Chapitre 2
J'arrive à l'accueil et Isobel m'attends avec un grand sourire. Cela me rassure un peu sur l'ambiance de la maison. Tout le monde n'est pas désagréable comme le Directeur heureusement.
Isobel : Un restaurant Italien ça te tente ?
Moi : Mais carrément ! Je te suis lui dis-je avec un sourire en retour.
Nous voilà devant un petit restaurant du centre-ville, tout ce qui a de plus banal. On rentre et le serveur nous installe à une table.
Isobel : Si tu aimes les lasagnes, sache que c'est ici que tu dégusteras les meilleures lasagnes de toute ta vie.
Moi : D'accord je me laisse tenter !
Isobel : Tu ne regretteras pas. Alors dis moi tout, tu as rencontré le boss ?
Je ne sais pas trop comment m'y prendre. J'aimerais lui confier à quel point c'était bizarre mais d'un autre côté, je ne connais pas cette fille, puis-je me confier, est-elle une personne de confiance ? Je préfère rester sur mes gardes, seul le temps me le dira.
Moi : Oui.
Isobel : Et alors ? dit-elle curieuse.
Moi : Je ne sais pas trop quoi te dire.
Isobel : Excuse moi, c'est vrai qu'on ne se connaît pas encore beaucoup. Je peux paraître un peu rentre dedans des fois. Mais des que je t'ai vu, j'ai su immédiatement et je ne sais pas trop comment d'ailleurs te l'expliquer, qu'on allait bien s'entendre. Tu sembles différentes des autres filles qui se sont présentées avant toi à ce poste...
Moi : C'est gentille mais dis moi, combien de filles se sont présentées avant moi pour travailler avec Monsieur Conti ? dis-je curieuse à mon tour.
Isobel : Oh lalala, j'ai arrêté de compter après 15 filles. Elles viennent mais ne restent pas. D'habitude, je n'accroche pas avec elle, on dirait que travailler à la direction leur laisse le droit de me mépriser comme je ne suis qu'une simple standardiste. Une fois, une fille a tenue 1 mois, je pensais qu'il avait enfin trouvé une assistante mais finalement, elle est partie un soir et n'est jamais revenue bosser le lendemain.
Moi : D'accord répondis-je surprise.
Isobel : Je ne devrais pas te dire ça, désolée.
Moi : Ce n'est pas grave ne t'inquiète pas. Mais pourquoi ?
Isobel : J'aimerais bien le savoir mais personne ne sait rien à ce sujet dans l'entreprise. On ne sait rien de ce qu'il se passe au cinquième étage entre les assistantes et le Directeur. Et pourquoi, aucune ne reste.
Moi : Bon bizarre.
Isobel : En tout cas toi tu as l'air cool, alors j'espère que tu vas rester et réussir à t'accrocher.
Moi : J'espère aussi lui répondis-je sans grande conviction.
Le serveur prend notre commande et s'éclipse aussitôt. Je comprends rien, tout est flou. Pourquoi ne restent elles-pas ? J'ai mon idée, il a l'air plutôt strict et sévère de ce que j'ai pu voir mais bon, c'est un PDG, c'est son travail, il doit régner sur son entreprise. Il doit également être exigeant envers ses employés, il veut ce qu'il y a de mieux pour sa boite, je peux le comprendre. Après j'avoue qu'il est assez perturbant quand il me fixe avec ses grands yeux noirs, c'est assez flippant. J'ai l'impression qu'il va me dévorer et ça je ne peux pas l'expliquer.
Isobel : Allô la terre, ici la lune me dit-elle pour me faire revenir à la réalité.
Moi : Oh excuse moi, j'étais dans mes pensées.
Isobel : J'ai remarqué ahah. Je ne travaille pas directement avec le Directeur, j'ai l'occasion de le voir passer dans les couloirs comme tout le monde, dire bonjour ou recevoir une consigne mais j'avoue que pour ma part, il ne me laisse pas indifférente.
Moi : C'est vrai qu'il présente bien répondis-je.
Isobel : Il présente bien ? ahahahhh tu me fais trop rire, il est carrément canon, un Dieu. Et je peux te dire que moi à mon poste d'accueil, je les vois les regards des filles qui travaillent ici sur lui, c'est juste incroyable, j'en ai pas vu une seule ne pas baver en le croisant. Elles sont toutes folles rien qu'à l'apercevoir.
Moi : Il a du charme effectivement.
C'est vrai qu'il est plutôt bel homme pensé-je mais je préfère le garder pour moi. Pour l'instant, je veux apprendre à la connaître avant de lui parler sans filtre. La confiance ça se gagne. Après, le fait qu'il soit beau en apparence tout le monde le voit. Moi je travaille directement avec lui, mon bureau est collé au sien, je le côtoie et donc j'échange avec lui et la je peux vous dire que l'envers du décor est différent. Comme on dit, l'apparence est parfois trompeuse.
Isobel : Toutes les filles qui ont essayées de l'approcher se sont fait refouler direct et pourtant, ici dans le milieu de la mode, des belles femmes il y en a un paquet. Tu crois qu'il est gai ?
Moi : Aucune idée mais des que j'aurais plus d'informations, tu seras la première au courant lui dis-je en lui faisant un clin d'œil.
Elle commence à rigoler et je la suis immédiatement après. Ça décontracte l'ambiance aussitôt et c'est plutôt agréable. Le serveur nous apporte ensuite les plats que nous dégustons aussitôt tout en continuant à papoter de tout et de rien. Effectivement, les lasagnes sont succulentes. Nous payons l'addition et nous retournons au travail.
Une fois dans le hall d'entrée, Isobel me fait un signe de la main en me souhaitant encore une fois bonne chance et je me dirige pour prendre l'ascenseur. Une fois à l'intérieur, j'appuie sur la touche numéro 5 et les portes commencent à se fermer jusqu'au moment où une main se glisse entre elles pour empêcher leurs fermetures. Ainsi, les portes se sont ouvertes à nouveau pour laisser entrer l'homme trop pressé pour prendre le prochain ascenseur ou même un autre. Et là, mon cœur s'emballe sans que je le décide pour lui mais naturellement, comme un réflexe. L'homme en question est mon boss, Monsieur Conti.
Je me décale sur le côté pour laisser entrer Monsieur Conti. Une autre fille essaye de rentrer à l'intérieur mais quand elle s'aperçoit que c'est le PDG, elle fait demi-tour dans la foulée. Je ne comprends pas pourquoi.
Monsieur Conti : Je ne partage jamais mon ascenseur, les gens qui travaillent ici le savent, c'est la première règle dit-il comme pour répondre à mon interrogation.
Après l'annonce de cette règle, j'essaye de me faufiler avant la fermeture des portes mais il agripe directement mon poignet pour me forcer à rester à l'intérieur. Je ne comprends pas pourquoi.
Monsieur Conti : Deuxième règle importante, personne n'entre dans mon bureau sans ma permission. Et enfin troisième règle.
A ce moment précis, les portes de l'ascenseur se ferment et celui-ci débute son ascension. La phrase reste en suspens, qu'elle est la troisième règle ? Je suis perdue, un peu sonné à vrai dire. Je sens encore la pression de sa main sur mon poignet même si celle-ci n'est plus la. J'ai des fourmis dans les jambes, mon rythme cardiaque augmente. Je n'ai pas peur mais j'appréhende d'être dans un si petit espace avec lui. Après quelques secondes, sa main se dirige vers le bouton d'arrêt de l'ascenseur. Celui-ci se fige immédiatement entre deux étages. Quoi ? Là je commence à paniquer, j'ai chaud et je suis à deux doigts de m'évanouir. Pourquoi a t il arrêté l'ascenseur ? Est-il fou, va t'il essayé de m'agresser ? Que dois-je faire ? J'ai envie de crier mais aucun son ne sort de ma bouche. Plein de pensées me traversent l'esprit, je ne sais plus quoi faire. Je suis tétanisée, je ne bouge plus et avec le peu d'effort qu'il me reste, j'essaye de rester de marbre. Il s'avance vers moi doucement, ce qui me force à reculer mais dans un si petit espace, je me retrouve rapidement adosser à la paroi de cette cage de fer. J'ai du mal à respirer mais j'essaye de ne rien laisser paraître. Je reste stoïque. Sa main se pose à ma gauche de mon visage contre l'ascenseur, ses yeux sont si sombres qu'on pourrait s'y perdre. Je déglutis difficilement. Je me sens oppressée, c'est quoi cette manie qu'il a d'entrer dans mon espace personnel. Son visage est à 1 cm du mien, beaucoup trop près à mon goût. Il reste ainsi quelques secondes à me fixer ce qui me paraît être une éternité. Qu'essaye t'il de faire en me fixant ainsi ? Il pose l'index de sa main droite sur ma bouche comme pour me demander le silence et se penche jusqu'à mon oreille pour me souffler :
Monsieur Conti : La troisième règle importante et qui me tient précisément le plus à cœur. Aucun commérage à mon sujet, ce qui se passe au cinquième étage reste au cinquième étage. Je DETESTE les ragots. J'espère avoir été clair.
C'est un ordre, un vrai et ça je ne peux le nier. Le ton de sa voix me l'a bien fait comprendre. J'ai des sueurs froides rien qu'à penser le contraire. Son autorité me terrifie. Je réussie à répondre difficilement oui Monsieur alors que son visage est toujours aussi près du mien. Il reste ainsi quelques secondes dans la même position, sa bouche près de mon oreille, j'entends son souffle. En se redressant ses lèvres effleurent mon cou, je sursaute. Mince l'a t-il senti ? Il se dirige alors vers le bouton de remise en route de l'ascenseur comme si de rien n'était me laissant contre la paroi de l'ascenseur tremblante. Je suis clairement en état de choc et je n'arrive pas à décrocher mon regard de son visage. Que vient-il de se passer ? Au même moment, je crois apercevoir un bref sourire se dessiner au coin de ses lèvres mais celui-ci disparaît aussi vite qu'il est arrivé.
Le bip de l'ascenseur qui prévient l'ouverture des portes me ramène à la réalité. J'arrête immédiatement de l'observer et je me redresse comme si de rien était. Il me regarde du coin de l'œil, je le sens. Reste droite, reste droite me répété-je intérieurement pour paraître plus forte que je ne le suis. Une fois la porte entièrement ouverte, comme pour rester le plus longtemps en position de force à côté de moi, il se faufile immédiatement dans son bureau en saluant les gens au passage. Ces mêmes gens qui une fois sortie à mon tour de l'ascenseur, me dévisagent comme s'ils venaient de voir un fantôme.
Je me dirige à mon tour vers mon bureau en les saluant malgré leurs regards interrogateurs. Après ce que je viens de vivre dans cet ascenseur, je peux vous dire qu'à part le PDG d'Orora, plus rien ne peut me perturber. J'entends deux femmes discuter dans le hall du fait que Monsieur Conti n'était pas seul dans son ascenseur. Sérieusement ? Je suis la première ici à avoir eu cette opportunité de me faire terroriser par lui dans l'ascenseur ? Elles ne savent même pas la chance qu'elles ont ! Et pourquoi ce permettent-elles de faire les commères dans le couloir ? Je suis la seule à devoir respecter cette règle ? à moins peut être que celles-ci ne s'appliquent qu'à ceux qui travaillent en étroite collaboration avec lui ? Sûrement. Je m'installe derrière mon bureau et me laisse tomber sur mon fauteuil à bout de force.
Chapitre 3
L'après-midi passe à une vitesse folle. Il y a tellement de travail en retard à accomplir, de retard dans le classement et l'archivage que je n'ai pas vu le temps passer. Je suis normalement censée terminer ma journée de travail à 17h mais il est 18h passé. L'avantage c'est que la charge de travail m'a maintenue occupée toute l'après midi et pour le coup, je n'ai pas eu le temps de réfléchir à ce qui s'est passé aujourd'hui. Je prends mes affaires, range mon bureau et me faufile discrètement vers l'ascenseur sans faire de bruit. Si je le croise encore une fois aujourd'hui, je crois que je vais m'évanouir c'est sûr. Le hall d'accueil est devenu silencieux comme le cinquième étage, les gens sont rentrés chez eux, Isobel également mais il reste tout de même quelques employés qui circulent dans les couloirs. Le contraste est assez frappant, ce matin ça fourmillé de partout, c'était bruyant et le soir, l'environnement est beaucoup plus apaisant, calme.
Je traverse le centre-ville à pied et me dirige vers la gare routière. Je grimpe dans le train qui file à toute vitesse vers la campagne. Je sors mon téléphone, lance ma playlist de musique préférée et me détend après cette première journée de travail épuisante. Une fois à la maison, je décide de prendre une bonne douche relaxante. Après celle-ci, j'enfile une nuisette et je pars m'allonger sur mon lit. Le meilleur moment de la journée pour moi sans hésiter. Je n'ai de toute façon pas le courage, ni l'envie de manger ce soir. J'ai l'impression que ma tête va exploser.
En fixant le plafond de ma chambre, toutes les images de ma journée tournent en boucle. Je n'arrive pas à me le sortir de la tête. Que suis-je censée faire ? Le travail est intéressant mais le patron c'est un problème. Il est prétentieux, arrogant et son aura ne m'attire pas confiance. Dois-je démissionner ? J'aimerais bien mais il faut dire que j'ai bien besoin de cet argent et de cet emploi. C'est une occasion que je ne peux pas rater... Et puis, je n'ai plus d'argent de côté et personne ne va me payer mon loyer. Il y a quelque chose d'important aussi à souligner, il faut dire qu'il est quand même pas mal, il y a quelque chose qui m'attire chez lui. J'essaye de rester insensible à sa beauté quand je le vois contrairement aux autres filles comme la si bien dit Isobel. En même temps, je vais travailler avec lui tous les jours, je ne peux que rester professionnelle mais vache qu'est ce que c'est difficile ! Son charme est si envoûtant qu'on croirait presque que c'est inhumain. Est ce que dans la rue tout le monde le dévisage ? C'est peut être pour cela qu'il endosse le costume de méchant inaccessible. Ça doit être chiant à la longue de toujours se faire accoster.
Amalya arrête de lui trouver des excuses ! crié-je intérieurement. Ça ne lui donne pas le droit de se croire au dessus de tout le monde et faire ce qu'il veut de toi, te traumatiser, t'agripper le poignet ou encore entrer dans ton espace personnel... Rien qu'à l'idée de me remémorer la scène de l'ascenseur, je tremble à nouveau.
Moi : Allez Amalya, prends ton courage à deux mains, soit forte et montre lui qu'il ne peut pas de déstabiliser ! dis-je à haute voix comme pour me donner du courage. Demain tu y retournes !
Après avoir fait le point avec moi-même, je me suis directement endormie, épuisée de cette première journée.
Ce matin, je me lève plus motivée que jamais, après mes multiples réflexions d'hier soir, je décide d'affronter cette nouvelle journée. Courage est le mot clé d'aujourd'hui et je pense à mon avis que je vais en avoir besoin.
Je me prépare un petit déjeuner salé pour reprendre des forces, œufs brouillés et pain toasté. J'ai besoin d'énergie, faut dire que mon dernier repas date d'hier midi. Une fois le petit déjeuner englouti, je recommence ma routine beauté et j'opte pour une robe rouge et talons noirs. Après tout, je travaille dans le monde de la mode, je suis censée être à l'image de l'entreprise non ? Et puis hier, j'ai vu tellement de gens habillés de façon classe que ce matin ça m'a motivée pour sortir cette robe canon du placard.
J'attrape le train à l'heure qui me dépose au centre-ville et je marche fièrement en direction d'Orora. C'est parti pour une nouvelle journée.
Je fais un signe de la main à Isobel qui est au téléphone et qui me répond également d'un signe suivi d'un grand sourire. Je vois bien à son expression qu'elle est surprise de me voir, mais je n'ai pas l'intention de fuir comme les autres. Je lis sur sa bouche bonne chance. J'esquisse un sourire et me dirige vers l'ascenseur. Une fois au cinquième étage, je me dirige à mon bureau et j'aperçois un post-it collé sur mon écran. « Merci de passer à mon bureau – A.C. ». A ? Son prénom commence par un A comme moi ? Je suis curieuse maintenant. Tout le monde l'appelle par son nom et c'est vrai que je n'ai aucune idée de son prénom, je ne l'ai vu mentionné nul part pour le moment... Bref, je prends mon courage à deux mains, je peux y arriver pensé-je. Je toque à la porte de façon assurée et j'attends. Règle 2 : Ne jamais rentrer dans mon bureau sans ma permission, c'est noté !
Monsieur Conti : Entrez !
Rien que d'entendre le son de sa voix, j'ai déjà envie de fuir mais en même temps, elle m'appelle, m'envoûte. Comment l'expliquer ? J'entre dans son bureau en me tenant droite, sûr de moi. Je ferme la porte derrière moi et j'avance au milieu de la pièce doucement.
Moi : Bonjour Monsieur Conti.
Monsieur Conti : Bonjour Mademoiselle.
Pourquoi ne peut-il pas s'empêcher de me dévisager ? S'il a mis mal à l'aise toutes les autres, je veux bien comprendre qu'elles ne soient pas restées.
Monsieur Conti : Il y a un défilé de mode qui est organisé au sein de nos locaux pour présenter notre nouvelle collection été d'ici 30 minutes. Il y a des investisseurs qui seront présents, l'équipe création que je veux vous présenter, les mannequins et encore d'autres personnes avec qui vous serez susceptible d'échanger à l'avenir. D'habitude, je préfère y aller seul mais j'ai besoin que vous m'accompagner cette fois-ci !
Quoi mais pourquoi ? Je viens seulement de débuter ici et je n'ai aucune connaissance encore dans ce milieu. Et pourquoi a-t-il besoin de moi ? Et merde, de toute façon je n'ai pas trop le choix.
Moi : Très bien Monsieur.
Monsieur Conti : Votre robe est d'ailleurs parfaite pour l'évènement soit dit en passant. Vous êtes sublime aujourd'hui.
Heeeiiiiinnnnnnn ? Il faut me pincer, je suis en train de rêver ou c'est un compliment ? Hier, j'avais une brute en face de moi et aujourd'hui, on dirait qu'une mouche l'a piqué. Bon, je dois faire comme si de rien n'était.
Moi : Merci Monsieur répondis-je en restant de marbre devant son compliment.
Il fronce les sourcils tout en m'examinant, qu'attend t-il de moi ? Que je rougisse comme toutes les autres filles, que je sois honorée d'un tel compliment parce qu'il est beau ? Je n'ai pas oublié son comportement d'hier. Il se ressaisi puis m'invite à s'asseoir en face de lui à son bureau. Il commence à m'expliquer le déroulement, me parle des personnes qui seront présentent. En bref, il me fait un petit topo.
Monsieur Conti : Je serai présent avec vous durant tout l'évènement, laissez moi vous guider et vous verrez, tout ira bien.
Est-il bipolaire ? Voila ce que je pense à ce moment précis. Je me dis que ce n'est pas possible, pourquoi son comportement a changé entre hier et aujourd'hui ?
Moi : Très bien Monsieur.
Monsieur Conti : Allons-y, ça va débuter.