Chapitre 2

Partie 2.

Avais-je seulement su que c’était là le dernier sourire de ma mère que je verrai ce jour? Que je ne pourrais plus la voir me sourire ni l’écouter me parler ? Que c’était la, la dernière fois de la voir ?

Je l’en voulais. Je l’en voulais d’être partie comme ça. Et de m’avoir laissé tomber.

Mon deuxième semestre de mon année de 6e n’était que désastre. J’avais tres mal travaille aux partielles. C’était là la première fois pour moi de ne pas etre première ou parmi les cinq premiers et surtout d’etre en dessous de la moyenne.

-marie…marie dit mon père alors que j’etais allonge sur le lit

-oui papa

-tes resultats ne sont pas satisfaisants dit-il en prenant place sur le lit

-…..

-tu dois te remettre au travail…dit-il simplement

-je ne vois pas pourquoi. Maman n’est plus la il n’y a pas de raison meme d’aller a l’ecole car elle ne verra pas tout ca. Elle ne verra pas la grande dame qu’elle voulait que je sois…

-moi je ne compte pas? me dit-il triste

-snifff sniifff papa pourquoi elle est partie ? Pourquoi elle est partie si elle m’aimait ?

-chuttt ne pleure pas je suis la moi. Et je serai toujours la. Maman est partie mais elle est la avec toi, avec moi.

Je le regardais étonnee et me demandais comment elle était la. Elle était morte ma maman. Ma maman Solange et malgre le temps qui passait je ne m’en remettais pas.

-elle est la dans nos cœurs et c’est pourquoi elle est avec nous. Et sera toujours avec nous dit-il dans le silence qui régnait.

-sniiiiffff

-tu veux bien te remettre au travail pour papa ?

-snifff

-marie kate…

-ne m’appelle pas comme ca papa…stp…ne fais pas ca sniifff

-okay marie. Tu sais je suis aussi triste qu’elle ne soit plus la mais tu ne peux juste pas tout abandonner ? Si tu le fais elle ne sera pas contente et moi non plus d’ailleurs. Souviens-toi….

-sourire meme quand tout va mal dis-je en essuyant mes larmes

-oui et aussi que maman solange est quelque part ou personne peut l’enlever…ton cœur.

Je serrais juste mon père contre moi. Il ne me restait plus que mon père. J’avais toujours été proche de ma maman. Pas que je n’aimais pas mon père mais c’était maman qui me lavait. C’était maman qui me taquinait le nez. C’était maman qui me faisait les guiliguilis et qui jouait a cache-cache avec moi. Qui me prenait par la main et chantait avec moi. Elle n’avait meme pas pu voir cette nouvelle annee. Je me souviens que pendant que les gens criaient bonne année nous on pleurait. C’était notre premier mauvais noel. Premier noel sans maman. Celle-ci était juste décédée au seuil de la nouvelle annee.

Celle qui me donnait le sourire et me réconfortait, celle qui était pour moi un modele n’était juste plus.

On dit que les gens qui nous quittent en premier sont ceux auxquels nous sommes le plus attaches. C’était vrai alors.

Septembre 2001.

Ça allait bientôt faire un an que maman nous avait quitté. Ce n’était vraiment pas facile de vivre sans elle.

Papa était juste devenu ma mère et mon père en même temps.

On avait la ménagère avec nous mais je ne parlais pas trop avec elle mais je l’aimais bien…

Mon père ne cessait de me répéter que je devais cesser de me renfermer sur moi-même et parler aux gens.

Mais je n’arrivais pas. Surtout à l’école. Je pouvais sourire oui mais je n’arrivais pas a m’ouvrir aux gens. La seule personne avec qui je parlais librement sans crainte, a qui je disais tout était mon père.

-tu es une grande fille maintenant j’espere que tu as compris ce que j’ai dit

-oui papa je peux l’avoir maintenant ? Parce que ca coule laaaa

-ah oui tiens dit-il en me donnant le paquet de garniture qu’il était allee m’acheter.

-il ne faut pas trainer avec les garcons…

-…et si les garcons me derangent a l’ecole je dois te dire finissais-je pour lui.

-oui c’est ca…

Je venais d’avoir mes regles et je l’avais juste dit a mon père qui était allé m’acheter les garnitures comme si je ne pouvais pas aller m’en acheter seule a la boutique.

Mais avant cela il se mit a me parler et me conseiller sur les garçons. Et il voulait encore recommencer une fois revenu avec le paquet. Il me faisait rire avec cette histoire.

Je n’etais qu’une petite et les garcons ne m’intéressaient vraiment pas. Alors la pas du tout.

J’allais dans un mois commencer ma classe de 5e.

Les amies je n’en avais vraiment pas. C’était l’ecole la maison. La maison l’ecole ou les sorties avec papa le week-end.

-bonsoir dis-je en souriant a la dame qui était au salon

-hein bonsoir repondit cette derniere apres m’avoir toise.

-tantine c’est qui au salon demandais-je une fois dans la cuisine

-ah mu zave kuwa a me kuize tale papa eh (je ne sais pas elle est venue voir papa)

-mais ake ve ? (mais il n’est pas là ?)

-muana ame zoze ake viguila (elle a dit qu’elle va attendre)

C’était l’heure des documentaires et je partais pour regarder la tele quand j’avais vu la dame assise au salon. Je repartais donc au salon après avoir parlé avec tantine.

-moi c’est marie et vous ?

-tchiiipppp il vient a quel heure ton père ?

-humm normalement dans 2 heures…mais je peux appeler pour dire que vous etes la

-j’ai aussi un telephone

-ah fis-je

La dame n’avait pas l’air aimable du tout. Je prenais la télécommande et zappais pour mettre le documentaire. La femme a cote ne cessait de murmurer.

Je la trouvais vraiment bizarre et elle commencait vraiment a me faire peur.

-tantine heure ke na luta ngue ke kuede ve (l’heure passe tu ne va pas rentrer ?) dis-je

-ah tu sais bien que non je ne veux pas te laisser seule ici

-oui le beb de papa dis-je en faisant une grimace. Vous penser que je suis vraiment bebe quoi ?

-faut dire ca a papa Roger

-humm mais la femme la j’espere qu’elle ne vient pas chercher les problemes hein parce que la manière dont elle est la et ne veut pas bouger.

-ah marie je ne sais pas c’est la première fois que je la vois meme. Quand je lui ai dit de prendre place dehors elle m’a poussé et est rentree dans la maison depuis elle est la-bas

-mais c’est qui meme ? pfff

-muana(l’enfant) laisse là la-bas va prendre le ludo on va jouer pour tuer le temps

Je partais donc et ramenais le ludo. On était oblige de venir jouer au salon sur la table a manger.

Papa dit qu’il ne faut pas laisser les invites seuls. On fit un, deux et alors qu’on commencais notre troisieme match mo telephone sonna.

-papa cheri

-marie je serai en retard a la maison mado est toujours la ?

-oui elle t’attend pour partir…

-oh la pauvre…je ne pourrais pas venir avant 21 heures

-euh papa il y’a une dame qui t’attend ici ca fait plus de deux heures

-comment ca une femme ? C’est qui ?

-euh je ne sais pas. Elle…elle n’a pas voulu donner son nom dis-je en regardant la femme qui me regardait comme un dechet

-peu importe dit a la dame de repasser demain ou de m’appeler si c’est urgent. A tout a l’heure marie

Tic tic tic tic

Il avait déjà raccroche. Son boulot devenait serieux. Il allait encore rentrer tard aujourd’hui ? Il avait pourtant promis ne plus.

-madame svp, Papa dit qu’il ne sera pas la avant 21h donc…

-tchip je vais attendre

-euh il dit de repasser demain ou d’appeler si c’est urgent

-faut continuer vos truc la dit-elle je l’attends ici

-tantine mado c’est serieux hein murmurais-je. Elle va rester la jusqu'à 21h ? ca fait déjà plus de trois heures qu’elle attend.

Mon père était arrivé aux environs de 22heures.

-bonsoir papa dis-je en prenant son sac. Je l’accueillais toujours dehors

-bonsoir ma cherie dit-il en me faisant la bise, ca va ?

-oui mais je suis fachee. Tu as vu l’heure ?

-je suis desole. Je sais que j’avais promis dit-il en rentrant dans la maison, mon super….mais qu’est-ce que tu fais la entendis-je mon père dire en fermant le front.

-toi tu ne vas pas changer hein dit la dame

Mon père me regarda. J’etais juste debout et me demandais ce qui n’allait pas.

-Mado. Je suis vraiment desole de te faire trainer ici jusqu'à pareil heure dit-il en allant vers elle. Je vais trouver une solution pour ca

-dac papa y’a pas de probleme

-hum je voulais bien te deposer mais la dit-il en se grattant la tete

-non y’a pas de probleme papa dit-elle. Je peux aller seule. A demain.

-toutes mes excuses a ton mari.

-y’a pas de probleme papa

Tantine mado devant papa n’avait que ce mot. Tout ce qu’il disait, elle répondait toujours comme ca. Jamais elle disait y’a probleme. Souvent je ne pouvais m’empecher de rire quand elle repondait ainsi. Je l’aimais bien cette femme et meme si je ne m’ouvrais pas a elle on s’entendait bien.

-prudence tu peux me dire pourquoi tu es la ?

-moi ca ne me derange pas de dire hein commenca t-elle en me lancant un coup d’œil qui me fit frissonner parce que tot ou tard elle saura.

Je regardais papa et lui questionnais du regard. Je n’avais pas bouge d’un seul pouce depuis qu’on était rentre.

-maman tu peux aller déposer le sac me dit papa

Il le dit gentiment mais je ne voulais pas partir. Je ne voulais pas partir et le laisser seul avec cette dame.

-stp maman…me dit-il

-tala (regarde) laisse-moi tout ca. Je suis venue prendre l’argent

-mais l’argent de quoi dit mon père

-ehh mais toi la tu blagues hein ? Donc qu’est-ce que tu crois ?

-prudence tu n’as aucun droit de me demander quoi que ce soit et surtout pas…

Celle-ci ne laissa pas mon père termine qu’elle rentrait déjà en vili. Je ne comprenais rien vu que ce n’était pas mon ethnie. Mais par sa manière de parler. Je savais qu’elle insultait mon père ou même si ce n’était pas le cas je n’aimais juste pas le ton sur lequel elle parlait.

-madame l’arretais-je. Apparemment vous n’aimez ni la politesse ni la gentillesse…et vous etes tres tres sauvage mais je ne vous permets pas de parler de la sorte a mon père. Est-ce que vous m’entendez ?

-marie… dit-il comme pour me demander d’arreter

-non papa…Est-ce que vous m’entendez ? Sortez de cette maison maintenant ne m’enervez pas d’avantage.

Mon père me regardait juste il était surement surpris de m’écouter parler de la sorte la petite timide et la fille renfermée venait de parler.

-ahh katu kuna (ah quitte-la) me dit-elle des que je finis de parler. Qu’est-ce qu’un gros truc comme toi peu me faire ?

Quand elle le dit je perdis juste ma langue et je faillis juste pleurer. Ma grosseur était sujet de moquerie alors meme que j’etais au primaire. Et meme dans mon nouveau college les gens de ma classe en parlait.

-prudence je ne te permets meme pas un peu de parler comme ca a ma fille

-ah quittez la avec votre ‘’permet pas’’. Vous pensez que le français c’est votre langue ? Et tu parles de fille ? Que c’est la seule fille que tu as ?

Moi qui étais déjà sous le choc regardais papa comme pour lui dire de quoi elle parle. Mais celui-ci ne me répondit pas et parla plutôt a celle-ci en vili.

-ohh mais elle doit savoir tu veux maintenant me donner l’argent tu refusais non ? He tu dois déjà arreter de me faire la grande avec ton français là. Parce que les choses vont très vites changées. Tu peux meme garder l’argent. Je viens m’installer ici …

-Prudence !!!

-ah Roger ne me fatigue pas hein…tu penses que c’est seulement celle-la dit-elle en me designant du doigt qui a besoin de toi ?

-moi aussi j’ai besoin de toi… da…

-prudence ! Tu vas trop loin. Pas en presence de ma fille que tu vas dire tes conneries

-conneries hein ? Conneries non ? he toi la ecoute-moi bien a partir d’aujourd’hui tu dois savoir que le papa la ne t’appartient pas.

-papa de quoi elle parle pus-je enfin articuler

-prudence sors de chez moi et ne remet plus pied ici

-je parle de sa fille tu penses que tu es la seule ? dit elle a mon egard. Sa vraie fille qui est belle et bien taille comme une miss pas les choses comme toi…

Je vis papa se lever et lui donner une gifle bien appliquee. Mais a quoi cela servait ? J’étais déjà triplement choquée.

Je venais d’apprendre que mon père avait une autre fille en dehors de moi et en plus cette dame disait venir s’installer et prendre la place qui lui revenait.

La place de maman. Quand je realisais cela je laissais juste son sac que j’avais a terre et partais dans ma chambre que je bloquais.

Mon monde qui était déjà ecroule apres la mort de ma mere et que j’avais essaye de rebatir venait juste encore de s’ecrouler.

Chapitre 3

Partie 3.

Papa avait une autre fille cessais-je de penser. Ca faisait deux jours que je refusais de voir papa et même lui parler. J’étais juste dans ma chambre enferme et en ressortais juste pour manger quelque chose une fois qu’il était parti.

J’avais repris a pleurer maman jour et nuit et lui parler seule dans la chambre comme si elle était là.

On pouvait dire que j’étais folle mais jamais je n’avais cesse de parler a ma mère. Ca me prenait juste comme ca. La seule différence était qu’elle ne me répondait pas, mais sinon je ne cessais pas de lui raconter ma journée.

Le soir ou la dame était venue faire son scandale mon père était venu frapper a la porte et me supplier d’ouvrir. Qu’il allait m’expliquer. Mais je n’ouvris pas la porte.

Je ne voulais juste pas l’écouter.

-marie…marie…

-oui tantine

-viens manger

-il est reparti papa ?

-oui dit-elle

J‘ouvrais alors la porte et je voyais mon père a cote de tantine. Je regardais celle-ci comme pour lui dire c’est ce que tu m’as fait ?

-merci Mado dit mon père…marie…

-papa je ne veux pas te parler

-on doit parler me dit-il en entrant dans la chambre

-….

-Marie je suis desole pour ce qui s’est passe hier… je promets que cela ne se reproduira plus…marie…

-ne me touche pas tu n’aimes pas maman…tu voulais juste qu’elle meurt pour etre avec cette femme

-marie comment tu peux dire ça ? Ne le redis plus

-si je vais dire. Les gens du quartier avait raison c’est toi qui a tué maman pour l’argent maintenant tu veux même la remplacer

Pendant la veillée bien qu’il n’y avait pas trop de gens les murmures ce n’est pas ce qui manquait. Les gens disaient qu’il avait offert maman en sacrifice pour avoir l’argent.

Ce dernier m’avait dit alors que je lui faisais part de ce que j’avais entendu que ce n’était pas vrai et que les gens aimaient toujours raconter.

-marie maman était malade

-papa arrête de mentir

-tu préfères considérer les ‘’on dit ‘’ que ce que ce moi je te dis ?

-papa dis-je en pleurant tu as une autre fille… tu disais que personne ne prendra la place de maman et que j’étais désormais la seule femme de la maison mais tu m’as menti dis-je en essuyant mes larmes

-je n’ai pas menti

-comment tu as une autre fille alors

-marie dit-il en baissant la tete…ce n’est pas ce que tu crois.

-elle mentait ? Tu n’as pas une autre fille ? Je suis la seule ? Papa réponds-moi ?

-marie je ne voulais pas t’embeter avec tout ca. Tu es encore jeune… tu n’y comprendras rien mais sache qu’il n’y a pas eu d’autres femme depuis que maman est partie et y’en aura pas

-mais pourquoi parlait-elle ainsi donc ?

Mon père semblait vraiment embarasse et avait du mal a parler.

-avant de connaitre maman commença-t-il j’avais quelqu’un et c’était elle. Mais on s’était séparé depuis et j’ai rencontré ta mère. Seulement j’avais eu un enfant avec elle.

-mais si c’est depuis pourquoi elle revient dis-je en essuyant les larmes

-je ne sais pas marie.

-maman solange avait ?

-oui mais comme je t’ai dit c’était depuis et elle et moi on était plus en contact elle avait decide de se tourner vers quelqu’un d’autre alors même qu’elle était enceinte que de quelques moi. Je ne pouvais assurer son bonheur et celui de l’enfant elle m’avait dit.

Marie ne pleure pas. Tu es et tu restes ma fille. Ma seule fille.

-elle ne viendra pas prendre ma place ?

-non

-papa tu promets aussi que cette femme ne viendra pas s’installer ici ? Je ne veux pas qu’elle vienne. Je ne veux pas qu’elle remplace maman solange

-personne ne remplacera maman. Personne ma fille dit-il en m’enlaçant. Elle ne viendra pas ici.

-promis ?

-oui promis bebe…tu ne me fais plus la tete ?

-non dis-je en remuant la tete

-merci. Papa est en retard pour le boulot…

-desole papa dis-je en le souriant malgre les larmes qui coulaient

-tu m’ouvres le portail ?

-oui dis-je

Je partais donc avec papa que je tenais a la main.

-tu viens a temps hein dis-je quand il démarrait.

-a vos ordres chef

Je lui souris et lui fis un bye de la main qu’il me rendit.

Je repartais donc dans la maison. Dès que je rentrais dans la cuisine tantine enchaina

-marie je suis désolé c’est papa qui m’a demandé de faire ca

-ca va dis-je en lui souriant

-okay.

Je fis donc mon petit déjeuné que je pris devant la télé. J’avais un peu mal de savoir que papa avait fait un enfant avant moi et que je ne savais pas mais ça me rassurait le fait que maman était au courant et aussi que c’était juste le passe. Cette fille ne prendra pas ma place elle était mon aine de 7ans m’avait fait comprendre papa. C’était vraiment une histoire passe et je ne pouvais juste pas en vouloir a mon père pour ca. Cette dame ne prendra pas non plus la place de ma maman.

Apres mon déjeuner je repartais dans la chambre ou je parlais a maman pour lui dire que tout était arrange.

Avril 2002

Ca faisait pratiquement 7 mois que tout était redevenu normal a la maison. Il y’avait là la paix. La joie. La joie a deux. On n’avait pas vraiment de famille d’ailleurs depuis toute petite je ne voyais pas les gens venir a la maison a part les clients de maman. Papa m’avait fait comprendre qu’on avait perdu notre famille pendant la guerre.

Cela me faisait mal de ne pas avoir de tante ni oncle comme les autres mais j’avais un papa. Un papa merveilleux qui faisait tout pour me rendre heureuse et combler le vide qu’avait laisse maman en partant.

Papa s’arrangeait a ne plus venir trop en retard mais malgre cela il avait prefere prendre un gardien afin de libérer tantine Mado a temps.

On était aujourd’hui samedi et je revenais de faire les courses avec papa.

On avait acheté tous pleins de trucs avant d’aller dans une pâtisserie manger. Il était 20heures quand on était arrivé.

-merde ! dit mon père alors qu’il ouvrait la portiere

-quoi dis-je en ouvrant la mienne.

Je sortais avec mes paquets et trouvais une jeune jolie fille assise dehors avec un sac.

-bonsoir tonton Andre dis-je quand celui-ci s’approchait rapidement de nous

-bonsoir marie

-patron commenca t-il ….

Mes paquets etaient nombreux et pesaient bien pour que je puisse rester la debout. Je prenais la clef chez tonton andre

-bonsoir dis-je a la fille assise avant de vouloir continuer mon chemin

-hum

Sa réponse me fit me retourner pour la regarder une seconde fois.

J’ouvrai la maison et rentrais.

-NON entendis-je mon père dire des minutes plus tard. CA NE SE PASSERA PAS COMME CA

J’étais tellement occupe a classer mes nouveaux habits que j’avais oublié que j’avais laisse papa dehors avec cette jeune fille. Il allait surement me blâmer du fait de ne pas l’avoir invité à rentrer.

-TU ME PRENDS POUR QUI ? JE LA RENVOIS

Mais avec qui parlait-il sur ce temps. je voyais mon père en train de tourner en rond vers le portail.

-donc c’est toi hein entendis-je la jeune fille me dire

-pardon ? dis-je en me retournant

Cette dernière avait les pieds croises et était juste a ma droite.

-c’est toi la grosse la soit disant fille a papa ?

-sur quel droit me parler vous de la sorte ?

-c’est maman qui avait raison dit-elle en remuant son pied et en me regardant de la tete au pied. Tu aimes le francais. Mais t’inquietes moi aussi je parle bien francais tu pourras le remarquer avec le temps ici.

Quand elle le dit. Je me suis juste dit ca y’est. Ca y’est. Les problemes reviennent. J’avais bien compris par ces dires que c’était la fameuse autre fille de papa. Mais sa mere avait raison sur un point sa fille était bien taille et belle. Je me regardais un instant avant de me diriger vers papa qui était toujours au telephone.

Je l’entendais parle sa langue avec cette personne au téléphone. Je n’aimais pas quand papa parlait une autre langue que ce lle que je peux comprendre. Ca me donnait juste l’impression qu’il voulait me cacher quelque chose.

-c’est elle dis-je dès qu’il eut raccroché

-marie…

-je sais que c’est elle. Elle me la dit ta jolie fille… donc finalement c’est elle qui vient s’installer ?dis-je triste

-non marie c’est un malentendu…elle ne restera pas la

J’avais bien envie de croire mon père mais le fait de voir ce sac me disait juste qu’elle n’irait pas.

-Tu peux aller dans la maison je règle ça.

Je ne dis aucun mot et partais. J’avais juste mal. Mal parce que chaque fois que j’essayais de reconstruire mon monde il y’avait toujours quelque chose pour tout gâcher. Je rentrais dans la chambre et enlever mes habits. Je voyais mon corps au miroir et pleurais juste en le voyant. Je le recouvrais tres vite de la serviette ne pouvant plus le regarder.

Pourquoi Dieu m’avait rien donne de bien ? J’étais sombre. J’étais grosse. En un mot J’etais laide. Je sortais de la chambre et partais dans la douche ou je ne cessais de pleurer. Quand je ressortais de la douche je portais mon pyjama. Et me mettais au lit.

Je restais la a parler avec maman et me demandais si la jeune fille était toujours la. Quand je ressortais je frappais d’abord a la porte de mon père ou le silence me repondit avant d’aller au salon. Il n’y avait personne.

-tonton andre papa est où ?

-il est alle depose la jeune fille chez elle

-ah dis-je surprise avant de repartir dans la maison.

Mon père était venu ver 22h. J’étais assise sur le fauteuil et avait ma tete sur mes pieds remontes sur celui-là.

-bebe me dit papa en rentrant dans la maison

Je venais juste et l’enlacais. Je le serrai juste tres fort contre moi comme si j’avais peur qu’il parte.

-je suis la me dit-il en passant sa main sur mon dos. Je suis la marie

-elle a été horrible avec moi tout a l’heure dis-je en pleurant

-elle ne reviendra plus me dit-il tout doucement

-tu es sur ?

-oui j’ai même donne des instructions a André dit-il en s’asseyant

-papa pourquoi elles font ça ? Qu’est-ce qu’elles veulent ? Dis-je en m’asseyant près de lui

-l’argent surement ? Je ne sais pas. Elle est revenue des mois après que maman soit partie et réclame ce qu’elle ose appeler ces droits comme si c’est à cause d’elle que je suis arrivée à ce niveau. Celle qui m’a toujours soutenu et encourager n’a même pas pu jouir de tout cela et elle sort de je ne sais ou pour réclamer cette place qu’elle avait laissé depuis des années. Masi elle n’aura rien t’inquiètes pas ma fille.

Comment était fait le monde ? Comment ? Ne pouvait juste pas laisser les gens en paix. Je n’avais plus que mon père pourquoi vouloir m’arracher le seul être qui me restait ? Pourquoi ?

Deux semaines s’étaient écroulées et mes examens étaient proches. Je savais que ça devait marcher car je m’étais déjà bien préparer. Papa avait dit qu’on voyagerait ces vacances-ci si j’ai le tableau d’excellence.

Je rentrais des cours un mardi de l’école quand je vis que celle qui m’ouvrait le portail était la jeune belle fille.

-salut la grosse me dit-elle.

Je ne repondis rien et cherchais juste tonton andre que je trouvais derrière la maison avec tantine mado

-bana satua kufua mwane yeyi o iki ehin ? (on veut tuer l’enfant la ou quoi ? Hein )? Il ne lui reste que son père. Bake ba doki (Ce sont des sorcieres) je suis sur… disait tantine mado

-vraiment le patron disait bien qu’il n’allait pas aujourd’hui c’est lui-même qui les emmenes ? Comment ?

-tantine dis-je en me montrant agace d’ecouter derriere le mur.

-ah ngue me kuize déjà ( tu es déjà venue ) me dit-elle en souriant. C’était un sourire trop force.

-ngue me manisse na l’heure boubieyi (tu as fini a temps aujourd’hui)….

-oui on nous libere a temps a cause des examens….qu’est-ce qui se passe ?

-bon moi je vous laisse dit tonton andre

-tantine ?

-ahh muana commenca t-elle embarasse…. Je ne sais pas. Ton père est venu a midi ici avec une jeune fille et la il est reparti avec sa maman prendre les autres trucs…

-mais comment ca ? Je ne comprends il….

PIIIIIIII PIPIIIIII

C’était le klaxon de papa. Ah ! Tant mieux je laissais donc tantine et partais devant ou je vis la voiture de papa garer. Et la minute qui suivit c’était le choc.

Deux filles de taille fine et brunes descendaient de la voiture avec des sacs et cette dame prudence suivit de papa qui avait l’air de bonne humeur.

-papa dis-je surprise c’est quoi tout ca dis-je en designant les sacs et valise qu’il sortait

-les effets de maman osa t-il me repondre

-Pardon ? Dis-je a mon tour… et qu’est ce tout ca vient faire ici dis-je en designant les valises

-elles viennent vivre avec nous marie me repondit-il d’un ton normal avant de prendre deux valises qu’il se mit a tirer en direction de la maison………………….

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Le journal de Marie-Kate

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