Chapitre 2
Assy éclata de rire.
- grand, c’est ici qu’il y a un grand écran. Je ne bouge pas. Allez faire vos saletés là dans la chambre. Vous ne me dérangez pas.
Cette fois c’est Omar qui éclata de rire.
- Alassane, on ne t’a rien demandé. Sors d’ici tout de suite. Tu es chez moi.
Sans attendre, il se leva et entreprit de faire sortir son frère en essayant de le soulever. Mais ce dernier fit de la résistance, s’accrochant aux meubles. Omar tira, aidé par Assy qui lui tirait aussi le pantalon, le tout entre éclat de rire et refus ferme d’Alassane de quitter. Le bruit attira Amy qui monta demander ce qui se passait
- c’est ces deux là, qui veulent faire leurs trucs là et me demandent de sortir. Je ne bouge pas. Weuh…
- waw dagno sokhla sougnou bope (on a besoin de se retrouver) dit Omar d’un air buté qui fit rire tout le monde
- ki mounoko diékhal (tu ne peux pas la finir). On reste tous ici, répliqua Awa qui était aussi venue aux nouvelles. Yakou ngène torope. (pervertis)
Amy éclata de rire et aida son jeune frère à réintégrer le salon et tous ensemble, ils s’installèrent fermement, malgré les protestations de leur grand frère. Omar attendit que tout le monde soit installé pour éteindre la télé et confisquer la télécommande, créant un boucan terrible qui fit même monter maman Oumy. Quane dernière sut l’origine de tout ce bruit, elle s’installa à son tour en menaçant Omar de ramener Assy chez sa mère. Tout ce beau monde resta jusque tard le soir et toute cette bonne ambiance lui évita de penser à sa rencontre avec Iba et surtout lui fit se rendre compte de la chance qu’elle avait de s’être mariée à son cousin. Plus tard, quand tout le monde fut partit, elle était tout d’un coup fatiguée et voulut dormir. Mais Omar ne la laissa pas, lui disant qu’elle avait réveillé la bête et devait continuer le travail commencé. Et elle ne se fit pas prier
Mère Saly rentra après la cérémonie de 7ème jour. Assy voulut la retenir chez elle mais en vain. Elle la laissa partir en désespoir de cause et lui promit de lui rendre visite le plus rapidement possible. Elle promit également à Nafi de venir lui rendre visite le plus souvent possible. Les fêtes de fin d’année se passèrent super bien et Omar l’amena à Saly pour Noel et elle passa le réveillon dans un cadre paradisiaque, avec l’homme qu’elle aimait. Elle appela Amy pour lui souhaiter de bonne fête et elle lui dit qu’elle était au restaurant avec son chéri. Assy n’était pas au courant de la réconciliation, et la félicita. Un moment elle voulut la lui passer au téléphone, mais Omar avait pris le téléphone par force pour lui dire de rentrer rapidement à la maison.
Amy raccrocha souriante.
- c’était ma belle sœur, dit-elle en regardant amoureusement son compagnon.
- c’est cool.
- écoute Omar, je crois qu’il commence à faire tard. Il est temps de rentrer.
- je sais Amy. Mais écoute-moi. Cette fois je reconnais mon erreur. Je suis désolé pour tout. Je sais que je suis jaloux, mais j’ai eu un passé assez difficile. Les filles me trompaient et me mentaient. Ce n’est plus facile de faire confiance après cela. Mais sache que je t’aime. Sinon, je ne serais pas encore là. Donne-moi juste un peu de temps que je règle le problème de divorce au tribunal. Et après on se marie.
Amy soupira.
- c’est toujours ce que tu me dis avant de me créer des problèmes et de disparaitre. Mais je te jure Omar que je ne t’attendrais pas toute ma vie. Et ça tu dois le savoir.
- je sais bébé.
Ils se levèrent à il la déposa devant chez elle. Ils s’attardèrent dans la voiture à s’embrasser tendrement et à se faire des promesses quand Amy reçut un message. Omar se crispa.
- qui t’envoie un message à cet heure Amy. Tu vois c’est pourquoi je me fache.
Amy regarda son téléphone et sourit.
- regarde toi-même. C’est encore ma belle sœur qui me taquine.
Il prit le téléphone et faillit s’évanouir en voyant le nom affiché. « Assy chéri Omar ». Assy n’était pas un nom très commun
- comment s’appelle ta belle sœur ? demanda t-il figé
- Assy. Assyatou Kane. Pourquoi ?
Il ne dit rien et continua à regarder la photo jusqu’à ce que l’écran s’éteigne.
- tu la connais Omar? demanda Amy inquiète par le changement de comportement
Il lui rendit tranquillement le téléphone et se forçat à sourire
- Non. Mais tu me parle tellement d’elle et je viens de me rendre compte que je ne connais pas son nom.
- c’est vrai. Elle s’appelle Assy et son mari s’appelle Omar. Comme toi. Dit-elle en souriant
- il faut que je vienne chez toi pour que tu me la présente. A chaque fois que je viens, je ne la trouve pas et tu me parles toujours d’elle
Elle sourit
- elle est tellement gentille. Elle aussi demande souvent à te voir. Mais puisqu’on s’était disputé. La prochaine fois sans faute.
Il regarda ailleurs, l’air perdu
- tu as sa photo ?
Cette fois Amy le regarda étonné. Mais sans rien ajouter, elle fouilla dans son téléphone et sortit une belle photo d’Assy avec Omar.
- c’est elle. Et mon frère. C’est presqu’impossible d’avoir une photo individuelle d’elle. Mon frère est toujours collé.
Cette fois, il se sentit mal. Et regarda encore longtemps ce visage familier, faisant remonter tellement de souvenir.
- Omar…ca va ? demanda Amy
Il sourit en lui rendant le téléphone
- je t’ai dit que tu es presque la seule à m’appeler Omar.
- je sais. Tout le monde t’appelle Elhadj. Mais mon frère s’appelle Omar, donc Elhadj Omar Tall, pour moi ça sera Omar, dit-elle en se pencha pour l’embrasser.
El hadj rentra chez lui encore sous le choc. Assy. Sa Assy. Son amour. Le Bon Dieu la mettait encore sur son chemin. C’était peut être un signe. Signe du destin. Il n’avait jamais réussi à l’oublier. Malgré la trahison, malgré la déception, malgré la rancœur, il n’était pas arrivé à le sortir de son cœur. il s’était finalement marié à sa cousine. Mais cette dernière, une fois installée à Dakar a commencé à entretenir une relation avec un de ses ex copain, créant un scandale sans précédent dans la famille. Mais il avait été content de s’en débarrasser car ils n’avaient pas le même niveau, elle ne parlait pas un mot de français, était d’un niveau très…limité. La découverte de son infidélité, l’avait laissé de marbre et il s’en était vite débarrassé sous la bénédiction de sa mère. Et depuis, il ne voulait plus s’engager. Jusqu’à ce qu’il rencontre Amy. Elle avait des airs de ressemblance avec Assy. Assy qu’il recherchait partout. Quand il a apprit qu’elle s’était mariée, il a failli devenir fou. Comme lorsqu’elle lui avait annoncé qu’elle avait couché avec un autre. Le coup de colère passé, il avait regretté. Mais Assy ne voulait plus lui parler. Et pourtant, il était prêt à faire fi de tout cela. L’essentiel était qu’il soit à nouveau avec son amour.
La chance, le hasard, le destin…il ne savait pas trop comment prendre le fait qu’Assy soit à nouveau sur son chemin. Et il se rendit compte qu’il n’aimait pas Amy, mais juste l’image d’Assy qu’elle lui rappelait. Il fallait être subtil maintenant pour espérer récupérer sa Assy ou à défaut, la détruire comme elle avait réussit à le faire pour lui. Depuis sa séparation avec elle, il ne vivait que par son souvenir. Ça devait cesser maintenant.
Le tour de famille se déroulait à merveille. Presque tout le monde était présent et Assy s’occupait de servir tout le monde. Depuis qu’elle était marié à Omar, elle était plus familière avec ses cousins et cousines. Pour les cousins c’était plus simple, mais les cousines étaient plus…distantes. Amy lui expliqua qu’en fait la plupart d’entre elles avaient des vue sur Omar avant leur mariage. A ces dernières, Assy se montra plus…gentilles, arrachant parfois regards meurtriers qui la faisaient rire. Surtout quand Omar l’enlaçait et essayait de l’embrasser devant tout le monde. Il se foutait pas mal du monde, disant qu’elle était sa femme. Tout se passait bien et un moment, Amy vint lui souffler à l’oreille
- Assy, Omar m’a dit qu’il vient tout à l’heure. Comme cela vous pourrez vous rencontrer.
Assy sourit
- ces temps ci j’ai remarqué qu’il y avait une réconciliation dans l’air. Mais s’il te plait Amy, demande lui de faire vite avant qu’il y aie encore des problèmes.
- j’espère. Ça fais deux mois qu’on s’est réconcilié et je dois t’avouer que depuis, il est…tellement gentil
- ohh…regardez moi cette amoureuse. Je suis contente pour toi.
Elles restèrent à papoter et Omar l’appela un moment et elle monta. Elle en profita pour se changer, câliner son chéri qui se plaignait qu’elle ne l’avait pas regardé de toute la journée et enfin redescendre car Amy ne cessait de la biper. Cete dernière la captura au bas des escaliers et lui prit la main, excitée.
- viens, il est là.
Assy rigola et la suivit vers le salon, maintenant désert car presque tout le monde était parti. Ce dernier se leva. Plus Assy avançait, plus elle avait l’impression d’être dans un film ou les choses se passaient au ralenti. Elle venait de le reconnaitre et elle sentit son sang couler de son cerveau à la plante de ses pieds. Ses mains étaient moite d’un coup et son visage se décomposa.
- Assy je te présente Omar. Omar, voici Assy. ma belle sœur et cousine. Dit Amy, toute souriante.
Celle-ci regarda « Omar », comme si elle venait de voir un extraterrestre. Elle ne pouvait même pas ordonner toutes les pensées qui lui traversèrent l’esprit. Elle eut envie de s’évanouir en espérant se réveiller et qu’on lui dise que tout ceci était un mauvais rêve. Mais rien ne se passa. Elle regarda la main tendue et machinalement la prit.
- Omar…
- Assy ça va ? demanda Amy, inquiète par le manque d’enthousiasme de cette dernière.
Elle essaya de sourire
- oui, je crois que je commence à ressentir les contre coup de la journée.
- tu as raison. Tu as passée la journée à servir les gens. C’est normal que tu sois fatiguée.
- Assy c’est un vrai plaisir de te rencontrer. Amy me dit beaucoup de bien sur toi.
Elle le regarda un moment
- moi aussi Amy me dit beaucoup de bien de toi. Je suis contente qu’enfin on se rencontre, répondit-elle en essayant d’être naturelle.
- j’aurais aimé rester avec vous, mais tu connais Omar. Il veut que je sois à ses côtés. Donc j’y vais, dit-elle en regardant Amy
- c’est à cause de « ton » Omar qu’Amy m’appelle comme lui. Mais en fait, les gens m’appelle plus par mon autre prénom…Elhadj, rajouta ce dernier.
Assy ne répliqua pas et sortit presque précipitamment du salon…troublée.
Elhadj se tourna vers Amy.
- tu as raison ta belle sœur est très gentille.
- oui, elle doit être fatiguée aujourd’hui, mais sinon elle serait restée.
- et en plus elle est très belle.
Amy rigola
- si mon frère t’entend, tu va passer un sale quart d’heure. Sa femme personne n’y touche.
Il se força à sourire. Oui Assy était encore plus belle que dans ses souvenirs. La vie devait être plus simple pour elle maintenant. Il ne put s’empêcher de songer à ses beaux yeux, ce teint clair, ses belles formes. Et surtout il ne put empêcher cet émoi, ce frisson ce sentiment fou l’envahir quand il l’avait revu. Oui, il aimait encore Assy…même s’il la savait mariée.
Chapitre 3
- Assy…
Elle sursauta et regarda son mari.
- que t’arrive t-il ces temps ci ? Tu sembles tellement pensive.
Elle se ressaisit et revint sur terre. Elle était effectivement ailleurs. Comme cela lui arrivait très souvent ces derniers temps. Depuis qu’elle avait su que le petit ami d’Amy n’était personne d’autre qu’Elhadj. Deux mois s’étaient écoulés depuis. Mais elle était toujours sur ses gardes. Il ne venait plus à la maison mais elle savait par Amy qu’il était allé à une formation en Europe pour 3 mois. Mais malgré la distance, elle savait qu’Amy était à fond dans la relation. Elle remettait toujours au lendemain la discussion qu’elle voulait avoir avec elle. Toujours. Et aujourd’hui Amy était toute joyeuse car son chéri allait revenir. Depuis elle était…désespéré. En 3 mois, elle n’a pas été capable de dire à Amy qu’elle connaissait Elhadj et que ce n’était pas un homme pour elle. Et jusqu’à présent elle ne s’en sentait pas la force. Espérant, croyant, priant qu’il ne revienne plus jamais, qui se fasse tuer dans les sombres rue de Paris, qu’il trouve là bas l’amour fou et arrête tout ce cinéma. Mais Non, chaque jour elle voyait l’échéance arriver et Amy être toujours aussi amoureuse. Tout en sachant que tôt ou tard, il faudra revenir à la réalité. Et dire la vérité.
- Assy…répéta Omar…
Il s’était levé et l’avait rejoins sur le canapé sur lequel elle s’était installé pour regarder la télé. Elle lui sourit et se leva aussi pour s’assoir sur ses genoux.
- ce n’est rien. Je crois que je m’ennuie un peu.
Elle avait finalement décroché sa licence et cette fois sans être obligé de reprendre des matières. Oui, elle avait assuré comme disait son chéri.
- tu veux que je prenne des jours de congé et on va se poser dans notre petit nid d’amour ?
Il parlait de la petite maison à Saly. Elle sourit. Cette idée ne lui déplaisait pas du tout. et ça serait peut être l’endroit idéal pour lui parler d’Elhadj.
- Oui, je veux bien, dit’elle avec un sourire crispé.
- montre un peu plus d’enthousiasme et je te croirais.
Elle sourit et effleura tendrement ses lèvres avant de le regarder un long moment.
- je t’aime tellement Omar.
- moi aussi. Mais ces temps ci je ne te sens pas trop mon cœur. Tu n’es pas malheureuse avec moi ?
Elle secoua la tête vigoureusement
- tu es sure ? J’espère que ce n’est pas à cause du bébé qui tarde à venir.
Elle haussa tristement les épaules.
- mon cœur arrête de t’en faire voyons. Je t’aime. C’est juste que le moment n’est pas encore venu.
- ta mère m’a appelé la dernière fois pour me demander si je prenais quelque chose pour empêcher la grossesse. C’était…embarrassant
- ne fais pas attention à ma mère voyons. C’est entre toi et moi…
Elle le regarda un moment et elle lut dans ses yeux une pointe de tristesse. Malheureusement. Et elle s’en voulut. De ne pas pouvoir lui donner cet enfant qu’il désirait tant, de ne pas lui permettre de gouter aux délices de tenir son sang entre ses bras. Et c’était plus difficile que ses amis qui s’étaient marié après lui avaient des enfants.
- et si je ne peux pas en avoir Omar ? demanda t-elle doucement, la tête baissée
Il lui prit le menton et l’obligea à le regarder.
- ne dis pas de sottises. On en aura ma chérie. Une bonne dizaine. Tu me crois non ? T’ais je déjà menti ?
Elle sourit et secoua la tête. Non, il ne lui avait jamais menti. Mais elle depuis quelques jours, cachait quelque chose à son mari, à sa belle sœur et aussi à toute sa belle famille. Elhadj.
Assy sortait de la maison pour aller à la boutique d’à côté quand elle entendit appeler son nom. En se retournant, elle resta figea. C’était Elhadj qui se dirigeait vers elle, un sourire aux lèvres, l’air satisfait
- Assy, attend mois. Je voudrais te parler.
Il vint la rejoindre et elle la regarda, le regard froid et dur
- qu’est ce que tu me veux Elhadj ?
- je vais bien Assy. Oui, mon voyage s’est bien passé. Je suppose qu’Amy t’a dit que j’avais voyagé. Je suis passé la dernière fois on m’a dit que tu étais en weekend avec ton mari.
Elle garda le silence, l’air pressé et pas du tout disposé à rester là pour discuter
- écoute Assy, il faut qu’on parle. Dans un endroit tranquille.
Elle sourit nerveusement
- tu peux toujours rêver. Si tu as quelque chose à me dire, dis-le tout de suite. Je n’ai pas de temps à perdre. Je dois y aller.
Elhadj émit un rire sarcastique
- dis moi ton « mari » sait-il que tu es sortie avec le petit copain actuel de sa sœur chéri ? Ça risque de te couter cher si ça venait par se savoir ?
- et toi Amy sait-elle que tu as tenté de me violer.
- c’est du passé…tu ne m’as jamais laissé le temps de m’excuser, de te demander pardon de te dire que j’étais désolé.
Elle avait juste envie de lui donner une gifle mais se retint. Elle soupira sourdement et le regarda
- c’est bon. Et après ? Que veux-tu ?
- toi…
- pardon ?
- c’est toi que je veux Assy. C’est pourtant simple ce que je dis.
Elle hésita entre rigoler et pleurer. Avait-il pris quelque chose ?
- tu va bien toi ? je te rappelle que je suis mariée.
- je sais. Mais je veux que tu divorces. Je t’aime toujours Assy. Tu ne peux pas oublier toutes les années qu’on a vécu ensemble. Je suis prêt à t’épouser.
Cette fois elle ne se retint pas et éclata de rire. Un rire nerveux.
- je croyais qu’avec le temps tu t’améliorerais. Mais tu es pire. Vas te faire foutre.
Elle tourna les talons, prête à partir, mais il la retint par le bras.
- si tu ne fais pas ce que je te dis, je te jure que je parle de tout à Amy. Je vais lui dire qu’on a été amant et que tu as été le meilleur coup que j’ai eu. Si ton mari apprend cela, je crois que tu ne feras plus long feu dans cette maison.
Elle le regarda ébahie.
- Elhadj, tu n’es qu’un salaud. Ne te donne pas cette peine. Je parlerais moi-même à Amy. Je me chargerais de lui dire le genre de personnage que tu es. Imbécile.
Au lieu de rentrer, elle appela Rama et lui dit qu’elle passait à son lieu de travail. Celle-ci était déjà inquiète par le ton d’Assy et lui demanda ce qui se passait. Elle se mit à tout lui raconter. Comme elle s’y attendait, Rama s’énerva
- le salaud ? Tu vois. Tu aurais du me laisser porter plainte contre lui. il serait à ce moment en prison.
Même Rama sembla un moment dépassé par tout cela et se demandait ce qu’il fallait faire.
- Rama, Amy est tellement amoureuse. Mais je sais qu’Elhadj ne fait que s’amuser avec elle. Je ne peux pas le laisser faire.
- parle avec Omar.
Assy écarquilla les yeux.
- il va me tuer. Il est tellement jaloux.
- tu n’as pas trop le choix. Elhadj le fera tôt ou tard. Si tu veux je peux toujours lui parler…
Elle le regarda. Qu’est ce qu’elle ferait sans elle. Elle a toujours été là pour elle. Mais cette fois, elle devait prendre ses responsabilités.
- Non, Rama. Je vais lui en parler.
- ne t’inquiète pas. Ton mari t’aime à la folie. Il comprendra et mettra fin à tout cela.
- lui oui, il pourra me pardonner. Mais Amy….
Le soir même, Omar rentra très tard du boulot et était tellement fatigué qu’elle préféra laisser tomber. Elle descendit dans la chambre d’Amy et elles discutèrent un moment avant de revenir sur le seul sujet qui lui tenait à cœur.
- Assy, j’avoue que ces derniers temps je ne te comprenais plus. Tu ne voulais plus me parler de mon chéri. Quand j’abordais le sujet avec toi tu me parlais d’autres choses.
Elle sourit. L’air gêné.
- je ne sais pas pourquoi Amy. Mais il ne m’inspire pas trop confiance.
Cette dernière parut choquée.
- pourquoi tu dis cela Assy ?
Elle ne sut quoi dire et secoua la tête.
- Non, ne prend pas mal ce que je vais dire. Mais c’est juste une impression. Je…heuu...je ne sais pas Amy.
Amy garda le silence, ne voulant pas trop s’étendre et se leva, faisant mine de chercher quelque chose dans ses affaires. Toujours gênée, Assy se leva et prit congé. Non, il fallait vraiment qu’elle parle à Omar. Avant que les choses n’aillent trop loin.
Elle ne savait pas par ou commencer, comment s’y prendre et décida de l’inviter au restaurant, en terrain « neutre » pour lui parler de tout cela. Pour le moment, elle se glissa nu sous les draps et se blotti contre lui. Ces temps ci elle avait tellement peur. Peur que cette vie paisible à laquelle elle était habituée se brise, comme un miroir. Non elle ne voulait pas cela. Omar, comme elle s’y attendait réagit à la chaleur de son corps et malgré son sommeil, se retourna et la prit dans ses bras avant de s’embraser et de lui faire l’amour Comme aux premiers jours. Passionnément.
Le jour du diner, après s’être habillée, nerveuse et elle descendit rejoindre Omar qui l’avait devancé en bas. Mais en arrivant au salon, elle trouva Badiène Oumy et tonton Amadou en grande conversation avec Elhadj. Elle faillit s’évanouir. Amy arriva par derrière et la poussa avec un grand sourire.
- Assy, viens donc saluer Elhadj Omar, dit chaleureusement Badiène Oumy
Assy n’eut d’autre choix que de s’avancer et d’afficher un sourire forcé. Elle ne voulait pas regarder Elhadj. Elle ne le supportait pas. Au bout de quelques minutes, elle se leva brusquement et fit un signe à Omar pour qu’ils y aillent. Mais ce dernier était en grande conversation avec Elhadj et lui désigna le siège vide à côté de lui pour qu’elle se joigne à la conversation. A son plus grand dam, surtout qu’elle avait l’impression de voir se dérouler un film d’horreur. Cette fois, elle regarda Elhadj qui lui aussi ne le quittait pas des yeux. Une fraction de seconde. Elle vit de la satisfaction. Et elle prit peur. Il avait vraiment l’intention de briser son ménage. Et ne savait pas jusqu’ou il comptait aller pour atteindre ses fins. Mais elle ne comptait pas se laisser faire. finalement, trop mal à l’aise, elle se leva, le cœur battant et la pièce, laissant Elhadj essayer de faire plus ample connaissance avec son mari. Funeste rencontre. Plus tard Omar l’appela et ils se rendirent à leur restaurant, écoutant son mari lui dire qu’il appréciait bien ce Omar et qu’il avait apparemment des intentions sérieuses. Assy préféra garder le silence, préférant attendre qu’ils arrivent au restaurant.
Ils étaient assis à la table du restaurant et Assy était encore crispé. Il avait essayé en vain de la faire parler mais elle ne voulait rien dire dans la maison et lui assurait que ce n’était pas grave.
- maintenant dis moi Assy. Je te jure que je commence vraiment à paniquer.
Elle sourit, crispée.
- Ok mais vas y ma chérie. Je ne tiens plus.
Elle soupira pour se donner une contenance. Le cœur battant, les mains tremblantes
- Assy, tu trembles. Ca va ?
- Non, ça ne vas pas mon cœur. Je voulais t’en parler depuis quelques temps. Avant qu’on ne se mette ensemble, je t’ai une fois parlé de mon ex qui avait essayé de…de…
- celui qui voulait te violer ? continua t-il
- oui, souffla t-elle et étant de plus en plus nerveuse
- qu’est ce qu’il y a ? Tu l’a revue ? Il est revenue t’embêter ?
Elle garda le silence, ne sachant quoi dire.
- dis- moi s’il a osé t’approcher je te jure que je lui casse…
- Ecoute-moi. C’est difficile d’en parler. Je…c’est homme est revenu dans ma vie. il m’a menacé de tout te raconter si je n’acceptais pas de revenir avec lui.
- mais…dis moi juste ou le trouver Assy. je ne vois vraiment pas ou est le problème. dis moi ou le trouver et je te jure que je règle le problème rapidement et on en parle plus.
Elle sourit
- c’est Elhadj…
Il fronça les sourcils, ne comprenant pas.
- Elhadj ?
- Omar, le copain d’Amy.
Il la regarda interdit, les yeux grands ouverts
- Amy ma sœur ?
Elle hocha la tête et Omar garda le silence un moment. un long moment ou Assy eut peur qu’il ne laisse éclater sa colère, qu’il le prenne mal. Mais il gardait le silence.
- Omar ? demanda t-elle finalement
- qu’est ce qu’il ta dit ?
Elle lui expliqua rapidement ce qu’il lui avait dit la dernière fois et la réponse qu’elle lui avait donné.
- je vais parler à ce petit crétin. Ne t’inquiète pas. dit-il d’une voix éteinte.
Il se leva brusquement le visage crispé et lui demanda de partir. Le retour se fit en silence et Omar regardait fixement la route. Plus tard dans leur chambre, il se coucha de son côté, toujours sans piper mot, laissant Assy dans le doute le plus total.
Omar regardait Assy dormir. Elle semblait tellement paisible. Depuis quelques jours il avait remarqué son trouble, mais ne pouvait se douter que c’était son ex qui la menaçait et qui plus est ce même homme sortait avec sa sœur. Non, il lui fallait régler ce problème. Sauf que son père l’avait appelé pour lui dire que le copain d’Amy voulait l’épouser. Amy avait reçu l’ordre de n’en parler à personne et la veille, c’est lui qui lui avait demandé de lui amener ce monsieur pour qu’il puisse lui parler. Et maintenant Assy venait lui dire cela. Il était habité par une vague de jalousie et de colère qu’il essayait de refréner. Pourquoi fallait-il que les choses se compliquent ainsi. il aimait Assy, mais cette histoire n’était vraiment pas pour lui plaire. Il continuait à la regarder quand elle bougea et ouvrit les yeux. ils se regardèrent un moment et il vit de la tristesse dans son regard. Il fut touché
- Tu ne dors pas ? demanda t’elle.
Il secoua la tête et ils continuèrent à se regarder. Longuement. Assy avança sa main et la posa délicatement sur sa joue. En une petite caresse.
- je suis désolée, souffla t-elle
Il sourit.
- ne t’en fait pas. Tout se passera bien. Je t’aime mon cœur.
Il la prit dans ses bras. Essayant de la rassurer. Mais lui-même était septique. Il n’aimait pas tout cela.
Le lendemain tombait un dimanche. Omar partit au sport de bonne heure. A son retour, Assy était encore au lit, comme malade. Il commençait à s’inquiéter, mais elle le rassura en disant qu’elle était juste fatiguée. Après son bain, il vint se blottir contre elle. De fil en aiguille, ils firent l’amour tendrement. Plus tard, ils descendirent prendre le déjeuner en famille et juste après, Omar demanda à Amy de lui passer le numéro de son petit ami. Mine de rien. Celle-ci le lui donna avec joie et il sortit pour appeler. Il ne décrocha pas et Omar lui laissa un message en se présentant et lui demandant de le rappeler. Il le fit quelques minutes plus tard.
- c’est Elhadj. Je viens de voir ton message. Tu voulais me parler ?
Omar sans vraiment le faire exprès ressentit une bouffée de colère l’envahir. Il essaya quand même de rester calme
- oui, je voulais qu’on parle.
- c’est à propos de…
Cette fois, il lui a fallut souffler pour se retenir.
- à propos d’Amy…on peut se retrouver tout à l’heure sur la corniche. C’est important.
Plus tard, il était debout face à la mer quand il a entendu appeler son nom. Il se retourna et fit face à Elhadj. Il réprima ce sentiment de rage qui l’animait et le salua tranquillement
- merci d’être venu. Dit-il simplement
Avant qu’il ne réplique, il avait enchainé
- Assy m’a tout dit. À propos de vous, à propos de ce que vous…enfin. Je ne comprends pas. Je ne parle même pas d’Assy, mais que veux-tu à ma sœur ?
- j’ai déjà parlé à ton père. Je vais l’épouser. On s’aime.
Omar garda le silence un moment pensif
- dans ce cas, pourquoi aller dire à Assy que tu voulais qu’elle divorce.
Elhadj rigola.
- Assy, Assy. Elle t’a dit tout cela. Elle a surement du aussi te dire qu’on est sorti ensemble 5 ans et j’étais sur le point de l’épouser.
Omar le regarda sans répondre.
- Oui, elle a du te dire tout ça.
- écoute Elhadj, je n’ai pas de temps à perdre. J’ai juste l’impression que tu cherches à t’amuser avec ma sœur et ça je ne l’accepterais pas. Je passe beaucoup de choses qu’Assy m’a rapporté pour qu’on se quitte en bons termes. Je ne veux plus te voir à la maison. Je ne veux plus te voir tourner autour de ma sœur. Les gens comme toi, je sais m’en occuper. Ne me tente pas…
- c’est une menace ? demanda t-il l’air arrogant
- prend le comme tu veux.
Sans attendre la fin, il tourna les talons et se dirigea vers la voiture. Ne voyant pas Elhadj prendre son téléphone et appeler Amy.
Amy écoutait Elhadj, ébahi, sans voix, choquée par ce qu’il venait de lui dire. Non, elle ne pouvait croire à tout ce qu’il venait de lui dire. Mais un mensonge ne pouvait pas être si gros. Et puis, il ne pouvait mentir en disant qu’Omar venait de le menacer. Tout ça à cause d’Assy. Assy l’innocente, la douce était en fait une vraie garce. Comme le lui avait expliqué Elhadj. Ils sont sortis ensemble et ont failli se marier. Mais il s’est rendu compte plus tard que tout ceci était un plan pour lui soutirer de l’argent. Elle en était allé jusqu’à vouloir l’accuser de viol. Alors qu’elle était consentante. Ils couchaient ensemble. Assy.
- quand tu as vu Assy pourquoi tu ne m’a rien dit, demanda t-elle tremblante
- parce que j’avais peur de te perdre. Je ne savais pas comment faire. Et tous les jours j’avais peur qu’elle ne parle, qu’elle ne dise des mensonges à mon propos. Jusqu’à ce que ton frère vienne me menacer.
Amy gardait encore le silence. Toujours sous le choc
- Amy, je t’aime. Je ne veux pas te perdre mon amour. Assy c’est du passé. Ma mère n’a jamais accepté notre relation, car dès qu’elle l’a vu elle a su que c’était une fille facile et légère.
- je n’arrive pas à y croire. Mon dieu. Mais ne t’inquiète pas. On va se marier. Omar n’est pas mon père. Il n’avait aucun droit de te dire de ne plus mettre les pieds dans la maison.
Elle raccrocha encore sous le choc et se leva pour aller parler à sa mère.
Assy était au salon en bas en train d’écouter les délires d’Alassane quand Amy entra dans la pièce. Pour en ressortir dès que leur regards se sont croisés. Comme d’habitude depuis une semaine, elle ne lui adressa pas la parole. Omar lui avait dit qu’il avait parlé à Elhadj. Elle ne savait pas trop quelle avait été la réaction d’Elhadj. Mais presque toute la maisonnée lui faisait la tête. Amy, Awa, sa belle mère et même la bonne Fatou lui répondait à peine. Heureusement qu’Alassane était là. Elle vivait dans une peur perpétuelle que tout cela n’éclate, que sa belle-mère ou Amy l’appelle pour lui demander des explications. Mais c’était le calme avant la tempête. Elle était allée vers Amy pour essayer de lui parler, mais cette dernière est sortie de la chambre, l’y laissant encore plus perdue. Elle a aussi essayé de l’appelé mais elle ne prenait pas. Elle se savait menacée et préférait rester dans son coin, espérant se faire oublier. Même Omar était un peu distant. Ou alors c’était elle qui se faisait des idées. Il était toujours aussi câlin, aussi gentil avec elle, mais elle avait l’impression qu’il était quand même distant. Elle aurait voulu qu’ils parlent du problème, qu’elle puisse lui dire ce qu’elle ressentait, lui dire que ses sœurs et sa mère ne lui parlent plus. Mais non ? Omar évitait soigneusement le sujet. Et quand elle a osé aborder le point, il a juste répliqué que c’était réglé. Sans plus. La laissant encore plus désemparé. Rama avait un décès et était obligé d’aller en Casamance pour présenter ses condoléances. Donc elle se retrouvait vraiment seule.
Ce samedi après midi, malgré que presque tout le monde lui faisait la tête, après le déjeuner, elle a préféré rester à discuter avec Alassane et quelques cousins qui étaient de passage. Omar s’est plus tard joint à la discussion car son ami jean était passé le voir. Pour une fois l’ambiance était bonne quand tout à coup Amy est entrée dans le salon avec Elhadj. Assy les regardait. Pétrifié. Se demandant si son cœur continuait à battre toujours. Amy lui avait pris la main et ils venaient directement vers leur groupe. Elle regarda Omar et vit son visage être déformé par la colère. Elle le vit ensuite se lever et aller à leur rencontre. Elle avait juste envie de se lever et de le retenir. Mais ses jambes ne la portaient plus.
- qu’est ce que tu fais là toi ? Je n’ai pas été clair avec toi la dernière fois ? demanda t-il sur un ton nerveux.
Elhadj rigola et haussa les épaules
- si, mais c’est Amy qui a insisté pour que je vienne. Donc je suis là.
- Omar arrête. Cette maison ne t’appartient pas. Il viendra comme il le voudra, intervint Amy, sur un ton hautain
- toi je ne t’ai rien demandé. J’ai dit qu’il ne mettra plus les pieds ici, il ne le fera pas. Sortez…
- mais pourquoi ? s’écria Amy ? À cause d’elle.
Elle parlait en désignant Assy du doigt. Tous les regards se tournèrent vers elle. Et il y eut un moment un silence. Un blanc, un clap. Assy espérait que ca soit une fin de scène et qu’on allait passer à autre chose. Mais ça serait trop beau.
- Amy, ne m’énerve pas, répliqua Omar sur un ton qu’il voulait calme
Elhadj éclata de rire.
- il a raison de défendre sa femme. Assy est…ce qu’on appelle un bon coup. N’est ce pas. Ça en vaut la peine
Le coup de poing partit sans que personne ne puisse intervenir. Puis un autre. L’instant de surprise passé, tout le monde était accouru pour les séparer et on entendait les cris d’Amy qui proférait des insultes contre son frère. Assy aussi s’était levé, mais était restée figée sur place. Incapable du moindre mouvement. Badiène Oumy était sortie de la chambre pour voir ce qui se passait et Amy s’était mise à crier.
- maman, c’est Omar qui a frappé Elhadj parce qu’il lui a dit de ne pas entrer dans cette maison ; mais cette maison ne lui appartient pas et ce n’est pas Assy qui va interdire l’accès à qui que ca soit.
Sa mère se tourna vers Omar que Jean retenait toujours par le bras et essayait de calmer
- Omar, tu n’as pas le droit de faire ceci. Toute la semaine je voulais te parler de cette histoire. Tu n’as pas à prendre des décisions comme ça.
Omar était tellement énervé qu’il n’arrivait pas à en placer une. Et Amy continuait
- Je sais tout Omar. Elhadj m’a tout expliqué. Nous n’allons pas payer tout simplement parce que ta femme n’a pas su fermer ses cuisses…
Assy poussa un gémissement sourd et faillit s’écrouler. Sonnée. Omar s’était échappé des bras de Jean qui ébahi par tout cela et avait donné une gifle retentissante à sa sœur qui cria comme une forcenée voulant se venger. Sa mère s’en est mêlée et il s’en ai suivi un désordre indescriptible. Assy observait tout cela, sans vraiment être là. Elle avait l’impression que c’était juste son corps qui était là, mais qu’elle était morte. De honte. Un moment elle regarda au loin la porte d’entrée en se demandant si elle pouvait sortir et partir à jamais sans qu’on ne la remarque. Mais elle ne put continuer sa pensée. Elle a sentit qu’on lui tirait le bras et qu’on l’entrainait vers ses appartements. Elle marchait comme un zombie, incapable du moindre mouvement coordonné. Elle n’a jamais su qui l’avait ramené. Quelques minutes plus tard Omar est aussi entré et a fermé la porte à double tour. Elle était debout devant la porte. Sans aucune réaction. Omar l’a observé un moment avant de s’approcher doucement
- je suis désolée ma chérie. Ne t’inquiète pas. Je vais tout arranger. Viens.
Elle le suivit machinalement dans la chambre et se coucha sur le bord du lit. Elle ne saurait dire combien de temps. Omar s’était lavé et était ressorti rapidement. La laissant perdue. Même dans le pire des cas, elle n’aurait imaginé vivre pareille humiliation. Elle n’arrivait pas à pleurer, car pour cela, il fallait éprouver un sentiment. Non, elle avait l’impression d’être vidée, complètement éteinte. Elle réfléchissait à un geste, mais son corps ne suivait pas. Sur le coup, elle ouvrit le tiroir et vit au fond une boite de cachet de médicament. Elle le prit et versa tout le contenu dans la paume de sa main….
Omar regardait sa mère sangloter. Voir sa mère pleurer lui était tout simplement insupportable.
- Maman je t’en prie calme-toi.
Elle se retourna et essaya de parler. Mais les sanglots dans la voix l’en empêchèrent.
- je viens de tout t’expliquer. Cet Elhadj voulait faire chanter Assy en lui demandant de divorcer. Il n’a jamais eu l’intention d’épouser Amy. C’est un…
Il ne trouvait pas de mot adéquat pour le qualifier.
Sa mère se calma petit à petit.
- jamais ce genre de chose ne s’est passé dans ma maison. Il a fallu qu’Assy entre dans nos vies pour que tout ceci arrive. Je veux mourir….
Elle avait crié la dernière phrase sur un ton tellement pathétique qu’il faillit pleurer. il ne trouvait rien d’autre à dire et patienta un moment. Quand elle se calma, encore, il lui tendit un verre d’eau, qu’elle but lentement en essuyant ses larmes.
- heureusement que ton père n’est pas là. Mais à son retour, je vais tout lui dire.
- maman, écoute-moi. J’essayais de protéger Amy. Tu penses qu’après être sorti avec Assy, cet homme pensait vraiment épouser Amy. C’est un faux type. Et je n’ose pas tout te dire.
Il essaya encore de lui parler pour lui faire comprendre le bien fondé de son histoire.
- moi je n’ai pas cette version Omar. Amy a dit que certes ils sont sortis ensemble. Mais qu’Assy n’en avait qu’après son argent. Elle sortait avec plusieurs personnes à la fois. Et quand il a décidé de mettre un terme à tout cela, elle est venue le provoquer chez lui pour ensuite crier au viol. Comme il venait de commencer un nouveau travail, il ne voulait pas de scandale. Et il a du lui verser beaucoup d’argent à elle et sa copine Rama. Celle qui vient souvent ici.
Il prit un air exaspéré.
- mais c’est totalement faux maman. Et puis Amy comment peut-elle croire tout ça. C’est archi-faux.
- c’est tout ce que tu peux dire car c’est ta femme. Mais Amy aime cet homme.
- donc malgré tout elle veut quand même se marier avec lui.
- Non Elhadj l’a appelé tout à l’heure pour lui dire que c’était fini entre eux.
Sa mère éclata encore en sanglot. Commençant à l’exaspérer. Il ne voulait pas aller parler à Amy. La façon dont elle l’avait insulté l’avait fortement déplu. Il ne la savait pas si impoli. Lui qui faisait tout pour elle. C’est lui qui payait ses études, et chaque mois, lui donnait de l’argent de poche pour ses autres besoins. Sans compter les petits extra à chaque fois qu’elle voulait de nouvelles chaussures ou autres habits à la mode. Non Amy n’avait pas le droit de l’insulter. Surtout pour un homme.
- personne ne saura ou se situe la vérité. Toi et Assy vous êtes partis seuls en lune de miel. Tu m’as certes appelé pour me dire que tu es fier de ta femme. Mais nous on reste dans le doute. Quand je t’ai parlé de pagne, tu m’as dit que ce n’était pas important.