Chapitre 2

Je suis en train de courir à grande vitesse, comme si je fuyais quelque chose. Je ne m'arrêterai sous aucun prétexte, du moins pas jusqu'à ce que je n'ai plus ce sentiment de paniquer, comme à chaque fois que je fais ce même cauchemar. En réalité ce n'est pas un cauchemar, c'est un souvenir qui me hante chaque nuit. Il revient dans ma mémoire comme un spectre qui me suivrait partout et tout le temps, même inconsciente. Quand il s'invite dans mes songes, je me retrouve à courir à trois heures du matin. Je fonce dans les rues sombre de la ville, en faisant attention à ralentir quand je croise des piétons. Les personnes qui disent que New York, Paris et Tokyo sont les villes les plus vivantes la nuit, n'ont jamais visités Bruxelles. Les fêtards sont présents du jeudi au dimanche soir, quand les bars et les boites de nuits ferment, il n'est pas rare de croiser des groupes de jeune qui n'ont pas encore finis de refaire le monde. Cela rend ma course bien plus pénible en passant par le cartier de Madou et de l'avenue Louise. C'est dans cet esprit, qu'en ce vendredi matin, je fais attention à ce qu'on ne remarque pas ma vitesse. Bien que je sois certaine que la majorité des passants soient compléments bourrés, je ne veux pas être la nouvelle curiosité des réseaux sociaux. Je continue ma course effrénée jusqu'au lac du bois de la cambre. Je m'assis sur un banc en face du lac, je respire le bon air, l'odeur de l'herbe sous mes pieds et du lac, mes poumons ne s'en lasser pas, alors je prends de plus longues inspirations, je les remplis jusqu'à ce que j'aie la tête qui tourne, je me couche sur le banc, je ferme les yeux et me contente d'écouter le bruissement des feuilles dans les arbres, je ressens le vent sur mon visage. Me retrouver près du lac participe à me détendre. J'ai encore les mains qui trembles, mais au moins mon acouphène est passé. À chaque que je me remémore du moment le plus traumatisant de ma vie, je revis par la même occasion mon état de choc. En ce moment couché sur ce banc, j'essaie de me remémorer les derniers souvenir de ma famille avant qu'on se séparent. En général ça a le dont de me calmer et d'oublier pendant quelques instants mes derniers souvenir d'elle.

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Un matin, où la journée avait commencée normalement, mon Petit frère âgé de sept ans à ce moment-là, et ma petite sœur d’un an, c'étaient réveillé à l'aurore pour regarder leur dessein animée, et attendaient sagement que le reste de la maison se réveille. Puisqu'on était en vacances d'été, ma sœur et moi, qui arrivions l'âge de l'adolescence, avions le droit de dormir plus longtemps. Car, oui, nous étions l'âge où on a une poussée de croissance (ma croissance s'est arrêtée par la même occasion à ce moment-là, mais on va éviter de s'attarder sur ça). Mon frère par ennui, est venue nous réveiller vers huit heures du matin.

- Ephyra, Gaï ?

- mmh, répondîmes en même temps.

Agacées par ce réveil impromptu, nous ne priment pas la peine de formuler une réponse correcte ou d'ouvrir les yeux. Et pour bien lui montrer que je ne comptais pas lui répondre, je me retournais, et me retrouvai nez à nez avec ma sœur. J'avais toujours les yeux fermés, mais je pouvais sentir son souffle sur mon visage. Ma sœur et moi partagions un lit, nous avions toujours refusé de nous séparer, même bébé nous dormions les doigts entrelacés, dans nos berceaux qui était Côte à côte, on passait nos petits bras au travers des barreaux. Mes parents avaient bien essayé de nous séparer, de peur que nous nous fassions mal en nous retournant la nuit, et ils avaient eu droit à un concert de pleure, alors notre père nous fabriqua un berceau plus grand, qui pouvaient contenir un plus grand lit. Plus tard, dans chaque maison, que nos parents possédaient, on avait droit à notre chambre avec un grand lit (comme les grands).

- RÉVEILLEZ-VOUS, cria de plus belle, Ayden, voyant qu'aucune d'entre nous ne réagissez !

- Sort de notre chambre, lui dis-je de ma voix ensommeillée.

- Allez, réveillez-vous, répéta-t-il, en soucant Gaïa qui se trouvais plus près de la porte, cette fois-ci de sa voix de bébé. Il devenait bien trop âgé pour prendre cette voix et pour qu'on s'attendrisse, bien qu'il soit encore mignon.

-SORT, lui cria-t-elle, en lui ballassent son coussin !

Elle ne se fâchait pratiquement jamais, ça, c'était mon rôle dans notre duo. Elle était la gentille, comme aimait le répéter nos profs. La vérité, c'est que j'étais calme, mais il ne fallait pas me chercher ou mes sœurs. Gaïa, elle, bien qu'elle parlât plus facilement aux autres, plus que moi, qui était de nature plus solitaire (Si on avait des amis, c'était bien grâce à elle), elle ne s'énervait jamais. Ayden, lui, était bruyant et ne se laissez pas faire (ce qui ne m'empêchais pas de le défendre, au besoin). Là, il avait été trop loin, il ne fallait pas réveiller Gaïa avant l'heure, si non, fallait faire face aux conséquences, et il le savait très bien. Ayden, qui décidément avait décidé de mourir avant l'heure, lui relança le coussin en pleine figure. Gaïa se leva en trombe, perdu presque l'équilibre en se levant aussi brusquement, et lui courue après :

- JE VAIS TE TUER !

Ayden qui semblait enfin se rendre compte de son erreur, prit la poudre d'escampette :

-MAMAN !

Comme à chaque fois qu'il nous embêtait, il chercha refuge auprès de notre mère, mais cette fois-ci il ne la trouva pas, car elle prenait sa douche. Heureusement pour lui, notre père, qui était descendu préparer le petit déjeuné, monta pour voir ce qui se passait, et le rattrapa dans les escaliers.

- ok, stop tout les deux, les gronda-t-il, gentiment !

- c'est lui qui nous embête dés le matin, se défendit Gaïa.

Ayden qui se cachait derrière notre père, lui tira la langue et fit un grand sourire, pour la narguer. Tous ceux qui ont des petits frères ennuyeux, comprendraient pourquoi cela la mit encore plus en colère. Elle se précipita ver notre petit frère, en grognant comme une furie, Notre père la rattrapa avant qu'elle ne puisse atteindre Ayden, qui la narguait avec son sourire le plus charmant.

- Personne ne tuera un de mes enfants, dit notre père avec un air sérieux, et toi Ayden arrête de l'embêter.

Pendant ce temps, moi, je les avais suivis dans le couloir et regardais la seine depuis le haut des escaliers, avec un certain amusement. Je pensais passer inaperçue, mais je me trompais, mon père se tourna vers moi :

- Et toi ne reste pas planté là, va chercher ta petite sœur et aide-la à se préparer, ensuite descendez prendre votre petit-déj !

- Oui, mon capitaine, lui répondis-je ironiquement, en faisant le salut militaire, en me croyant drôle.

Il n'a pas dû me trouver drôle, car il me jeta un regard noir, qui semblait me donner un avertissement, alors je décidais de ne rien ajouter, il semblerait qu'il était déjà exaspéré. Alors je passai devant lui, ma sœur et mon frère, et descendit chercher Heaven dans le salon. Elle était en train de jouer avec sa poupée qui se trouvait dans une petite poussette rose, elle la poussait tout en essayant de tenir en équilibre (ça ne faisait que quelques mois qu'elle marchait). Je la pris dans mes bras, elle ne voulait pas qu'on l'éloigne de "son bébé", et me le fit savoir en tendant les bras vers sa poussette, et parla en langage seulement connu des bébés, bien que je ne comprenne pas ce qu'elle disait, je compris par son expression faciale qu'elle n'était très contente.

- on va se changer, lui dis-je en prenant la voix la plus douce possible en l'emportant au loin.

On remonta à l'étage vers ma chambre, en passant je pris de quoi la changer dans la sienne, on se dirigea directement dans la salle de bain de la chambre. Gaïa était déjà dans la douche, j'aidai Heaven à s'assoir en hauteur à côté de l'évier, en face du miroir, je pris sa brosse à dent dans le verre entre les deux éviers (qui contient aussi la mienne et celle de notre sœur), je mis le dentifrice pour enfant dessus avec précaution afin de ne pas en mettre partout.

- Fait cheese, lui dis-je en souriant.

Elle ne parlait pas encore très bien, mais elle comprenait que quand on lui disait "cheese" c'était pour prendre une photo ou brosser les dents. Elle s'exécuta, je lui brossai les dents en faisant bien attention à ne pas mettre de pression en frottant de bas en haut. Quand j'eus terminé, Gaïa sortit de la douche, s'enroula dans sa serviette.

- Tu veux bien veiller à ce qu'elle ne tombe pas de l'évier pendant que je fais couler notre bain, s'il te plait ? Lui demandai-je, en me retournant vers la baignoire pour ouvrir le robinet d'eau chaude et froide afin qu'elle soit tiède, je jauge la température à l'aide de ma main que je mets sous le robinet. Quand j'eus estimé que la température de l'eau était assez proche de la chaleur de ma main, je bouchai la baignoire avec le bouchon.

Pendant que l'eau coulais, je pris ma sœur pour lui enlever son haut de pyjamas à manche cour blanc avec un dessein de cendrillon en robe de balle et son pantalon rose. Je fis de même pour moi, avec mon top noir et mon short. Ce n'était pas chose rare qu'on prenne notre douche en même temps, le matin, avec mes sœurs, Heaven avait sa propre chambre, mais n'avait pas sa propre salle de bain. La nôtre, à Gaïa et moi, était assez grande pour nous trois, elle contenait une douche italienne avec un jet d'eau qui se trouvait au plafond avec des lampes LD, de l'autre côté de la vitre en verre se trouvait une baignoire assez grande pour contenir trois adultes, en face se de deux lavabos en castré, tout était en marbre d'un ton beige, excepté pour les tiroirs sous le lavabo qui était en bois.

Heaven et moi rentrâmes dans la baignoire à moitié pleine, en premier lieu, je commençai par lui laver les cheveux, ensuite son visage et son corps.

- Je n’ai pas envie de faire les exercices de magie, aujourd'hui, s'exclama tout d'un coup Gaïa.

- Tu connais maman, elle ne va pas nous lâcher avant l'après-midi.

-ça je le sais, mais ça fait des mois qu'elle nous met la pression. J'en ai marre, j'aimerais qu'on fasse une pause, au moins pour aujourd'hui.

- Pourquoi ? Tu veux aller retrouver ton amoureux ? Lui répondis-je en la taquinant.

On connaissait le voisin d'accoté depuis très longtemps, sa mère était une amie d'enfance de notre mère. On était devenue inséparable depuis qu'on passait la quasi-totalité de nos week-end et vacance dans l'autre monde. Je me rendais de plus en plus compte que Gaïa avait le béguin pour lui.

-Je n’ai pas d'amoureux !

Je n'insistai pas, mais je lui lançai un regard qui en disait long. Je connaissais bien ma sœur, on était voisine dans le ventre de ma mère, on est née avec à peine deux heures de différence et on avait toujours tout partagé.

- Mais sérieusement, t'en as pas marre toi de touts ces entrainements ? J'ai l'impression qu'on s'entraine pour être des gardiens. On devrait lui demander d'arrêter pour quelque jours !

- T'entend ça Heaven, notre sœur veux qu'on dise à maman d'arrêter les entrainements, elle a oublié qu'elle ne plaisante jamais avec les entrainements et qu'elle risque de nous tuer avant qu'on n'est le temps de demander quoi que ce soit, dis-je en utilisant un ton sarcastique.

Je comprenais ce que ma sœur voulait dire, notre mère était devenue bizarre, elle était plus stricte avec nos leçons de magie et avait rajouté des entrainements de combats. Elle semblait encore plus parano, elle avait encore plus peur que les gens découvrent qui nous étions réellement, ou plutôt ce que nous étions.

-ok, va lui demander ! Lui dis-je en voyant qu'elle faisait la moue en jouent avec l'un des canards de bain d'Heaven. Elle jouait avec elle pendant que je finissais de me laver. Gaïa était accroupie à côté de la baignoire, toujours enroulé dans sa serviette de bain, elle avait enroulé ses cheveux dans un autre essuie, plus petit, en attendant qu'ils sèchent.

- Non, on devrait lui demander ensemble.

- Je te rappelle que tu es sa préférée, alors ça passera mieux si tu lui demandes !

- Je ne suis pas sa préférée, elle compasse juste parce qu'on ne se ressemble pas et qu'on la prend toujours pour ma nounou, un peu comme papa fait avec toi.

Comme on avait une couleur de peau diffèrent, on ne nous croyait jamais quand on disait qu'on était sœur. Il y avait souvent des incidents quand on changeait d'école, par exemple lorsque ma mère venait nous chercher, elle devait parfois appeler notre père pour confirmer qu'elle était bien la mère de Gaïa. Avec mon père ce genre d'incident était plus rare, car les humains avait l'habitude de voir des parents blancs qui adoptent des enfants venant d'autres origines ethniques. MA sœur et ma mère étaient touchées par cette situation, elles réagissaient de manière très agressive, tandis que moi et mon père, on répondait toujours de manière sarcastique. Par exemple, quand on demandait à mon père " es-ce-que vous êtes bien son père ?" , il répondait toujours en levant les yeux au ciel" non je viens de la ramasser dans les bois ?". Son expression préférée était " à question idiote, une réponse idiote". Bon, je ne dirais pas non plus que j'étais totalement immunisée, mais à force de se prendre des remarques racistes de la part de certain de mes camarades de classe, j'avais fini par me forger une carapace.

- Non…., Ce n'est pas…, Je n'ai pas dit ça parce que tu ressembles à grand-maman. Je dis simplement que tu es la plus sage de nous trois. Dis-je en essayant de me rattraper en me rendant compte que j'avais touché un point sensible.

- Non, je ne veux pas lui demander toute seul ?

- Bien je viendrais avec toi ! Mais je te préviens, elle risque de dire non, je te rappelle que la semaine dernière, j'ai voulu sécher son camp d'entrainement, si papa n'était pas venu me chercher j'aurais passé la soirée chez les Peng, en plus tante Tomoko faisait ses beignets au poulet.

- Donc tu t'es tirée sans moi pour manger ! Non, mais je rêve !

- Je te rappelle que je t'ai dit que tu pouvais venir avec moi, lui retoquais-je en sortant de la baignoire avec Heaven dans mes bras, qui tenais le canard avec lequel Gaïa jouait un peu plus tôt. Tu veux bien allez la changer, j'ai déposé ses habits sur le lit ?

Je la tendis à Gaïa, et je me retournais pour retirer le bouchon de la baignoire, pendant qu'elle se vide, j'attrapai ma serviette de bain pour m'essuyer. Quand la baignoire fut vidée je la nettoyai et rejoignis mes sœurs dans notre chambre. Ma sœur avait fini de changer Heaven et avait enfilé son jogging gris, un t-shirt blanc et des baskets, comme elle, je mis un jogging noir et un t-shirt de la même couleur. Je coiffai mes cheveux en un chignon et ma sœur se fit une queue de cheval en hauteur, pour nous empêcher d'avoir les cheveux dans les yeux pendant l'entrainement.

Après nous être préparées, nous descendîmes dans la cuisine pour rejoindre les autres. On retrouva notre père encore entrain de faire des gaufres et Ayden qui s'était, lui aussi, changé en tenu de sport, Il ne s'entrainait pas en dans les arts de combats, mais il apprenait à contrôler ses pouvoirs. On s'installa sur la table à manger, je m'installai à côté d'Ayden, et Gaïa pris place en face de moi après avoir installé Heaven dans son siégé bébé en bout de table. Nos parents ne prirent pas place encore, notre père terminait de tout préparer et notre mère n'était pas encore là.

- Où est maman ? Demanda Gaïa avant que je ne pose la question

- JE SUIS LA ? Cria-t-elle, en entrant dans la cuisine en trottinant.

Comme à son habitude notre mère était magnifique, elle rendait les tenues simples luxueuses, comme ce jour-là, elle portait un jean foncé évasé assorti d'une ceinture en cuire et une blouse blanche large qu'elle avait rentré dans son pantalon, elle portait en guise d'accessoire un long collier en argent et comme à son habitude, elle porte plusieurs bagues à ses doigts, ce jour-là elle avait lissé ses cheveux. Comme tous les matins, qu'elle se sente bien ou pas, elle nous offrit son plus beau sourire…

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Tout d'un coup le visage souriant de ma mère se transforme un corps gisant sur le sol sans vie et une femme blonde furibarde au-dessus de son corps. Je me réveille de ce merveilleux souvenir de la pire des façons, j'ai les larmes aux yeux, je ne peux pas les retenir. Je n'ai jamais compris pourquoi ils l'avaient torturé. Je ne me souviens pas de grand-chose de ce soir-là, excepté de cette femme qui criait " tout cela n'a servi à rien", je me suis toujours demandé ce qu'elle voulait dire. Cette question me hantera peut-être pour toujours. Je me souviens aussi de cette horrible acouphène qui a suivi, ensuite je suis allé chercher mon frère et Gaïa prit notre petite sœur s'enfuirent chez ma grand-mère.

On est une fratrie de quatre, Gaïa et moi étions des fausses jumelles, nous étions suivies par Ayden de quatre ans plus jeune que nous, ensuite il y avait Heaven, le bébé de la famille, elle avait cinq ans de moins qu'Ayden. Nous avons été séparés, car ma mère m'avait dit, " si quelque chose m'arrive et que je ne reviens pas vers vous, il faudra que tu effaces la mémoire de tes sœurs, ton frère, ainsi que votre père. Enlèves les souvenir de vous quatre, tu pourras les leur rendre le moment venu ", alors c'est ce que j'ai fait. Quand on est plus jeunes on nous apprend à obéir à nos parents, sans nous dire que certain de leur demande nous ferrais du mal. Parfois je me demande si j'ai fait le bon choix en l'écoutent. Elle m'avait dit que c'était pour nous protéger. Je ne me suis pas contentée d'effacer la mémoire de ma famille proche, je me suis assurée que toutes personnes ayant vu mon frère, mes sœurs et moi avec nos parents aie aussi la mémoire effacée, comme sa personne ne pouvait remonter jusqu'à nous.

Si j'ai eu le pouvoir d'effacer la mémoire d'autant de monde, c'est parce que je suis en partie sorcière, elfe et vampire. Pour les fans de the vampire diaries, the originals et legacies, je suis une "tribride". Je sais que c'est ironique, qu'en tant que "créature" je regarde ce genre de programme, d'ailleurs je ne me contente pas que de les regarder à la télé, en literature je suis une fan du genre fantastique. Je trouve que les auteurs et créateurs de ce genre ont parfois une fenêtre sur l'autre monde. Alors quand mon "chez-moi" me manque, je lis ou regarde une série ou film du genre. Le fait que je sois un mélange de créature aussi puissante, faisait que j'avais des pouvoirs bien plus puissants que les autres créatures pouvaient s'imaginer. Je contrôlais les quatre éléments. L'eau était mon principal élément et les autres je les maitrisais, mais ça me demandait beaucoup d'énergie. Ma sœur jumelle maitrisait la terre, Ayden le feu et Heaven l'air. Avec notre élément venait d'autres dont, moi par exemple, en plus de commander l'eau, j'ai aussi un pouvoir de guérison, je peux soigner à peu près n'importe quoi, mais à chaque pouvoir il y a une contrepartie, quand je soigne quelqu'un, mes capacités peuvent se voir diminuer ou disparaitre pendant quelques heures ou plusieurs jours, plus la maladie est grave plus les conséquences son grave. Ça met déjà arrivée que je sois dans le coma pendant quelque jours. Mon côté vampire me donne la vitesse, la force et le sens développé. Enfin mon côté Elfe est ce qui me donne un contrôle physique des éléments, enfin on suppose, car la magie des sorciers est aussi lié à la nature. Mais je suis une guerrière née, de tous les êtres vivant les elfes sont les plus doués en combat de tous genres confondu. C'est un peuple pacifique, mais il ne faut pas leur faire la guerre parce qu'ils vont la gagner, sans conter qu'ils sont les véritables immortels, la seule façon de les tuer serait de les décapiter. Moi, je ne sais pas si je suis une véritable immortel, mais je ne suis jamais tombé malade. Avec mon frère et mes sœurs, on est les seuls à avoir ce mélange d'ADN en nous. Le mariage entre créature de différente espèce était interdit jusque dans les années 2000 (donc mes parents ont vécu comme des hors la loi pendant quatre-vingt ans), et on n’a jamais entendu parler de personnes avec un métissage comme le nôtre. Il y a bien les elfes qui renonce à leur pouvoir par amour, ce qui est le cas du père de ma mère, mais selon son ADN, et celui des quelques personnes nées dans les même condition elle était à cent pour cent sorciers.

Quand ma mère est décédée, je suis venue vivre chez les humains. Les humains et les créatures vivaient en communauté autres fois, ensuite il eut l'inquisition, où les chrétiens chassèrent les créatures et voulait à tout pris faire rentrer dans le rend les personnes qui défendaient le courant de pensé de l'épicurisme. Les créatures étaient tuées en masse, principalement les sorcières, alors le monde fut divisé en deux, d'un côté les humains, de l'autre les créatures de toutes espèces et quelque humains. Bien sûr, quand on ne devint plus que des légendes dans la mémoire de tous, certains, comme ma famille, décidèrent de revenir parmi les humains, ils vivent principalement en communautés de plusieurs espèces mélangées.

Je me décide à enfin me lever du banc sur lequel je m'étais installé et avait fini par somnoler. Je me dirige à toute vitesse vers l'avenue de Diane pour rejoindre le tram 7, je ne veux pas croiser le chemin des lève-tôt qui font leur jogging avant d'aller au bureau. Quand j'arrive à quelque pas du kiosque, je ressens une présence malveillante. Le fait que je sois aussi puissante me donnes des dont de perceptions plus accrues que les autres sorciers (les plus douées), qui grâce à leur nature peuvent percevoir les intentions de chaque être vivant. Avec mon pouvoir de guérison, je ressens plus que ça, ils sont plusieurs et ils sont malade. Pour moi, chaque maladie a une odeur particulière, ça va d'une odeur âcre à une odeur de pourriture. Ce qu'il y a de bizarre, c'est que les personnes proches de la mort ont une odeur fruitée, je ne sais pas pourquoi. Et là il y a une odeur d'œuf pourrie, ce qui m'indique que c'est un groupe de damné. Les damnés sont de créatures qui ont une maladie qui sévit depuis le moyen-âge, on n'en connait pas très bien les causes et elle n'est pas soignable, enfin je le pourrais, mais je suis censée être discrète et je pourrais très bien tomber dans le coma instantanément. Cette maladie ce manifeste par une tache noir chez les patients, plus la tache grandit plus on remarque de changement de caractère, ils se mettent plus facilement en colère voir jusqu'à de la rage, ils présentent des signes de dépression ensuite il y a un changement physique dé qu'ils se mettent à manger de la chair humaine ou de créature, ils ne font pas la différence. On pourrait les confondre avec les vampires avec leur teint cadavérique (du moins la représentation que les humains se font d'eux), mais les victimes du vampire subissent une exsanguination, tendit que ceux des damnés sont complètement déchiquetées. Avec mon sens de l'odorat développé, je ne sens aucune odeur de sang, ce qui veux dire qu'ils sont en chasse. Je vérifie ma montre et il est quatre heures et demie, ce qui veux dire que les joggeurs du matin vont bientôt arriver dans le bois. Je prie pour que leurs échauffements durent. Je laisse mes sens me guider jusqu'à l'endroit où se trouvent les damnés, comme je le pensais ils sont près de l'un des sentiers. Avant de les interpeller je les laisse s'éloigner de la route en trottinant. Je sais qu'ils ont remarqué ma présence, je veux qu'ils me prennent pour une humaine sans défense, ça sera plus facile pour les surprendre. Je continue de courir derrière eux, au moment où on arrive dans un sentier bien éloigné de la route ils s'arrêtent brusquement, moi je fais comme ci je voulais continuer ma route, mais ils se positionnent en face de moi en bloquant mon chemin. Je m'arrête à quelques mètres d'eux pour avoir de l'espace quand ils m'attraperont. Comme ils perdent leur dont une fois la maladie est au stade le plus avancé, je ne crains pas la vitesse vampirique ou encore la magie d'un sorcier. Je regarde autour de moi pour voir si de là où on est, on pourrait attirer l'attention. On est entouré que d'arbre, mais j'aperçois toujours le lac, mais pas l'herbe bien tendue de l'endroit où se trouvait le banc sur lequel j'étais allongée.

-Tiens-toi prête, dis-je en m'adressant mon familier.

Un familier, c'est la créature qui m'accompagne partout où je vais. D'habitude elle ressemble à un tatouage bleu qui se déplace sur mon corps et se présente sous formes différentes selon son humeur. Je la sens se déplacer de mon épaule à mon bassin. Je vais attendre que l'un de mes adversaires face un mouvement pour attaquer.

Chapitre 3

- Pourquoi tu te diriges vers mon bassin, place toi plus près de mon bras, dis-je à mon familier.

On communique par télépathie, donc je ne crains pas que nos adversaires puissent nous entendre. Je lui avais donné pour nom Océane, car elle était une créature de l’eau. Je sais, c’est pas très originale, mais j’avais quatre ans la première fois qu’elle est apparue. J’étais dans mon bain entrain de jouer avec ma poupée qui prenais le bain avec moi et ma sœur. On l’a trouvée très amusante, alors on a continué à jouer avec elle, quand on lui a demandé son nom, elle nous a répondu qu’elle n’en avait pas. Je la sens enfin remonter et ensuite descendre vers mon bras droit, prête pour le combat.

J’ai toujours les yeux fixés sur mes quatre adversaires, trois hommes et une femme. Deux des hommes ont une musculature assez imposante, l’autre est assez maigres, ils sont tous très grands excepté la femme qui est a à peine quelque centimètres de plus que moi. Ils ont tous des tatouages qui leur monte jusqu’au coup pour cacher leur veine plus visible que chez un être vivant normale. Pendant que les jauge, ils me détaillent aussi de la tête aux pieds. Ils doivent être satisfaits par ce qu’ils voient, car l’un des hommes, un blond avec un teint cireux, que je trouverai charmant s’il n’avait pas des yeux rouges flippants, souris lascivement avant de me foncer dessus. Étant séparés que de quelque mètre, je ne dirais pas que je n’ai pas peur, mais même s’il n’a plus ces dons il pourrait très bien me tuer s’il me frappe. Ce qu’ils perdent en pouvoir ils le gagnent en force. Au moment où il m’arrive en face pour me donner un coup de poing, je recule en arriéré à quelque mètre de mon assaillant. Je remarque son regard étonné avant qu’il ne me sourit de nouveaux.

- Une ravissante petite vampire, s’exclame-t-il d’un ton joyeux. Ça fait longtemps que je n’ai pas rencontré l’un des miens.

- Ravi de te faire ce plaisir avant que tu ne sois plus de ce monde, lui répondis-je de façon ironique.

- Oh, les amis nous avons une petite guerrière aujourd’hui comme adversaire, dit-il en se retournant vers ses compagnons.

Pendant qu’il parle à ses collègues, j’en profite pour jeter un coup d’œil de plus prés à sa personne. J’avais raison, il est vraiment pas mal, des bras musclés mis en valeur dans un t-shirt noir près du corps qui laisse entrevoir son torse tout aussi musclé. Je ne fais pas que me rincer l’œil (ça serait inapproprié dans cette situation), j’observe sa position, ses mouvements. Je remarque que malgré le fait qu’il tourne légèrement la tête pour s’adresser à ses amis, il ne me perd jamais de vue en me gardant dans son angle de vue. Quand il se tourne tout son corps accompagne son mouvement avec un genou fléchi et l’autre légèrement tendu avec un angle de nonante degrés, cette position lui permet de garder les pieds bien solidement encrés dans le sol. Si je m’attaque à lui maintenant, il serait capable de se défendre, ce qui m’indique qu’il s’y connait en combat. Ce n’est pas vraiment rare chez les créatures de s’y connaitre en art martial, car beaucoup devienne des gardiens. Les gardiens ont pour devoir de tuer les damnés, ainsi ils protègent notre monde et celui des humains, car ils deviennent incontrôlables et ne peuvent s’empêcher de tuer.

-Quel dommage que nous devions te manger, ajout a-t-il en me faisant de nouveaux face.

- Je vois que je ne suis pas la seule combattante ici, lui fis-je remarquer pour le distraire afin d’observer les autres.

Les deux hommes sont tous les deux bruns avec le même teint cireux que de celui qui me fait face. Le plus musclé porte un sweatshirt Nike à capuche noir au-dessus d’un jean noir et des baskets blanches. L’homme plus mince porte un jean bleu foncé avec un t-shirt blanc et une veste en cuire noire et des bottines noires. Je m’attarde un peu plus sur la fille, il me semble que sa ne fait pas longtemps qu’elle a finie sa "transformation". Je peux toujours apercevoir une petite tache noire qu’elle tente de cacher derrière sa chevelure blonde qui descend en un beau dégradé jusqu’à la naissance de sa poitrine. Ses veines son moins apparente que ceux des autres.

- Tu es très observatrice, tu pourrais peut-être nous rejoindre.

Brusquement je reporte mon attention sur lui, je ne comprends pas tout de suite de quoi il parle, jusqu’à ce que je me rappelle dans de mon ami d’enfance. Il s’est du jour au lendemain retrouvé infecté sans qu’on n’en sache les raisons après une attaque des damnés, ensuite il s’est volatilisé. J’ai bien essayé de retrouver sa trace, mais ça m’a été impossible de le trouver. C’est la première fois que je rencontre quelqu’un qui a un début de réponse sur ce qui lui est arrivé.

- Que voulez-vous dire ?

- Vois-tu, mon amie là-bas peut transformer les créatures, les rendre comme nous, plus fort. Me répond-il en désignant la femme.

Je reporte mon attention sur elle pour essayer de comprendre de quoi il parle. J’étais absorbé dans ma contemplation que je ne remarquai pas que le blond, c’était rapproché de moi.

- Oh, je vois que tu es intéressée. Elle peut le faire tout de suite, le changement ne prendrais que quelque heure.

- Pourquoi tu me fais cette offre si généreuse ? Je pose la question sur un ton ironique, mais je suis très intéressée par les motivations derrière cette offre, surtout que pendant qu’on parle ça me donne l’occasion de me préparer à l’attaque qui ne va surement pas tarder. Je profite du temps de réflexion qu’il prend pour reculer de quelque pas.

- Nous avons toujours besoin de nouveaux combattants et depuis ce millénaire, nous pouvons agrandir notre groupe.

- Vous, vous agrandissez votre groupe si je vous rejoins, mais qu’est-ce que moi j’y gagne ? Non seulement je perds mes dons et en plus ma vie se verrait écourté de quelque siècle.

Pendant que nous discutons je vois le reste du groupe qui s’avance doucement vers moi.

- Il vaut mieux vivre une vie plus courte, mais intéressante plus tôt que le contraire. Es-tu d'accord avec moi ?

- Pourquoi lui donnes-tu le choix ? On pourrait simplement la transformer ou en finir. Dit le musclé derrière.

- Je fais preuve de courtoisie, mais comme elle n’est pas coopérative je pense que maintenant on peut se montre un peu plus méchant.

En disant cela il court vers moi à toute vitesse pour me sauter dessus, je l’esquive à peine de quelque centimètre. Océane qui se trouvait maintenant près de ma main, se transforma en une épée bleues fin et longue que j’utilise pour blesser mon assaillant à l’épaule. Il se m’à gémir de douleur même si la coupure que je lui ai infligée n’est pas profonde. Les blessures octroyées par océane son très douloureuse, étant le prolongement de mes pouvoirs, ses lames sont chargées de la magie de quatre éléments. Plus je deviens puissante au fils des années, elle-même le devient. Je profite du fait qu’il distrait par sa blessure et légèrement baisser comme s’il voulait se mettre en position fœtale pour lui pour le porte le coup de grâce en lui coupant la tête. Il tomba très lourdement au sol et sa tête roula à quelque mettre de lui. Je fais le tour de son corps pour me diriger vers mes autres adversaires qui semblais sous le choque.

- Mais qu'est ce que tu es ? Demanda la femme avec de grands yeux écarquillés.

Je sais qu’elle doit être sous le choque, car jusqu’à présent je dissimulais mes dont de sorcière. Je sais que mes yeux, qui sont d’habitude brun, sont bleus clairs à présent, le gauche présente aussi de tache brune en forme de triangle. Avant de répondre à sa question, je me concentre sur ma magie, je laisse se déverser dans chaque parcelle de mon corps. Je la cache tellement que parfois j’ai l’impression de ne pas pouvoir la touche et de ne pas être complète, là je suis presque en extase de retrouver cette sensation.

- Je suis une licorne ma Chérie, lui dis-je, en fonçant sur son collègue.

Je vole presque grâce à l’élément du vent en lançant mon attaque vers le musclé qui était à l’extérieur. Il évite mon coup de justesse en reculant de quelque pas. Il me donne un coup de poing sur le côté droit de mon visage, je ressens le choc jusque dans mes orteils. Je n’ai pas le temps de m’attarder sur cette douleur lancinante, qu’il enchaine avec un deuxième, cette fois, je réussis à bloquer son poing de ma main gauche avant qu’il n’atterrisse sur mon visage. Je referme mes doigts sur son poignet, je le frappe de toutes mes forces sur nez avec mon coude droit pour le déstabiliser. Je voulus le poignarder à l’aide de mon épée que je gardais dans ma main droite, mais l’autre homme vint à sa rescousse. IL me repoussa sur le côté avant d’essayer de me mettre une droite à son tour, mais je l’esquive. On se tourne autour en chien de chasse, mais je n’oublie pas de surveiller monsieur muscle qui a une attitude sur la défensive. Je crois que s'il me mettait la main dessus, il m’arracherait la tête.

Océane voyant qu’elle gênait mon bras droit et limitai mes mouvements, c’était de nouveau fondue dans ma peau et remontai le long de ma main. Je peux la sentir bouger quand elle se sépare en deux, sa moitie se fraya un chemin jusqu’à ma main gauche. La plus par du temps elle et moi pouvions communiquer instinctivement, je n’avais pas besoin de lui dire qu’elle me gênait pour qu’elle remonte.

Quand le maigrichon en a apparemment mare de notre ronde, il décide de me redonner un coup de poing, je me baisse pour l’éviter. J’enchaine directement de un à mon tour, qu’il évite en se penchant en arrière. Pendant ce match de box, je fais bien attention de garder ma garde et de protéger mon visage. Quand je vois la sienne baisser, j’en profite pour lui donner un coup bien placé sous la mâchoire, sa tête part en arrière.

J’enchaine très vite en lui attrapant son poignet gauche qui plus tôt allait atterrir sur mon visage, et lui donna plusieurs coups dans les côtes, j’entends une se priser sous ma main. Avant que je ne puisse en finir avec lui, monsieur muscle décide de nous rejoindre en m’attaquant par l’arrière, il m’attrape par le coup avec son bras, je m’accroche à son coude. Le Maigrichon c’était remis de mon attaque et se dirigeait vers moi pour aider son ami. Je m’accrochai plus fermement au coude de monsieur muscle qui avait resserré son étreinte, si j’avais été humaine ou à cent pour cent une sorcière je me serais évanouie vu sa force.

Quand le maigrichon fut assez prêt pour m’attaquer, je m’accroupis légèrement pour prendre appuis et avoir plus de force dans les jambes quand je les projette en avant sur le maigrichon qui s’écroule en arrière. Le musclé derrière resserre encore plus son étreinte, ce qui me fait légèrement mal. Aider ma magie de l’air, qui donne plus de force, je lui donnai un coup de coude sur son côté droit du bassin. Ce qui le déstabilise assez pour que je puisse me déplacer, je pivote légèrement ma jambe droite que je fléchis légèrement, je passe mon bras gauche sous son aisselle et le droit tien celui qui me retenait prisonnière. Je pivote à toute vitesse en l’emportant avec moi.

Il se retrouve à mes pieds sur le dos, avant qu’il ne puisse faire un mouvement je reprends sa main gauche que je tords dans un mouvement sec jusqu’à ce qu’elle se casse. La moitié d’Océane qui se trouvait près de main droite apparais quand je me baisse et je le poignarde en pleine poitrine. Le maigrichon que j’avais projeté à quelque mettre plus tôt se mit à courir vers moi, je lui lance la dixième épée qui atterrie entre ses yeux et s’écroule par terre.

Pendant que je regardais les deux hommes étendus par terre, du coin de l’œil, je remarquai un mouvement furtif, derrière un arbre. Je me retournai, pour découvrir la blonde qui avait des grands yeux ouverts verts qui me regardait apeurer. Je l’avais complètement oublié. Je la regarde fixement sans savoir quoi faire d’elle, surtout qu’elle sanglote et tremble de tous ses membres. Je n’ai pas besoin de lui demander ce qu’elle a, je le ressens tout de suite. Mon don de guérison ne se limite pas qu’à la partie physique, mais aussi psychique. Je suis branché en permanence sur la partie du système limbique qui régule les émotions. J’ai appris avec l’expérience à ne pas me connecter aux ondes de tout le monde, je ne ressens que les émotions fortes.

Et là je peux non seulement ressentir sa peur, mais aussi, mais mon odorat est agressé par phéromone qu’elle dégage. Elle a plus que peur, je dirais qu’elle est paniquée. Je peux ressentir son envie de s’enfuir, mais elle semble bloquée. Ce qui me conforte dans l’idée qu’elle est une novice en tant que damnée. Je ne peux définitivement pas la tuer, pas seulement parce qu’elle a potentiellement les réponses à mes questions concernant sa contamination, mais aussi parce que ça serait cruel. Je m’approche d’elle doucement, comme si je m’approchais d’un animal blessé. En me voyant approcher, elle se lève brusquement et ce met à courir à toute vitesse. J’utilise ma vitesse de vampire pour la rattraper. Je me positionne devant elle pour lui bloquer le chemin.

-Je ne vais pas te faire de mal, lui dis-je en levant mes mains en l’aire pour lui montré ma soumission.

Elle ne tente pas de s’enfuir, mais elle a les yeux qui se baladent autour de bois, évitant de me regarder. D’après son comportement, elle est prête à s’enfuir à n’importe quel moment. Je l’observe pendant quelques minutes avant de me diriger vers elle à toute vitesse, je lui attrape sa tête des deux côtés, ce qui la surprend et me regarde enfin dans les yeux.

-ad somnum ! Murmurai-je doucement en la regardant droit dans les yeux jusqu’à ce qu’elle s’endorme.

Je l’assis au pied d’un arbre, dos à celui-ci, dans une position que je pense confortable. Je rebrousse chemin pour aller cacher les corps des deux hommes non loin de là. Je les dépose hors du chantier, à un endroit assez boisé pour que les curieux en ce beau matin ne puissent pas les voir. Ensuite, j’attrape mon téléphone qui se trouve dans ma banane (que je porte toujours quand je fais du sport), qui contient aussi mon casque Bluetooth pliés. Je compose un numéro, une voix d’homme réponds à la troisième sonnerie :

-T’es où ? Demanda-t-il en allant droit au but, sans s’embarrassée de salutation.

- Je suis au bois de la cambre. J’ai rencontré des damnés, est-ce que tu peux contacter les nettoyeurs ?

Les corps des créatures ne s’évaporent pas comme dans les films, malheureusement. À chaque fois qu’on rencontre des corps des damnés on contacte des nettoyeurs pour qu’ils viennent s’en occupé. Ils sont une section des gardiens qui s’occupe exclusivement de ça. On les retrouve dans tous les pays du monde, aussi bien chez les humains que chez les créatures.

-Je te rappelle qu’on est censé être plus discret !

-Je sais

-Tu dis toujours que tu sais, mais tu finis toujours par utiliser tes pouvoirs ! Tu crois qu’aucune créature ne les a remarqué ? Pourquoi tu ne peux pas te tenir tranquille ?

C’est mon oncle Thalion qui m’engueule en ce beau matin. Il s’est occupé de moi depuis la mort de ma mère. Afin de ne pas attirer l’attentions des autres, on évite de se mélanger aux autres créatures. Bien que j’aie toujours soupçonné la sorcière qui vit à deux rues plus loin de chez nous, de savoir ce que nous étions. Il a raison de m’engueuler en ce moment, car ce n’est pas la première fois que je me sers de mes pouvoirs en public. Avant de s’installer en Belgique, quand j’avais 14 ans, pendant deux ans on a vécu aux États-Unis. Après la disparition de mon ami Daren, à chaque fois que je croisais des damnés je les attaquais pour avoir des réponses. On pouvait dire que je les traquais, car quand j’entendais parler d’un nid qui se formait quelque part j’allais vérifier qu’il ne se trouvait pas là-bas. D’ailleurs, on peut dire que je suis devenue proche d’une mes meilleurs amie et coloc, Sasha, grâce aux damnés. Je l’ai trouvée entrain de se battre avec deux d’entre eux. Elle n’avait pas l’avantage dans le combat, mais elle avait une force et une rapidité au-dessus des autres êtres humains. Quand je l’ai ramenée à la maison après l’avoir soignée, alors qu’elle était encore dans les vapes, mon oncle s’était énervé. Depuis on ne s’était pas quitter d’un pouce.

- C’est bon j’arrive, finit-il par répondre après quelque seconde de retard de silence.

- Je vais laisser mon téléphone avec l’un de mes adversaires, tu peux me localiser pour trouver l’endroit exact où je les ai mis.

- Pourquoi tu ne vas rester sur place ? Non, tu sais quoi je ne veux pas savoir ce que tu vas faire. Dis-moi juste où te récupérer.

- Je serais surement dans le lac, répondis-je d’une toute petite voix.

Je sais qu’il est très agacé, car soupire très fort et dit d’une voix cassante :

-pff... je vois. Je ne vais même pas me donner la peine de faire un commentaire. Tu feras ce que tu voudras !

Je me sens coupable, car il n’est pas obligé de m’aider, après tout je ne suis plus l’enfant dont il devait s’occuper. Devant la loi et le moral, lui et moi somme égale, mais voilà d’après ma situation, il a bien voulu rester et me protéger. Les choix que je fais dans ma vie ont un impact direct ou indirecte sur sa vie que je le veuille ou non. Je suis bien consciente qu’il est d’une patience d’ange, personne d’autre au monde ne pourrais supporter mes conneries. Il y a cette vieille expression biblique "chacun à sa croix à porter", qui fait référence à la douleur du Christ qui porta sa propre croix avant d’être exécuté. J’ai parfois l’impression d’être la propre croix de ce pauvre homme.

- ok, j’arrive d’ici à dix minutes.

Après cet échange qui l’a probablement irrité, il raccrocha son téléphone abruptement. Je sais que je devrais probablement penser à lui avant d’agir de manière aussi impulsive et de le mettre sur le fait accomplit. C’est une remarque que je me fais souvent, mais là je n’ai pas le temps de me poser trop de question. Et surtout je devrais me dépêcher avant que la femme qui dort tranquillement un peu plus loin ne se réveille. Je dépose mon téléphone dans la poche du blond avant de rebrousser chemin vers l’arbre sous lequel repose la blonde. Je ne perds pas de temps, je me baisse, la tire par le bras pour l’attiré vers moi, je pose le haut de son ventre sur mon épaule et pousse sur mes jambes afin de me relever. J’espère ne croiser personne, car ça serait bizarre de voir une fille d’à peine 1m62 porter quelqu’un sur ses épaules comme un sac à patate.

Je me dirige vers le lac, car si je la soigne dans l’eau les conséquences seront moindres, cela me demandera moins de pouvoir. L’eau est déjà un élément qui soigne et nettoie naturellement, tout ce que j’aurais à faire c’est de donner un coup de pouce. Arrivé devant le lac par le sentier, je me dirige directement vers l’eau. On est à découvert, si quelqu’un passe par là, je ne serais pas comment expliquer le fait qu’on soit dans l’eau au petit matin. Surtout que l’une d’entre nous est inconsciente. Au pire, je ferais semblant de la sauver de la noyade.

Avant d’entrer dans l’eau, je lui enlève ses vêtements pour mieux voir ses veines. Je la regarde avec ma "seconde vue", c’est un pouvoir qui va avec mes dons de guérisseur. C’est comme ci mes yeux se transformais en scanner, je vois plus clairement ce qui compose son corps. Je concentre mes yeux sur ses veines. Elle doit avoir été contaminée depuis plus longtemps que je ne le pensais, car ses veines sont plus foncées que la normale. Mais pourquoi ses veines ne sont-elles pas noires, comme chez les autres damnés ? Elles sont plutôt grises, ce qui n’est pas normal. Je relève ses cheveux pour vérifier la tache noire sur son coup. Les veines sur son coup sont plutôt noir, si je regarde le cheminement de ses veines, c’est comme ci elle devenait plus clair sur le bas de son corps. Ce qui explique son tatouage, sur chaque cotée de son coup il y a une grosse rose noir qui sont jointes par des épines avec quelques bourgeons aux endroits où ses veines sont plus foncée. Ce tatouage recouvre l’entièreté de son corps. Je dois reconnaitre qu’il est bien réalisé. Je plie ses vêtements que je dépose à même le sol et je retire les miens, on se trouve toute les deux en sous-vêtements.

"Là, ce sera difficile d’expliquer que j’étais en train de la sauver de la noyade, me fis-je la réflexion. "

Je la porte jusqu’à l’eau, cette fois-ci pas comme un sac à patate, mais comme ci je la berçais. J’entre dans l’eau avec elle dans mes bras, je fais bien attention à ce qu’elle ne coule pas quand je l’allonge sur le dos. Je la retourne doucement pour me trouver au niveau de sa tête que je lui soutiens afin qu’elle ne boive pas la tasse. Je dégage les cheveux qui se trouvent dans son coup prés à l naissance de sa marque noire. Océane qui était retournée sous ma peau se glissa dans l’eau et se plaça en dessous d’elle pour la soutenir, ce qui me permis d’avoir les mains libres. Je me concentrai sur mon pouvoir de guérison. Dans le cas de damné je décrirais le processus comme étant de la purification, en plus de purifier l’eau qui passe par les pores de sa peau. Dans un premier temps, je concentre mon pouvoir sur son coup en dessinant, à l’aide de mon index, les lignes de ses veines.

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Les élémentaires : l'eau

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