Chapitre 2

Rita choquée, regarde Josephine.

-tu voulais que je fasse quoi ? Que je couche avec lui ? Ce vieil homme dégoûtant

Josephine : -ce que tu dis est complètement absurde, il était ton mari

-mon mari ? Moi j'aime personne, encore moins ce vieillard qui m'a fait du chantage afin que je l'épouse, tout ça parce qu'il payait mes études et me donnait à manger, navrée pour lui mais même pour tout l'or du monde, je ne me donnerai pas à un homme

-tu veux me dire que tu n'as pas couché avec André ?

-jamais de la vie

-il est pourtant séduisant malgré le fait qu'il t'ait fait croire qu'il était handicapé

-écoute Josephine, arrête de me parler des coucheries, pour l'instant tout ce que je veux c’est, retourner dans ma maison pour foutre ce traitre qui me sert de mari, à la porte, il va comprendre qu'il ne faut pas jouer avec moi

-tu dois d'abord reprendre des forces et te rétablir, parce que dans ton état actuel il ne ferait qu'une bouchée de toi

Deux jours plus tard, Rita se rend à la maison que lui avait offert Oscar, accompagnée de Fred son frère ; Elle sonne au portail jusqu'à ce qu'une jeune femme vienne ouvrir.

-oui, que puis-je faire pour vous ?

Rita et Fred se regardent, surpris.

-je suis la propriétaire de cette maison, qui es-tu ?

Dit Rita en regardant la femme.

-hein, vous faites erreur, ici ce n'est pas votre maison, cette maison est celle d'André

Répond la femme.

Fred : -c'est la maison de ma sœur, pas celle d'André

La femme : -elle est où la preuve ?

-dans la maison, tout se trouve dans cette maison

Rita entre dans la parcelle en bousculant Clara ; Elle se dirige dans sa chambre et se met à fouiller les placards et les tiroirs.

Mais elle ne trouve rien du tout à part les vêtements de femmes;

-ce n'est pas possible, il a tout pris

Fred et la femme entrent dans la chambre.

Fred : -qu'est-ce qui se passe ?

Rita : -je gardais tous les documents importants dans ce placard, il n'y a plus rien

La femme : -André a vidé toute la maison avant hier, il n'y a que mes affaires dans toute la maison, je la loue

Rita, choquée : -il a tout pris, je ne parviendrai plus à prouver que cette maison est bien la mienne à présent

Des minutes après, Fred et Rita sortent de la parcelle et montent dans un taxi qui va les déposer devant la maison familiale d'André.

Rita lève les yeux et est surprise de voir où ils sont.

Mais Fred la fait descendre du taxi avant même qu'elle n'ait le temps de dire quoi que ce soit.

Au moment même, Nia sort de la parcelle et les rejoint avec un grand sourire aux lèvres.

-voyez-vous ça, la veuve noire en personne se présente devant ma porte, je suppose que parmi tous tes plans d'assassiner mon père et prendre sa fortune, tu n'imaginais pas que nous allions contre-attaquer, n'est-ce pas ? Mon neveu André t'a bien eu ma pauvre, tu es passée de veuve noire à veuve bien naïve

-ce qu'a fait André est tout simplement ignoble

Répond Rita, furieuse.

Nia : -et toi alors ? Ce que tu as fait à mon père, tu trouves que c'est correcte ?

Rita, gueule : -tu n'as aucune idée de ce qui se passait réellement entre ton père et moi, de nous deux, il avait plus besoin de moi que moi, de lui

-qu'est-ce qu'une femme telle que toi aurait à offrir ? Tu es pauvre

-la femme a deux grandes possibilités de réussite devant elle, sa propre réussite ou alors, la réussite de son mari, je n'ai pas besoin d'un franc pour avoir les hommes à mes pieds et ton père ne faisait pas exception

Nia furieuse, envahit par la colère, gifle Rita.

-sache que la beauté est éphémère mais tes actes, tu vas les payer tôt ou tard, tous ces hommes que tu épouses et qui disparaissent dans des circonstances, bizarres, tous ces meurtres vont te hanter au moment où tu ne t'y attendras pas, je suis heureuse que mon neveu André nous ait débarrassé de toi, au moins maintenant on ne sera plus obligé de voir ton visage, meurtrière

Nia retourne dans la maison tandis que, Rita furieuse se tourne face à Fred.

-tu as vu ce que tu as causé ? Si tu ne m'avais pas demandé de me débarrasser d'André, tout ceci ne se serait jamais produit, il t'a vu me remettre le flacon de poison et c'est le même poison qu'il a utilisé contre moi

-tu voulais que je fasse quoi d'autre ? Tu commençais à t'attacher à lui, tu passais tout ton temps avec lui au lieu de te concentrer sur ta prochaine cible

-tu sais très bien que je ne ressens rien pour aucun homme présent sur cette terre, l'homme qui me fera tomber amoureuse, n'est pas encore né, regarde ce que tu as créé tout ça par peur

-je suis vraiment désolé petite sœur, bon on fait quoi maintenant ?

Rita soupire en regardant sur le côté.

Dans la nuit dans son lit, Rita incapable de trouver le sommeil, ne cesse de repenser furieuse, au moment de la journée où, Nia l'a giflé.

Le lendemain matin, elle se rend à l'entreprise de son défunt mari Oscar.

À sa grande surprise, elle croit apercevoir André de dos, debout, feuilletant un document à la réception.

Fâchée, elle se rapproche de lui.

-tu ne t'en sortiras pas aussi facilement, je ne te donnerai pas la maison que ton grand-père Oscar m'a donné

L'homme ne lui prête aucune attention, il se dirige vers un bureau avec elle derrière, le poursuivant.

-hey je te parle André, ne fais pas comme si tu ne m'entendais pas

L'homme se retourne et la regarde; Elle est surprise.

Ils se regardent sans dire un mot.

Le silence est brisé par André qui sort de son bureau et les rejoint.

Il regarde Rita :-qu'est-ce que tu fais là ?

Chapitre 3

Elle répond timidement : -il faut qu'on parle

Yann : -André j'ai déposé le document à la réception, j'ai cours j'y vais

André : -ok

Yann s'en va en les laissant seuls.

André ouvre la porte du bureau à nouveau en invitant Rita à y entrer.

-tu entres ?

Rita : -on peut parler ici, rends-moi ma maison, les papiers

André : -tu étais toute timide à l'instant et maintenant tu sors les griffes ? Viens, j'ai quelque chose à te montrer, ou plutôt, quelqu'un

-qu'est-ce que j'en ai à faire de ta personne ?

-c'est cette personne qui est derrière tout ce qui t'arrive, je n'ai fait que suivre ses ordres

-qui c'est ?

-viens voir par toi même

Rita le suit dans le bureau et est choquée de voir Oscar bien portant, , assis dans son siège avec le sourire en coin.

-ma petite femme, surprise de me voir vivant ? Tu croyais que je serai ton cinquième mari décédé ? Tu me pensais aussi bête franchement ? Heureusement que mon petit-fils ici présent était disposé à devenir mon soldat de guerre, il s'est fait passer pour un handicapé parce qu'on savait que tu aurais pitié

-elle s'est bien occupé de moi grand-père, tu aurais dû la voir, une bonne petite femme modèle

Dit André avec un sourire en coin avant de lui caresser la joue. Rita mécontente, recule d'un pas ; Ce qui oblige André à retirer sa main.

Oscar : -la maison que je t'ai offerte, est à moi, à nouveau, je te laisse quand même l'argent que je t'ai donné pour ta première année d'université, quand tu n'auras plus rien, reviens prendre ta place en tant que mon épouse, à mes côtés

André, surpris : -tu veux encore d'elle alors même qu'elle a failli te tuer grand-père ?

Rita sourit : -un problème avec ça André ? Tu veux me garder pour toi seul ?

André, gêné : -ne dis pas de sottises

Rita se rapproche face à lui puis lui embrasse les lèvres, tout en regardant Oscar.

-ça suffit

Dit Oscar furieux en tapant sur la table.

André mal à l'aise, s'éloigne immédiatement de Rita.

Oscar se lève : -je n'accepterai pas ce manque de respect Rita, je suis ton mari

Rita : -lui aussi

André : -non je ne suis pas ton mari, le mariage entre nous deux était faux

-pourtant tu as bien apprécié lorsque je t'ai embrassé à l'instant

Dit Rita avec le sourire aux lèvres.

Elle ajoute : -dis, tu as raconté à ton grand-père, la passionante nuit d'amour que nous avons passé tous les deux ? Tes baisers sur ma peau, tes mots doux me disant à quel point tu m'aimes

Oscar choqué : -c'est vrai ça André ?

-non, mais non grand-père, elle ment, je ne l'ai jamais touché

Répond André d'un air perturbé.

Rita : -Oscar crois-moi, ton petit-fils est une vraie bête au lit, navrée qu'il m'ait eu alors que toi, André j'adore le point de beauté que tu as sur ta fesse gauche, je me souviens toujours de ça quand je repense à notre nuit torride, bisou chéri, on se verra à notre endroit secret

Rita s'en va avec le sourire en les laissant seuls, Oscar lance un regard froid à André.

Oscar : -retire ton pantalon

André, choqué : -quoi grand-père ? Tu ne vas quand même pas la croire !

-retire ton pantalon, c'est un ordre

-si c'est pour vérifier que le point de beauté sur ma fesse gauche, c'est pas la peine, j'en ai bien un

-alors tu m'as trahi, tu as bien couché avec elle ? Avec la femme de ton propre grand-père

-c'est faux grand-père, je ne l'ai pas touché

Oscar furieux, se met à gueuler : -tu viens juste de l'embrasser devant moi et tu as aussi reconnu que tu avais bien un point sur la fesse gauche, quelle abomination André, mon propre petit-fils, tu m'as, tu

Il se met soudain à suffoquer.

André inquiet, se rapproche de lui : -grand-père

Plus tard dans la soirée dans la maison familiale, Nia après avoir donné ses médicaments à son père Oscar dans sa chambre, rejoint André dans le salon.

-André tu n'es pas encore parti ?

-je suis inquiet pour grand-père, cette femme lui a menti, elle lui a dit qu'on avait couché ensemble

-est-ce que c'est vrai ?

-bien sûr que non ma tante, pourquoi vous le croyez tous ?

-tu es beau, elle est belle et vous êtes jeunes

-elle est toujours la femme de mon grand-père, ton père et c'est une meurtrière

Au moment même, Yann entre.

-bonsoir

Nia : -tu étais où toi ? Encore avec une autre fille ?

Yann : -à l'université, maman

André : -il n'a plus le droit de traîner avec des jeunes femmes ? Il a déjà 25 ans, c'est un homme

Nia : -ne te mêles pas de ça André, tu n'as pas la moindre idée de ce qu'il est capable de faire ce garçon

André : -ok, bonne nuit

Il s'en va en direction de sa chambre, laissant Nia en compagnie de Yann.

Nia : -Yann Vardel je te préviens, pas une autre petite-amie, hors de question que tu fasses revivre un enfer une fois de plus à l'enfant de quelqu'un

Yann : -ne me traites pas comme si j'étais un monstre, maman je t'en prie

-je te rappelle que ta dernière petite-amie en date, est morte à cause de toi Yann, tu es malade, tant que tu ne n'iras pas remettre tes neurones en place dans un hôpital psychiatrique, ne sors avec personne, je t'en prie

-j'ai des besoins

-les prostituées existent

Yann soupire : -et plus de chances d'attraper des maladies avec ça, quel genre de mère préfère que son fils aille coucher avec des prostituées plutôt qu'il se trouve une seule femme ?

-le genre de mère qui a un fils fou malade

Il sourit alors que cette dernière s'en va.

-je ne suis pas malade, j'ai juste une façon particulière d'aimer

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