Chapitre 2

Les jours passaient ainsi à la vitesse de l'éclair. Mouna avait de moins en moins de temps pour réviser. Mais

elle trouvait toujours le moyen de le faire soit à l'école, soit quand elle partait en weekend chez ses parents. Elle vivait une vie très compliquée chez sa tante mais elle ne disait jamais rien à son père, de peur de le faire souffrir ; papa sidy l'aimait tellement qu'il n'aimait pas la voir souffrir.

À l'école elle faisait tout son possible pour récolter les meilleures notes. Son intelligence aidant, elle était admirée de tous ses professeurs.

Mouna ne fréquentait aucun garçon par rapport à ses amies. elle ne voulait pas avoir de petit ami pour la simple raison qu'elle voulait d'abord attendre d'avoir son bac. C'était sa priorité se disait-elle. Elle avait eu à fréquenter des garçons pendant les années passées mais cela ne s'était pas bien terminé. Elle connaissant l'humeur de sa tante, mieux valait ne pas l'énerver...

Pourtant dieu sait qu'elle est belle. En effet elle avait hérité des traits maures de sa mère mais aussi de la beauté de son père ainsi donc, mouna ne passait jamais inaperçu avec son teint clair et surtout ses formes généreuses. Elle était très jolie et désirable et cela, elle n'en était pas consciente.

Cependant elle n'avait pas complètement la tête à ça. Tout ce qu'elle voulait c'était réussir sa vie, construire son avenir et avoir une existence meilleure que celle qu'elle était en train de vivre et pour cela elle se battrait bec et ongles...

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*Chapitre 2

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Moustapha avait fini son travail depuis 17h mais il n'avait pas envie de rentrer chez lui. Oui il n'avait pas envie de subir une nouvelle fois les sautes d'humeur de sa femme raison pour laquelle il préférait rester à son bureau et travailler encore et encore. Il ne regardait pas l'heure passer et quand il avait entendu des pas dans le couloir, il se rendit compte qu'il était presque 20h.

Comme il prenait le bus d'habitude, il décida alors de prendre le taxi pour aujourd'hui. Il se sentait fatigué et n'était vraiment pas d'humeur à aller se casser la tête pour trouver un car à cette heure.

Quelques minutes plus tard, il arriva chez lui et à son plus grand bonheur, tout le monde était dans leur chambre. Il se dirigea tout doucement dans la sienne espérant que sa femme dormait mais à son plus grand désarroi, il l'avait retrouvé en train de regarder la télévision.

Moustapha : bonsoir bb

Adja : bonsoir... je peux savoir où tu étais ?

Moustapha : j'étais à mon bureau adja. S'il te plait ne commence pas. Je peux avoir à manger ?

Adja : vas dire à celle avec qui tu étais de te faire à manger...

Moustapha n'en revenait pas que sa femme la traite d'infidèle. Il était en colère et en même temps amusé de cette situation. Il décida donc de jouer avec ses nerfs...

Moustapha : tu sais elle au moins elle ne me boude pas quand je vais la voir. Elle est toujours souriante et tu sais quoi, ELLE EST LARGEMENT PLUS BELLE QUE TOI.

Adja : MOUSTAPHA !!!

Sans même un autre regard de plus pour elle, tapha entra dans la salle de bain, satisfait de son exploit. Adja avait joué avec son humeur et bien elle l'avait cherché se disait-il sous la douche.

Une fois finit, il sortit tranquillement avant de s'habiller d'une légère djellaba et de sortir pour aller saluer ses parents, sans regarder sa femme, qui boudait toujours...

Moustapha était de nature très calme. Cependant il ne comprenait pas pourquoi adja se comportait de la sorte avec lui. Elle lui avait caché son vrai visage certes mais pourquoi ? Elle ne manquait de rien. Bien vrai qu'il n'était pas très riche, il arrivait quand même à subvenir à ses besoins démesurés.

Il l'aimait éperdument et avait espoir qu'elle changera un jour mais ce jour la viendra-t-il ? se demandait-il.

Après avoir salué ses parents, il la rejoint dans leur lit.

Tapha : bb ?

Adja : qu'est-ce que tu veux ?

Tapha : pourquoi tu es si agressive avec moi ? Qu'est ce qu'on t'a dit sur moi ? Qu'est-ce que je t'ai fait ?

Adja : ...

Tapha : quand on était ensemble on s'aimait beaucoup. Je faisais tout pour te faire plaisir et jusqu' à présent d'ailleurs. Je ne dis rien face à tes crises d'hystérie et maintenant tu me fais une crise de jalousie. Qu'est ce qu'il y a ? Tu me connais très bien et sais que je n'irai jamais voir une

autre femme. Je n'en veux pas et tu en es consciente. Qu'est ce qui se passe vraiment ?

Adja ne pouvait pas répondre à cette question. Bien sûr elle l'aimait mais au début elle ne savait pas que son mari n'était pas tellement riche. Et puis elle était déjà entrée dans ce mariage elle n'avait donc d'autre choix que d'assumer ses choix.

Oui elle aimait Moustapha mais elle avait envie de sortir de cette maison, vivre seul avec lui. Elle savait qu'il avait de l'avenir et que même si sa sera dans plusieurs années, Moustapha sera un grand cadre dans son entreprise. Mais pouvait-elle attendre tout ça ? ...

Tapha : tu ne m'aimes plus ?

Adja : bien sûr que je t'aime.

Moustapha : alors qu'est ce qui est à l'origine de tout ça?

Elle n'avait pas de réponse à cette question et quand elle avait regardé le visage meurtri de son mari elle avait envie de s'enterrer six pieds sous terre. Elle avait honte de son comportement mais bon elle allait se racheter se disait-elle.

Adja : tu blaguais tout à l'heure quand tu disais que tu as une maitresse ?

Moustapha : viens la !

Elle s'approcha et le laisse la bercer dans ses bras « tu sais bien que je ne t'échangerai avec personne »

Cette phrase avait eu le don de la rassurer. Oui elle connaissait bien son tapha pour savoir qu'il ne lui fera jamais de mal. Mais adja était une femme et de surcroit une femme très matérialiste ce que son mari ignorait ou ne voulait pas savoir. Aura-t-elle la patience d'attendre l'arrivée de jours heureux ? Pourrait-elle attendre sagement la promotion tant attendu dont Moustapha rêvait depuis des années ? Telles étaient les questions que tapha devrait se poser. Cependant il était aveuglé par l'amour qu'il avait pour elle. Et tant que cet amour existait rien ne pouvait lui faire ouvrir les yeux sur la véritable nature de sa femme.

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Mouna était très concentrée dans ses révisions. Elle avait fini toutes les matières et ne faisait que les relire. Heureusement qu'elle avait cheikh qui s'assurait tous les jours qu'elle avait fait tous ses devoirs. De temps en temps, il l'aidait avec les matières scientifiques. Et cela l'avait beaucoup aidé à réussir ses examens blancs. Elle avait eu une bonne mention à la grande satisfaction de ses parents.

Quant à sa tante, elle lui avait collé la paix depuis que son fils lui avait sommé de la laisser tranquille. Cependant, depuis ce jour, elle ne manquait jamais de lui lancer des pics de même que Bocar qui ne

cachait pas qu'il ne l'aimait pas. Enfin bref elle n'était pas la plus heureuse des filles mais elle arrivait quand même à vivre sa vie le plus normalement possible.

À l'école, elle trouvait du réconfort chez ses deux amies qui ne manquaient jamais de l'encourager et de la remettre d'aplomb. Elle avait préféré ne rien dire à sa famille mais comme elle voyait son grand frère presque tous les jours, elle lui avait tout dis jusqu'à l'humeur massacrante de leur cousin Bocar ; Alioune avait été compatissant mais impuissant face à la situation de sa sœur. Il lui promettait toujours qu'il fera tout son possible pour la faire sortir de cette maison...

Mouna savait que c'était quasi impossible. En effet Alioune était en train de préparer ses papiers pour partir en Europe. Un de ses amis qui avait des connaissances partout l'avait aidé avec les démarches tout en lui prêtant de l'argent pour les frais. À présent il ne restait que quelque jour pour qu'elle voie son frère partir loin d'eux, loin d'elle. Même si elle faisait tout pour ne pas y penser, elle savait que si Alioune partait, leur situation allait beaucoup changer et c'était un brin d'espoir qu'elle se permettait d'avoir intérieurement...

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La date du bac arrivait à grand pas. Mouna, Sokhna et Fatima était à fond dans leur révision. Elles voulaient avoir ce bac à tout prix et cela était une priorité pour elle. À chaque fois

qu'elle descendait tard, sa badiene la réprimandait. Mais comme à son habitude, cheikh prenait toujours sa défense. Il connaissait sa mère et savait à quel point elle pouvait être insupportable ;

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A quelques jours de l'examen donc, cheikh avait offert un téléphone à sa cousine tout en lui ordonnant de l'appeler tous les soirs pour qu'il vienne la chercher avec sa voiture. Bien sur sa badiene était contre cette idée mais n'y pouvait rien comme d'habitude car son fils ne l'écoutait jamais. Ainsi à chaque fois que mouna rentrait avec son lui, elle attendait que ce dernier entre dans sa chambre pour pouvoir réprimander sa nièce.

Maimouna avait maintenant l'habitude et à chaque fois que cela se produisait, elle attendait sagement qu'elle termine de parler pour pouvoir rejoindre son lit et dormir à poing fermé.

Le jour de l'examen du bac, maman sadya avait préféré que sa fille vienne de chez elle. Oui la famille Diagne

avait leur tradition et il fallait qu'elle le fasse pour sa fille. Mouna avait donc passé la semaine du bac chez elle, retrouvant ainsi le cocon familiale mais aussi la chaleur maternelle.

Son frère était parti en Europe à 3jours de l'examen. Elle était triste le jour de son départ certes mais elle commençait à s'habituer à cheikh qui faisait office de grand frère. Il l'appelait tous les jours pour voir comment elle avait passé ses épreuves et ne manquait jamais de l'encourager à faire des efforts pour réussir avec brio.

Maman sadya appréciait la peine que cheikh se donnait pour sa fille et ne manquait jamais de le remercier à chaque coup de fil...

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L'examen s'était bien passé pour les trois jeunes filles. Mouna avait de l'espoir sur son admission de même que ses amies. Mais au Sénégal l'examen sont des épreuves de chances car il y avait énormément de fraude et de corruption. Tout ce qui restait à présent c'était de prier Dieu tout en attendant les fameux résultats...

Son père était très fier d'elle. Oui il ne manquait jamais de le lui dire. Il savait que sa fille allait réussir et ne s'en inquiétait pas. Il priait tous les jours pour elle et cela allait droit au cœur de mouna. Elle était donc très confiante et attendait les résultats avant de retourner chez sa tante...

Elle était sagement en train de lire un roman dans son ancienne chambre quand son téléphone se mit à sonner : cheikh

Mouna : allo !

Cheikh : bonjour jeune fille alors on dit quoi tu as peur ?

Mouna : rire un peu oui.

Cheikh : tu es allé voir si c'est tombé ?

Mouna : hey cheikh faut pas me faire peur toi aussi. On est samedi aujourd'hui.

Cheikh : bon je passe te chercher pour qu'on aille voir. Il semble que votre centre proclame les résultats

dans quelques minutes. Je viens de l'entendre à la radio. Va prévenir tes amies...

Mouna ne savait plus quoi faire. Elle avait peur oui très peur. Quand elle se leva brusquement, sa mère à faillit faire tomber son commerce.

Mouna : maman je vais au centre avec cheikh voir si les résultats son sorti

Maman sadya, très calme soudain : vas-y ma fille tu reviendras me trouver ici avec ton bac en poche...

Mouna, amusée : maman je ne pense pas qu'il proclame aujourd'hui mais bon j'y vais quand même...

Ne voulant pas réveiller son père qui dormait encore, elle quitta la maison en trombe pour aller chercher ses deux amies. C'est ainsi que paniquées, elles avaient retrouvé cheikh sur la route qui était mort de rire

devant leur visage de stressé.

Cheikh : les filles qu'est-ce qui vous arrive ? Vous étiez confiante à 100% il y a deux jours. Et maintenant vous êtes à 0%

elles n'avaient pas la tête à répondre aux taquineries de cheikh qui avait fait moins de 30min sur la route. Arrivées à leur centre, elles se rendirent compte effectivement que les résultats devaient sortir dans quelques minutes. Heureusement que son cousin avait écouté la radio se disait mouna...

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L'attente avait été un peu longue pour elle mais finalement, les membres du jury leur demandèrent de s'approcher...

« Nous allons d'abord commencer par la liste des élèves de la série s1

1E du centre : 79867 MOUHAMADOU MOUSTAPHA NDAW MENTION TRES BIEN

2e du centre no 79876 MAIMOUNA DIAGNE MENTION BIEN

Mouna s'était littéralement jetée dans les bras de son cousin qui n'était pas surpris de ce résultat. Il savait que sa petite mouna était brillante.

Il restait maintenant ses deux amies qui avaient fini par être appelées quelques minutes plus tard au 1E tour elles aussi. Finalement tout s'était bien passé et mouna avait ainsi hâte de retrouver sa mère et son père qui s'étaient tant battu pour ses études....

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Chapitre 3

Mouna avait réussit son bac avec brio. Elle pensait encore et encore à tous les efforts que ses parents avaient dépensés pour ses études. Elle devait l'avoir cet examen, c'était obligé se disait elle.

A présent elle pouvait tranquillement décider de son avenir, du chemin qu'elle voulait prendre. Elle était plutôt portée sur la comptabilité, mais avec les conseils de son cousin cheikh, elle avait plutôt envie de faire droit des affaires. Elle voulait être juriste finalement.

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Cependant, elle redoutait d'aller à l'université de Dakar. Oui c'était dur de l'admettre mais l'université était l'antre du diable. Avec des grèves en a plus finir, les débrayages des profs, elle n'était pas convaincu d'y avoir l'enseignement qu'elle voulait.

Pendant la première semaine de son admission, elle prenait donc la peine de trouver des renseignements sur les instituts de formation privées et malheureusement pour elle c'était beaucoup plus cher qu'elle ne le croyait... elle pensait que ce serait facile de bénéficier d'une bourse, mais c'était loin de tout ce qu'elle pouvait imaginer.

Ses deux amies Sokhna et Fatima devaient aller dans ces écoles la mais leur situation était bien différente de celle de Mouna... bref elle savait que son père ne pouvait pas lui payer des études dans une école privée, elle décida donc de ne pas le fatiguer avec cela... elle décida donc d'aller à l'université.

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Deux mois après le bac, Mouna était toujours chez sa badiene. En effet avec l'aide de cheikh, sa tante l'avait comme laissé tranquille. En effet son cousin était très sérieux quand il disait à sa mère de la laisser respirer un peu. Cette dernière le remerciait intérieurement car elle connaissait bien badiene ouli pour savoir qu'elle était la pire des diables...

Alors qu'elle écoutait tranquillement de la musique dans la chambre qu'elle partageait avec Khady, Mouna entendit cheikh l'appeler...

elle courrut au salon pour le retrouver. Il avait l'habitude de descendre tôt les vendredis et Mouna aimait bien quand il était dans les parages.

cheikh était en quelque sorte son gilet de sauvetage face à sa badiene...

Cheikh : hello petite sœur, alors comment tu vas ?

Mouna : je vais bien. je ne savais pas que tu étais rentré...

Cheikh : ah oui je n'ai pas voulu réveiller maman c'est pourquoi je n'ai pas fait de bruit... alors tu te sens bien ici? Maman ne te fait pas de misère ?

Mouna : oh non pas du tout. Badiene est comme sa mais au fond elle m'aime beaucoup.

Cheikh : hum Mouna je connais ma mère et si tu dis qu'elle t'aime beaucoup tu te fais des idées. Il ne faut pas dire ça juste parce que je suis la; c'est ma mère quand même et je suis son premier fils, donc je la connais mieux que quiconque...

Mouna ne savait pas quoi répondre à cela. Oui elle ne pouvait pas dire du mal de sa tante devant son propre fils mais elle savait pertinemment qu'elle ne voulait pas la voir même en image. Et d'ailleurs elle ne comprendrait jamais pourquoi elle était comme ça en réalité.

Cheikh : bon j'ai remarqué quelque chose entre bocar et toi. Vous ne vous parlez pas ou c'est moi qui me fais des idées?

Mouna ne voulait pas entrer dans ce sujet avec cheikh car elle avait beaucoup d'estime pour lui mais la

elle avait le devoir d'être sincère avec lui. Elle le lui devait pensait elle.

En effet bocar et elle ne se parlaientt pas vraiment. En réalité, elle ne savait même pas pourquoi elle provoquait tant de haine envers son cousin.

Mouna : je te jure que je ne sais pas ce qui se passe avec lui. Bien vrai qu'on se voit très rarement, j'ai l'impression que je lui ai fait quelque chose. Moi je le salut tout les jours mais si c'est lui qui me trouve en premier, il fait comme s'il ne m'avait pas vu...

Cheikh écoutait attentivement sa cousine. Mais ce qu'il redoutait était maintenant très clair pour lui. Son frère avait recommencé la drogue. Il ne voulait pas alarmer Mouna mais il se devait de la protéger pensa t il.

En effet depuis plusieurs années, bocar faisait ces genres de choses. Il en avait parlé à leur mère mais cette dernière le rabrouait souvent, lui disant qu'il ne le laisserait jamais salir la réputation de son petit dernier.

Cheikh savait donc pertinemment que toutes les recettes de l'atelier de son frère partaient dans l'achat de chanvre ou de cocaïne... mais pour rassurer Mouna, il décida de l'avertir sans tellement l'inquieter...

Cheikh : bon ma chérie, tu n'es plus une petite fille tu as 18ans maintenant. Je veux que tu me rendes un petit service. Avec bocar c'est un peu compliqué. Il est comme maman et il est pire d'ailleurs. Alors je veux que tu fasses attention à lui ne touche pas à ses affaires éloigne toi du mieux que tu peux c'est d'accord ?

Mouna, un peu désorientée : ok je le ferai !

Cheikh : voila le reste je m'en charge. Tu as mangé ?

Mouna : non, pas encore

Cheikh : ok mangeons ensemble si tu veux, tu vas me tenir compagnie en même temps .

Mouna : ok !

elle était perturbée par ce que cheikh lui avait dit. Oui elle n'était pas bête, le comportement de bocar était très bizarre dès fois.... Mais bon ce n'était pas ses affaires et elle n'allait pas non plus en faire tout un plat. De toutes les façons elle allait bientôt

quitter cette maison se disait elle intérieurement.

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Moustapha avait très mal dormi comme d'habitude. Oui depuis plusieurs semaines déjà il était en conflit avec sa femme. Avant, sa mère intervenait toujours voulant les séparer pour éviter que leurs voisins ne les entendent. Mais maintenant, elle refusait formellement de s'en mêler car connaissant sa belle fille, elle savait qu'elle irait raconter à qui veut l'entendre qu'elle prenait partie pour son fils...

Leur dispute avait commencé il y a deux jours. En effet, Moustapha avait appelé adja alors qu'elle était devant son ordi sur facebook, comme d'habitude.

Tapha : il faut qu'on parle adja.

Adja : hum il se passe quelque chose?

Tapha : on va bientôt faire un an de mariage et on n'a toujours pas d'enfant. Tu ne penses pas qu'il serait mieux d'arrêter la pilule?

Adja : je ne compte pas l'arrêter Tapha n'insiste même pas. On a rien, si on met un enfant au monde comment on va l'entretenir? En plus nous sommes encore jeunes, profitons-en pour le moment.

Elle avait parlé d'un trait puis s'était retournée sur son ordinateur. Moustapha n'en revenait pas de l'égoïsme et du dédain de sa femme. Soudain en colère il se mit à lui crier dessus.

Tapha : EST-CE QUE TU REALISES QUE TU N ES PAS SEULE DANS CE MARIAGE ADJA??? TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU FAIS??? BREF JE M EN VAIS PAR CE QUE JE NE COMPTE PAS ME DISPUTER POUR AUJOURD HUI.

Il sortit immédiatement de la chambre laissant sa femme bouche bée.

Moustapha aimait beaucoup adja c'est pourquoi quelques minutes après leur dispute, il s'en voulut de lui avoir parlé de la sorte. Adja avait toujours tord mais tout le temps, il lui cherchait des excuses. C'était cela son problème à lui, il était complètement fou d'elle au point de ne plus être raisonnable dans leur couple...

A chaque fois qu'ils se disputaient, c'était lui qui venait demander pardon et adja en profitait toujours pour jouer la victime. Elle était consciente de son pouvoir et en usait pleinement. Sa belle mère était fatiguée de tout cela. Elle avait maint fois parlé à son fils, d'ouvrir un peu les yeux et de ne pas se laisser manipuler par sa femme, mais Tapha ne l'écoutait jamais disant que sa mère exagérait parfois. Si seulement son fils pouvait ouvrir les yeux sur la vraie nature de adja se disait elle... Finalement, elle avait abandonné ne disant rien et ne faisant rien aussi....

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Mouna était en pleine vacance. Elle, sokhna et Fatima se voyaientt presque tous les week end soit pour passer la journée chez l'une d'entre elles, soit pour aller à la plage. En tant que jeune de leur âge, elles avaient toutes des copains. Sokhna était la plus réservée, il a fallu que ses deux amies la convainquent pour qu'elle accepte de sortir avec le fameux seydina qui courait après elle depuis la seconde. Ce dernier n'en revenait pas quand il avait vu la jeune fille baisser sa garde et il se comportait comme son mari, faisant tout pour satisfaire ses moindres désirs.

Fatima elle, n'était pas stable, elle migrait de garçon à garçon et quand on lui demandait pourquoi, elle répetait toujours sa fameuse phrase : ils sont tous des menteurs....

Mouna quant à elle sortait avec un jeune de leur quartier, depuis lobtention de son bac .c'était un ami de son frère ; Momar, un homme pieux, gentil et surtout très compréhensif. Il disait tout le temps

qu'il voulait l'épouser et justement, il ne cessait plus de parler que de cela .

Sokhna : tu sais que si tu te marie maintenant tu n'aura plus le temps de continuer tes études.

Fatima: Ey laisse la. Si elle veut se marier elle n'a qu'à le faire. Ça ne peux nullement l'empêcher d'étudier. Nous sommes pas au moyen âge soso.

Mouna : vous me faites rire les filles. Moi me marier? Ma mère ne va jamais accepter. A chaque fois elle me le dit : " ne t'occupe pas des hommes pour le moment fait ton avenir et le reste viendra avec le temps" je n'ose même pas lui présenter quelqu'un alors laissez Momar la ou il est et parlons d'autre chose...

Elles éclatèrent toutes de rire avant de continuer tranquillement leur journée. Elles étaient comme ça en réalité. Elles n'étaient pas trop portées sur ce genre de chose et ainsi, n'avait pas de difficultés à vivre leur vie d'adolescente. Elles étaient ouvertes d'esprit et avaient la tête sur les épaules.

Mouna n'était pas très différente de ses copines. Oui elle avait des objectifs à atteindre, des défis à relever en sommes des rêves à réaliser... mais ce n'était que des rêves. La réalité de la vie était beaucoup plus crue qu'elle ne le pensait. Oui elle s'était déjà tracé un chemin à suivre pour son avenir. Il ne restait plus qu'a l'appliquer pensait elle.

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Mouna et Cheikh : Deux cœurs liés

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