Chapitre 2
CHAPITRE 2: Ivy Keren OBIANG JOHNSON
RETOUR DANS LE PRESENT-
Dans la tête d’Ivy
Je sortis de mes pensées par la sonnerie de mon téléphone. Je souris en voyant qu’il s’agissait de mon meilleur ami de toujours, Franck IGOWET, qui m’appelait depuis Paris.
-« Allô ! »
-« Mia Cara ! Comme je suis heureux de t’entendre depuis la dernière fois. Tu vas bien ? »
-« Oui Franck ! Et toi ? »
-« Très bien également. Mais dis-moi je ne te dérange pas là ? »
-« J’avoue que ton appel si tardif me laisse sans voix. T’es sûr que tout va bien ? »
-« Je t’appelle pour une bonne raison … Tu te souviens que la dernière fois que nous nous sommes vus, tu m’as dit que tu voulais tellement quitter ta boîte si illustre et apporter ton savoir-faire à une entreprise plus petite et qui aurait vraiment besoin de toi »
-« Oui… ».
-« En fait étant donné que je travaille à la bourse, j’ai accès à tous les dossiers et figure-toi qu’il y a des dossiers très intéressants mais seul un me paraît très productif ».
-« Je t’écoute ».
-« Figure-toi qu’il y a une entreprise de mode qui a un très bon styliste et qui a toujours eu de très bonnes critiques concernant la présentation de leurs différentes collections mais par contre qui est très souvent dans le rouge. D’ailleurs, le dernier Directeur Général a claqué la porte, le nom du nouveau n’a pas encore été révélé. Leurs actions sont en vente en ce moment et si tu es intéressée, je te les achète immédiatement"
-"C'est une boîte fiable selon toi?"
-"Oui et tu aurais tort de ne pas les aider"
-"De toute façon dans la vie il faut prendre des risques et je te fais confiance. Tu ne m'as jamais déçu..."
-"C'est parti et vu le prix sur les marchés tu pourrais bien être l'actionnaire majoritaire"
-'Très bien! Tu me rappelles pour me tenir informée"
-"Bien sûr! Bon je file m'occuper de ça"
On raccrocha et je me souvins que j’avais oublié de demander l’élément le plus important à Franck : le nom de cette entreprise. Je le lui demanderai plus tard alors. Je me fis du bon chocolat chaud et allai m'allonger sur mon sofa pour y lire une de mes chroniques que j’aime tant : chronique de Kaynaliah. Deux heures plus tard, Franck me rappelait pour me dire qu'il avait pu acheter 55% des actions ce qui fait de moi l'actionnaire majoritaire. Il me donna rendez-vous dans cinq jours à Paris afin qu'on puisse tous les deux, aller voir de nos propres yeux cette boite. Vu que j’étais en congés, cela tombait à point.
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Deux jours plus tard-
Franck et moi venons à peine de descendre du taxi qui nous déposa au pied de la société. On monta dans l'ascenseur et on monta jusqu’au quatorzième étage. On était attendus par la direction afin de faire des présentations. On fut annoncé par la réceptionniste qui nous conduisit dans le bureau du Directeur. Je lus sur la porte qu'il s'agissait de Martin COURCELLES et espérais qu’on pourrait tous bien s'entendre. Quelques secondes après notre arrivée, la porte s’ouvrit. Je me suis retournée et m’apprêtais à saluer quand mon sourire s’effaça automatiquement. Qu’est-ce que Nicolas foutait ici ?
-"Toi? Je peux savoir ce que tu fais là?"
-"Tu es dans mon nouveau bureau: je suis le nouveau Directeur de « Mode & Stylish » depuis quelques minutes. Et toi que fais-tu là?"
-"Franck...On s'en va" dis-je en prenant mon sac à mains tout en tremblant
-"Mais que se passe-t-il?"
-"Il est hors de question que je travaille avec cet homme"
-"Mais que se passe-t-il?"
-"Tu fais comme tu veux Franck mais moi je m'en vais"
-"Excusez-là! Il doit avoir une raison à son comportement...Je vais arranger ça" dit Franck confus
Franck me retrouva devant les ascenseurs et j’étais en colère. Et dire qu’on a investi beaucoup dans cette société. Je regrette tellement. J’aurai dû lui demander à temps le nom de l’entreprise et qu’ils se renseignent sur ses dirigeants. Putain de merde.
-"Non mais ça va pas? C'est quoi cette scène?"
-"Je ne veux plus jamais revoir cet homme de ma vie. Je m'en vais Franck. Est-il possible d'annuler l'achat des actions?"
-"Non je regrette c'est impossible et tu ne peux pas faire ça: cette boite a besoin de toi. Tu dois les sortir du pétrin. Tu n'es pas obligé d'aimer Mr ALEKA mais des employés veulent garder leurs emplois et tu peux leur venir en aide. Je te demande de bien réfléchir..."
-"Franck je déteste quand tu fais ça...d'accord je le fais mais uniquement pour ces employés"
-"Enfin tu deviens raisonnable mais j'aimerai bien savoir ce qui s'est passé entre vous deux"
-"Dernière chose, je veux que tu sois mon intermédiaire entre lui et moi"
-"Ai-je vraiment le choix?"
-"Non"
-"Très bien je le ferai. ON peut y retourner?"
Je le suivis. Nicolas et son père furent comme soulagés de me voir revenir. Après les présentations, Frédérick dut s'en aller malheureusement. Nicolas demanda à la secrétaire d'apporter du champagne. Elle s'exécuta et alors qu’on trinquait à notre nouvelle collaboration, Nicolas s'approcha de moi.
-"N'essaye même pas de t'approcher de moi sinon.."
-"Sinon quoi?"
-"C'est un avertissement Nicolas. Ne me cherche pas s'il te plaît!"
-"J'aimerai bien voir ce que tu es capable de faire"
-"En tout cas moi je ne joue pas avec les sentiments des gens"
Il devint immobile et tenta de s'excuser mais je ne l’écoutais même pas. Il était trop insistant et cela m’ irrita. Je finis par lui renverser ma coupe de champagne en pleine figure. J’étais vraiment en colère. Il tenta de me rattraper mais je sortis in extrémis du bureau. Quel imbécile celui-là !
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Dans la tête de Nicolas
Je ne sais pas quelle relation professionnelle je pourrai mettre en place entre Ivy et moi mais une chose est sûre : c’est vraiment mal parti entre nous deux. Il est évident qu’elle me déteste toujours autant après tant d’années. Il faut que je fasse quelque chose mais quoi ? Le pire est que je ne l’ai jamais oublié ma petite Ivy. Jamais et je m’en rends compte encore plus aujourd’hui malgré mon statut d’homme engagé à une autre femme que je ne peux m’empêcher de tromper car elle n’est tout simplement pas Ivy. Je fus sorti de mes pensées par ma port qui venait d’être ouverte. Je relevai les yeux et croisai le regard de Tima, ma fiancée. Quand elle me vit tout mouillé, elle éclata de rire et cela m’énerva.
-"Puis-je savoir ce qu'il y a de si drôle?"
-"Si tu voyais ta tête...Mais au fait que t'es t-il arrivé?"
-"C'est une longue histoire...Sinon que puis-je faire pour toi?"
-"On dîne ensemble ce soir?"
-"Non c'est impossible! J'ai trop de boulot! Je vais finir très tard"
-"Très bien je dinerai avec Marine alors"
Chapitre 3
CHAPITRE 3: Nicolas ALEKA
Quelques semaines plus tard
Dans la tête de Nicolas
Ivy et moi avons des relations professionnelles très étranges tellement elles sont tendues. On se croise rarement et parlons via un intermédiaire. On échange que des courtoisies tous les deux. Ca me fait de la peine mais je respecte son choix à refuser tout lien quelconque avec moi.
Ce soir, j’ai dû travailler jusqu’à une heure vraiment tardive et c’est épuisant d’autant plus que la faim et la fatigue se rejoignent. Il est déjà 23 heures et je préfère rentrer chez moi. Je suis mort de fatigue. J’ai éteint toutes les lumières et me suis dirigé vers l’ascenseur où je suis surpris d’y trouver Ivy. Elle a dû aussi travailler tard la pauvre. Les portes de l’ascenseur venaient de s’ouvrir on pénétra l’intérieur sans échanger un seul mot. J’appuie sur la touche rez-de-chaussée et les portes finissent par se refermer. Quelques moments plus tard, l'ascenseur se bloqua entre deux étages. Il ne manquait plus que ça purée. J’appuyais sur le bouton d'urgence mais personne ne répondait. Ivy était totalement paniquée lorsqu'elle comprit que nous étions bloqués ici pour toute la soirée.
-"Tu vas bien?"
-"Oui! TRès bien!"
-"Pourquoi es-tu pâle alors?"
-"Mêle-toi de tes affaires Nicolas s'il te plaît"
Elle recula contre la paroi de l'ascenseur et s'assit dans un coin tout en ayant les yeux fermés. Elle semblait en panique totale. Je voyais bien qu'il y avait un problème.
-"T'es sûre que ça va?"
Elle me regarda un instant avant d'ouvrir la bouche mais aucun son n’en sortait. Ses yeux devinrent humides d'un coup. Je lâchai ma sacoche et m'accroupis devant elle.
-"Respire! Tu fais une crise d'angoisse. Inspire...Expire"
-« …. »
-"Tu te sens mieux?"
Elle secoua sa tête négativement. J’avais peur de la toucher pour ne pas me prendre à nouveau un revers mais elle était mal. Je finis par m’en moquer et saisis sa main. Quelques instants plus tard, Ivy revint à elle.
-"Merci" dit-elle tout en retirant sa main de la mienne
"-Il n'y a pas de quoi! Je ne suis tout de même pas un monstre et c'est normal ce que j'ai fait"
-"Avant que tu ne me poses la question et pour couper court: je suis claustrophobe"
-"? Depuis quand? Tu ne l'étais pas quand on s'est connu"
-"Il se passe beaucoup de choses en 10 ans Nicolas"
-"Qu'est-ce qui t'a rendu comme ça?"
-"..."
-"Excuse-moi! Je n'ai pas le droit de te demander ça"
-"J'ai...J'ai eu un accident il y a 8 ans. Un accident de voiture! La voiture s'est retrouvée dans l'eau et j'ai cru que j'allais mourir car il n'y avait aucune issue pour sortir: je me retrouvais dans une espèce de boite aquatique...Depuis ce jour-là je refuse de rester dans des endroits fermés comme cela car je ne cesse de penser à cet accident"
-"Je suis désolé"
-"De quoi?'
-"D'avoir dû revivre cela par ma faute"
Ivy n'arrêtait pas de regarder sa montre et constatait que l'heure n'avançait pas vite.
-'Ivy pourquoi as-tu quitté L.A?"
-"..."
-"Je t'en prie réponds-moi s'il te plaît"
-"Je voulais découvrir d'autres horizons"
-"Tu mens"
-'De toute façon, ce n'est pas ton problème, vue la façon dont tu m'as traitée"
-"Je suis désolé"
-"Désolé de quoi? De t'être fait prendre! Je remercierai toujours Gabriella de m'avoir ouvert les yeux sur toi"
-'Ecoute..."
-"Non! C'était quoi la suite du jeu ? M'emmener au bal de fin d'année, coucher avec moi et me jeter par la suite ?...Tout ça pour de vulgaires points à ton jeu stupide. Je n'étais que ça pour toi Nicolas! Juste un pion..."
-"Non tu as été bien plus que ça...Je t'ai aimé"
-"Quand on aime une personne, on ne peut pas lui faire une telle monstruosité"
-"C'est toi qui a demandé à Gabriella de m'empêcher de te contacter ?"
-"Exactement! Que voulais-tu de plus? Au fait combien de point t'ai-je rapporté?"
"...350 points" dis-je la tête baissée
-"S'en est assez…. je ne veux plus rien savoir"
J’étais tellement meurtri que je restai dans mon coin. Ivy était allongée quand je la vis ouvrir son sac et en sortir une pomme. Elle décida de la partager devait la partager avec moi. Heureusement que j’avais un couteau suisse sur moi. Vers 4 heures du matin, Ivy s'endormit et tremblait un peu à cause du froid: je la couvris avec ma veste avant de m’endormir aussi bien que ça ne soit pas confortable. Aux alentours de 8 heures du matin, l'ascenseur se remit en marche tandis que nous dormions encore. J’entendis la voix de Tima qui me réveilla. Elle était furieuse. Je me rendis compte de la scène qui s’offrait à elle. Ivy avec ma veste que j’enlaçais pour plus la réchauffer.
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Dans la tête d’Ivy
Je me réveillai à cause du bruit qu’il y avait autour de moi. Tima et Nicolas se disputaient et je me suis rendue à peine compte de la situation : j’étais enlacée dans les bras de Nicolas et sa fiancée s’imaginait des choses qui ne se sont pas produites entre lui et moi. Je préférai m'éclipser pour laisser les deux amoureux en discussion.
Il n’y a qu’à moi que ce genre de conneries n’arrive.
2 semaines plus tard
Dans la tête de Nicolas
Tima avait revêtu le masque de la jalousie maladive. Elle devint très suspicieuse envers Ivy et moi. Ivy en avait marre des insinuations de Tima et m’avait demandé de tenir ma fiancée éloignée d'elle. Plus rien n'allait non plus dans mon couple et Tima accusait toujours injustement Ivy d'en être responsable. J’en étais abasourdi.
Ce soir-là, Tima m’avait invité pour se faire pardonner de son comportement au restaurant. J’acceptai pour ne pas avoir encore à supporter ses crises de nerfs habituelles. Alors que le serveur prenait nos commandes, je vis Ivy, magnifique comme toujours, entrer dans le restaurant avec un homme. Je m’arrêtai de rire et commençai à être d'une humeur exécrable avec Tima qui se demandait bien pourquoi je réagissais ainsi. Pendant tout le dîner, je n’ai prêté aucune attention à Tima et ne cessais de regarder ce couple qui semblait si bien s'entendre. Ivy quant à elle, ne semblait pas nous avoir vus. Avant de nous en aller, Tima et moi avons décidé d'aller saluer Ivy et son compagnon.
-"Bonsoir Ivy!"
-"Tiens! Bonsoir! J'ignorais que vous étiez là"
-"On a plutôt tendance à te rencontrer partout où nous allons"
Je lançai un regard noir à Tima. Elle a intérêt à se tenir tranquille.
-"Qu'est-ce que ça veut dire ça?" demanda Ivy en se levant
-"Arrête de tourner autour de mon fiancé"
-« Mais je ne tourne pas autour de lui »
-"Vous ferez mieux de la surveiller" dit Tima en se tournant vers le compagnon d’Ivy
-"Tima, écoute-moi très bien: ton fiancé ne m'intéresse guère donc cesse de dire que je lui tourne autour et cesse de me provoquer sinon ça va mal se finir"
-"Ivy non..." dit son compagnon
-"Que vas-tu faire Ivy? Brr! J'ai peur!"
Ivy lui appliqua une gifle violente que tout les clients et employés du restaurant se tournèrent vers nous.
-'Toi tu restes là sans rien faire? Tu devrais prendre ma défense"
-"Plus maintenant. Tu sais quoi Tima: je-te -quitte! J'en ai marre! Je ne peux plus vivre ainsi"
Pendant qu’on se donnait en spectacle grâce à Tima, Ivy était partie accompagnée de cet homme. Tima avait réussi à gâcher la soirée de tout le monde et je la plantai au restaurant. Je rentrai chez moi et me préparai une chambre d'amis car il était hors de question que je partage encore quoi que ce soit avec mon ex-fiancée jusqu'à ce qu'elle déménage. Je me servis un verre de whisky que je bus d'un trait. Je renouvelai l'expérience: pas parce que j’étais triste à cause de ma rupture (j’ en étais même soulagé) mais parce qu’Ivy occupait toutes mes pensées depuis mon retour et elle avait toujours occupé mes pensées. Je ne cessais pas de me demander qui était cet homme pour Ivy. La scène de Tima tout à l'heure n'aura fait qu'empirer ma relation déjà tangeante avec Ivy et cette dernière avait plutôt été claire: elle ne s'intéressait pas à moi.
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Ce vendredi soir avait lieu la présentation de la nouvelle collection. Tout le monde était en effervescence à la société et personne n'arrivait à calmer notre styliste. Franck était revenu pour cette occasion spéciale et avait ramené une surprise de taille à Ivy qu'elle ne découvrirait que le soir-même. Tima était aussi présente mais se donnait trop en spectacle. Il est évident qu’elle voulait me récupérer mais je ne voulais plus de cette relation. Le défilé fut un énorme succès et à la suite eut lieu la conférence de presse. Les journalistes étaient enthousiasmés par la beauté de cette nouvelle collection et en faisaient des critiques très positives. Soudain, une journaliste mondaine qui n'y avait pas sa place commença à poser des questions à Ivy sur sa vie privée.
-"Mlle JOHNSON, on vous a vue très proche ces derniers temps avec le séducteur brésilen Jorge VITTORI"
-"C'est un excellent ami"
-"Seulement? Dois-je vous rappeler qu'il y a quelques années vous avez failli vous marier avant que vous n'annulez le mariage"
-"Où détenez-vous ces informations?"
-"Il suffit de faire un petit peu de recherche et on retrouve tout"
-'Ecoutez-moi bien chère Mlle: ici c'est une conférence de presse sur la nouvelle collection de notre styliste et non une conférence sur ma vie privée. Le débat est clos"
La conférence se poursuivit mais je remarquai qu’Ivy était tellement enragée qu'on est fouillée dans sa vie privée qu'elle avait souvent des moments d'absence pour répondre aux questions. Heureusement que j’étais là pour l'aider.
-"Merci Nicolas...Je veux dire pour tout à l'heure...à la conférence"
-"Pas de quoi! C'est tout à fait normal. Tu avais l'air plutôt mal"
-"J'ai toujours évité la presse à cause de leur manie à fouiller dans la vie privée des gens et je tiens plus que tout à mon intimité"
-"Je comprends"
-"Merci en tout cas"
Elle s'en alla et me laissa là. Elle retrouva Franck qui était accompagné de Gabriella. Les deux amies se retrouvèrent à leurs plus grandes joies et tout se passait bien.