqu'un qu’on aime. J'étais en voyage d'affaire et mon patron ne voulait pas m’accorder les  quelques jours de congés que je lui ai demandés.

-Je sais ma chérie. Dès que j'ai reçu ton appel ce jour-là, je savais que si tu le pouvais, tu serais là à mes côtés. Jamais tu ne m’à laissée seule... Nous n'allons pas rester sur le seuil de ta maison pendant toute la journée, je dis pour changer.

-Oh oui, c'est vrai. Rentrons ma belle. Je suis tellement contente de te voir que j’oublie les choses. Mes bonnes manières ? Volatilisé d’un coup.

-Moi aussi je suis heureuse de te voir ma chérie, je dis tout en la suivant. Comment va ton mari ?

A la différence de moi, Merly s'est mariée il y'a une année de cela. Comme il n’y avait que moi qui étais à ses côtés pendant tous les moments difficiles de sa vie, c’était moi qui m’étais chargée de tout. Je l'avais aidé à préparer son mariage comme si j’étais sa propre mère. La robe, le lieu du mariage, la salle de réception, l'hôtel pour leur lune de miel et toutes les autres choses ont fait partie de l'organisation ont été à mon compte.

-Sandro va bien. Il vient tout juste de se rendre au travail. Tu l’as raté de peu.

-D'accord Merly chérie… Ah ! Avant que j’oublie. Maman te salue.

-Salue la pour moi aussi quand tu repartiras d’ici.

Je m’étais à peine trouve un siège pour m’asseoir que Merly commença à me fixer les yeux en cœur. Et quand Merly me regarde de la sorte, ça ne peut vouloir dire qu’une seule chose. Elle s’apprête à aborder le sujet qui fâche.

-Il y'a quelqu'un dans ta vie en ce moment ? Raconte moi tout.

-Bien sûre que non. Que vas-tu t’imaginer ?

-Molly ça fait 5 ans que Peterson t'a trahie. Tu devrais tourner la page. Ne lui laisse pas la chance de gâcher ta vie.

-A croire qu’en ce moment tout le monde me rabâche les oreilles avec cette même histoire. Alors je vais te répéter exactement ce que j’ai dit plus tôt à ma mère. Ce n'est pas à cause de Peet que je me refuse à tomber de nouveau amoureuse. Lui là, je l'ai complètement oublié, tu sais. C'est juste que je ne suis pas encore prête à m'engager de sitôt.

-Tu es sûre que tu ne penses plus à lui ?

-Oui Merl. Tu sais que je n'aime pas te mentir. C'est la stricte vérité. L’homme qui fera battre mon petit cœur de nouveau n’existe pas.

-Ah oui ! Tu veux dire que tu ne penses à personne en ce moment ?

Mon esprit bifurque un instant vers ces beaux yeux bleus qui m’ont captivé lors du défilé. Je souris. Merly me tapote le bras.

-A quoi tu pensais ?

-...

-Ou plutôt devrais je dire, à qui ?

-Personne. Mais que vas tu t’imaginer ? Juste que ta remarque était si conne...

-Et c’est pour ça que tu étais absente ?

-N’importe quoi.

Alors que l’on parlait, Merly se leva et va vers sa cuisine.

-Tu sais, tu as de la chance de tomber sur Sandro. Il n'est pas comme les autres hommes. Selon moi les hommes ne cherchent que leurs propres intérêts. Du moment qu’ils peuvent l’avoir, rien d’autre ne compte. Et moi je veux qu'on m’aime pour ce que je suis réellement et non pas pour mon héritage. Un homme comme ça, on n’en trouve plus de nos jours.

Elle revient avec un verre dans la main et me le tend.

-Tu es chez moi, et je ne t’ai rien offert.

-Merci ma belle, je dis lorsque je récupère le verre.

-Tu finiras par trouver l'homme de ta vie tout comme j'ai trouvé Sandro, elle recommence. Tu es quelqu'un de bien Molly. Et tu mérites de trouver le bonheur ma chérie. Ne lâche pas tout si jeune. Tu sais, l’amour est si imprévisible des fois. Je suis sûre et certaine que tu trouveras chaussure à ton pied assez vite. Juste, ne ferme pas ton cœur.

-Merci baby. Je l'espère bien, je dis entre deux gorgée de jus. Tu parles comme maman. Je suis venue ici me réfugier parce qu'elle n’arrêtait pas de me saouler avec cette histoire de couple, mais toi tu recommences. A croire qu’il y a urgence.

-Peut-être que l'homme de ta vie est en route ma chérie. Qui sait ? Il a juste besoin qu'on te tire les oreilles et qu'on te ramène à la raison, elle termine amusée.

Je ris de bon cœur. Elle et ma mère quand je les écoute parler, je me demande ce qu’elles attendent encore pour me fabriquer cet homme qu’elles croient être en route. On termine jusqu’à l’après midi à parler de tout et de rien comme au bon vieux temps. A la fin, je profite pour faire un tour en voiture dans la ville. Cela fait si longtemps que j’ai arrêté. Avant, j’aimais bien sillonner la ville. Surtout les quartiers chics. Il faut dire que plus jeûne, j'ai été une vraie calamité pour mes parents. Surtout pour mon père. Comme il me manque ! Cet homme, malgré toute sa fortune, a été d’une noblesse impensable.

Je m’essuie les quelques larmes qui ont pu s’échapper de mes lacrymales malgré ma réticence et démarre la voiture. Je sillone la ville en admirant chaque recoin comme si tout était nouveau. Je finis ma course à Central Park vu que c'est non loin loin de chez moi. Je me laisse absorbée des heures par le paysage avant de traverser au musée américain d’histoire naturelle qui se trouve en face. Ces petites escapades m’ont toujours permis de me ressourcer.

Au moment de rentrer, je reçois un appel de maman.

-Où est ce que tu es Molly.

-J’ai été faire un tour...

-De la ville, je suppose.

Elle me connait que trop bien, cette femme.

-Évidemment.

-Tu aurais dû me prévenir Molly. Quand tu restes autant de temps dehors, je m’inquiète.

-Je rentre déjà. Je suis en chemin.

-Fais vite alors. Je t'attends pour le dîner.

-Oui, cheffe !

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Une riche héritière qui ne voulait pas aimer

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