Chapitre 2

Sandy, après avoir convié son frère Daley à s'asseoir, engagea le repas avec élégance. Leurs mets savamment disposés sur la table, ils dégustèrent chaque bouchée avec une délicatesse manifeste. Une fois leur appétit satisfait, Sandy entreprit de débarrasser la table, prenant soin de chaque assiette et de chaque couvert.

Alors qu'elle se trouvait dans la cuisine, s'affairant avec minutie, le son mélodieux de son téléphone portable vint troubler le silence ambiant. Son frère, conscient de l'importance de cet appel, s'approcha d'elle avec sollicitude et lui tendit l'appareil d'un geste respectueux.

– Merci, Daley. C'est qui déjà ?

– J'espère bien que c'est Bobby.

Daley laissa sa sœur seule et Sandy décrocha l'appel, qui effectivement était de Bobby.

– Allô ! Mon amour, comment se passe ta soirée ?

– Bien, ma fleur. Qu'est-ce que tu fais ? J'espère que tu n'es pas occupée ?

– Mon amour, je vais te rappeler, s'il te plaît, donne-moi juste trois minutes. Je suis en train de m'occuper de la cuisine, je reviens vers toi, d'accord ?

– D'accord, ma princesse.

Bobby raccrocha l'appel. Sandy acheva ses tâches et se dirigea vers sa chambre pour appeler Bobby. Cependant, elle fut surprise de constater qu'une femme répondit à l'appel.

Perplexe, elle raccrocha et composa à nouveau le numéro. Cette fois-ci, c'était la voix de Bobby qu'elle entendit à l'autre bout du fil.

– Allô !!! C'est Bobby ?

– Oui, mon amour. Pourquoi poses-tu encore cette question ? Tu ne connais plus mon numéro ?

– Ce n'est pas ça, mon cœur. Je viens de t'appeler maintenant et c'est une femme qui a décroché l'appel.

– Une femme, que veux-tu dire par là ? Es-tu sûre de ce que tu dis ?

– Oui, bien sûr. Bon, c'est peut-être un problème de réseau.

– Oui, ça pourrait être ça. Parce que je suis à la maison et il n'y a aucune femme ici. Je ne suis même pas avec ma famille pour dire que c'est l'une de mes sœurs. Donc c'est probablement un problème de réseau.

– J'ai compris, mon amour, et sache que je n'ai aucun doute sur toi. Qu'as-tu mangé ?

– J'ai pris du riz, et toi ?

– Du couscous. Dis-moi, qui l'a préparé ? Ou bien l'as-tu acheté ?

– Oui, je l'ai acheté au restaurant quand je rentrais à la maison. Je n'ai personne d'autre qui peut me faire la cuisine, à part toi, et tu le sais très bien.

– Ne t'inquiète pas, mon amour. Je vais maintenant organiser mon emploi du temps pour commencer à te préparer à manger avant que nous soyons ensemble.

– Ça me ferait énormément plaisir, ma fleur.

– D'accord, mon cœur. Mais dis-moi, où es-tu ? Tu n'es pas à l'intérieur, n'est-ce pas ? On dirait que tu es à l'extérieur ou quelque chose du genre.

– Oui, mon amour, je suis sur la véranda. Je prends un peu l'air.

– D'accord, je comprends, mon amour. Que devons-nous dire maintenant ?

– Rien de spécial, je voulais juste entendre ta voix, c'est pour ça que je t'ai appelé. Je suis vraiment fatigué, je vais me reposer.

– D'accord, mon chéri, merci beaucoup. Donc je te laisse te reposer alors. Bonne nuit à toi, mon chou...

– Bonne nuit à toi aussi, ma fleur. Je t'aime.

– Je t'aime aussi, mon cœur.

Sandy raccrocha avec enthousiasme et se dirigea joyeusement vers la salle de bains. Son amour pour Bobby était débordant. Ah, l'amour !

Bobby entra furieusement et, une fois dans sa chambre, déposa son téléphone avant de commencer à vociférer à l'encontre d'une femme allongée sur le lit. Qui était cette femme ? La sœur de Bobby ? Sa fiancée ? Sa petite amie ou son épouse ?

Bobby s'adressait à cette dernière, mais elle ne prononçait pas un mot.

– Lily, à qui je m'adresse ? Ou bien est-ce que je parle à un fantôme ?

– Bobby, je ne sais pas ce qui te dérange là-dedans. Oui, j'ai décroché l'appel, et alors ?

– Je t'ai déjà dit de ne plus toucher à mon téléphone. Combien de fois vais-je devoir te le dire ?

– Bobby, je ne veux pas trop parler, et sache que si je suis ici et que ton téléphone sonne, je vais décrocher, c'est certain.

– C'est ça, n'est-ce pas ?

– Oui, c'est bien ça.

– D'accord, nous verrons bien. Puisque tu es une femme qui ne veut pas comprendre, nous verrons.

Bobby empoigna son téléphone et s'éclipsa de la pièce, laissant Lily seule. Cette dernière se leva du lit d'un pas déterminé et le suivit jusqu'au salon, affichant une expression résolue sur son visage.

– Bobby, où vas-tu comme ça ? Quel est ton problème ?

Après avoir achevé sa toilette, Sandy se prépara à se coucher, résolue à effectuer sa prière avant de rejoindre les bras de Morphée. Une fois sa prière terminée, elle se glissa délicatement sous les draps, s'allongeant avec grâce dans son lit.

– J'ai vraiment de la chance d'avoir rencontré Bobby. Il est vraiment l'homme qu'il me faut, je ferai tout mon possible pour le rendre heureux. Oh, mon amour Bobby, parfois j'ai même envie de le laisser aller jusqu'à l'intimité. Mais j'ai aussi peur, je ne l'ai jamais fait et de nos jours, la confiance n'est pas à prendre à la légère. J'ai peur qu'il prenne ce qui m'est le plus cher et m'abandonne ensuite. Avec l'aide de Dieu, je m'en sortirai et nous serons ensemble comme nous l'espérons.

Sur ces pensées, Sandy se laissa emporter par le sommeil.

Le lendemain matin très matinal, Sandy s'éveilla. Elle prit son téléphone portable et composa le numéro de Bobby. Malheureusement pour elle, ce dernier n'apporta aucune réponse à ses appels. Elle déposa délicatement son téléphone et se mit à méditer, perdue dans ses pensées tourmentées. Des interrogations multiples commençaient à la tourmenter.

– Qu'est-ce qui ne va pas avec mon chéri ce matin ? Pourquoi ne répond-il pas à mes appels ? Normalement, il m'appelle déjà à cette heure. Bon, peut-être qu'il n'est pas à côté de son téléphone. Je le rappellerai plus tard.

Sandy se leva de son lit et quitta sa chambre pour s'acquitter de ses tâches domestiques habituelles. Elle tenait son téléphone portable dans sa main, ne voulant pas manquer l'appel de Bobby.

Pendant ce temps, Bobby était dans sa chambre en compagnie de Lily. Cette dernière lui avait confisqué son téléphone portable et refusait de le lui rendre. Malgré toutes les explications de Bobby, Lily persistait à garder le téléphone.

Chapitre 3

– Lily, qu'est-ce que tu fabriques ? Je n'aime pas ce que tu fais, je n'aime pas ça du tout. Ne me pousse pas à bout, s'il te plaît. Sinon...

– Sinon quoi, Bobby ? Que me feras-tu ? As-tu oublié que tu travailles dans l'entreprise de mon père ? Tu penses que tu peux tout avoir ? Je t'ai donné mon amour, je t'ai tout donné. Grâce à qui travailles-tu dans cette compagnie ? C'est bien grâce à moi. Maintenant, tu penses que tu peux te mettre avec une autre femme ? Tu te trompes complètement. Si cette femme en question connaissait la vérité sur toi, elle ne te donnerait jamais une place dans son cœur. Parce que tu n'es pas l'homme à qui on peut confier tout son amour. Tu es vraiment méchant, Bobby, tu es pire que Hitler. Tu as couché avec la secrétaire de mon père, tu as également couché avec la femme de ménage. Maintenant, ce que j'attendais et qui m'a même poussée à venir vivre ici avec toi est justifié. Tu sors avec une autre femme. Pourquoi es-tu comme ça, Bobby ? Quel Dieu t'a créé si mauvais ?

– Lily, je ne sais rien de tout ce que tu racontes. Mais qui t'a raconté tous ces mensonges ? Je t'ai trompée avec qui ? La secrétaire de ton père ? Tu parles de Sarah ?

– Tu me poses encore la question ? Mon père a combien de secrétaires dans cette entreprise ? Tu es méchant. Eh bien, je ne te rendrai jamais ton téléphone. Aujourd'hui, tu iras travailler sans ton téléphone. Que tu le veuilles ou non.

– Lily, je t'en prie, ne me fais pas ça. Tu sais très bien que toutes ces informations sont des mensonges. Je t'aime toi seule, c'est toi seule que mon cœur désire. Je t'aime de tout mon être, pourquoi voudrais-je te tromper avec une autre femme ? Ne te poses-tu pas cette question ? Depuis que tu me laisses seul et que tu pars en voyage, es-tu déjà venue à la maison et m'as-tu vu avec une autre femme ? Tu ne me préviens jamais avant de venir, et pourtant est-ce que je t'accueille avec une autre ? Je ne comprends même pas pourquoi tu crois à tous ces mensonges. C'est toi seule que je veux, tu es la reine de mon monde, mon amour. Je suis fou amoureux de toi, je ne pourrais jamais te tromper. Ils sont jaloux de notre amour et ils veulent briser notre relation, c'est tout. Je ne fais rien de tout cela, crois-moi.

– Bobby, pourquoi me fais-tu ça ? Tu sais très bien que tu es le seul homme dans ma vie. Mais pourquoi aimes-tu me faire souffrir ? Je n'aime vraiment pas me disputer avec toi, mais tu me forces à le faire.

– Mon amour, arrête de pleurer, je te jure que je ne te trompe pas. Toi-même tu sais combien ils me détestent dans cette entreprise. Simplement parce que je sors avec la fille du patron, la plus belle femme du monde. Je t'aime, mon amour, ma reine. Je ne permettrais jamais à une autre femme de prendre une place dans mon cœur. Alors arrête de te faire des idées. Viens dans mes bras, mon amour, tu sais que j'ai vraiment envie de sentir ta chaleur depuis hier. Mais c'est ta colère qui me repousse.

Lily, abusée par les tromperies flagrantes de Bobby, s'est réfugiée dans l'étreinte de ce dernier. D'une main délicate, Bobby a commencé à effleurer son corps tandis qu'ils se sont doucement allongés sur le lit. Les caresses de Bobby parcouraient le corps de Lily, qui se laissait aller à ses avances.

– Mon amour, je te désire, je veux te sentir en moi, dit Lily.

– Ma rose, tu sais très bien que je dois partir travailler. Je sais que tu as besoin de repos, mais moi non. Nous pourrons tout faire ce soir, et nous le ferons jusqu'au petit matin.

– Non, mon chéri, s'il te plaît, je veux te sentir en moi maintenant. S'il te plaît. Tu pourrais rester à la maison aujourd'hui pour moi. Ce n'est pas un problème. Je vais les appeler pour les informer.

– Es-tu sérieuse, ma rose ? Parce que je ne veux pas avoir de problèmes avec ton père. C'est pour cette raison que je dis cela.

– Non, ne t'inquiète pas, mon amour, c'est mon père. Alors arrêtons de parler et passons aux choses sérieuses. Déshabille-toi, mon amour, car moi je suis déjà nue comme un ver de terre.

– Waouh ! Mon amour, tu es de plus en plus belle avec tes formes. Je suis vraiment excité, s'il te plaît, aide-moi à me déshabiller.

Lily a aidé Bobby et finalement ils se sont retrouvés nus tous les deux. Bobby a commencé par caresser les seins de Lily, touchant son corps avec amour et tendresse. Lily quittait la terre et s'approchait lentement du paradis lorsque Bobby a accéléré la cadence et les plaisirs ont commencé.

Le gardien de la maison, Razak, arrosait les fleurs derrière la chambre de ses employeurs lorsqu'il a commencé à entendre les douces chansons d'amour. Il s'est arrêté, a mis ses mains entre ses jambes et a commencé à danser au rythme sensuel.

– Oh mon Dieu, ces deux-là vont me tuer dans cette maison. De si bon matin ? Monsieur Bobby ne veut-il pas partir travailler ou quoi ? Oh mon Dieu, ils ne savent pas qu'il y a un célibataire dans la maison ? Au lieu de laisser cette histoire de jalousie à Madame Lily pour embaucher une femme de ménage, elle a refusé. Elle ne pourrait même pas baisser un peu le volume de ses gémissements. Oh mon Dieu, mon attirail est aussi dur qu'un bâton, mais rien pour le calmer. Je dois quitter cet endroit, sinon je vais mourir d'envie.

Ainsi, Razak a quitté les lieux.

Sandy avait accompli ses tâches ménagères avec diligence et s'apprêtait à se rendre au travail. Elle était impeccablement préparée, saisissant son téléphone portable dans l'espoir d'y trouver un appel de Bobby. Cependant, rien, pas la moindre marque de son attention. Résolue, elle décida de le rappeler, mais encore une fois, aucun signe de vie. Un sentiment de tristesse s'empara d'elle tandis qu'elle quittait la demeure. Une fois dehors, face au portail, elle aperçut son père en train de monter dans sa voiture, qui s'immobilisa dès qu'il la remarqua.

– Ma chérie, ton petit ami ne vient pas te chercher aujourd'hui ?

– Je ne sais pas trop, papa. Je l'ai appelé, mais il ne répond pas. Peut-être qu'il est en réunion, je ne sais pas vraiment.

– D'accord, monte pour que je te dépose.

– Merci, papa.

Sandy et son père s'installèrent dans la voiture et se mirent en route. Durant le trajet, le père de Sandy entama une discussion à propos de sa relation avec Bobby, mais Sandy n'était guère attentive aux paroles de son père. Son esprit était entièrement absorbé par Bobby et ses inquiétudes à son égard. Son père remarqua son attitude distante, comme si elle avait la tête perdue dans les nuages.

– Sandy, ma fille, tout va bien ?

– Oui, papa, ça va super bien, j'ai juste un peu mal à la tête.

– Es-tu sûre de pouvoir aller travailler ? Je peux appeler ton patron pour te demander une permission, si tu veux.

– Non, papa, ce n'est rien de grave.

– D'accord, si tu le dis. J'espère que tu ne me caches rien.

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Un Amour à l'eau de Vinaigre

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