Chapitre 2
Après une journée entière assise dans le car de transport commun qui mène à la ville , j’arrive enfin à la capitale munie d’un grand sachet noir qui contenait trois robes , un grand drap pour couvrir mon matelas , une paire de ballerine , une éponge et un savon . Je portais également avec moi un sac contenant des ignames , du maïs , un peu de viande de brousse et du miel que m’avait donné ma mère . Une dizaine de minute après j’aperçois Audile dans sa luxueuse voiture qui cherche à garer son véhicule en vain mais pas de place vide . Trop d’embouteillage en ville , s’exprima une femme assise juste à côté de moi .
J’accourus vers Audile afin de lui permettre de ne plus garer et jetant mon sachet à l’arrière du véhicule , je sautai sur le siège à côté d’Audile .. immédiatement une conversation se s’en suit .
Audile : ma sœur laya mais dis donc que ça fait longtemps , comment c’est passé ton voyage ?
Moi : très épuisant oh ma sœur , j’ai très mal au dos en ce moment tellement je me suis assise longtemps .
Audile : oui tu as raison de dire ça , le voyage du village à la ville est très épuisant . bref tu m’as trop manqué !
Moi : moi aussi tu m’as manqué .
Audile : je sais que tu es fatiguée , nous allons continuer la discussion en chemin , je ne dois pas rester garé ici pendant longtemps , il y’a trop d’embouteillages .
Je commençai par lui raconter la vie au village , son développement lent et les opportunités d’investissement qu’il regorge . Audile et moi avions échangé longuement sur les opportunités d’investissement au village parce que comme moi , elle adore entreprendre et n’a pas peur de miser son argent . Après des heures à être dans les embouteillages , nous sommes tapés par une faim horrible alors Audile me conduisit dans un fast Food marocain où nous nous régalâmes tout en poursuivant la discussion . Emballé dans la discussion nous ne vîmes pas le temps passer . Après deux heures passé dans le restaurant , nous embarquâmes pour la maison et je fis le constat de ce que la capitale est très peuplée et la circulation est lente . Audile et moi mîmes une heure environ pour rentrer mais nous n’étions guère dérangées par ce ralentissement qui nous permettait de poursuivre notre causerie . Arrivée à l’immeuble sur lequel habite Audile , je fis frappé par un halo de lumière . Impressionnée par la beauté de ce que je voyais , je ne pouvais m’empêcher de le fixer la bouche grande ouverte ; tout était très différent du village et je compris que les choses ne seraient pas facile pour une villageoise mais c’est déterminée et plein de rêve que je pris la route pour la capitale et rien ni personne ne pouvais m’en dissuader .
Il était vingt une heure quand nous sommes rentrées chez mon amie et vraiment pas la peine de vous décrire l’intérieur somptueux avec des moquettes et des fauteuils importés . Bref , Audile me montra la chambre que je devais occuper . Je posai mon sachet , pris mon bain et m’endormi alors même que mon intention était initialement de m’ étendre juste un peu et rejoindre ensuite Audile dans le salon . Le lendemain , je me suis réveillée tôt comme à mon habitude , une habitude que m’aurait laissé le village . Après avoir pris mon bain , j’ai nettoyé la maison et rangé les choses le temps que mon amie se réveille . Quand elle s’est réveillé , elle prépara le petit déjeuné et on se mit à table pendant qu’elle me parlait du fonctionnement de la ville et de ses intentions pour moi maintenant que je suis avec elle en ville .
Après le petit déjeuné , nous sommes allées faire les boutiques parce que mon amie jugeait mes habits vieux pour une quête d’emploi et voulait également que je change mon style vestimentaire pour faire plus fille de la ville déjà qu’avec mon peu de niveau , je m’exprimais assez bien . Elle m’acheta de belles robes , de beaux pantalons jeans , avec des chemises et des tee-shirts . Elle y ajouta des chaussures de tout model . J’étais grave gênée dans les pantalons avec ma forme très généreuse qui serrait de part et d’autre dans le pantalon mais mon amie et les autres filles présentent dans le magasin m’inondaient de compliment et j’entendais même certaines dire qu’elles apprécieraient énormément que la nature soit aussi généreuse avec elles qu’elle l’a été avec moi .
Une des filles présente dans le magasin du nom de Nelly a dit :
Nelly : en plus d’être belle , tu as une belle forme avec les rondeurs d’une vraie femme africaine . Sincèrement dit , tu es parfaite .
Audile : oui j’ai la chance d’avoir une amie aussi belle , ce n’est pas permis à tout le monde .
Moi : merci beaucoup les filles mais je crois que vous exagérez un peu , je ne suis pas aussi si belle que ça .
Nelly : arrête de te négliger et regarde la belle femme que tu es , tu es topissime .
Ce fût la toute première fois que j’entendis des compliments à mon sujet , j’étais honnêtement flattée parce que je n’avais pas l’habitude des compliments . Elle m’amena ensuite dans un magasin de vente d’appareils où elle m’offrit un beau téléphone portable qu’elle acheta comptant et par la suite ajouta une puce et enregistra son numéro pendant qu’elle prenais le mien . J’étais très ému au point de ne pas savoir quoi dire , elle a toujours été gentille avec moi et depuis mon arrivée elle ne manque aucune occasion de me remplir de joie . Je la regardai et avec presque des larmes aux yeux je lui dis :
Moi : Merci ma prunelle !!
Audile : de rien ma sœur , j’ai toujours voulu t’offrir un téléphone mais je ne l’ai jamais fait à cause de ta mère qui s’en opposerait sûrement si elle savait la provenance mais je comprends sa réaction et elle est une mère aussi pour moi donc je ne veux pas la frustrer .
Moi j’étais rempli de joie car je pouvais maintenant joindre ma famille en appelant Djibril , le boutiquier du quartier qui a sa boutique située juste à côté du restaurant de ma mère . Après cette viré en boutique , elle m’amena visiter la ville , les endroits chics ainsi que quelques amies à elle et à chaque fois elle me présentait comme sa sœur . Après cette viré , nous sommes rentrées à la maison et nous nous mîmes à la cuisine et ensuite la routine à bavarder , manger regarder la télé et ensuite dormir . Le lendemain , Audile reprit ses activités pendant que moi je parcourais le quartier dans un double objectif de connaissance du quartier et de quête d’emploi . Je rencontrais dans mes balades des femmes que j’abordais sans hésiter pour faire la discussion en leur demandant si elle pouvait avoir un emploi pour moi ou comment pourrais-je faire pour en trouver rapidement .
Certaines m’accordaient leur temps et même lorsqu’elles n’avaient rien à me proposer m’encourageaient et me donnaient des conseils et des astuces d’approche dans ma quête d’emploi . J’eus comme ça des contacts de femmes et de jeunes filles comme moi qui devinrent par la suite pour quelques-unes familières à moi . Audile quant à elle , cherchait de son côté un emploi pour moi de sorte qu’au bout de deux semaines , tout le voisinage et les amis de mon amie étaient informés de ma quête d’emploi . Ce fût la première difficulté à laquelle j’ai dû faire face mais ce n’était rien pour moi parce que j’étais trop déterminée surtout lorsque je pensais à ma famille , eux qui comptent tellement sur moi . J’eus dans cette quête d’emploi quelques propositions indécentes mais bien que voulant absolument obtenir un emploi je ne me fis pas prier pour refuser ces offres indécentes jusqu’au bout du deuxième mois de ma quête .
un soir , alors que je faisais le ménage chez mon amie , mon téléphone sonna et c’était une femme que j’avais rencontré lors de ma quête d’emploi et avec qui j’avais échangé pendant longtemps bénéficiant de ses conseils et de ses astuces . C’était pour m’annoncer qu’elle avait trouvé un emploi de gérante pour moi dans une structure de transfert d’argent .
…. : bonjour ma fille .
Moi : bonjour tata , comment tu vas ?
La dame : ça va ma fille , je vois que tu sais qui t’appelle .
Moi : oui tata .
La dame : rien de grave ma fille , c’était juste pour t’informer que j’ai eu un petit boulot pour toi . mon amie recherche une employée et j’ai immédiatement pensé à toi .
Moi : ah bon tata ? mais c’est génial , c’est quel type de travail ?
La dame : rien de compliqué , mon amie recherche une gérante pour une structure de transfert d’argent . ce n’est pas un grand truc mais j’ai pensé que ça pourrait t’aider .
Moi : eh tata , ça va trop m’aider . j’accepte ce boulot sans hésitation . je te remercie beaucoup pour ce que tu as fais pour moi . vraiment mille merci à toi .
La dame : j’aime les filles qui veulent s’en sortir de cette vie misérable de manière noble , j’admire vraiment ton courage et j’espère du plus profond de mon cœur que tu puisse réussir dans cette vie et subvenir à tes besoins .
Moi : merci tata pour tes conseils , je ne manquerais de rester toujours noble .
La dame : ne me remercie pas , si tu as le temps appelle moi pour qu’on puisse allé voir mon amie et discuter de ton contrat de travail .
Moi : ok tata , demain je t’appellerais …. .
La dame : ok à demain ma puce .
J’étais très heureuse et c’est sans hésiter que j’ai répondu par l’affirmatif . Elle me demandant alors de passer à sa boutique le lendemain pour qu’elle me conduise vers le propriétaire afin de discuter des clauses et conclure le contrat . J’ai automatiquement appelé Audile pour lui en parler mais mon amie était moins enthousiaste que moi , une réaction que je n’ai pas comprise , elle qui voulait tant que j’obtienne un emploi . Elle m’a dit de l’autre bout du téléphone que c’était très bien et qu’elle était contente pour moi , même si sa réaction ne le montrait pas du tout je n’hésitai pas une seule seconde de ce qu’elle était vraiment contente pour moi . Le truc , je me suis demandé ce qu’elle avait , peut-être qu’elle avait quelque chose mais je crois que si c’était le cas , elle m’aurait informé . Elle poursuivit en me demandant de m’y rendre demain afin de voir les clauses du contrat avant de m’éclater en joie parce qu’il y’a beaucoup de personnes qui aiment exploiter les autres surtout lorsqu’ils sentent un cas d’urgence chez la personne qui demande . Sur ces mots , je redescendis un instant sur terre et réalisa effectivement la véracité de ces propos . Lorsqu’elle fût rentrée le soir , nous eûmes une longue échange sur cet offre et m’expliqua les termes que devrait remplir ce contrat pour que je l’accepte .
Le lendemain je me rendis à la boutique de madame Djus , celle qui m’avait appelé pour l’emploi . Elle me conduisit chez la propriétaire , une certaine madame Tano .
Après quarante minute d’échange , je refusai le contrat parce qu’il ne contenait pas les termes dont m’avait parlé Audile la veille et pendant près de trente minutes madame Tano et madame Djus essayèrent de me convaincre à accepter le contrat mais je restai ferme sur ma décision . Pffff pas grave , c’est un bon début , me souffla cela à l’intérieur de moi . A ma sortie j’appela Audile pour la lui expliquer et elle soutînt ma décision . Deux jours après madame Tano me rappela pour la même offre mais avec des termes différentes et avec l’accord d’Audile j’accepta cette fois et je commençai ainsi un emploi en tant que gérante dans une structure de transfert d’argent . L’emploi était rémunéré au Smig et ne demandait pas grand-chose seulement savoir lire et écrire . J’ai débuté le lundi de la semaine suivante avec un apprentissage d’une journée et pour le reste j’étais la seule gérante et je travaillais dix heures par jour avec un seul jour de repos , le dimanche . Je descendais tous les soirs après le couché du soleil et montait tous les matins après le levé du soleil . Quoique insuffisant , mon salaire me permettrait maintenant d’aider ma mère et mes frères parce que j’avais une amie qui prenait déjà soin de moi et je n’avais pas vraiment de dépense à faire me concernant . Ma mère fût la deuxième personne à être informée de l’obtention de mon travail après mon amie Audile , ensuite vinrent mes frères et peut être mon père , de toutes les façons il n’en a rien à cirer . Au fil des jours que j’allais au travail , je faisais des rencontres pas toujours heureuse mais je m’y accoutumais . Le magasin juste à côté du mien était géré par Alice , une jeune fille un peu plus âgé que moi , très gentille qui m’appréciait énormément . Au bout d’un mois , je prenais grand plaisir à exercer cet emploi au point d’y être souvent tôt et d’en descendre un peu tard . En fait , le travail me permettait d’oublier mes soucis et de me concentrer sur l’essentiel alors je saisissais toutes les opportunités de travailler pour le faire comme cela ce devait . << Tout ce qui mérite d’être fait , doit être bien fait ? >> Ma mère ne cessait pas de me le répéter chaque jour alors j’ai fini par l’inclure dans mes principes et je fonctionnais dans mon travail selon ce principe . Mon employeur madame Tano félicitait régulièrement mon travail et m’encourageait quelque fois avec des cadeaux et des pourboires . Après cinq mois , mes économies ajoutées aux recettes des cinq derniers mois de ma mère , lui ont permis d’aménager la maison du village , en y intégrant les commodités essentielles telles que l’eau , l’électricité et des toilettes , et de payer les frais d’inscription de mes frères afin de leur permettre de poursuivre les cours de façon normale dans l’école du village . J’étais heureuse de savoir qu’il y’avait une évolution dans les conditions de vie de ma famille , j’ai même réussi à offrir un téléphone portable à ma mère , quoique simple sans beaucoup de fonctions , afin de pouvoir échanger avec elle chaque jour sans passer par Djibril le boutiquier et avoir constamment les nouvelles du village . C’était ça ma routine , me réveiller tôt le matin , nettoyer la maison , faire la vaisselle et le petit déjeuner , quelque fois une sauce ou deux , prévues pour être mangé en semaine , que nous mettions dans le réfrigérateur . Je prenais grand plaisir à me rendre utile à la maison même si Audile me demandait à chaque fois de ne pas me fatiguer à faire ces choses . Après le travail matinale de la maison , je me rendais au travail avec généralement une heure ou souvent une heure et demie d’avance . Une fois au travail , je nettoyais de fond en comble tout le local et disposait correctement les fauteuils avant l’ouverture . Le soir , au couché du soleil , je fermais le local et me dirigeais ensuite à la gare de bus et empruntais le bus numéro 1230 qui passait non loin de l’immeuble que nous habitions Audile et moi . Il faut dire que l’attente du bus était le plus difficile car les bus étaient très irréguliers et lorsqu’ils se décidaient finalement d’arriver , le trajet pour la destination pouvait durer plus de deux heures . C’était une réalité à laquelle je devais m’y faire et c’est ce que j’ai fini par faire deux mois après . En réalité j’aimais la vie en ville , elle était bien plus facile que celle du village . Une fois à la maison , je n’avais plus qu’à prendre mon bain , manger et me reposer pour le lendemain .Telle était ma routine et je m’y plaisais bien . Audile , mon amie voyageait beaucoup pour ses affaires et quelque fois pour répondre à des invitations donc j’étais le plus souvent seule dans la maison avec toutes les commodités , sincèrement je ne manquais de rien .
Un jour , alors que je faisais le point de la journée afin de fermer le local pour y retourner le lendemain , je reçu un dernier client qui gara dans une grosse voiture climatisée , les vitres teintée en noir avec de grosses roues impressionnantes . L’homme descendu de cette voiture était vertu d’un costume bleu de trois pièces , un grand chapeau blanc couvrait sa tête avec une senteur orientale pure nature . Il était très décontracté , souriant , courtois et donnait vraiment l’air d’avoir réussi . Après les civilités et un petit échange très respectueux , il me fit savoir qu’il était là pour une transaction importante de plusieurs millions . Pour ce genre de transaction , nous avions une salle spéciale où nous recevions les clients dit VIP . Cependant , au moment où je m’apprêtais à ouvrir la salle VIP afin de recevoir mon client , j’entendis un coup violent frapper la vitre qui me séparait de mon client . Un coup tellement violent que la vitre éclatât en mille morceaux . Des résidus de cet éclat de vitre me traça légèrement le visage de l’œil droit jusqu’au menton . A la suite de cet éclat de vitre , j’entendis un lourd bruit comme une explosion de bombe artisanale qui boucha à l’instant même du retentissement mes oreilles et me fit me retrouver sur mon dos , couchée sur la grosse imprimante qui me sert à imprimer les reçus des clients lors de leurs différentes transactions de retrait et dépôt d’argent , je venais de tomber violemment sur ma nuque . Pour le reste de ce qui s’est passé ce jour là, j’aurais énormément aimé vous en dire plus mais je ne sais moi-même plus ce qui est arrivé par la suite . Tout ce que je sais , c’est que je me suis retrouvée apparemment une heure après inondée d’eau et entourée d’une foule bruyante qui semblait commentée ce qui venait d’arriver . Subitement , quelqu’un me serra dans ses bras en me faisant beaucoup de câlins . C’est deux jours après que je compris qu’il s’agissait de mon amie Audile qui avait été alerté grâce au dernier appel émis trouvé dans mon téléphone par les premiers secours sur place et qui était heureuse de retrouver son amie saine et sauve . A vrai dire , j’eus besoin de quelques jours pour retrouver mes esprits et comprendre que j’avais été victime de braquage , non pas moi directement mais mon client , qui lui avait eu moins de chance que moi . En effet , en plus d’avoir été dépouillé de tout son argent , il avait reçu une balle dans l’abdomen et avait baigné près d’une heure dans son sang avant l’arrivée des secours . L’explosion que j’avais entendu était en réalité le tire d’arme à feu qui logea sa balle dans l’abdomen de mon client . J’eus eu l’occasion de passer rendre quelques visites à mon client qui par l’immense grâce de Dieu fût tiré d’affaire après avoir passé quatre jours dans le coma et faire deux semaines d’hospitalisation . Quant à moi , j’étais physiquement bien portante mais c’est moralement que j’avais été la plus atteinte . En effet , je fus tombée dans une psychose profonde une semaine après l’incident qui me réduisit à rester cachée dans ma chambre en longueur de journée . Je semblais pendant plus de deux mois , être constamment victime d’agression ou de braquage surtout lorsque je voyais un inconnu venir vers moi . Je vivais dans une peur constante et j’avais totalement perdu toute confiance en moi . Ma mère et mes frères n’avaient pas été informé de cette situation afin de ne pas les inquiéter . Deux jours après cet incident , j’appelai ma mère qui était inquiète à cause des nombreux appelles restés sans réponse .
Moi : bonjour maman .
Maman : eh sabou , cela fait 2 jours que j’essaye de te joindre mais rien , qu’est ce qui c’est passé ? ou était tu ?
Moi : rien maman , juste un peu occupé , ne t’inquiète pas je vais bien .
Maman : sabou ne me laisse plus ainsi sans nouvelle hein , tu sais que je m’inquiète trop pour toi .
Moi : ne t’inquiète pas maman , je vais te joindre tout les jours .
Maman : ok ma fille , j’espère seulement que tu vas bien ….
Nous avons discuté un peu longtemps ce jour et c’est ainsi qu’elle et moi échangions régulièrement et ne faisions jamais une journée sans se parler . Cependant , après l’incident , traumatisée que j’étais , je ne répondais ni aux appelles , ni aux messages et je crois que par la suite , mon numéro ne passait carrément plus du fait du manque de batterie parce que je ne pensais même pas à le recharger .
Chapitre 3
La rencontre amoureuse
Madame Tano , du fait de ma maladie qui m’empêchait d’être présente à mon travaille , a dû me faire remplacer par une autre fille . Cette situation m’importait très peu parce que pour être honnête avec vous je n’attendais plus que le jour de ma mort . Un jour alors que j’étais assise à la maison regardant la télévision , j’entendis sonner plusieurs fois à la porte puis d’une voix grave j’entendis : << il y’a quelqu’un ? >> J’ai pris tellement peur , pensant que c’était un agresseur , je me suis mise à hurler de toutes mes forces en demandant du secours . L’homme continuait à taper à la porte en disant :
Livreur : il y’a quelqu’un ?
Livreur : c’est le livreur .
Livreur : je viens livrer un colis .
Livreur : il y’a quelqu’un , il y’ a quelqu’un ?
Face à l’insistance du livreur , j’ai pris peur et j’ai commencé à m’imaginer une situation de braquage . Après une longue torture psychologique du fait de mes nombreuses imaginations , j’ai décidé de sauter du balcon du salon qui donne directement dans le jardin de la cour de l’immeuble . C’est avec tristesse que j’écris ces lignes parce que fort de ce que j’ai vécu , j’ai compris combien de fois il était simple de perdre la tête . Après avoir sauté , c’est à l’hôpital que je me suis réveillé quelques heures après . Audile mon amie était absente depuis une semaine . Partie pour ses affaires en Turquie , Audile m’avait laissé seule et jusqu’à ce jour , je croyais être finalement au contrôle de la situation qui m’avait fait perdre mon emploi . J’ai été finalement conduit dans un hôpital psychiatrique où après des examens le médecin m’a prescrit des neuroleptiques et m’a laissé rentrer à la maison . Ces neuroleptiques me faisaient dormir toute une journée et quelques fois même pendant deux jours . Une semaine après mon incident , j’ai reçu une visite des plus surprenantes . Monsieur Giroux , notre voisin du bas ; c’est lui qui m’a conduit à l’hôpital et à bien voulu faire face à toutes ces charges qu’ont constitué mes ordonnances ainsi que les frais de consultation . En effet , monsieur Giroux est un monsieur très réservé mais toujours de bonne humeur avec qui je n’échangeais presque jamais mis à part les salutations quotidiennes sans rien y ajouter . Je le trouvais un peu gonflé du fait qu’il ne parlait presqu’à personne sur l’immeuble . Je me disais qu’il pouvait au moins discuter avec les autres blancs de l’immeuble mais il était toujours seul dans son coin sans femme ni enfant , quelque fois partir mais même présent c’était comme s’il était absent . Mais à mon étonnement c’est bien ce monsieur qui m’a conduit à l’hôpital et même si j’ai été un peu mal poli avec lui en allant même pas le remercier pour son geste à mon égard , il me rendit une visite surprise très tôt un matin .
( sonne à la porte )
Moi : c’est qui à la porte ?
Giroux : c’est Giroux .
Moi : un instant s’il vous plaît .
J’étais totalement gêné et ne savait même pas que faire ni quoi dire à ce monsieur généreux envers qui je n’avais pas été reconnaissant . J’ai encore mal agit en restant près de dix minute à tourner dans la maison en réfléchissant à ce que je ferais ou dirais . Après plusieurs hésitations , j’ouvris la porte et monsieur Giroux était toujours arrêté impatient .
Giroux : bonjours Laya .
Laya : bonjours monsieur Giroux .
Giroux : non , ne te gêne pas . Tu peux m’appeler Alex . On peux se tutoyer également cela ne me dérange pas .
Laya : D’accord Alex .
Alex : comment tu te portes aujourd’hui ? Je passe voir comment tu vas étant donné que cela fait une semaine maintenant que je n’ai pas de vos nouvelles .
Laya : effectivement Alex . Entre avant et prends place .
Alex : merci ; c’est gentil .
Laya : je te sers quelque chose à boire ?
Alex : non ça va merci peut être la prochaine fois .
Donc dis moi Laya , comment tu te portes maintenant ?
Laya : beaucoup mieux par la grâce de Dieu . Les médicaments me font bien dormir et je sens que je récupère mes forces .
Alex : c’est très bien . Continue la prise des médicaments et très vite tu seras en pleine forme . Je ne te vois pas sortir , tu es tout le temps enfermée dans la maison alors je suis là pour te faire sortir un peu aujourd’hui .
Laya : c’est gentil Alex mais prochainement peut être
Alex : j’insiste , on ira au restaurant juste tout près d’ici , comme ça tu pourras changer un peu d’air . Je n’irai pas tant que tu n’acceptes pas . On prendra juste le café et on rentre .
Laya : d’accord comme tu insistes , accorde moi juste cinq minutes pour que je me change rapidement .
Nous nous rendîmes au restaurant et pendant que nous y étions , nous avions échangés longuement sur sa vie , sur les raisons de sa présence dans mon pays , sur sa vie sentimentale et sur son travail . Me concernant j’ai pas eu grand-chose à dire car sur ma vie il n’y a pas grand-chose à dire . Les seules choses que je pouvais lui dire sur ma vie étaient ces choses que vous connaissez déjà , à savoir l’alcoolisme de mon père , ma vie au village et ma présence en ville . Plus j’échangeais avec Alex , plus j’avais l’impression de le connaître depuis toujours et plus on s’ouvrait l’un à l’autre . Alors au fil de la causerie je lui demanda :
Moi : quel travail fais-tu ?
Alex : je suis investisseur et je suis dans ce pays dans le but de saisir des opportunités
Moi : c’est très bien , en tout cas dans ce pays , il y a beaucoup d’opportunité lucrative pour celui qui n’a pas peur de prendre des risques .
Alex : ah bon ? tu t’y connais dans l’entreprenariat ?
Moi : j’y suis passionnée et j’espère réaliser un jour ce rêve d’être à mon propre compte .
Alex : c’est cool . Tu voudrais entreprendre dans quoi si tu avais les moyens ?
Moi : dans mon pays , le transport est un business très rentable , que ça soit le transport en commun ou mettre des véhicules en location , la rentabilité y est élevée et la reprise du capital investis se fait très rapidement .
Alex : très intéressant . Je travaillais d’ailleurs sur un projet de parc automobile ici avec un monsieur jusqu’à ce qu’il se montre pas très honnête . Donc je peux dire qu’effectivement c’est un projet rentable .
Moi : c’est aussi ça le problème de l’investissement. Il faut avoir les bonnes personnes avec soie .
Alex : Exactement Laya . Tu es très mature pour ton âge . J’aimerais travailler avec toi sur ce projet de parc automobile et on le lancera ensemble .
Moi : vous êtes sérieux ?
Alex : oui , je suis très sérieux Laya .
Moi : d’accord . J’ai mon grand frère qui exerce dans ce domaine , j’échangerai avec lui et te reviendra .
Alex : d’accord Laya .
En fin de compte , je n’ai regretté en rien cette petite sortie avec Alex car elle a été riche pour moi et surtout une opportunité que je crois être celle de ma vie m’y attendait finalement . Lorsque Audile est rentrée de son voyage , je lui ai raconté tout ce qui c’était passé à son absence et comme une vraie sœur , elle a non seulement été dire merci à Alex pour avoir veillé sur moi mais aussi voulu rembourser tout ce qu’il avait fait comme dépense pour moi dans ma période de maladie pendant qu’elle était absente . Mais sur ce dernier point , Alex resta intraitable et refusa d’être remboursé disant qu’il l’a fait avec plaisir . Pour ce qui concerne mon projet d’investissement avec Alex , elle m’a juste demandé de saisir l’opportunité tout en restant prudente .
Après un mois d’étude pour notre projet , Alex décida de me remettre la somme de quinze millions pour l’achat d’un premier véhicule tout terrain afin de la mettre en location . Après l’achat du véhicule , j’ai arrangé une rencontre entre Alex et mon frère aîné afin de permettre à Alex de connaitre celui avec qui nous étions sensés travaillé . Ce fût mes débuts dans les affaires car Alex m’avait laissé toute la gestion de cette affaire et je lui faisais juste le bilan chaque fin de mois . Notre business prospérait rapidement et au moment où j’envisageais l’achat de deux autres véhicules tout terrain dans le but de créer notre parc automobile comme pensé initialement , Alex me fit une demande des plus surprenantes .
Alex : Laya , je voudrais t’avouer une chose .
Moi : oui Alex je t’écoute .
Alex : je voudrais t’épouser . Depuis des mois maintenant tu hantes mes nuits et lorsque je te vois j’ai le cœur qui bat très fort .
Stupéfaite je n’ai su quoi dire :
Moi : Alex , tu me prends vraiment sur le cours et je ne sais vraiment pas quoi dire .
Alex : je comprends et je peux te donner du temps pour y penser si tu veux .
Moi : merci Alex , mais je voudrais qu’on se concentre avant tout sur notre projet qui est en plein développement ?
Alex : oui mais les sentiments sont ce qu’ils sont donc penses y Laya .
Moi : promis Alex .
Je craignais vraiment que des sentiments viennent ternir notre belle collaboration qui portait des fruits au-delà de nos attentes . Cependant , au fil de notre collaboration , Alex se faisait insistant et me disait clairement qu’il ne pouvait plus attendre parce qu’il était de plus en plus difficile pour lui de travailler avec une personne dont il est fou amoureux . Il rencontra mon frère aîné par ailleurs son employé , pour lui expliquer les sentiments qu’il avait pour moi et attendait de mon frère que celui-ci le conduise vers ma mère mais mon frère connaissant déjà ma position sur cette histoire d’amour qui était pour moi inopportune , c’est toujours montré réticent quant à le conduire chez ma mère mais à force d’insister , il eut le numéro de ma mère qu’il appelait régulièrement et lui offrait des cadeaux à n’en point finir . Cette situation me gênait énormément parce que j’avait l’impression qu’il voulait corrompre ma mère dans le but qu’elle à son tour puisse m’encourager à sortir avec lui . Une nuit , je reçu l’appelle de ma mère qui d’ailleurs m’a fait très peur car ma mère ne m’appelait jamais les nuits . Elle me dit :
Maman : ma fille ?
Moi : oui maman .
Maman : aimes-tu Alex ?
Moi : non maman , Alex est mon collaborateur et je ne le vois pas autrement qu’en collaborateur .
Maman : mais lui il t’aime , tu le sais au moins ?
Moi : oui maman , je le sais et cela m’angoisse énormément . Je crains que cela mettre un terme à notre collaboration qui fonctionne parfaitement présentement .
Maman : tu sais que je ne peux pas continué à prendre les cadeaux d’Alex alors même que je sais que tu ne l’aimes pas et que tu ne seras pas avec lui . alors parle lui et tombez d’accord , si votre collaboration doit prendre fin , qu’elle prenne fin mais je veux que tu arrêtes de torturer ce monsieur. C’est la vie et dans la vie ce qui doit arriver , arrive et on y peut rien .
Moi : mais ce n’est pas moi maman . Je ne le fais pas souffrir , je lui ai demandé de me laisser du temps mais dernièrement il est très insistant et je ne sais pas quoi lui dire pour l’instant .
Maman : dis lui ce que veux ton cœur et cela peu importe . C’est difficile ce qu’il traverse présentement et moi je n’ai aucune envie de le frustrer donc je prends ses cadeaux mais honnêtement je n’en veu plus si tu ne veux pas être avec lui alors parle lui et soit honnête avec lui , pour le reste ne crains pas mon bébé .
Moi : d’accord maman
Après cet échange avec ma mère , je pris la décision de parler à Alex et lui dire ce que je veux et ce que je pense réellement . Cependant , cette motivation m’était venu au moment où Alex était partir pour la France et je devais donc attendre son retour pour lui parler de ma décision , pourvu que la même motivation soit de mise ce jour . Derrière Alex , étant donné que je craignais une rupture totale de collaboration avec Alex , je m’inscrivis dans une logique d’assurer mes arrières en réalisation une série d’investissement à mon nom personnel afin de ne plus retourner dans la misère que j’ai connu il y a des années avant . Dans cette optique j’ai créé ma propre structure de transfert d’argent et avait en son sein quatre employés qui s’occupaient des opérations de transfert d’argent à l’international comme sur le territoire national et qui se chargeaient aussi des opérations de versement ou dépôts sur des comptes . En plus de ces quatre employés chargés des opérations de transfert d’argent et de dépôt , il y’avait quatre agents de sécurité qui avaient pour rôle le contrôle des clients et la sécurité contre toutes personnes malintentionnée ? Ces agents de sécurité se relayaient deux à deux le jour et la nuit tous les jours 7 jours / 7 et à toutes les heures 24 heures / 24 pendant toute l’année . A la structure de transfert que j’avais ouvert , il y avait un magasin de vêtement dame , les maquillages , les chaussures et les sacs de femmes que j’avait ouvert en plus dans le quartier d’affaire de la capitale . Ce grand magasin était géré par trois belles demoiselles et un jeune homme qui s’occupaient tous ensemble de la visibilité de ma boutique et de la gestion de la clientèle . Le renouvellement du stock était géré par moi-même , renouvellement qui m’imposait maintenant des voyages en Turquie et en Chine , où se trouve mes principaux fournisseurs . Lorsque Alex est rentré de France , ce jour même , il me fit signe mais ce jour n’était vraiment pas un jour indiqué pour moi pour lui annoncer ce que je voulais lui dire , faute d’inspiration . Cependant , je suis passé avec Audile lui dire bonsoir et bavarder un peu avec lui . Sans lui parler de ce qu’il attendait , j’ai juste pris un rendez vous avec lui pour le weekend de cette semaine comme me l’avait conseillé Audile de lui en parler dans un restaurant ou dans un endroit public . Pendant que je me torturais à chercher comment dire à Alex que je ne veux pas être en couple avec lui , mon frère aîné c’était chargé de me simplifier la tâche mais pas de la manière dont j’aurais voulu . En effet , mon frère aîné et Alex avaient gardé le contact et était même devenu plus proche qu’ils l’étaient dans les débuts .Et dans cette nouvelle amitié , mon frère c’était pas gêné de me dénigrer auprès d’Alex afin d’être dans les bonnes grâces d’Alex et ainsi me remplacer à la tête de la gestion du business que j’avais monté et piloté efficacement avec Alex . J’avais senti un relâchement du côté d’Alex et un froid qui était pour moi une bénédiction parce que s’il ne s’intéressait plus à moi , j’aurais plus la lourde charge de lui briser le cœur . Hélas , j’étais très loin de savoir ce que me réservait cet homme pour qui j’ai toujours eu de la considération parce que je suis loyale et je ne tourne jamais le dos à ceux qui m’ont tendu la main lorsque j’étais dans le besoin .
Le premier jour du week - end , jour auquel Alex et moi étions sensés nous rencontrer pour discuter , je lui fis plusieurs appels restés sans réponse et pour lesquels Alex ne rappela jamais . Ignorant tout ce qui se tramait dans mon dos , je pris peur et enchaînais les appels pour savoir ce qui n’allait pas . Alex n’avait pas cette habitude de ne pas répondre aux appels encore moins de ne pas rappeler , alors j’appela mon frère qui me fit savoir qu’Alex était à une réunion . Grande fût ma surprise et fille intelligente que je suis , j’ai commencé à me douter de quelque chose mais je suis du genre à rester loyale jusqu’à ce que la personne me fasse savoir qu’elle n’a plus besoin de ma loyauté . Je restai pour ce jour dans mon coin en attendant qu’il me rappelle et avait prévu le rappeler le lendemain dans le cas où il ne rappellerait pas . Le lendemain , Alex fût le premier à m’appeler :
Alex : bonjour Laya .
Moi : bonjour Alex . T u m’as fait peur hier . J’ai essayé en vain de te joindre . Tu vas bien ?
Alex : oui je vais bien , merci . Peux tu me rejoindre au café expresso chez Abib ?
Le café expresso chez Abib est le restaurant où Alex et moi déjeunions régulièrement en discutant affaire lorsque nous lancions notre projet commun de parc automobile .
Moi : oui , je peux y être dans dix minutes .
Alex : c’est parfait j’y suis , je t’attends .
Moi : d’accord , je viens .
Arrivé au café expresso chez Abib , à la place où nous avions l’habitude de nous assoir pour déjeuner et discuter , je vis Alex qui y était assis avec un jus de passion qu’il sirotait avec amour , alors je me suis dirigé vers lui et avec sourire et lui faisant le câlin habituel sur la joue , je glissai un petit bonjour dans ses oreilles puis m’assis en face de lui . Pendant que je m’attendais à ce qu’on rentre dans le sujet , Alex me fit comprendre qu’on devais attendre une troisième personne qui à ma grande surprise n’était personne d’autre que mon frère aîné . Je vous avoue que je n’avais plus aucun doute , je savais que quelque chose se tramait mais la question que je me posais était la suivante : << Qu’est-ce que mon frère viendra faire dans une rencontre qui est sensé ne pas le concerner ? >> J’ai cependant gardé mon calme et attendu l’arrivé de mon frère pendant que j’essayais d’amuser la galerie avec Alex afin de détendre un peu l’atmosphère . Une quinzaine de minute après , mon frère arriva et s’installa juste à ma droite . Mon frère entama une discussion avec Alex pendant une dizaine de minute avant même de me dire bonjour , mais sereine je répondis chaleureusement et fis une petite discussion avec lui en lui disant :
Moi : Nganon , comment se porte ta femme et tes enfants ?
Nganon : ils se portent tous très bien et chez toi ? Et Audile ?
Moi : je me porte très bien et Audile aussi . J’ai rencontré ta femme la semaine passée , elle te l’a dit ?
Nganon : oui , elle me l’a dit .
Après ce petit échange , Alex prit la parole et en s’adressa à moi sans détour , il me fit comprendre :
Alex : Laya , tu es une fille formidable et tu m’as prouvé ta capacité de gestion . Je n’ai vraiment rien à te reprocher mais je souhaiterais que tu te retires de la gestion et que tu la laisses entièrement à Nganon ton frère aîné .
Je suis restée sans mot pendant quelques secondes et ensuite j’ai répondu :
Laya : d’accord Alex j’ai compris .
Ensuite m’adressa à mon frère je lui dis :
Laya : Nganon , tu pourra passer demain matin pour prendre les différents papiers afin de faciliter ta gestion en te basant sur ce qui a déjà été fait .
Nganon : d’accord Laya ,c’est compris .
Je me suis senti mal à ce moment là mais je ne pouvais rien y faire , j’avais l’impression d’avoir reçu un coup dans le cœur , mon soit disant collaborateur me retirait la gestion et la donnait à mon frère . Mon frère a dû forcement passé derrière moi pour convaincre Alex de lui laisser la gestion sinon ou le connait il ?
Je n’en voulait pas à Alex ni à mon frère , tout ce que je leur souhaitais de bon c’était la réussite de leur affaire . Je leur ai souhaité bonne chance et je me suis en allé .
C’est comme ça que je me suis retiré petit à petit d’Alex , je ne m’ingérais plus dans ses affaires puisqu’il me l’avait demandé , je ne demandais rien non plus à mon frère . s’ils pensent s’en sorti seul alors bonne chance à lui .
Heureusement que mes arrières étaient soudés , j’ai reçu à mettre de l’argent de coté et les activités étaient de plus en plus rentable . Deux mois après , j’ai pris ma propre maison dans un quartier huppé de la capitale et je roulais dans ma propre voiture acheté grâce à mon business qui donnait vraiment bien . En plus j’ai ouvert un bon restaurant moderne pour ma mère qui vendait au-delà même du village et pouvait offrir des services traiteurs dans les cérémonies dans le village et même autour du village . Je finançais sans aucune difficulté les études de mes frères restés au village qui n’étaient plus obligés d’aller au champ parce qu’ils devaient dorénavant suivre régulièrement les cours avec les autres enfants du village . Avec ma voiture , je pouvais maintenant me rendre à tout moment au village mais à la demande de ma mère , je prétextais , lorsque les gens du village me réclamaient , de ne pas pouvoir le faire du fait de mes occupations et de mes voyages réguliers en Turquie et en Chine . Je ne me rendais jamais au village et je préférais cela comme ça parce que j’avais l’opportunité de poursuivre mes objectifs et pour rien au monde je ne voulais rater cela . Je fréquentais les hauts lieux et rencontrais beaucoup de personnes importantes . Ma vie ressemblais de plus en plus à la vie que j’ai toujours voulu vivre . Quant à Alex et mon grand frère aîné , je n’avais plus aucune nouvelle d’eux et de leurs affaires . La relation entre mon frère et moi n’était plus au beau fixe , on ne s’adressait plus la parole et même si ma mère me faisait quelque fois des palabres à cause de mon frère Nganon parce qu’elle voulait que je lui pardonne , j’étais super figée sur ma position et ne lui souhaitais aucun mal dans sa relation avec Alex .