Chapitre 2
Adélie s'évanouit dans les bras du Roi entraînant la stupéfaction de la salle. Gustave lui-même ne sut sur le moment comment réagir. Il ne put se résoudre à laisser tomber la jeune femme au sol. Il l'a tenait dans ses bras puissant, elle toute frêle et pâle.
Il la détailla quelques instants, elle était belle. Ses boucles blondes dépassaient légèrement de son bonnet, sa peau laiteuse était lisse et parfaite, ses doigts étaient fins et ses lèvres paraissaient douces comme de la soie.
Gustave était en admiration devant Adélie si bien qu'il en oublia tout le reste. Cette belle jeune femme dans ses bras le faisait frissonner.
Il l'emmena dans une chambre destiné aux invités. Il refusa toute aide et tenu à la porter lui-même jusqu'au lit. Par la suite le Roi fit appeler son médecin qui accourut pensant que c'était le Souverain qui était mourant.
En arrivant dans la chambre le médecin fut surpris mais ne fit aucun commentaire et examina Adélie.
« - Votre Majesté, cette jeune femme a eu une légère baisse de tension rien de grave, il faut la laisser se reposer... annonça le médecin
- Merci Auguste j'en prendrais soin. »
Sur ces mots le médecin et son assistant quitta la chambre. La Reine Mère et la sœur du Roi restèrent.
« Gustave, vous ne pouvez pas vous occuper d'une banale servante sans intérêt, que penseront vos prétendantes ? Tout le royaume se risquera à imaginer une liaison ! »
La Reine mère faisait les cents pas, la sent é d'Adélie ne la préoccupait pas plus que les rumeurs.
Isadora, la sœur cadette du Roi se risqua à intervenir.
«- Mon frère, mère n'a pas tord, si vous voulez faire taire les rumeurs et calmer les révoltes, je doute que votre comportement soit judicieux...
- Taisez-vous ! cria-t-il faisant sursauter sa petite sœur, Je fais ce que je veux, cette jeune femme est si belle, si pure... je ne peux me résoudre à l'abandonner dans les sous-sols, elle doit avoir une petite chambre misérable et insalubre, une si belle jeune femme...
- Mon Dieu Gustave êtes vous en train de perdre la tête, vous parlez d'une bonne qui plus est mal discipliné vu que notre chef au soupes à du la corriger...
- Cesser ! Cette femme est un ange tombé du ciel... je compte l'épouser !
- Seigneur le Roi est fou ! S'époumona la Reine Mère »
Isadora était devenue pâle à l'annonce de son frère, Le Roi de Vésan voulait se marier avec une simple domestique. Que faisait-il de son rang ?
La Reine Mère et sa fille quittèrent la chambre furieuse.
Gustave s'approcha du lit où se reposait Adélie. Il prit sa main et se mis à parler seul.
« Je ne veux point vous forcer à m'épouser ma chère, alors je ferrais tout pour que vous m'aimiez et quand le temps sera voulu je demanderais votre main en attendant vous resterez ici avec moi... »
Petit à petit Adélie reprit conscience, elle avait fort heureusement rien entendue de ce que venait de dire son Roi.
« Mademoiselle ? Comment vous sentez vous ?, demanda le Souverain »
Adélie repris peu à peu conscience à se releva précipitamment en ce souvenant des derniers événements et la voila allonger sur un lit fait d'or et de satin, le Roi à son chevet.
« - Votre Majesté pardonnez moi je ne sais pas ce qu'il m'a pris, balbutia-t-elle précipitamment
- N'ayez crainte ma chère vous êtes en sécurité. Je vais appeler quelques domestiques pour s'occuper de vous en attendant reposer vous, ordre du médecin. »
Sa voix était douce et il souriait, un sourire éclatant de bonté.
La Reine mère s'était réunit avec quelques Dames et Isadora dans le boudoir. Elle demeurait furax depuis l'annonce de son fils. Elle avait travaillé dur et sans relâche depuis la mort de son mari pour trouver une femme digne a marier avec son fils. Mais depuis le couronnement de ce dernier, il avait refusé de rencontrer une jeune femme de plus.
« - Il est hors de question que mon fils, le Roi de Vésan se mari avec cette idiote de cuisinière !
- Mère si Gustave accomplit ce qu'il à annoncer tout à l'heure plus aucun riche baron, compte ou même prince ne s'intéressera à moi, s'écria Isadora
- Il faut absolument l'en empêcher, se calma la mère du Roi, et si le Roi refuse d'entendre raison alors peut être que la fille elle aura plus de jugeote.
Adélie ne comprenait pas ce qu'elle avait bien pu faire pour attirer les faveurs du Roi. Elle portait une robe qui devait valoir plus que la maison de ses parents et Gustave lui avait donné une parure de rubis dont elle osait à peine en imaginer le prix.
Elle avait pris le premier vrai bain de sa vie. Les domestiques avaient même versé quelques gouttes d'huile essentielle de rose dans l'eau.
Une grosse femme était venue la coiffer. Elle avait relevé ses cheveux étaient en un jolie chignon mais elle avait laissé tomber quelques boucles autour de son visage et une mèche sur sa nuque.
Adélie avait beau rêvé ressembler aux Dames de la cours mais jamais elle n'aurait imaginé être aussi proche de la réalité.
Elle se contemplait dans le miroir de la chambre quand le Roi entra.
« - La parure vous plaît ? demanda-t-il »
Adélie se pressa de faire une révérence maladroite dans sa grosse robe bouffante.
« - Merci votre majesté, elle est magnifique, mais sans vous offenser... pourquoi faites vous cela ? Osa-t-elle timidement
- Dois-je avoir une raison pour tous mes actes ? »
Gustave avait adroitement évité la question en laissant la pauvre demoiselle décontenancée.
« - Puis-je connaitre votre nom ? reprit-il
- Adélie, Adélie Bauduin
- Vous avez un prénom d'une rare beauté Adélie »
Les joues de la jeune femme s'empourprèrent. Elle ignorait d'où venait son prénom mis elle l'avait toujours trouvé étrange.
Elle avait tant de question à poser au Roi mais son rang de domestique lui interdisait. Adélie laissait donc le Roi mener la conversation.
« Ma chère j'aimerais beaucoup vous amener vois les jardins ils sont d'une rare beauté en hiver, même si ils n'arborent plus de fleurs je les trouve toujours aussi beau. »
Adélie acquiesça, elle ne pouvait de toute évidence rien refuser à Sa Majesté.
En un claquement de doigts ils se retrouvèrent devant les portes du palais paré à faire une balade hivernal dans les allées des jardins.
La jeune femme ne comprenait toujours pas ce qui lui arrivait mais elle préférait ne rien dire et profiter un peu.
C'est vêtu d'une cape en hermine offerte par le Roi qu'elle descendit les grandes marches de marbre menant au jardin.
Gustave l'attendait en bas, il portant lui aussi une cape et il avait enfilé une paire de botte.
Le vent froid picotait les joues rosies d'Adélie. Ses boucles blondes virevoltait au fur à mesure qu'elle descendait les marches.
Gustave lui souriait en bas.
« Elle est si belle, souffla-t-il à son valet » Celui-ci réprima un sourire.
Baptiste était le confident du Roi, officiellement et devant le cours il apparaissait comme son valet mais il était en vérité son plus proche et fidèle ami.
« - Elle est à vous si vous le désiré Votre Majesté, murmura Baptiste
- Je ne veux pas la forcer, si elle ne m'aime point notre union n'aurait aucun sens
- Alors faite la vous aimer »
Leur conversation s'arrêta à l'arrivé de la jeune femme.
« - Où voulez vous m'amener votre majesté ? demanda-t-elle timidement
- Au jardin d'hiver, si vous le voulez bien ? »
Adélie sourit et pris le bras que le roi lui tendait. Dieu qu'elle est belle quand elle sourit pensa-t-il.
Au détour d'une allée se trouvait le fameux jardin d'hiver. Une serre en verre entièrement fleurit à l'intérieur
Adélie était émerveillée, elle ignorait que l'on pouvait faire pousser des roses en plein hiver. Gustave était visiblement très fier de l'époustoufler.
Ils pénétraient les lieux. Une table et deux chaises les attendaient. Le Roi avait fait dresser la table afin qu'ils puissent prendre le thé.
Adélie peina à s'asseoir avec sa grosse robe. Elle détailla chaque fleur des yeux comme si cet instant pouvait s'arrêter à tout moment, elle redeviendrait la pauvre petite domestique en cuisine obligé de faire de la soupe.
«- Vous êtes pensive ? remarqua le Roi
- Oui... Je me demandais pourquoi vous me traitiez comme une Dame votre majesté ? dit-elle
- Pourquoi ne seriez-vous une Dame ?
- Je ne suis qu'une simple domestique, je ne suis bonne qu'à faire des soupes Votre Majesté
- Je suis persuadé que vous me cacher d'autres talents Adélie, je me trompe ? S'amusa le roi »
En effet le Roi ne se trompait pas, Adélie avait bien d'autres talents. Elle peignait de fantastiques toiles mais ses parents n'avait que trop peu d'argents pour lui acheter du matériel alors elle se contentait de croquis sur de petits carnets qu'elle gardait précieusement dans se blouse.
Adélie se contenta de sourire. C'était bien la première fois de sa vie que quelqu'un la traitait avec un minimum de respect, hormis ses parents, toutes sa vie elle n'avait été qu'une fourmi parmi toutes les autres, seulement deux mains de plus pour travailler. Mais aujourd'hui tout changeais, elle se retrouvait à prendre le thé auprès du Roi et sans trop savoir pourquoi elle et pas quelqu'un d'autre.
Gustave la sortie de sa rêverie
« Puis-je vous demander quelques chose qui me tient à cœur Adélie ?
.Elle avait acquiescé intriguée.
« - Pouvez-vous cesser de m'appeler votre Majesté et m'appeler Gustave ?
- Votre majesté je ne sais point si je pourrais... Vous avez même interdit à votre mère de vous appeler comme cela... balbutia-t-elle
- Cela me tient vraiment à cœur Adélie
- Je peux essayer ... laisser moi un peu de temps, me le permettez vous Votre majesté ?
- Je vous l'accorde mais ne tarder pas trop, conclu-t-il en souriant »
Adélie ne pouvait rêver mieux que cet instant auprès du Roi. Elle se mit donc à rêvasser.
« Et si le Roi me gardait auprès de lui, je pourrais intégrer sa cours et... Non c'est impossible, je n'ai aucun titre et pas un sous en poche, tout ce que je gagne je le fais envoyer à ma mère resté à la maison. » Pensa-t-elle
Dans ses pensées, elle effleurait inconsciemment du bout des doigts sa tasse de thé. Gustave observait ses doigts si fin et gracieux pour une fille du peuple. Il sourit en imaginant ces doigts caresser ses cheveux puis courir sur sa joue.
« Pourquoi souriez vous, demanda-t-elle soudain, je... excuser moi Votre Altesse j'ai fait preuve d'indiscrétion pardonnez-moi »
Adélie paniqua et se leva rapidement faisant basculer sa chaise au sol. Elle balbutia d'autres excuses en quittant précipitamment les lieux.
Gustave l'observa regagner le palais en courant. Il resta interdit quelques instants devant la scène. Que c'était-il passé ? Tout allait bien et elle s'était enfuie.
Le Roi se leva pour la rejoindre.
Il passa devant Baptiste
« Elle est monté dans sa chambre » l'informa-t-il.
Gustave montait les marches du château quatre à quatre. Elle ne devait point craindre de lui. Gagner son amour allait être plus difficile que prévu.
Adélie était assise sur son lit, elle essuya quelques larmes quand Sa Majesté fit son entrée. Elle se leva pour faire une révérence. Mais il l'arrêta en la rejoignant.
«- Ma chère que vous est-il arrivé ? Questionna-t-il doucement
- Je...je ne comprends pas votre Majesté, sanglota-telle en se cachant le visage honteuse »
Gustave lui attrapa habillement les mains et releva son menton avec un doigt.
« - Il n'y a rien à comprendre ma chère, n'ai-je plus le droit de passer une sublime soirée en compagnie d'une charmante jeune femme ?
- Vous avez une centaine de Demoiselle dans votre cours qui rêveraient de prendre un thé avec vous, je ne suis qu'une domestique et...
- Vous représentez bien plus pour moi croyez moi... »
Elle se remit à sangloter
«- Votre Altesse, j'ai peur, tout cela aura une fin... bégaya-t-il entre deux sanglots.
- Tout cela aura une fin seulement si vous le désiré ma chère, sécher vos larmes et dormer nous nous verrons demain, annonça-t-il en lui caressant la joue »
Cette caresse laissa à Adélie comme une agréable chaleur sur la joue.
Tous deux s'endormir des rêves plein la tête.
Une dizaine de domestiques s'affairaient dans la chambre quand Adélie émergea. Surprise elle n'osa pas se lever.
« Mademoiselle nous avons pour ordre de vous préparer, dit une domestique »
Adélie la suivit sans question.
L'énorme penderie avait été remplie d'une grande variété de robe et châle assortie. Adélie trouvait tout cela magnifique mais elle ne savait que choisir.
La domestique lui présenta une robe bleu et blanche préparé à l'avance. Ainsi que des souliers assortis.
Adélie s'avança vers la coiffeuse pour remettre sa parure de rubis mais une domestique l'arrêta pour lui présenter une nouvelle parure ornée de sublime Saphir bleu.
Adélie était magnifique mais elle ne comprenait toujours pas pourquoi le Roi la couvrait ainsi de cadeau.
Baptiste le valet de Gustave vint la chercher. Il lui annonça que le roi l'attendait dans la salle du trône. Adélie resta perplexe dans la salle du trône il y a toujours toute la coure du Roi. Veut-il vraiment s'afficher à parler avec elle devant tout le monde ?
Elle suivit pieusement Baptiste jusqu'à cette fameuse salle sont elle n'avait entendu parler qu'à travers les récits des autres domestiques. Elle était comme elle l'avait imaginé, très grande, deux trônes étaient installés sur une estrade au milieu. Des bijoux avaient été cousus sur les rideaux et les tapis.
A son arrivée la cours la dévisagea et le silence se fit dans la salle. Gustave assis sur son trône se leva aussitôt. La Reine Mère toujours assise sur son trône tant que Gustave ne se serait toujours pas marié.
Adélie n'en revenait pas, il avait vraiment fait cela. Plus il s'approchait d'elle plus cela confirmait ses doutes.
La Roi portait les mêmes couleurs qu'elle sur ses vêtements aujourd'hui..
Chapitre 3
Adélie n'en revenait pas le Roi avait osé. Dans la coutume seule deux époux peuvent accorder leurs vêtements. Elle se sentait très mal à l'aise avec toute la cours qui l'observait ainsi vêtu.
Gustave semblait fier de son manège. Il avait élaboré un plan pour la faire tomber amoureuse de lui. D'abord il lui enverrait plein de messages subliminaux comme celui-ci pour lui faire comprendre son attirance.
« - Avez-vous bien dormis aujourd'hui ma chère? Demanda-t-il en lui tendant son bras
- Formidablement bien Votre Altesse, le lit est très confortable, répondit elle en lui prenant le bras »
Leur conversation continua devant la coure ébahit. Quelques jeunes femmes faisaient la moue par jalousie.
Adélie paraissais si petite à coté du Roi. Ils étaient l'opposé l'un de l'autre. Gustave était très grand, musclé, ses cheveux étaient bruns et ses yeux bleus. Adélie quant à elle, était petite et maigre, elle n'avait pas beaucoup de poitrine, ses cheveux bouclé blond et ses yeux noisette lui conféraient un charme irrésistible.
Gustave n'était pas le premier à l'envisager. De nombreux paysans vivant autour de sa maison avaient demandé sa main mais elle avait toujours refusé. Adélie restait le genre de jeune femme qui croyait en l'amour.
« - Votre Altesse ? Dit-elle poliment, qu'adviendra-t-il du chef des soupes?
- Voyez votre main? Quant elle sera entièrement guérie, il pourra sortir du cachot. »
Adélie sourit, le chef ne serait donc pas tuer. Elle regarda sa main bandée. Certes elle avait été blessée physiquement mais cela ne valait une vie.
Le Roi l'amena jusqu'à un petit salon à l'écart de la coure. Quelques canapés et fauteuils en cuire disposés de façon à facilité les discussions.
Adélie s'assit sur un divan en face du Souverain. Il paraissait tellement à l'aise face à elle. Elle avait gardé les genoux bien serrés sous sa robe et elle avait posé ses mains à plat sur ses cuisses.
« - Ma chère détendez vous je vous pris, lui dit-elle
- Je suis tout de même face au Roi de Vésan votre altesse...
- Comme vous voudrez après tout, ria-t-il, parler moi de vos parents »
Adélie fut un peu décontenancée face à la demande de son Roi mais elle s'exécuta. Elle attachait beaucoup d'importance à sa famille.
« Bien, mon père est jardinier au palais, il s'occupe de vos verrières en ce moment, quant a ma mère elle est resté dans notre maison au village, c'est une femme très indépendante, cela ne la dérange pas d'être seule. »
Gustave buvait ses paroles, il adorait la voir parler de sa famille, une chaleureuse lueur apparaissait dans ses yeux.
« - Vous n'avez pas de frères ou de sœurs ? Questionna-t-il
- Quand j'eu deux ans ma mère tomba enceinte, mais l'accouchement se passa mal, le bébé mourût et ma mère fut gravement blessée, par la suite le médecin nous a dit qu'elle ne pourrait plus porter d'enfant. Alors non je suis fille unique. »
Ils continuèrent de discuter sur la famille d'Adélie quand la Reine-Mère fit son irruption.
Elle lança un regard noir à Adélie et sourit à son fils.
« Mon fils, comme vous êtes beau aujourd'hui ! S'exclama-t-elle
- Merci mère
- Mais dites-moi pourquoi avez-vous assortie votre tenue à ... la domestique ? Questionna-t-elle les lèvres pincées
- Si j'ai envie d'être assorti à cette belle jeune femme, n'en ai-je point le droit ?
- Cela est indécent
- Je suis le Roi, c'est mi qui décide de ce qui est décent ou non maintenant si vous vouliez bien nous excuser, nous parlions. Dit-il froidement. »
La Reine-Mère fit une brève révérence et quitta la pièce furieuse.
Un garde entra dans la pièce à son tour. Il se dirigea vers le Roi, fit une révérence avant de lui parler.
« Votre Altesse, vos conseiller ont besoin de vous, il y a un problème... »
Gustave le fit taire d'un signe de main.
« Je vous demande pardon, je dois vous fausser compagnie »
Il se leva et quitta la pièce rapidement. Adélie resta seule assise sur le divan alors que la coure l'observait de loin.
Elle essaya tant bien que mal de s'éclipser discrètement en vain, la coure la fixait. Adélie décida de regagner les sous-sols dans l'espoir de parler à Flore..
En descendant les escaliers réservés aux domestiques, Adélie se rendit compte qu'elle était toujours vêtue de sa grande robe bleue. Elle peina à passer dans les petits corridors mais réussit tout de même à atteindre sa chambre ou son ancienne chambre, elle ne savait plus trop.
Elle espérait y trouver Flore, sa confidente.
Mais en pénétrant dans la petite pièce sombre elle comprit que Flore était en plein travaille.
Elle s'assit sur son petit lit. Sa robe prenait tellement de place que la chambre paraissait encore plus étroite.
Soudain elle fut prise d'une panique qu'elle ne pouvait surmonter. Elle retira précipitamment son jupon et son corset afin de pouvoir respirer. Ainsi en sous vêtement, elle s'effondra sur son lit.
Elle observait le plafond craquelé quand elle se rappela d'une chose.
Elle se leva pour farfouiller sous son lit. Une petite boite en métal rouillé et scellé avec un cadenas s'y trouvait.
Adélie portait de jour comme de nuit un petit collier en argent. La chaine était si fine que beaucoup ne le remarquait pas. LE pendentif était une clef, la clef du cadenas.
Elle s'empressa de l'ouvrir. Il y avait une lettre que sa mère lui avait envoyé en arrivant ici puis une lettre de son père qu'il avait envoyé quand il était partis travailler au palais et enfin un petit carnet renfermant ses dessins. Bien entendu il y avait un crayon de bois.
Adélie sourit en revoyant ces souvenirs. Elle prit le carnet dans ses mains. Son nom était écrit en lettres doré dessus « Adélie Bauduin ».
Pratiquement toutes les pages était couverte de croquis et dessins. Elle s'empressa de prendre son crayon et de noircir une nouvelle page. Elle s'appliqua à réaliser le portrait du Roi.
Quelques minutes plus tard elle admirait son œuvre. Il aurait été plus joli si elle avait eu de la peinture mais le crayon lui suffisait.
Subitement la porte de la chambre s'ouvrit. Adélie prit peur et cacha la boîte métallique et son contenu sous le lit. Forte heureusement ce n'était que Flore. Celle-ci accouru prendre son amie dans ses bras en la voyant.
« - Adélie dieu soit loué tu vas bien ! Cela fait deux jours que tu as disparu et je refusais de croire les rumeurs ! S'exclama-t-elle
- Flore tu m'as tellement manquée ! De quelles rumeurs parles-tu ?
- On dit que tu es devenu la favorite du Roi et... »
Elle cessa de parler en examinant la pièce. Les jupons et le corset en soie d'Adélie y étaient éparpillés.
«- Adélie... tu es la favorite du Roi ?! s'écria-t-elle
-Non parle moins fort on risque de t'entendre. Je ne suis pas la favorite du Roi mais il m'a prise en amitié je crois... »
Adélie lui raconta les dernières heures passée avec le Roi en détaille. Flore n'en revenait pas.
Après avoir rit de bon cœur ensemble, Adélie décida de remonter dans la chambre que le Roi lui avait assigné. Flore l'aida à se rhabiller, elle était habituée vu qu'elle s'occupait de la Reine-Mère.
Adélie remonta aussi discrètement qu'elle le pu les corridors jusqu'à sa chambre.
Elle espérait que le Roi ne s'étais pas rendu compte de son absence hélas c'était le cas.
Il l'attendait, assit sur un fauteuil, les jambes croisés et le regard contrarié.
« Votre Altesse ! s'écria Adélie surprise »
Il se leva pour contourner le lit et la rejoindre.
« -Je ne m'attendais point à vous voir ici...
-Adélie, dit-il calmement, je me suis inquiété de ne pas vous trouver dans le palais, où étiez-vous ?
-Je... Pardonner moi Votre Altesse j'étais parti voir mon amie dans les corridors des domestiques... »
Adélie avait baissé les yeux au sol. Le Roi s'approcha d'elle et releva son menton avec son index. Ce contacte perturba beaucoup la jeune fille qui sentait ses joues rosir.
Mais comment refuser quoi que ce soit au Roi ? Elle se laissait faire décontenancée mais ce contacte ne lui déplaisait pas non plus.
Gustave hésita à remonter sa main sur la joue de la jeune femme mais il se ravisa de peur de l'effrayer.
«J'aimerais que ce genre d'incident ne se produise plus, je n'ai pas que cela à faire de vous chercher dans l'immensité du palais, comprenez vous, je suis Roi »
La froideur dans la voix du Roi fit peur à Adélie. Alors qu'il s'apprêtait à quitter la pièce elle mourrait d'envie de lui poser l'ultime question.
« Qu'attendez-vous de moi Votre Altesse ? »
Osa-t-elle enfin. Elle sentait son cœur battre dans ses temps. IL avait cessé de marcher mais il était dos à elle.
Adélie cru qu'il s'était déroulé plusieurs heures quand Gustave se retourna enfin.
« Ce que j'attends de vous ? » Il parut hésiter un instant « Vous êtes d'une rare beauté Adélie, aussi je ne vous forcerait point et j'attendrais que vous soyez prête »
Il annonça cela en quittant la chambre. Adélie ne compris pas tout à fait ce que Le Souverain entendant par là mais elle se contenta de cette réponse.
Alors qu'elle s'apprêtais à quitter sa robe pour plonger dans son bain, la porte s'ouvrit..
La porte s'ouvrit, deux gardes firent leur entrée suivie de la Reine-Mère.
Adélie se sentit très vulnérable sans le Roi à ses cotés.
« -Alors comme ça mon fils est éprit de vous ?
-Comment ça votre Majesté ? S'étouffa Adélie
-Mon fils, Le Roi, est éprit de vous mademoiselle et je ne sais qu'elle magie avez-vous utiliser pour cela mais je n'hésiterais pas à vous mener sur le bûché pour sorcellerie s'il le faut. Le Roi de Vésan d'épousera pas une simple roturière !s'exclama la Reine Mère »
Adélie était impressionnée par cette femme. La peau pale, les cheveux ébènes et les yeux brun. Elle avait tout d'une sorcière.
Adélie déglutit, devait elle prendre les menaces de cette femme au sérieux, cette même femme qui fut reine avant ?
Néanmoins elle décida de trouver Son Souverain pour lui faire part des menaces de sa mère. Elle n'avait aucune autre solution, elle petite domestique.
Arrivée devant les appartements du Roi, une dizaine de soldat montaient la garde armé jusqu'aux dents. Adélie hésitait un instant à rebrousser chemin mais elle tenta tout de même de s'approcher.
Elle toqua à la porte et aucun garde ne bougea, elle se détendit, elle avait donc la permission de venir.
Elle frappa une seconde fois sur les grandes portes en bois massif orné d'or. Aucune réponse, elle tenta le tout pour le tout et pénétra dans la pièce.
Elle était sombre. Seules quelques bougies dansaient sur une table.
« Votre Altesse ? » s'avança-t-elle timidement.
Toujours aucune réponse, peut être était-il absent. Elle s'apprêtait à sortir quand du bruit li vint de la salle de bain.
Gustave surgit dans la pièce. Il était en pantalon, il ne portait plus sa chemise. Adélie surprise détourna le regard en rougissant, elle en avait déjà trop vue.
Le torse lisse du Roi possédait des muscles saillants qui avaient accéléré les battements du cœur de la jeune femme.
« Dieu qu'il est beau » pensa-t-elle
Le Roi fut amusé devant la gène de cette dernière, il enfila sa chemise sans la boutonner afin de mettre la jeune femme à l'aise.
« -Vous désirer me voir ? Questionna-t-il
-Je...euh...bien... »
Adélie avait du mal à reprendre contenance, elle en avait même un court instant oublié la raison de sa venu.
«- Sa Majesté votre mère m'a rendu visite il y a quelques minutes. Elle m'a menacé de me faire brulé vive si... je ne sais pour qu'elle raison...
-Ma mère ? Victorine ?ria-t-il
-Oui Sa majesté la Reine-Mère, répondis Adélie sans en restant sérieuse
-Pourquoi a-t-elle dit cela ?
-Je l'ignore Votre Altesse mais elle a dit que vous étiez éprit de moi et si vous veniez à m'épouser elle me fera passer pour sorcière... »
Gustave ne riait plus. Son visage s'était subitement assombrit.
« Est...Est-ce vrai Votre Altesse ? Hésita Adélie
-Non vous ne serez point brûle sur le bûché, la rassura le Roi
-Je ne parle point de cela Votre Altesse, est-ce vrai, êtes vous éprit de moi ? »
Adélie regrettait de suite ses questions de peur que le Souverain se mette en colère. Celui-ci s'avança vers elle. Son cœur battait à tout rompre.
Gustave le savait il tentait le tout pour le tout, soit elle le repoussait et tout serait terminé, soit ... il ne savait pas ce qu'il se produirait si elle ne le repoussait pas.
Seule quelques dizaines de centimètre les séparaient désormais. Le Roi mesurait bien deux tête de plus que la jeune femme.
Il déposa tendrement sa grande main orné de bague sur la joue d'Adélie. Elle s'embrasa immédiatement.
S'approchant encore un peu d'elle il murmura
« Je ne peux vous mentir Adélie, vous faites battre mon cœur sans que je ne puisse rien contrôler... »
Sa voix était grave et suave. Son souffle avait atteint le cou d'Adélie. Elle sentait des décharges électriques jusque dans son échine et un étrange sentiment semblait lui tordre les entrailles. 3
Malgré cela elle ne pu s'empêcher de sourire. Elle chuchota, son corps pratiquement collé à celui du Roi.
« Depuis que vous m'avez sauvé ce soir là, vous me faites tourner la tête, Gustave »
Elle avait prononcé son prénom en le regardant droit dans les yeux. Le Roi fondit sur elle instantanément