Chapitre 2

*

Mayna avait pris une bonne douche. En effet, depuis leur arrivée dans cette grande maison, baye modou était au telephone enfermé dans une autre pièce. Elle en avait profité pour bien se laver et faire ses prières avant son arrivé.

Elle avait donc finit et toujours pas l’ombre de son mari. Elle se retourna dan l’espoir qu’il la rejoigne très tard. Elle avait vêtu l’une des robes qu’elle avait achetées avec Henriette. Bien sûr, elle se sentait beaucoup trop attirante dans cette tenue mais elle ne voulait plus être cette fille intimidable d’avant.

En effet, quand elle avait remarqué qu’elle pouvait dominer baye modou, elle se sentit soudain en confiance. Mais pour le moment, elle savait que ce qui l’attendait était beaucoup plus rude que ce qu’elle pensait.

Elle allait entrer dans un sommeil profond quand on alluma la lampe. C’était lui…

Baye modou : ma biche tu dors ? Excuse-moi, je parlais avec un associé… tu n’as même pas mangé…

Mayna : je n’ai pas faim.

Baye sourit derrière elle puis lui caressa le bras. Il remarqua avec envie la tenue sexy et aguicheur que Mayna avait mis… il lui chuchota : c’est pour moi ça ???

Mayna se retourna et lui fit face. Elle pouvait complètement le voir, car son visage était à quelques centimètres du sien…

Baye modou : tu es très belle tu sais. Et très jeune. Je ne sais pas si j’arriverai à te rendre heureuse mais je sais que tu ne regretteras pas d’être avec moi. Tu me fais confiance ?

Mayna hocha la tête. Elle était soudain très vulnérable devant cet homme. Elle le connaissait depuis qu’elle était toute petite comme un ami de son père mais elle n’avait jamais imaginé qu’un jour, elle sera dans un même lit que lui… elle avait soudain peur de ce qu’il allait se passer dans cette chambre et ne pouvant plus se retenir, une larme perla sur sa joue.

Baye s’inquiéta : qu’est ce qu’il y a ma biche ?

Mayna entre deux hoquets : j’ai peur…

Il s’allongea confortablement à côté d’elle et l’attira dans ses bras : toutes les femmes passent par la ma biche et il le faut. Il faut qu’on le fasse. Il faut que demain tu prouves à tes rivales que tu as été vierges n’est-ce pas ???

Mayna se releva brusquement de lui : qu’est-ce que je t’ai dit dans la voiture ?

Baye se sentit soudain coupable : je suis désolé… mais il faut qu’on le fasse aujourd’hui…

Elle avait pensé qu’il aurait pitié d’elle et attendrait au moins deux à trois jours. Mais le regard qu’il lui lançait à cet instant précis en disait long sur ses intentions. Il se mit automatiquement sur elle et la fixa : je suis ton mari tu en es consciente j’espère ???

Elle hocha la tête….

Baye lui caressa doucement la joue et la regardait avec appétit. L’expression de son visage changea automatiquement et Mayna pouvait sentir son érection monter petit à petit. Il prolongea ses caresse jusqu’au sein de la jeune femme et se mit à les toucher légèrement. Mayna n’avait rien ressentit en dehors du dégout que le visage de cet homme lui inspirait… elle ferma les yeux et le laissa faire. Mais, baye ne passa pas par quatre chemin, il ne pouvait plus se retenir, il avait automatiquement enlevé sa ceinture et releva brusquement la robe de Mayna. Cette dernière prit un pan du drap pour y mordre et c’est à cet instant la qu'il la pénétra de manière brusque, brutal et tellement sec que la jeune femme cru tomber dans les pommes. Et voila elle était maintenant deflorée.

Elle avait toujours les yeux fermés mais la douleur était là. Pendant que son mari l’assommait de ses coup de rein, elle criait intérieurement, mordant profondément sur le tissus des draps, afin de ne pas se mettre à hurler comme une folle…

Le supplice dura encore quelques minutes et il tomba raide en elle, aussi fatigué que comblé. Il se retira doucement et se pencha sur elle : tu es une vraie vierge ma belle. Sache que ce fut un grand plaisir d’être ton premier et j’ose espérer que je serai ton dernier. Je t’aime.

Il l’embrassa sur la joue, puis soupira de bonheur avant de se lever et de se diriger sous la douche. Dès qu’il entra, Mayna éclata en sanglot, elle pleura toutes les larmes de son corps car elle était maintenant consciente que ce mariage était la pire erreur de toute sa vie.

Elle avait dormit plusieurs heures à cause de la fatigue de sa nuit précédente. Elle s’était réveillée l’entre jambe en feu. En réalité, baye modou ne l’avait pas ménagé. Il lui avait pris sa virginité en moins de 20 minutes, pensait-elle. elle sourit puis se rappela la foi ou son ex copain Mbaye voulait faire l’amour avec elle et qu’elle fut obligée de le faire attendre pendant plus d’un an avant de le quitter. Finalement, elle aurait au moins pu le donner à Mbaye plutôt qu’a cette brute qui ne voulait qu’une seule chose, le plaisir de la chair.

Baye modou : j’ose espérer que c’est la nuit dernière qui te fait sourire comme ça ?

Mayna se retourna brusquement et le vit au pas de la porte. Il était juste habillé d’un djellaba et de ses sandales. Il venait surement de prier pensait elle. Il vit en lui un homme très propre et très prévenant. Elle n’était pas amoureuse de lui, mais elle ne voulait pas non plus se pourrir l’existence en voulant coute que coute le détester. Il fallait qu’elle fasse des efforts pensait-elle. Car maintenant que tout était finit, elle devait faire tout son possible pour être heureuse, même si elle n’y croyait pas tellement…

Mayna : bonjour…

Baye modou : bonjour mon cœur. Tu es très belle au réveil.

Mayna : rire merci… j’ai tellement faim…

Baye modou : moi aussi j’ai faim. Lève toi tu nous fais à manger. Il y a des œufs que le chauffeur à acheter ce matin. Elles n’attendent que toi.

Mayna : rire… viens la approche…

Baye modou sourit puis se précipita vers elle. Mayna le fixa de ses grands yeux car elle s’était rendu compte qu’il était intimidé par ces derniers : tu as vu comment je suis, tu m’as presque tué cette nuit alors que je suis vierge. Tu sais que tu auras pu faire doucement.

Baye la regarda et se sentit coupable : excuse-moi ma belle. Je. Ne sais pas quoi dire. Je ne pouvais pas te résister tu es tellement belle.

Mayna : oui oui tu me l’as déjà dit. Et par conséquent, tu sais que je n’arrive pas à marcher.

Baye modou : naturellement. Massa yaye boy* (maman), je suis tellement désolé…

Mayna lui caressa la joue : ne t’inquiète pas. Tu sais comment faire des œufs n’est-ce pas ?

Il écarquilla les yeux l’air de n’avoir pas bien entendu. Mais Mayna ne comptait pas s’arrêter là. Elle était maintenant mariée à cet homme, autant lui faire comprendre qu’elle ne comptait pas être sa bonne. ;

Baye modou : tu voudrais que je cuisine ??

Mayna : je connais une copine à qui son mari fait toute la cuisine tous les soirs. Je l’envie tellement…

Il soupira puis lui lança un bref sourire : bon tu sais que je ne vais pas faire les œufs quand même. je vais demander au chauffeur de commander des croissants. Je pense que c’est mieux…

Mayna : super…

Elle lui avait fait un large sourire et baye modou en avait profité pour se glisser sous la couverture tout contre elle. Mayna regretta aussitôt le fait de lui avoir fait les yeux doux car elle savait qu’elle en allait payer le prix fort… il lui avait ainsi fait l’amour plusieurs fois dans la journée, et à la fin de l’après-midi, elle était tellement fatiguée que quand elle était entrée sous la douche, elle avait de nouveau éclaté en sanglot, se demandant une nouvelle fois ce qu’elle avait fait de sa vie…

Leur séjour à Mbour cependant fut de courte durée. En effet, une des filles de baye modou, son ainée, qui avait presque l’Age de Mayna était tombé gravement malade et ils furent obligés de rentrer au plus grand bonheur de cette dernière. Mère Fanta en profita pour l’emmener voir une masseuse et aussi, lui avait donné des tisanes pour calmer ses courbatures. Elle était tellement heureuse pour sa fille que Mayna se sentait stupide soudain…Comment sa mère pouvait une seconde penser qu’elle était heureuse dans ce ménage…

Enfin bref, elle trouvait que baye modou n’était pas comme ces commerçants répugnant et donc, cohabiter avec lui ne sera pas assez difficile se disait-elle.

Pa Kane voulait donc que Mayna rejoigne son domicile conjugal dans les plus brefs délais. Elle n’avait plus rien à décider et avait laissé le choix à son père et à son mari de tout faire. Ce dernier voudrait qu’elle vienne habiter dans la grande maison avec les trois autres. En réalité, c’était une maison de 4 étages. La 4e venait à peine d’être terminée et elle était entièrement pour Mayna.

Bien sûr, mère Fanta avait tout de suite flippé quand baye lui avait dit que Mayna allait habiter avec les autres, car les connaissant très bien, elle savait qu’elles étaient capable de tuer sa fille. Mais le mari de cette dernière disait ne pas vouloir faire de favoritisme et que Mayna devait vivre dans la grande maison.

Bref, après moult discussions, Pa Kane exigea à mère Fanta de ne plus se mêler de ça et de laisser Mayna aller faire son devoir d’épouse comme tout le monde. Quand il avait prononcé ces mots, cette dernière avait juste sourit à son père et était entrée dans sa chambre préparer ses affaires ; De toutes les façons c’est elle qui avait accepté ce mariage donc elle allait subir les conséquences qui en découleraient, se disait-elle. Tout ce qui l’intéressait c’était de mettre sa mère dans les conditions normales. Rien d’autre.

Elle avait donc été accueilli par trois femmes . La première s’appelait aida. Elle avait l’Age de mère Fanta et Mayna l’avait trouvé très adorable. La deuxième s’appelait soda, elle était plus tôt renfermée et très réservée. Elle avait à peine salué Mayna qui n’en fit pas tellement cas ; La troisième s’appelait fati, plus belle et plus jeune que les deux premières. Mais elle l’était moins que Mayna. Fati l’avait donc regardé de haut en bas. C’était ce genre de femme qui pouvait vous juger rien qu’en vous regardant. Elle était dépigmentée de la tête au pied, avec des faux ongles, faux cils, maquillage extravagante, exactement le contraire des autres….

Elle fut donc installée dans l’appartement du 4e étage. C’était un endroit très joli et il ne manquait absolument rien. Après la traditionnelle cérémonie, elle avait installé ses bagages dans son armoire six battant que baye modou venait d’acheter surement… elle se souvint que chez son père elle avait juste une petite commode ou elle rangeait ses quelques habits. Maintenant, elle avait même son argent de poche journalier pour ses petites dépenses ; Bien sûr, elle remettait tout cet argent à sa mère car rien que de voir le sourire sur son visage la boostait.

Après donc avoir tout rangé, elle décida de s’allonger et de dormir un peu. A peine qu’elle ferma les yeux, elle vit baye modou qui se déshabillait. Elle sursauta automatiquement : tu ne vas pas chez les autres ce soir ???

Il lui lança l’un de ces sourires qui pouvait tuer un rat : tu oublies que je t’ai à moi pour tout le mois. On n’a fait qu’une semaine à Mbour…

Mayna soupira puis se leva et entra dans la douche. Elle savait que sa vie dans cette maison allait tout être sauf facile. Et que ce mariage n’était pas juste de l’eau à boire, mais la mer à boire.

Cependant, elle se résigna. Car elle se rendait compte que plus elle persistait à le détester, et plus elle allait souffrir. Elle joignit son courage à deux mains et décida de sortir de la douche. Elle devait s’habituer à lui, à sa présence car après tout elle était censée partager sa vie avec lui, pensait-elle.

Baye modou : tu as duré sous la douche….

Mayna : je voulais me faire un peu belle pour toi…

Les yeux de son mari s’illuminèrent aussitôt : viens-la vite…

Mayna s’approcha de lui puis se mit sur lui à califourchon : je n’aime pas quand tu précipites les choses.

Baye modou : tu sais que je n’arrive pas à te résister…

Mayna : il va falloir essayer… elle s’approcha de lui puis l’embrassa légèrement sur la bouche…

Baye modou était stupéfait : tu sais que les autres ne m’embrassent jamais ???

Mayna le foudroya du regard et il comprit : excuse-moi…

Elle s’allongea à côté de lui et l’impatience le gagna, baye se jeta sur Mayna et la pénétra d’un coup. Elle émit un léger cri puis se retint. Après tout, elle ne devait plus se plaindre. Elle ferma donc les yeux et le laissa faire jusqu’à ce qu’il tombe de plaisir. Et elle se retourna, le laissant souffler derrière elle.

Elle ne put empêcher une larme de tomber sur sa joue une nouvelle fois. S'habituera- t-elle un jour à cette vie ?

A SUIVRE ·

Chapitre 3

Mayna avait donc su remettre les points sur les i avec baye modou. Elle voulait avoir du répit mais également elle voulait qu’elle donne leur dû aux autres comme il les appelait. Elle en avait donc profité pour se remettre d’aplomb. Elle s’était permit d’appeler une masseuse dans son appartement et elle avait eu tout le privilège de ces grandes dames de la haute société se disait-elle toute heureuse.

Elle était beaucoup plus libre dans ses déplacements. Elle ne voyait baye modou que tous les 6 jours maintenant et elle pouvait se reposer et se faire belle pendant tout une semaine. Elle lui avait forcé la main pour qu’il respecte ses tours et en profiter pour respirer un peu. Pendant ces deux derniers mois, elle avait cru être la seule femme de cet homme…

Il avait également tenu sa promesse. Il lui avait proposé de travailler à côté de lui dans son agence principale. Il lui avait dit que cela lui permettrait d’avoir un oeil sur les potentiels indiscret qui iraient à draguer sa jeune femme. Car en réalité, plus les mois passaient et plus Mayna devenait de plus en plus belle.

Elle commençait donc à se faire à sa nouvelle vie ; Sur le plan intime ce n’était pas encore la rose mais elle savait qu’elle pouvait se reposer pour une semaine à présent. A chaque fois que baye modou venait, elle faisait en sorte de le satisfaire autrement, et limitait ainsi tout contact avec lui. Elle avait donc une bonne stratégie et tout ce qu’elle faisait son mari l’approuvait.

Ce dimanche donc, ils étaient tous à l maison. Ils avaient l’habitude de prendre le petit déjeuner tous ensemble. C’était comme une tradition chez eux. Comme baye était de tour chez Mayna, ils avaient fait une grâce matinée. Mayna par contre s’était levée plus tôt et s’était installée au salon avec les autres.

Aida était en train de regarder la télé, fati comme d’habitude avec son portable et soda écrivait quelque chose sur un agenda. Elle trouvait l’ambiance vraiment morose et allait se lever pour rejoindre sa chambre quand il vit baye franchir le seuil de la porte. Il était un peu grognon et Mayna avait remarqué ça. En réalité, la veille au soir, elle lui avait dit qu’elle avait ses règles et qu’elle n’était pas d’humeur. Elle l’avait senti bouger pendant toute la nuit, riant secrètement de ce sevrage brutal…

Il s’assit à côté d’elle, salua les autres et Mayna avaient remarqué que soda et fati avaient aussitôt arrêté ce qu’elles faisaient et engageaient la conversation avec lui. Mayna les trouvait pathétiques mais ne disait rien et regardait la télé en même temps qu’aida qui n’avait pas bougé le petit doigt pour le saluer.

Elle avait remarqué qu’entre ces deux-là ce n’était pas la bonne ambiance ….

Soda : alors mon cœur tu as bien dormit….

Il jeta un coup d'œil vers Mayna ce qui irrita soda… fati s’approcha de lui : tu as l’air malade… je t’apporte un médicament ???

Il la foudroya du regard : je t’ai dit que je suis malade ??? Va me faire un café plus tôt…

Son ton était dur et ferme. Mayna en avait même eut peur et sentit dans sa voix qu’il n’allait pas bien. Elle se retourna et lui fit un petit sourire : ça va toi ???

Il se pencha vers elle : à vrai dire non…

Mayna sourit de nouveau et ce petit geste avait eu le don de remonter le morale à baye. Au même moment fati lui tendit une tasse de café tout en fusillant Mayna du regard…

Baye à aida : où sont les enfants ?

Aida se retourna : Fatou, malick, Anta, adja et Bineta sont chez ta sœur depuis cinq jours. Kader, sira, baba, samba et Abou sont partit à Thiès pour le gamou. Il ne reste que la petite Soraya et elle dort…

En fait dans cette maison, malgré la petite tentions qu’il y avait, on ne savait pas qui était l’enfant de qui. C’était aida qui était la mère de tout le monde et s’occupait de tous comme si c’était ses propres enfants. Mais en réalité, elle n’avait que 3 fils avec baye modou, les autres étaient les enfants de fati et soda. La petite Soraya était la dernière. C’était la fille de fati et elle avait juste 1 an ;

Baye modou : ceux qui sont parti à Thiès ils n’ont pas trouvé utile de me le dire ?

Aida soupira d’agacement mais avant même qu’elle ne réponde Mayna se retourna doucement vers lui : ils te l’ont dit dimanche passé…

Baye modou s’adoucit et voyant cette petit scène, soda fit un long chip avant de se lever…

Baye l’interrompit : Ey tu comptes aller ou la ???

Soda : dans ma chambre.

Baye : assied toi.

Elle contourna la chaise et alla se rassoir….

Baye : j’ai quelque chose à vous dire. Je n’ai pas envie que les gens disent que j’ai peur de quelqu’un d’entre vous. Donc je vous le dis moi-même. Vous le savez tous, Mayna a eu sa licence et je ne veux pas qu’elle reste les bras croisés. Elle va de temps en temps venir m’aider à l’agence car ses idées vont me permettre d’accroitre ma fortune…

Aida : c’est une bonne chose ma chérie…

Mayna sourit chaleureusement à aida qui depuis son entrée dans cette maison avait été d’’une gentillesse sans faille avec elle.

Mais au même moment soda dit : mais baye modou, tu oublies que j’ai mon master ??? Je suis plus…

Il l’interrompit : est-ce que j’ai dit le contraire ????

Soda : je…

Baye modou : je sais que toi aussi tu as fait des études, mais les idées de Mayna m’ont été d’une grande utilité. Donc je voudrais juste qu’elle m’aide de temps en temps. Rien de plus.

Mayna savait que cette nouvelle ne plaisait qu’a aida qui n’avait d’ailleurs plus participé à la discussion. Fati qui n’avait rien dit jusque-là se retourna vers son mari : mon chéri tout ce que tu fais est bien et moi j’approuve. Mais nous n’allons pas rester là à cuisiner toute la journée pendant que madame joue les grandes dames. Elle peut travailler ou elle veut, mais quand elle est de tour, qu’elle fasse la cuisine…

Les yeux de baye modou jetaient des éclairs : écoute moi bien fati, Mayna fera la cuisine quand moi son mari le décidera. Alors épargne-moi ton petit discours.

Sans un autre mot, il se leva. Mayna avait juste envie de s’enterrer six pieds sous terre et ne pouvait rien dire… au pas de la porte, baye modou cria : MAYNA….

Elle sursauta puis se retourna…

Baye : viens ! Suis-moi.

Elle se leva mais savait que fati et soda lui lançaient des regards qui pouvaient tuer… elle remercia intérieurement son mari et l’avait rejoint dans la chambre.

Quand elle entra, elle ferma la porte derrière elle. Baye était allongé et le regardait d’un œil gourmand : si je t’avais rencontré plus tôt, tu allais être ma seule et unique femme.

Mayna s’assit au bord du lit : chéri il faut que tu sois un peu doux avec elles. Quand tu leur parles comme ça en ma présence ça me fait un peu mal tu vois…

Baye : je n’aime pas le comportement de soda et fati. Elles ont toujours été comme ça.

Mayna : oui mais ce n’est pas une raison. Promet moi d’attendre au moins que je ne sois pas là pour leur dire tes vérités ;

Baye : je te le promets ma biche. Approche et allonge-toi près de moi. Même si tu as tes règles je peux au moins sentir ma femme a mes côtés …

Bien sur Mayna ne voulait pas mais elle le fit quand même. Elle se coucha près de lui et baye ne faisait qui lui caresser le dos. Bizarrement, elle s’était sentie un peu apaisée…

Mayna : tu devrais me laisser cuisiner, juste les dimanches au moins…

Baye lui susurra : je ne veux pas que tu entre dans cette cuisine ok ???

Elle hocha la tête puis lui fit une bise sur la joue. Il en avait souri de toutes ses dents.

Le lundi, Mayna s’était préparée en même temps que son mari pour enfin commencer à travailler. Elle avait pris la peine de bien s’habiller d’un tailleur avec une jupe qui ne dépassait pas ses genoux.

Elle se regarda devant le miroir et fut satisfaite de sa tenue quand baye modou se figea net : ou est-ce que tu comptes aller avec ça ???

Mayna fronça les sourcils : et bien au travail bien sûr. C’est mon premier jour et je veux que…

Il l’interrompit : hey tu te fou de moi ou quoi ? Tu vas sortir comme ça ??? Comme une dévergondée ??? VA M ENLEVER CA !!!!

Il avait crié tellement fort que Mayna ne l’avait pas reconnu. Elle avait pensé pouvoir tout faire à sa guise et que baye modou allait approuver mais là elle se rendait compte qu’elle avait piqué sa jalousie. Elle bouda puis ouvrit son armoire et sortit une robe. Même longueur, ça ne dépassait pas ses genoux…

Baye s’assit sur le lit : approche…

Il s’était adoucit : je sais que tu es jeune mais tu oublies que tu es la femme d’un homme puissant et respecté. J’adore ces tenues mais je n’aimerai pas que quelqu’un d’autre te lorgne ou te matte… tu es ma propriété. Donc j’aurai préféré que tu mettes un pantalon à la place.

Mayna soupira puis exécuta. Elle mit un pantalon un peu moulant mais mieux que les jupes. Baye approuva alors et ils partirent au travail.

L’agence de son mari était plus grande qu’elle ne l’avait imaginé. C’était une entreprise immobilière et elle avait vu toute une équipe qui assurait la gestion. Même si baye n’avait pas fait d’études poussées, elle se rendait compte qu’il était assez intelligent pour engager des personnes très expérimentées.

On lui présenta tout le monde et quelques minutes après, elle entra dans le bureau de son mari. Un endroit très grand, très accueillant mais surtout, rien ne montrait qu’il y travaillait.

Mayna : si tu as tout un personnel qui assure la gestion de ta société, pourquoi tu as un si grand bureau ???

Baye : pour mes partenaires, mes petites réunions d’affaire et… m’éloigner un peu de ces trois folles. Mais j’avoue que depuis que tu es entrée dans ma vie, j’éprouve de moins en moins de besoin de venir ici….

Il s’était approché mais Mayna s’était un peu éloigné : et où est mon bureau moi ???

Baye : ici !

Mayna : on ne peut pas être en contact tout le temps toi aussi.

Baye fronça les sourcils : qu’est-ce que tu veux ???

Mayna s’approcha de lui et entoura ses bras autour de son cou : je veux un bureau ou je pourrais m’occuper de certaines choses. Et te garder à l’œil en même temps. Je ne voudrai pas que d’autres filles y passent…

Elle lui fit un clin d’œil et baye faillit fondre sur place : d’accord ma biche, tout ce que tu veux viens. Il y a juste un bureau ici. C’était celui de la directrice commercial mais elle nous a quittés pour aller en France. Malick s’occupe maintenant de son poste. Tu peux t’y installer.

Quand Mayna entra dans la pièce en question elle était stupéfaite. Il fallait voir la décoration et le luxe qu’il y avait. Elle ne s’était jamais douté que son mari avait une si grande société. Elle se vit soudain en train de réaliser des choses, de faire quelque chose de sa vie.

Elle se jeta dans ses bras et l’embrassa longuement avant d’aller s’assoir sur le fauteuil du bureau qui l’avait donné cet air magistral…

Baye modou demanda au directeur financier de venir et lui dit que désormais, madame drame sera la nouvelle directrice commercial. Mayna avait écarquillé les yeux. Elle n’en revenait pas… le garçon avait acquiescé et avait promis à Mayna de revenir pour lui donner tous les plans. Bien sûr elle n’avait pas d’expérience la dessus mais monsieur Mbaye avait promis de l’aider dans tout ce qu’elle aurait à faire ces prochains jours. Elle était juste aux anges, car elle se rendait compte que finalement ce mariage avec baye modou avait ses côtés positifs.

A SUIVRE

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