Chapitre 2
Morelle Desoto
Lyly : aïe !! Vas-y doucement toi aussi !
Moi : mais je fais déjà doucement. Je ne peux pas faire moins que ça. Tais-toi et supporte !
Lyly : hummm!
Nous étions dans ma douche, Lyly assise sur le rebord de la baignoire et moi debout près d’elle. Il y avait près de moi un sceau rempli d’eau chaude dans laquelle je trempais la serviette de temps à autre. La bastonnade de papa nous avait laissé des séquelles d’autant plus que nous étions claires de peau. Je massais donc le dos de ma sœur pour atténuer ses douleurs. Elle l’avait fait avec moi et maintenant c’était à mon tour de lui rendre la pareille. Monsieur Desoto n’y était pas allé de main morte. Il s’était déchaîné sur nous comme la tempête qui s’abattait sur un bateau de pirates. Souvent je me demandais s’il était vraiment notre père ! On ne pouvait pas cogner ses enfants comme ça. Bien que ce ne fusse pas la première fois, nous ne nous y habituons pas du tout.
Moi : voilà c’est terminé
Lyly : merci Momo ! tu ne penses pas qu’il faudrait une femme à papa ?
Moi : qu’est-ce que tu vas chercher encore ? Lyly : c’est vrai pourtant ! S’il a une femme, il sera tellement absorbé par sa relation qu’il nous laissera en paix un peu.
Moi : qu’est-ce qui te donne cette assurance ma chère ?
Lyly : nous devons lancer l’opération « trouver une femme pour papa »
Moi : et comment nous la trouverons cette femme ? Tu oublies que dehors et nous ça fait deux ?
Lyly (regard enjouée) : qui te parle de dehors ? La femme parfaite est ici même...
Moi/Lyly : maman Françoise ! Maman Françoise ?
Lorsque j’arrivais dans cette maison, à l’âge de cinq ans, Lyly y était déjà mais aussi maman Françoise. C’était elle qui m’avait bercé cette nuit-là quand je pleurais constamment du fait d’avoir été séparée de ma mère. Durant une semaine pleine, elle dormait avec moi et s’occupait de moi à la perfection. Elle avait remplacé un tant soit peu la présence de ma mère et jusqu’aujourd’hui elle le faisait encore. Maman Françoise était la gouvernante de la maison mais les personnes dehors penseraient qu’elle faisait partie de cette famille. Elle ne mettait pas d’uniforme. Elle nous prenait comme ses filles, s’assurait que nous allions bien, nous repassait nos vêtements chaque soir pour le lendemain. C’était un cœur en gros. Sauf que nous avions capté ses regards lorsque papa était dans les parages. Elle pensait sûrement que nous ne la regardions pas mais elle bavait littéralement sur lui lorsqu’il faisait le sport dans la cour. Monsieur Desoto du haut de ses 45 ans était toujours aussi frais comme on le dit, bien sûr avec les tablettes. Ce monsieur prenait tellement bien soin de lui, la couronne toujours bien taillée, les cheveux mélangés à du gris donnant une couleur poivrée. Il assumait ses cheveux gris, jamais je ne l’avais vu utiliser de la teinture. Il était tellement beau et il le savait. Au fond mon style de mec physiquement était semblable à celui de mon père. Je souhaiterais tout juste que mon type à moi n’ait pas le même comportement. Alors un homme aussi beau que mon père, comment maman Françoise ne serait-elle pas touchée ? Maman Françoise avait trente-trois ans. J’avais rarement vu une femme avec un teint noir aussi beau que celui de maman Françoise. Elle était tellement belle et douce. Elle avait une poitrine imposante...j’aimais bien me coucher dessus lorsque j’étais plus petite. D’ailleurs même maintenant je la fatiguais en la touchant quand je le pouvais. Elle me grondait toujours mais gentiment. Ça ne serait pas une mauvaise idée d’arranger le coup entre eux. Une belle-mère comme maman Françoise ferrait bien l’affaire. Elle s’était absentée pour son week-end mais ne tarderait pas à rentrer. Elle arrivait toujours aux alentours de seize heures. ... ... ... Je souriais en répondant au message de Franck ! Il était toujours en train de me faire sourire celui-là. Soudain je sentis la poignée de la porte se baisser. Je glissais aussitôt mon téléphone sous mon oreiller et le temps pour moi d’atteindre mon livre posé sur la table, je glissais sur le tapis posé là en plein milieu. C’était de tout mon long que je me retrouvais à même le sol, levant la tête et rencontrant les yeux de maman Françoise. Maman Françoise : mais attention Morelle !
Moi (riant) : oh tu es arrivée ? Je pensais que c’était papa !
M.F : vous êtes folles ! Arrêtez d’embêter le pauvre monsieur, vous finirez par lui donner plus de cheveux blancs même s’il n’en a déjà.
Vous voyez quand je vous disais qu’elle était totalement amoureuse de lui ! Un monsieur qui nous rendait l’existence aussi difficile et elle trouvait que nous lui donnions les cheveux blancs. Elle était venue vérifier que nous allions bien puisqu’elle ne nous avait pas trouvées en bas lorsqu’elle arrivait. Leslie nous rejoignit et l’on lui montrait les cicatrices que la ceinture de notre cher père avait laissé sur nos corps. Leslie : on voulait juste sortir un peu...on perdra un jour la tête à force de rester enfermées ici. Je suis sûre que pépé ne l’enfermait pas autant M.F : je vous conseillerai en tout cas de vous faire petites pour le moment jusqu’à ce que cette histoire passe. Vous le connaissez !
Moi : au fait maman Françoise (regardant Leslie) nous avons une question pour toi
M.F : je vous écoute !
Moi : as-tu un copain ?
M.F : quoi ?
Leslie : un fiancé peut-être ?
M.F (levant les mains au ciel) : qu’est-ce que ces petites vont encore chercher ? Vous savez quoi ? C’est une question trop personnelle. Je garde donc la réponse pour moi.
Leslie : quelle chic manière de sous-entendre qu’il n’y a personne.
Moi (riant) : n’est-ce pas !
M.F : si je reste ici vous allez m’embobiner. Je vais superviser la nourriture de ce soir. [… … …]
Je rentrais après une dure journée de travail ! Comment ne pas être fatigué alors que la nuit était si bien avancée ? Il était exactement quatre heures du matin lorsque je passais ma clé dans la serrure de la porte de mon appartement. Je me débrouillais comme on le dit dans ce pays qui n’était pas le mien. Dieu seul savait tout l’espoir que j’avais trimbalé avec moi dans ma valise après avoir atterrit à l’aéroport JFK de New-York. J’avais imaginé ma vie tout autrement. Doté d’un master en banques j’avais perçu ce pays comme un eldorado. Le pays de l’oncle Sam, ce pays là où il était tellement plus facile de réussir. Seulement la réalité m’avait très vite rattrapée. J’étais venu ici avec un visa touriste, ne voulant plus retourner je m’inscrivis dans un « community college » pour suivre les cours. Les études coûtaient la peau des fesses dans ce pays, sans compter les appartements qui n’étaient même pas grands de plus. De fil en aiguilles, je me classais maintenant dans la catégorie des Unlawful immigrant comme on le dit souvent. Heureusement pour moi que le marché noir existait. J’avais ainsi pu obtenir un numéro de sécurité sociale, que je pouvais utiliser à ma guise. Même s’il était faux cela me permettait de travailler et éviter pas mal de questions. Les control étaient effectués rarement. Tant que je ne me faisais pas prendre, tout marchait pour moi. Je cumulais deux emplois à mi-temps. Lundi mardi et mercredi je bossais dans une usine qui était spécialisée dans la mise en boite de tampons féminins de quinze heures à trois heures du matin et le jeudi vendredi dans un supermarché de la place. Le week-end je me transformais en livreur, chauffeur de taxi avec des application comme Uber, Lift ou Doors dash. Lorsque les clients se faisaient rares je livrais les colis de Amazon. Tous ces petits topos pour avoir plus de sous. C’était épuisant pour une seule personne. Le comble était que tout ce qu’on gagnait partait dans les factures. Bien souvent, m’étais demandé ce qu’il adviendrait si je rentrais chez moi maintenant ! J’étais arrivé dans ce pays lorsque j’avais vingt-trois ans maintenant j’en ai trente. Sept années s’étaient écoulées et ma situation n’avait guère évoluée. Je trimais toujours pour finir les fins de moi. J’avais envie de tout claquer mais cette honte qui m’habitait ne me quittait point. Allais je arriver comme ça à Abidjan avec aucune réalisation ? même pas une brique ou un terrain quelque part dans mon pays ! Serais-je en mesure de trouver un emploi qui me donnerait ce que je gagnais ici avec ces petits boulots ? Toutes ces questions restaient sans réponses.
* - Tu dois être drôlement fatigué pour rester là contre la porte ! Me fait remarquer Alice.
Alice était une compatriote et aussi ma petite amie. Nous vivons ensemble et partageons de façons égale les charges de la maison. Vivre seul à new York est une mission suicide. Il arrivait que tu trouves une simple chambre qui couterait plus de $600 par mois. Autant vivre à deux et réduire les dépenses.
Moi : figure-toi que je ne vois même plus clair. Alice : cette usine abuse de toi ! Travailler douze heures d’affilée pour le salaire minimum, $9.70 c’est tout de même méchant !
Moi : que veux-tu ? C’est leur pays après tout C’était comme ça ici ! Je dirai sans réserve qu’on s’occupait des Américains blancs d’abord ensuite les noirs puis les étrangers. Nous africains étions relégués au dernier plan. Seuls quelques-uns, pour la plupart très chanceux, arrivaient à s’en sortir avec les postes gratifiants. Sinon les agents de sécurité il y en avait plein, les employés d’usine comme moi aussi, certains travaillaient à l’aéroport dans le nettoyage et les femmes elles étaient reconnues pour la restauration, la tresse et j’en passe. Des métiers qui payaient bien plus ici qu’Abidjan ou tout autre pays africains. Une colère sourde m’animait quand je pensais que ces étrangers-là étaient si bien traités dans mon pays...on leur donnait tous sur des plateaux d’argent. D’une part ce n’est pas de leur faute mais celle de nos dirigeants. Si je voulais penser à cette histoire maintenant, grand serait le risque que je ne ferme pas les yeux le reste de la nuit. Je pris une douche rapide avant de rejoindre la seule chambre de cet appartement. Je n’avais pas très faim. Je me glissais sous les draps et frottais mon corps à celui de Alice. Alice était femme de ménage dans un hôtel de la place. Elle se faisait $14 de l’heure. C’était déjà ça. Nous étions tous ici à l’aventure. Heureusement que les control de rue ne se faisaient pas comme en Europe. Tant que tu n’avais pas de soucis avec la police ou toute autre institution juridique, l’on pouvait dormir tranquille. Alice était belle et plutôt calme. Cela ne l’empêchait pas d’être une battante. Demain étant jeudi, j’ai assez de temps pour dormir et me réveiller à midi. Mon équipe montait à treize heures pour finir à vingt et une heure. Le supermarché ne se trouvait pas très loin de la maison. C’était avec mon ami Précieux, un congolais, que nous marchions jusqu’à l’arrêt du bus et à seulement cinq minutes nous étions déjà arrivés. Contrairement à moi, précieux lui, avait déjà ses papiers. Il s’était marié à une américaine et une fois ses papiers en ordre avait demandé le divorce. Beaucoup le font ici ! certains vont jusqu’à payer ces nationaux là pour de faux mariages. Le lendemain à mon réveil Alice était déjà partie pour son boulot. Elle m’avait laissé un message concernant la nourriture qu’elle avait mis au frigidaire pour moi. J’allais réchauffer tout ça au micro-onde dans le break room et me remplir l’estomac. En attendant j’avalais vite fait des fruits et sortis de la maison en bouclant à double tour. Précieux m’attendait déjà.
Précieux : man how are You ? Depuis je t’attends la !
Moi : j’étais vraiment cassé hein mais je suis à l’heure on ne ratera pas le bus.
Précieux : on a intérêt à se dépêcher. J’espère que ce n’est pas ce chauffeur raciste qu’on aura ce matin. Il risque de ne pas s’arrêter s’il n’y a que nous à l’arrêt.
Moi : tu ne trouves pas que tu abuses ? Précieux : d’accord attends un peu d’expérimenter comme moi.
Nous marchions dans la bonne humeur jusqu’à l’arrêt et le bus ne tarda pas à se présenter. Nous arrivions à l’heure au boulot. Nous n’avions pas trop le choix. Ici tout fonctionnait avec le système d’heures. Plus tu étais en retard moins tu te faisais d’argent. Lorsque l’on était bien trop en retard, il arrivait qu’on te renvoie à la maison et l’on perdait toute une journée d’argent. En arrivant, j’avais vu le camion stationner. On allait encore travailler durement. Nous voilà donc en train de décharger ce gros camion de toutes les privions. C’était très éprouvant et lent étant donné l’assistant du manager devait scanner tout ce qui sortait un par un. Il s’agissait d’une grande surface et parfois nous pouvions avoir plus de cinq cents cartons à décharger. Je détestais par-dessus tout, les packs d’eau. J’avais fini par avoir des muscles sans même aller à la gym. Ce fut avec plaisir que cette pause, je l’accueillais. Je me ruais sur le plat de Alice. Elle préparait divinement bon. C’était des haricots avec de la bonne viande. Même si j’allais être un peu au ralenti après avoir mangé tout ça, je me jetais quand même. Il me restait vingt-cinq minutes de pause.
Précieux : au fait j’ai un circuit pour toi !
Moi : circuit ? Pour moi ?
Précieux : j’ai parlé de toi à une bonne petite qui vient d’arriver du pays...
Moi (le coupant) : pourquoi faire ça alors que tu sais pertinemment que je suis avec Alice ? Précieux : Bro laisse-moi parler au moins ! La petite est arrivée avec la Green card directement et ses parents au pays sont riches. J’ai directement pensé à toi. Tu as déjà les diplômes avec la Green card tu quitteras tous ces petits boulots là que nous faisons.
Moi : hummm
Précieux : il n’y a pas de quoi réfléchir ! La solution est déjà là. Alice t’apporte quoi ? Vous êtes tous deux illégaux dans le pays des gens. Comment vous avancez ? Réfléchis mon frère. Divine c’est ta chance même.
Moi : divine ?
Précieux : c’est le prénom de la fille
Moi : hum retournons au boulot la pause est finie Précieux et des idées !
Fort était de reconnaître que tout partait d’une bonne intention. Ne nous voilons pas la face cette Divine, sans que je ne la connaisse, pourrait m’être d’une grande utilité. Cependant qu’allais-je dire à Alice, qui ne m’avait rien fait en plus. Au contraire elle était à mes petits soins et je l’aimais tellement. Néanmoins il fallait considérer notre situation actuelle. Nous ne pouvons point quitter le pays au risque de ne point revenir ici ! L’argent pour le mariage on fait comment ? Même si nous voulions avoir des enfants. Tout est vraiment difficile. Je rangeais dans un compartiment de mon cerveau cette information que précieux venait de me donner même si je ne savais pas encore comment l’utiliser. Ah Kévin Kébé ! Quelle vie !
Luna Tahi
Je relevais mon long tissage en une queue de cheval. Je n’étais pas trop habillée aujourd’hui ; juste un pantalon et une chemise à rayures bleues et blanches. J’avais les chaussures à mes pieds qui allaient de pair avec ma chemise et un sac de la marque Prada de couleur blanche. Je choisis des lunettes de soleils immenses de la même marque. Avant de les poser sur le visage, je m’admirais dans le miroir et souriais. Il n’y avait pas meilleure sensation que de se sentir belle soit même. Je n’attendais personne avant de m’apprécier. Je me validais moi-même. Je ne savais belle. Pas besoin de produits dégradants car pour moi être belle ne signifiait pas que je devais absolument être claire ou transparente. J’avais un teint noir très propres qui faisait même pâlir ces filles métisses de la ville. J’avais un visage ovale, de grands yeux noirs qui généralement traduisaient mes états d’âme. Je m’en servais beaucoup pour communiquer. Ma bouche pulpeuse m’avait sortie de pas mal d’embrouilles car je savais parfaitement en jouer. Les mots ! Ça me connaissait. Pour ce qui était de mon physique, rien d’exagéré mais plutôt harmonieux. Une poitrine moyenne qui allait parfaitement avec mon ventre plat et mes hanches déployées. Mon fessier, lui était rebondi et très ferme. Il n’y avait pas de quoi me plaindre du côté de ma taille car mon un mètre et soixante-dix centimètres me convenait parfaitement. Je m’aspergeais de parfum et avançais vers le balcon de ma chambre. C’est mon endroit préféré car de là j’avais une vue parfaite sur la piscine placée dans mon beau jardin. Le jardinier était passé un peu plus tôt. Je m’assurais donc qu’il avait bien fait son travail. Pour mériter un salaire il fallait tout de même être à la hauteur de mes attentes. A ce que je voyais, il avait relevé le défi. Je laissais les instructions à la fille de ménage puis signifiais à mon chauffeur que je n’aurais pas besoin de lui aujourd’hui. J’allais chez ma mère et souhaitais éviter le maximum de questions embarrassantes. J’avais donc conduit jusqu’à chez elle ou du moins jusqu’à chez son mari. J’ai garé plutôt loin pour ne pas qu’il se rende compte que je suis chez lui si jamais il rentrait du boulot. J’aurais au moins le temps de me cacher quelque part après avoir entendu le klaxon de sa voiture. Je rentrais après que la servante m’ait ouvert la porte. Rien n’avait changé pour ne pas dire que tout vieillissait. Je m’assis attendant que ma mère se montre. Viviane N’ponon épouse Ahizi était une très belle femme. Je la remercie d’ailleurs puisque c’était grâce à elle que j’étais aussi belle. Nos relations ne s’étaient pas entachées malgré le fait que son mari et sa famille me tiennent en horreur. Ils n’avaient jamais accepté sur leur fils épouse une femme ayant déjà un enfant. Cependant leur degré l’hypocrisie était tellement élevé. Il avait fallu que je passe par hasard dans le couloir et entende la grand-mère et sa fille me cassant du sucre sur le dos. Sinon en dehors de ça je n’aurais jamais pu imaginer toute cette haine qui se cachait derrière les sourires et les accolades. Ma mère arriva enfin et je quittais mes pensées.
Maman : oh ma chérie tu es toute belle !
Moi (souriant) : toi aussi ! Et les autres ? Maman : à l’école
Moi : ah c’est vrai...
Maman : on te sert quelque chose à boire ?
Moi : ne t’inquiète pas ! Je viens de la maison comme ça et le soleil ne m’a pas tellement chicotée.
Je fouillais dans mon sac et sortis l’enveloppe ! C’est pour ça que j’étais là. Elle avait besoin d’argent pour ravitailler son magasin. Le temps passait et la remarque était que les reins de monsieur Ahizi n’étaient plus aussi solides financièrement. Cet argent pour lequel il était si fier disparaissait peu à peu. Cet argent pour lequel il était si adulé et personne ne pouvait aller contre lui. L’on ne priait pas afin que quelconque mal n’arrive à son prochain mais pour voir la vie de ce monsieur dégringoler, j’étais prête à assumer le feu de l’enfer. Je comptais bien les billets pour être sûr que le compte y soit.
Maman : merci beaucoup ma lune ! Dès que je liquide tout, je te rembourserai. Ne te fâche pas même si c’est en plusieurs temps.
Moi : me fâcher ? Maman prend cet argent et ne cherche pas à me rembourser. C’est pour toi.
Maman : hum ! J’avais même demandé à ton papa (son mari, je détestais lorsqu’elle parlait de lui en ce terme) mais il est tellement préoccupé dans les missions et tout que c’est complètement sorti de sa tête.
Je faisais celle qui croyait. Comme toute femme, ma mère protégeait son foyer, son mari. Elle ne devait donc pas étaler la faiblesse de son mari. Personne ne devait savoir que même pour payer la scolarité de mes frères et sœurs je devais passer derrière. Je me souvenais encore comment Joëlle, ma sœur, qui était en classe de terminale m’avait appelée un matin, en pleurs, afin que je puisse régler sa scolarité au risque qu’elle ne puisse avoir accès à sa convocation pour l’examen. Ça, ma mère ne le savait pas. Peut-être qu’elle pensait que la scolarité s’était réglée toute seule par magie. Alors que je pensais à tout ça, l’on sonna à la porte, ce qui me fit sursauter.
Moi (regardant maman) : j’espère que ce n’est pas ton mari !
Maman : il est en mission actuellement ! Ça doit sûrement être Joëlle ou Tamara qui rentrent de l’école
Moi (me méfiant quand même) : ok La servante passa près de nous en courant pour atteindre le portail.
Lorsque la personne se montra dans la cour, je compris immédiatement pourquoi j’étais méfiante. Je ne pouvais point me cacher car elle approchait avec son large sourie. Si je ne la connaissais pas j’aurais juré qu’elle était sincère. Seulement Elizabeth était tout aussi hypocrite que sa mère. Je savais déjà que ma visite allait tomber dans les oreilles de monsieur Ahizi. Elle traînait avec elle un sac de voyage comme toujours. Il fallait toujours qu’elle assiège le foyer de son frère. Personne ne pouvait parler au risque de se mettre le frère en question à dos. Heureusement que je n’étais plus dans cette maison pour supporter tout ça !
Elizabeth : mais qui voilà ? La belle Luna ! Moi (souriant) : tantine Eliza comment tu vas ?
Eliza : oh tu es grande maintenant appelle moi tout simplement Eliza. Oh regarde comment tu es belle et poncée il faut que tu me donnes ton secret hein. Regarde comment ta tante est toute fatiguée (À maman) ma belle comment tu vas ? Maman ; je vais bien merci ! Tu as fait bon voyage ?
Eliza (s’asseyant) : oh avec les routes là c’est difficile. L’essentiel c’est que je sois arrivée Maman : bonne arrivée alors
Eliza : merci ! Je suis contente de te voir Luna ça faisait tellement longtemps. Tu travailles où maintenant ?
Moi : je fais mes propres affaires !
Eliza : ah c’est bien ! Il ne faut pas faire comme ces filles qui sortent avec les maris des autres ou les files que les hommes entretiennent là. Surtout qu’il y a un nouveau phénomène, un genre de prostitution qui ne dit pas son nom-la. C’est bien de travailler comme une grande. Puis l’entreprenariat n’est pas très mal puisque dans les bureaux on demande des diplômes et tout. Je voyais toute l’ironie dans sa façon de parler.
Moi : et ton mari Tantine il va bien ?
Eliza (serrant la mine) : je ne suis pas encore mariée...mais ça ne saurait tarder.
Moi : c’est bien il faut continuer à prendre ton temps. L’essentiel est de trouver le bon qui t’aimera avec tes deux enfants. C’est le plus important. Ce n’est pas la course même si Tamara risque de se marier avant.
Je vis ma mère étouffer un rire de moquerie alors que Eliza avait commencé à enfler d’énervement. Elle pensait être la seule à détenir le monopole de la foutaise ? C’était mal me connaître. Heureusement pour elle que maman soit la sinon je lui aurais sorti pire que ça. Une sorcière comme ça. Tu as deux enfants dont les pères étaient très bien mariés et tu oses venir faire la morale aux gens comme si tu étais une sainte. J’en profitais pour demander la route et m’en aller de cette maison. C’est trop éprouvant de devoir tolérer ce genre de personnes. Voilà pourquoi j’aimais bien m’isoler dans ma forteresse. Là-bas au moins personne ne me dérangeait.
ELISABETH AHIZI
Je n’en revenais toujours pas ! Cette fille encore dans cette maison ! Je pensais pourtant que mon frère avait été très clair. Si maman entendait ça, elle piquerait sûrement une crise. Ce n’est pas possible. Combien de fois n’avions-nous pas parlé à Sylvain ? Prendre une femme qui a déjà un enfant ! Une femme qu’un homme a visitée jusqu’à lui faire un enfant. Même si cet homme était sous terre, il n’en demeurait pas moins de la souillure. Mais les hommes sont tellement têtus. Il avait fallu que lui-même s’en rende compte avant de taper du poing. C’était elle-même qui avait décidé de s’en aller de cette maison. Comme elle couchait maintenant avec les hommes mariés, elle pensait être arrivée. Elle pensait peut-être qu’on n’entendait pas parler de ses frasques. Une jeune fille de vingt-six ans qui selon elle gérait ses propres business, qu’on ne voyait même pas, qui avait une si grande maison et de nombreuses voitures que même ses parents ne possédaient pas ! Ne nous voilons pas la face. Nous savons tous ce qu’elle fait pour avoir un train de vie pareil. Il fallait que j’appelle mon frère ! Je l’ai bipé afin qu’il me rappelle. Je n’avais pas assez de crédit !
Moi (décrochant) : allo sylvain !
Sylvain : Eliza comment tu vas ?
Moi : je vais bien oh ! Je suis chez toi comme ça mais on m’a dit que tu es en mission.
Sylvain : oh je suis chez Betty ! J’ai fait croire à Viviane que je suis en mission là.
Moi : ah ok ! Et ça grossesse comment ça va ? Sylvain : tout se passe bien. Mais je sens la préoccupation dans ta voix là !
Moi : comment ne vais-je pas être préoccupée ? J’arrive chez toi et je tombe sur la fille de ta femme Luna bien installée.
Sylvain : quoi ???
Moi : c’est ce que je dis ! Je crains juste pour Joëlle et Tamara. Elles sont encore jeunes. Il ne faut pas qu’elles soient tentées par ce train de vie de leur demie sœur et aillent faire du n’importe quoi comme elle.
Sylvain : je n’en crois pas mes oreilles. J’avais pourtant été très claire avec Viviane...je te rappelle Eliza
Moi : ok En tout cas il fallait mieux pour lui qu’il règle tout ça avec sa femme.
Tout cet argent qu’il avait dépensé sur la fille de cette dernière, il aurait pu le dépenser sur mes enfants à moi. Viviane était venue s’imposer à lui avec cette charge vivante. Heureusement qu’il n’était pas allé jusqu’à mettre son nom sur cette fille sinon nous serions foutus dans cette famille. Je poussais un juron avant de mettre mon sac de voyage sur le lit et d’en faire sortir mes vêtements que je rangeais ensuite dans les placards. Je me dépêchais de me débarbouiller pour enlever la fatigue qui me collait au corps. Lorsque j’arrivais enfin au salon, je trouvais Viviane assise là devant la télévision.
Moi : Viviane les filles ne sont pas encore rentrées ?
Viviane : je dis oh Elizabeth ! Tu te sentais tellement obligée d’avertir ton frère par rapport au fait que ma fille soit passée ici ?
Moi (faussement choquée) : de quoi tu parles Viviane ? Ta fille est venue te voir qu’est-ce qu’il y’a de mal dans cette affaire ? Tu es sa mère après tout. Pourquoi vais-je aller me plaindre chez mon frère ? Me plaindre pourquoi ?
Viviane : Elizabeth je ne suis pas idiote ! Je vous très clair dans ton jeu. Tu veux me dire que ton frère a des yeux mystiques pour savoir ce qui se passe ici ?
Moi : demande à ta servante pour voir car ce n’est pas moi qui ai informé Sylvain.
Elle se leva en lançant un tchrrr. J’avais envie d’éclater de rire. Elle n’avait rien vu encore. Mon seulement tu venais avec un enfant dans la maison de mon frère mais en plus de ça tu étais incapable de lui faire un garçon. Heureusement que mon frère a écouté notre mère et a pris une autre femme. En moins d’une année la voilà enceinte et l’échographie a déjà montré qu’elle attendait un garçon. On attendait seulement la naissance pour la faire venir dans cette maison. Ce n’était pas de mon vivant ou du vivant de ma mère que l’héritier de Sylvain vivra dehors comme un clandestin. Ça jamais. J’attendais qu’il fasse nuit pour appeler maman et parler à mes filles qui sont avec elle dans une ville de l’intérieur.
LUNA TAHI
Je me marre toute seule devant ce film. Je ris jusqu’à avoir la larme à l’œil. Quand je pensais que certaines personnes n’aiment pas ce comédien ! Je me demandais bien de quel humour ces personnes avaient besoin. Le film n’est pas terminé que mon téléphone de met à vibrer me signifiant la réception d’un message. Je regarde vite fait...il s’agissait de lui... « On peut parler ? » Je réfléchis à deux fois avait de répondre ! « Et ta femme ? » « Dans la chambre. Je me suis éclipsé dans mon bureau. J’ai vraiment besoin de parler » « On le fera demain pour l’instant va rejoindre ta femme dans votre lit. Je serai à ton entière disposition demain » « Humm » Je ne répondis plus et mis mon téléphone en mode avion pour ne pas recevoir un autre message venant de lui. Il avait envie de parler qu’il soit patient et attende demain. C’était comme ça que les hommes se comportaient et leurs femmes arrivaient à les soupçonner. Tu délaissais complètement ta chambre à cette heure de la nuit et pars t’enfermer dans ton bureau. Quelle explication donnerais-tu à ta femme si elle se réveillait là maintenant et ne te trouvait pas dans le lit. Même si tu lui disais la vérité « chérie j’avais juste envie de parler à quelqu’un » elle ne te croirait point.
Chapitre 3
JULIEN Desoto...
Tout semblait tourner autour de moi ! Ce n’était pas possible ! Comment cela pouvait bien m’arriver ? Comment allais-je me sortir de ce guêpier ? Cette nouvelle m’était tombée sur la tête et m’avait anéanti. Je lui lançais un regard furtif. Elle était assise là-bas, loin sur la chaise, donnant l’air de craindre une réaction violente de ma part. Si seulement ! Je ne savais que dire ou que faire en ce moment. J’étais tout simplement largué, assis sur mon lit sans réaction aucune.
Mélissa : j’attends que tu dises quelque chose Julien...
Moi (doucement) : que veux-tu que je te dise exactement ?
Mélissa : ce que nous allons faire de ça...de cette grossesse. J’ai l’impression que mon cerveau devient encore plus lourd en entendant ce mot ! Une grossesse ? Une grossesse en ce moment alors que je dépendais encore de mon père. Certains demanderaient si je n’avais pas pensé aux risques avant de m’engager sexuellement et sans protection avec cette fille. Je pensais...elle m’avait assuré qu’elle prenait à la lettre sa pilule. C’était à croire que non. Je savais déjà que mon père débarquerait ici avec le premier avion et me collerait la raclée du siècle ! Je n’étais plus un enfant si on se basait sur mon âge mais monsieur Desoto, lui, ne voyait pas ça sous cet angle. Tant qu’il s’occupait de toi, et bien il faisait tout ce qu’il voulait.
Moi : Mélissa...je ne peux pas avoir un enfant maintenant ni toi d’ailleurs. Tu n’as même pas encore fini ton Bachelor.
Mélissa (outrée) : me demanderais tu d’avorter la grossesse ?
Moi : c’est la meilleure solution qui se présente à nous...je ne travaille pas, je m’occupe comment de l’enfant ? Nous dépendons déjà de quelqu’un, on ne va pas y ajouter une troisième personne.
Mélissa (élevant la voix) : je suis une fervente chrétienne Julien ! Me demander d’avorter est un péché. Tu me demandes de tuer un innocent...un enfant...TON enfant.
Moi : tu es sérieuse là ? Une fervente chrétienne ne devrait pas se retrouver dans le lit d’un homme qui n’est pas son mari...c’est la fornication et c’est aussi un péché ma chère. Elle ouvrit la bouche, se ravise et prit son sac posé sur la table. Elle mit de l’ordre dans sa tenue puis se retourna vers moi.
Mélissa : Julien il va falloir que tu saches une chose...je ne me ferai point avorter. Il va falloir que tu prennes tes responsabilités vis à vis de cette grossesse.
Moi : je t’ai déjà dit ce que j’en pensais. Cet enfant je n’en veux pas. Si tu décides de garder cette grossesse tu seras la seule à t’en occuper. Je m’en lave les mains.
Mélissa : c’est ce qu’on verra.
Elle ne jeta même pas un regard en arrière avant de s’en aller en claquant cette porte. Mélissa ! Comme elle était belle ma chérie. J’avais toujours été attiré par des filles aux belles fesses et lorsqu’on voyait Mélissa il était presqu’impossible de ne pas remarquer ce postérieur imposant qu’elle trimballait harmonieusement avec son corps. Comme diraient certains « son avenir se trouvait derrière ». Pas spécialement super belle mais mignonne. J’aimais aussi sa petite bouche qui au passage me procurait des caresses sensuelles et douces. Mélissa avait un physique d’enfer mais pas que ça ! La tête pleine ! A vingt-deux ans elle terminait son Bachelor et allait débuter son master en génie-civile. J’étais une tête bien faite difficile donc de m’associer avec une personne qui n’avait pas le minimum. Seulement voilà je n’avais pas prévu qu’elle soit enceinte maintenant. Je suis loin d’être un fainéant mais les conditions sont rendues tellement difficiles pour les étudiants internationaux ici aux États Unis. Impossible de rester dans la légalité si tu veux te débrouiller un peu. Mon frère faisait partie de ces personnes-là qui avaient eu la chance d’être embauchées. Il s’est démarqué par son travail remarquable et du coup, ses employeurs ont bien voulu se munir d’un avocat d’immigration pour lui octroyer un H1B. J’espérais vivre la même chose à la fin de ce mois d’avril lorsque j’aurais terminé mon master. Je soufflais un coup ! C’est fou comme les problèmes pouvaient peser sur quelqu’un. J’attendais patiemment que mon frère rentre afin d’échanger avec lui et voir ce qu’il en pensait. Pour le moment, je ne pouvais plus rien faire. J’étais largué. Pas de boss pour ce soir, je rattraperai tout demain. Je sautais donc sur mon téléphone et consultais tout ce que j’avais manqué comme messages. Tout homme savait que lorsque la titulaire était dans les parages, le téléphone on le mettait en mode avion ou sur silence pour éviter les problèmes. Je passais rapidement sur les messages de Yasmine. C’était une go que je gérais à distance. Elle était à Abidjan et moi ici. Ce n’était rien de bien sérieux, juste pour le fun mais vous connaissez les femmes. Elle s’est trouvé un gars aux États Unis et madame s’accrochait comme pas permis. J’étais persuadé qu’elle se tapait d’autres gars mais faisais le con. De toutes les manières cette histoire n’était pas sensée aller loin. Je la gardais la juste au cas où je rentrerais en vacances et que je souhaitais m’amuser un peu, si vous voyez de quoi je veux parler. Je remarquais que ma mère avait essayé de me joindre. J’avisais l’heure et rapidement fit l’addition par rapport au décalage horaire. Je la rappelais aussitôt.
Maman : Allo Julo ?
Moi : maman combien de fois vais-je te dire d’arrêter avec ça ? Je ne suis plus petit la ! Maman : tant que je serai ta mère tu devras supporter ! Tu vas bien mon chéri ?
Moi : ça pourrait aller mieux maman ! Mais je suis dans un sacré pétrin.
Maman : il y a quoi encore ? Qu’est-ce qui se passe ? J’avais une facilité à parler de tout ce qui se passait dans ma vie avec ma mère. Elle était plutôt douce et avait toujours instauré le dialogue entre elle et moi. Je ne lui cachais absolument rien. Si je ne pouvais pas parler à monsieur mon père il fallait que je le fasse avec elle. Je lui expliquais donc toute cette histoire en espérant qu’elle puisse trouver une solution. Peut-être que si elle arrivait à parler à papa les choses se passeraient autrement. Je pouvais rentrer immédiatement sur Abidjan chercher un emploi et me débrouiller pourquoi pas ? Maman : Julien tu veux me tuer ? Tu as oublié comment est ton père ? Pourquoi quand on vous parle vous n’écoutez pas ? Avec toutes les publicités de préservatifs là tu n’as pas vu ? Moi : mais maman...
Maman : pas de mais ici Julien ! Tu veux qu’on fasse ça comment ? Je t’ai toujours dit de faire de ton mieux pour surpasser ton frère et voilà sur tu pars enceinter une fille !
Moi : maman ce n’est pas la compétition entre lui et moi ! Maman : tu devrais voir ça ainsi pourtant. Vous êtes les seuls garçons et si l’autre continue d’être aussi droit tu risques de ne rien avoir du tout. Julien tu vas me donner les cheveux blancs. Arrange-toi pour que cette fille avorte.
Moi : maman on en a parlé et elle n’est pas du tout prête pour le faire.
Maman : ça c’est ton problème ! Arrange-toi pour qu’elle fasse sauter cet enfant. Si tu veux je t’envoie l’argent pour ça dis-moi seulement c’est combien. Si elle est têtue lave toi les mains comme ponce Pilate ! On ne reconnaîtra pas cette grossesse...elle n’est pas de toi.
Moi : maman ce que tu dis est grave !
Maman : prend ça comme tu veux mais ce n’est pas mon fils qui m’enverra la honte. Ton père cessera de s’occuper de toi. Laisse ça à ton frère. Ne dis rien de tout ceci a qui que ce soit .Elle raccrocha sans toute autre forme de protocole. J’adorais ma mère ! Elle comptait énormément pour moi. Cependant je n’avais jamais compris pourquoi elle souhaitait tant qu’une certaine rivalité ou compétition naisse entre Ludovic et moi. Je devais toujours avoir des meilleures notes que lui. Je devais me montrer exemplaire et donner l’impression que Ludovic n’était pas à la hauteur. Seulement, cela n’était pas ma nature. J’aimais vraiment mon frère même si nous nous étions connus un peu tard. Pendant longtemps j’avais cru être le seul garçon de papa. Mais comme maman venait de le dire, j’allais garder cette histoire de grossesse pour moi seul. ...
LESLIE Desoto
Je n’avais jamais autant mesuré le pour et le contre comme aujourd’hui. Vraiment le fait que papa nous attrape il y a une semaine était très mal tombé car ce soir se préparait une super fête pour mon petit ami. Oui ! Ce n’était pas parce que papa nous fermait autant que je n’avais pas de petit ami. J’étais bien plus turbulente que Morelle. Je l’avais entraînée à changer notre emploie du temps, c’est à dire y ajouter des heures pour leurrer papa. Pendant qu’elle traînait avec ses amies avant que le chauffeur ne passe nous récupérer, je passais mon temps avec mon Allan d’amour ! Allan était de deux promotions supérieures à la mienne. Je voyais souvent les mauvais regards de ces filles-là qui estimaient que je leur manquais de respect. Comment une fille en licence pouvait leur prendre le beau boss en master ? Et ben ayez un père comme le mien pour bénéficier d’une beauté comme la mienne c’est tout aussi simple. De plus il n’y avait pas que la beauté, le cerveau aussi était bien fait. Même si Allan et moi avions nos mésententes au sujet des relations sexuelles, tout allait quand même bien. « Lorsqu’on parle du loup on voit sa queue » ! Le nom de Allan s’affichait sur l’écran de mon téléphone. Je m’enfermais dans la douche pour y répondre. On ne savait jamais quand papa pouvait passer devant la porte et y coller son oreille. Avec ce monsieur il fallait s’attendre à tout.
Moi (décrochant) : allo mon cœur ?
Allan : comment vas-tu ma chérie ?
Moi (gloussant) : je vais un peu bien ! Tu me manques tellement...
Allan : je vais pouvoir y remédier ce soir lors de ma soirée d’anniversaire !
Moi : euh...à propos de ça ! Ce n’est pas tellement sûr que je puisse y assister..
Allan : quoi ? Comment ça ? Leslie qu’est-ce que tu me racontes ? Quelle petite amie n’assiste pas à l’anniversaire de son chéri ? On fait comment pour les boissons et tout ? Tu étais sensée assurer.
Moi : je sais tout ça Allan ! Mais mon père... Allan : arrête avec cette excuse...tu la sors à chaque fois ! Maintenant tu vas me faire passer pour un bon à rien devant mes amis. Tu sais très bien que je ne suis pas au beau fixe financièrement. Je pensais que cette soirée allait me permettre de me changer les idées. Moi : chéri...
Allan : je vais te laisser...je dois avertir les autres qu’il n’y aura pas de fête ce soir. Moi : mais...
Clic !
Non ! Le type venait de raccrocher comme ça. Mais pourquoi ne voulait-il pas comprendre que les choses étaient bien compliquées avec mon père dans les parages. Pfff...en plus il venait de me faire culpabiliser comme pas permis. Contrairement à moi, Allan venait d’une famille moins nantie. Je lui donnais plus de la moitié de mon argent de poche. Je ne manquais pas tellement de quelque chose au point où mon argent de poche était même superflu. Aujourd’hui il allait avoir vingt-cinq ans et c’était un âge qui marquait. Je voulais donc lui faire plaisir et lui offrir la fête. On avait pratiquement tout organisé et voilà que mes plans tombaient à l’eau. Je ne pouvais pas jeter l’éponge comme ça tout de même. J’essayais de le joindre mais il laissait sonner mes appels et je m’en voulais à mort. Puisqu’il ne répondait pas je décidais de lui laisser un message « n’annule pas la soirée, je m’occupe de tout ». Il fallait bien que je trouve un moyen. Ce n’était pas tous les jours qu’on avait vingt-cinq ans tout de même. Je fouillais donc dans mon sac et sorti tout l’argent que j’avais dans mon porte-monnaie. Ça devait faire autour de deux cent cinquante mille de nos francs. Je sortis de ma chambre d’un pas pressé pour rejoindre le jardin où se trouvait le gardien. Tout doucement je m’approchais de lui et lui parlais bas.
Moi : tonton Ibrahim pardon il faut faire quelque chose pour moi !
Lui : hum ma fille ! Si c’est pour te laisser sortir le Patron a dit non hein et je ne veux pas de soucis avec lui. Tu sais comment il est oh.
Moi : ce n’est même pas ça ! (Fouillant dans ma poche) Tiens ce bout de papier. Il y’a un numéro dessus. Pardon tonton il faut aller à l’agence orange money là et faire un transfert dessus. Tu fais pour deux cent quarante mille, les dix mille qui sont dessus, prends pour toi même. Il me regarda, hésitant. Je le suppliais des yeux pour qu’il me rende ce service. Mon cœur fut soulagé lorsqu’enfin il te faut sa main vers moi. Je le remerciais et retournais à l’intérieur. Encore une fois j’essayais de joindre Allan mais sans succès. J’attendais que tonton Ibrahim revienne avec le reçu pour lui faire signe. Il fallait qu’il se dépêche. Si papa revenait et qu’il n’y avait personne pour ouvrir le portail, ce serait encore un motif de cris dans cette maison. Las d’attendre dans ma chambre, je sortis de nouveau dans le jardin, m’asseyais sur la véranda. De loin je vis venir Morelle vers moi.
Morelle : depuis je te cherche la !
Moi : mais je suis ici non !
Momo : pourquoi tu es anxieuse ? Je n’eus pas le temps de répondre que tonton Ibrahim rentrait. Il s’approcha de moi et laissa entendre que l’opération était passée.
Momo : de quelle opération parle-t-il ?
Moi : j’ai juste envoyé de l’argent à Allan pour son anniversaire ce soir
Momo : tu es sérieuse là ?
Moi : quoi ?
Momo : ne te rends-tu pas compte qu’il ne fait que bouffer ton argent. C’est pour ça que tu fais tout en catimini depuis ce matin ?
Moi : ça n’a rien à avoir...c’est un cadeau que je lui fais. Si tu avais un gars et que c’était son anniversaire, tu allais lui offrir un cadeau non. Momo : oh ! Donc c’est tous les jours son anniversaire ? Puisque c’est tous les jours que tu lui donnes l’argent.
Moi : tu ne comprends rien Momo.
Momo : En tout cas fais attention sutout avec toutes les rumeurs qu’ont entend là Pffff...elle disait bien rumeurs. Et ben moi les rumeurs ça me glissait sur le dos. Je n’avais pas le temps pour ça. Les gens étaient toujours les premiers à inventer des trucs pour embêter les autres. On collait à chaque fois des relations avec d’autres filles sur le dos de Allan. Mais j’avais confiance en lui et je savais qu’il n’était pas de ce genre. Je lui fis rapidement un message pour qu’il puisse retirer l’argent et continuer avec les plans de la soirée. Il me répondît aussitôt, me remerciant pour ce geste. J’étais la parfaite petite amie si je me fiais à son message. Je souriais tellement ! Il était désolé que je ne puisse pas venir et me demandais s’il n’y avait pas un moyen pour moi de passer outre les ordres de papa et le retrouver. Hélas ! La nuit tomba rapidement et papa arriva. Impossible de le rater. Il klaxonnait tellement fort, même les voisins se plaignaient souvent. Je me souviens du jour où madame Koné, vint se plaindre à lui. Il lui avait simplement répondu de considérer le fait de porter sa maison sur la tête et de changer d’emplacement. La pauvre dame était tellement choquée qu’elle ne nous adressait plus la parole. C’était ça mon père. D’un moment à l’autre il allait certainement ouvrir la porte de ma chambre sans frapper. Papa (ouvrant la porte) : Leslie ! Qu’est-ce que je disais ?
Moi : oui papa ?
Papa : ça va ?
Moi : oui papa et toi ? Ta journée ?
Papa : bien ! Descendez chauffer la nourriture pour qu’on passe à table. Je vais me laver rapidement.
Moi : d’accord ! Il disparut. Je trouvais maman Françoise et morelle dans la cuisine. Tout était prêt lorsque papa nous trouva à table. Dans le silence nous mangions. Nous débarrassions et le bon monsieur s’installa dans son salon pour regarder je ne savais quoi. Il valait mieux pour ma sœur et moi de monter avant qu’il ne nous demande si nous avions étudier. J’allais rester un peu dans sa chambre. Brrrr ! Je lu le message rapidement « Ce n’est vraiment pas possible que tu viennes ? Tu me manques » « Laisse-moi voir ce que je peux faire » Moi : Momo ? Momo : hum ?
Moi : allons à la soirée de Allan
Momo (se redressant) : quoi ??? Tu es folle Leslie ? Tu veux que ton père nous fasse la peau ?
Moi : essayons au moins !
Momo : je ne suis pas partante oh ! Ça ne fait pas si longtemps qu’il nous a attrapées. S’il nous surprend une deuxième fois je ne sais pas ce qu’il fera. De plus je ne veux plus goûter à la ceinture.
Moi : pffff tu es décevante
Momo : ça ne fait rien !
Je pensais qu’elle m’aurait au moins soutenue mais j’oubliais que ma sœur était tellement peureuse. Le cœur brisé je dus dire à Allan que je ne pourrais définitivement pas le rejoindre. Il était tout aussi meurtri et ne voulais même plus aller à sa propre fête. Je le persuadais qu’il devait y aller. Sa fête débutait à minuit. C’était à ce moment-là que la boîte donnait. Aux environs de vingt-trois heures j’eus une brillante idée. Il me fallait coûte que coûte aller à cette fête. Je quittais mon lit et allais dans ma douche pour une séance maquillage et me faire une coiffure rapide avec les cheveux. Pour plus de prudence, je glissais des affaires dans mon sac. J’allais m’habiller dehors après avoir sauté la clôture. Je choisis les bons talons aussi. Je rangeais mon lit de sorte à donner l’impression qu’une personne y était. Le couloir était plongé dans le noir complet. Je refermais la porte de ma chambre tout doucement. La peur au ventre je descendis les marches une par une pour rejoindre le salon. Je marquais un arrête pour être sûre que personne ne me suivait puis m’avançais vers la porte d’entrée quand soudain la lumière s’allumait. Prise de panique je me figeais sans pouvoir me retourner. En une fraction de seconde je vis ma vie défiler devant moi. Mon père allait me tuer cette fois-ci. « Tu allais où comme ça Leslie ? »
Moi (me retournant vivement) : oh maman Françoise ! Je pensais que c’était papa. Tu m’as fait une de ces frousses.
Maman Françoise : jeune fille ! Ne me dis pas que tu sortais tout de même. Et si c’était ton père qui t’avait prise sur les faits ?
Moi (tête baissée) : ... ... ...
M.F : Leslie tu auras tout le temps devant toi de faire la fête. Je t’en prie ne te mets pas ton père à dos pour des bêtises. Monte dans ta chambre.
Moi : mais...
M.F : Lyly monte dans ta chambre s’il te plaît. Mes yeux s’humidifiaient ! Ce n’était pas juste. Je voulais simplement m’amuser, être avec mon petit-ami. Je me jetais sur mon lit et pleurais un bon coup. J’allais l’appeler pour voir comment ça se passait. Mais avant je consultais mon WhatsApp car ayant reçu une notification d’un numéro inconnu. Dépassée, je laissais tomber mon téléphone ! Je venais de recevoir une photo de Allan qui tenait une fille assise sur ses pieds. Cette dernière l’embrassait à pleine bouche. Je sentis ma tête tourner autour après avoir lu le message qui suivait : « merci de nous avoir offert cette soirée...on ne joue pas dans la cour des grands quand papa te garde encore à la maison »
KEVIN
Précieux : oh ma belle toujours belle comment tu vas ?
Alice (Souriante) : mon congolais préféré ! Je suis là ! Tu te fais de plus en plus rare hein. Précieux : toi-même tu connais affaire de travail ! On va faire comment
Alice : vraiment ce n’est pas facile Je m’approchais d’elle et l’enlaçais avant de l’embrasser. Elle gloussa et essaya de se défaire de mon emprise. Elle restait beaucoup timide mais surtout prude. L’embrasser comme ça devant mon ami la mettait vraiment mal à l’aise. De mon côté j’aimais bien la taquiner et la voir aussi confuse tournant sur elle-même ne sachant comment réagir. C’est avec le sourire aux lèvres que je m’avançais jusqu’à la chambre et retirais tout ce que j’avais comme vêtement. C’est sans être étonné que Alice me rejoignit quelques minutes plus tard. Alice (se plaignant) : tu sais que je n’aime pas les démonstrations d’affection en public comme ça ! Moi : qui est le publique ? Précieux ? Comment feras-tu le jour de notre mariage lorsqu’on dira veuillez embrasser la mariée ? Alice : ça c’est une autre affaire ! Moi : viens la ! Elle s’approcha et pris place sur mes genoux. Elle passa ensuite ses bras autour de mon cou et là nous nous embrassions pour de vrai, pas à la va vite comme au salon tout à l’heure. Le baiser se fit de plus en plus prononcer. Alice m’arrêtait dans mon élan et s’éloigna pour disparaître dans la douche. Elle en ressortit avec une petite bassine dans laquelle il y avait de l’eau chaude. Elle y ajouta du sel et y plongea mes pieds un par un. J’adorais cette sensation. Je m’arrêtais beaucoup durant mes heures de travail dans la grande surface et cela faisait drôlement mal aux pieds. Ces petits massages qu’elle me procurait à chaque fois m’aidaient vraiment. Alice avait tout d’une femme qu’on épouserait en fermant les yeux. C’était un cordon bleu et elle savait prendre soin d’un homme. Elle ne faisait pas tellement d’histoire mais surtout rendait l’atmosphère dans l’appartement très vivable. Elle donnait l’apparence d’être un ange, tant elle était calme mais au lit elle s’avérait être une vraie tigresse. Il arrivait même que je n’ai pas à faire d’efforts quelques fois. Elle avait tout pour elle. Elle termina son massage et je filais prendre ma douche. Je retrouvais Alice et précieux au salon discutant gaiement. Je dû me racler la gorge pour qu’ils remarquent ma présence. Moi : la discussion là doit être vraiment importante au point de ne même pas faire attention à moi. Précieux : tu aimes trop les histoires frère ! Alice : on va passer à table ! Je me régalais encore une fois devant ce plat de placali avec la sauce graine. C’était le bon côté de New-York. On pouvait facilement trouver tous nos ingrédients du pays ici. Je savourais avec appétit de kplo (peau de vache/bœuf). J’avais l’impression de déguster un plat tout droit sorti de chez la restauratrice du quartier. Vous savez ces dames-là qui préparaient la même chose qu’on servait à la maison mais avec un petit plus. Je me léchais les doigts. Précieux : attention tu risques de te couper les doigts Moi : tu es con précieux ! Cherche-toi une femme qui va te faire des mets pareils tu vas aussi te couper les doigts Précieux : ça ne risque pas d’arriver ! J’aime ma liberté ! Alice : sauf que le temps passe hein monsieur ! Précieux : pour les hommes cela n’a pas tellement d’importance tu sais ! Je reste jeune jusqu’à Soixante ans et plus. Nous riions à sa remarque. Si cela ne tenait qu’à précieux, il resterait jeune toute sa vie. Nous restions au salon entre hommes. Alice s’en alla dans la chambre. Précieux se mit à me parler de cette soirée africaine qui se déroulerait aujourd’hui. A vrai dire j’étais bien trop fatigué pour penser à aller faire la fête avec qui que ce soit. D’ailleurs je l’écoutais d’une oreille distraite. J’attendais le parfait moment pour lui dire que cela ne m’intéressait pas. Je n’avais jamais été très fêtard. J’étais plutôt casanier et du genre à lire beaucoup. C’était ainsi que j’avais réussi à parfaire mon anglais et aujourd’hui mon accent était presqu’un détectable. Ne vous y méprenez surtout pas, j’ai aussi des défauts et parmi eux l’égoïsme. J’étais parfaitement conscient de ce côté. D’ailleurs cette culpabilité ne me quittait jamais. Et pendant sept ans je n’ai pas cessé de penser à cette affaire. Je me demandais bien ce qu’elle devenait aujourd’hui. Cependant lorsqu’il fallait choisir entre deux personnes je me préférais moi-même. Précieux : frère depuis je parle tu ne dis rien ? C’est comment ? Moi ; je ne suis pas très sûr de vouloir y aller !
Précieux : tu es quel genre d’ivoirien ? Tu es le seul que je connaisse qui tout le temps refuse un show. Moi : je ne suis pas le seul je t’assure !
Précieux : viens seulement ! Ta chance se trouve à cette fête crois moi.
Moi (ironique) : parce que tu as le numéro de dame chance et qu’elle t’a établi son programme de la soirée ?
Précieux : arrête tes conneries ! Viens seulement !
Précieux réussit à me convaincre ! J’irais avec lui à cette soirée même si je ne connaissais personne. Pour dire à quel point je ne sortais presque jamais. Toute ma vie se résumait à la maison et au boulot. Aujourd’hui j’allais apporter un changement à cette routine grâce au talent de persuasion de mon ami et frère Précieux. Ce dernier finit par s’en aller ce qui me permit de me reposer un peu. Heureusement que nous avions fini beaucoup plus tôt aujourd’hui. Alors que j’avais les paupières légèrement lourdes, prêt à m’endormir, je sentis une sensation de froid sur les bijoux de famille. Le sommeil me quittait immédiatement. Je soulève les draps et rencontrais le regard malicieux de Alice. Que vous avais-je dit ? Elle ne me regardait pas plus et continua sa besogne. Je jetai les draps au sol et relevais légèrement la tête pour avoir cette vue parfaite sur son cul en l’air dans cette position qu’elle adoptait pour me sucer. Je grognais de plaisir tant elle savait s’y faire. Sa bouche était si accueillante et sa langue, elle l’utilisait en experte. J’adorais ce qu’elle me fait, elle s’y connaissait tellement que je ne tardais pas à jouir et à déverser ma semence un peu partout sur mon corps et le lit. Alice se leva et marcha complètement nue. Je ne ratais rien du spectacle, surtout qu’elle marchait lentement. J’admirais ses formes mais surtout son fessier. Elle me rendait fou ! elle alla dans la douche et revint avec une serviette mouillée. Elle m’essuya le corps. Après avoir mis la serviette dans le panier d’habits sales elle me prit place dans le lit près de moi, m’embrassa et se coucha simplement.
Moi : qu’est-ce que tu fais comme ça ?
Alice (amusée) : ma sieste ! Qu’est-ce que tu crois ?
Moi (me redressant) : et ça t’amuse ? Je tirais sur ses pieds et me plaçais entre ses jambes. J’en relevais une et lui retirais le string qu’elle portait. J’avais une belle vue sur son sexe délicieusement rasé. J’aimais que ce soit fait ainsi. J’envoyais un doigt frôler son antre. Je fus surpris par la quantité de mouille.
Moi (la mordant dans le cou) : petite coquine ! C’est comme ça que tu mouilles ? Qui t’a appris ça ?
Alice (se mordant la lèvre) : toi !
Ma langue pris les devants ! Je ne faisais pas dans la demie mesure. Ma langue fouilla dans la moiteur de ce palais. Alice ne tenait plus en place. Elle n’était plus qu’un concentré de gémissement. Le bout de ma langue se plaisait à lécher les petites lèvres et à s’enfoncer en elle. J’adorais le goût de son sexe. Je connaissais bien ma petite amie, lorsqu’elle ramena ses mains sur ma tête et y exerça une certaine force, je compris qu’elle était sur le coup de jouir. J’arrêtais tout et enfonçais mon sexe bien dur en elle. C’était l’extase. Ce contact était tellement doux. Je passais ma main sous elle et là saisis pas les reins. Je me mis à lui donner des coups plus fort les uns que les autres. C’était tellement bon que je gémissais même plus qu’elle. Je la soulevais et me mis à marcher avec elle dans la pièce alors que j’étais toujours en elle. Je pliais légèrement les genoux et reprenais le rythme. J’allais et venais en elle avec force.
Alice : merde ! C’est bon bébé
Moi : tu aimes ça n’est-ce pas ? Hum ?
Alice : j’adore ! Vas y!
Je lui donnais ce qu’elle voulait jusqu’à épuisement, j’avais joui une deuxième fois en elle comme chaque fois. Rien à craindre elle s’était fait installer un stérilet. Elle était donc couchée, caressant mon torse avec ses doigts.
Moi : au fait je pars à une soirée avec précieux Alice (étonnée) : c’est une première ça ! C’est bien !
Moi : lol ! Tu veux faire partie de la fête ?
Alice : oh non ! Je dois retrouver Marlène tout à l’heure
Moi : ok ... ... ... La soirée battait son plein ! Tout le monde dansait, le volume de la musique était à se rompre les tympans. Mon verre de jus à la main, je me demandais pourquoi avoir accepté de venir. Précieux était sur la piste de danse comme à son habitude. Heureusement que la musique cessa un instant et le voilà qui approchait vers moi avec une demoiselle. Il faudrait être aveugle pour trouver que cette fille n’était pas belle. Même dans cette pièce peu éclairée personne ne pouvait discuter quant à sa beauté sans oublier ses formes.
Précieux : Kevin, je te présente une bonne petite à moi qui vient d’arriver du pays. Elle s’appelle Divine Je tiquai en entendant son prénom
Précieux : divine je te préserve un frère Kevin ! Il n’est pas congolais mais je t’assure que tu peux compter sur lui pour tout. Nous échangions les salutations vite fait et précieux me pris sur le côté.
Précieux : man C’est de la fille dont je te parlais ! Celle qui à la Green card
Moi : ah d’accord
Précieux : ne laisse pas ta chance filer...je retourne danser.
Je comprenais maintenant que c’était à elle qu’il faisait allusion lorsqu’un peu plus tôt dans la journée il avait dit que ma chance se trouverait à cette soirée. Je restais seul avec divine dans le salon. Elle était concentrée sur son smartphone de dernière génération en plus. Elle pianotait sur l’écran écrivant je ne savais quoi. Elle se penchât sur le côté et tout à coup je fus surpris de recevoir un flash en plein visage. Elle sursauta aussitôt et parut tout aussi surprise que moi. Puis son visage afficha une certaine honte.
Divine : je suis désolée
Moi : étais-tu en train de me prendre en photos ? Divine : ... ...
Moi : ça ne se fait pas ! Tu devrais demander ma permission dans un premier temps.
Divine : je sais ! C’est juste que je voulais faire savoir à mes copines que j’étais en face d’un bel homme avec tous ces muscles. Et ben je ne m’attendais pas à entendre celle-là ! elle était plutôt directe.
Moi : disons que tu es excusée
Divine : j’espère que si ta copine viens nous trouver comme ça tous les deux assis ici elle ne se fera pas d’idées
Moi : t’inquiète cela n’arrivera pas ! Je suis célibataire ! Ne me regardez pas comme ça ! vous avez bien entendu ! elle a la green card.