Chapitre 2
Bruno descendit de son jet privé, satisfait et très heureux. Il était rentré deux jours plus tôt sans avertir sa petite amie, parce qu’il avait décidé de lui faire une demande en mariage officielle. Il était très impatient de voir la tête qu’elle ferait quand il lui présentera la bague qu’il avait choisi chez le meilleur joaillier du monde actuellement. Dans l’avion qui le conduisait dans la ville de Miami, il n'avait cessé de projeter la soirée parfaite dans sa tête. Il lui fallait que tout soit fait à la perfection. Il avait décidé que cela se ferait lors d’un dîner aux chandelles, il ne voulait pas gâcher la surprise en disant à Tiffany qu’il était de retour deux jours plutôt.
Sur la piste d’atterrissage, se trouvait Rolls-Royce verte, une pièce unique qu’il avait fait faire sur mesure à plus de deux milliards de dollars. Au volant, son chauffeur Gustave un vétéran de l’armée de trente-cinq ans qui était également son garde du corps.
- Bienvenue Monsieur Jefferson. Vous avez fait un bon voyage j’espère.
- salut Gustave. J'ai effectivement fait un bon voyage, et je suis très heureux de rentrer. Vous allez me conduire directement au bureau, je dois m’entretenir avec certaines personnes avant de rentrer chez moi.
- Très bien Monsieur, cela sera fait selon vos désirs. Il ouvrit la portière à son patron qui s’assit à l’arrière en regressant son costume très content.
Une fois arrivé à l’immeuble de la direction de la XULOR.Co, il se dirigea vers son ascenseur privé qui le conduit au au quarante-cinquième étages qui lui était réservé, lui et ses collaborateurs les plus proches.
À son entrée Olivier son assistant le suivit directement dans son bureau.
- Bienvenue Monsieur Jefferson.
- Merci Olivier alors quoi de neuf par rapport à ma petite affaire privée de ce soir?
- Comme vous l’avez demandé Monsieur, nous avons réservé le traîteur pour dix-huit heures, les fleurs seront livrées à temps c'est à dire quinze minutes plus tard comme vous l’avez demandé. et il y aura également l’orchestre qui viendra jouer après votre demande et comme vous l’avez demandé mademoiselle Tiffany n’a pas été prévenue de votre arrivée.
- Très beau programme merci Olivier. Maintenant nous pouvons travailler. Il était quatre heures de l'après-midi et Bruno s'était occupé des affaires courantes de sa société pendant plus d'une heure avant d'appeler Olivier par l'interphone :
- Dites à Gustave d'avancer la voiture je descends nous allons à l'appartement.
Sur le chemin du retour, il sortit le petit écrin noire de la poche de sa veste et regarda le bijoux niché à l’intérieur : c’était une bague solitaire en platine et en or noir, sertie de deux cent petits diamants tout autour de la pierre de diamant principale de huit mètres vingt-huit . Cette bague avait une valeur de deux cent millions faite spécialement à la demande de Bruno qui avait participé à sa confection. Il sourit, referma écrin qu’il remis dans sa poche.
Il soupira en s’endossant confortablement sur le dossier de la voiture.
Il sortait avec Tiffany depuis cinq ans et ils avaient aménagés ensemble il y'a huit mois. Il s'était dit qu'il était temps d’officialiser les choses entre eux. Elle avait toujours été là pour lui sans rien exiger de lui, patiente et amoureuse. Quoi de plus normal que de l’honnorer de cette façon ? Il avait choisit de lui faire sa demande dans leur appartement en lors d'un dîner tête en tête et de faire la fête le lendemain avec leurs proches.
Arrivé à l’immeuble abritant le penthouse dans lequel ils vivaient Tiffany et lui, il décida de passer par le hall pour rencontrer le Majordome.
- Bonsoir Monsieur Jefferson,
- Bonsoir Merrick, il y'a des personnes qui vont arriver d’ici une quinzaine de minutes, laissez-les monter d’accord !
- C’est entendu Monsieur Jefferson.
Tout souriant, Bruno emprunta l’ascenseur qui l’emmena jusqu’à son appartement. Il ouvrit la porte et trouva le salon très calme, il grimpa les escaliers rapidement pour retrouver sa future épouse, qui, il l’imaginait devait se reposer dans leur chambre. En poussant la porte de celle-ci, Tiffany était couchée sur le lit en désordre une cigarette à la bouche !
- Tiffany ? Tu fumes depuis quand? Demanda t-il avec étonnement.
Elle sursauta violemment du lit en voyant Bruno entrer la chambre. Elle était nue sous les draps et paraissait paniquée.
- Bruno? Qu’est-ce que tu fais là ? Quand est-ce que tu es rentré ?
- Qu’est-ce que toi tu fais là à fumer ? Et lui ? Qu’est-ce que fait ton professeur de gym dans notre chambre habillé de mon peignoir ? Questionnait-il en voyant le jeune homme sortir des toilettes lui aussi surpris de la présence soudaine de Bruno dans la chambre.
- Écoute chéri, je vais tout t’expliquer, ce pas ce que tu crois. Écoutes-moi s’il te plaît, ne te fâche surtout pas. Suppliait Tiffany en essayant tant bien que mal de mettre des vêtements sur son corps.
- Qu’est-ce que tu vas m’expliquer ? Vous êtes tous les deux amants ! Et tu as le culot de l’emmener sous mon toit, et dans notre lit ! Prit de rage, Bruno se retourna vers le jeune homme qui était embarrassé
- Vous! vous êtes bien amusés à vous moquer de moi pendant mon absence c'est ça?. Ça fait combien de temps que ça dure vous deux ? Depuis combien de temps vous vous voyez derrière mon dos? Et toi avec combien d'hommes est-ce tu couches?
- Monsieur Jefferson, excusez-moi c’était pas mon idée… Mais la sienne… Essayait-il de se défendre.
- Quoi ? Espèce de lâche ! Chéri, je te jure que c'était la première fois . J'étais ivre... Criait Tiffany qui avait revêtue un t-shirt qui lui couvrait à peine les fesses.
Ne voulant rien entendre de leurs explications, et remplit de rage, Bruno donna un coup de poing au jeune homme qui s’affala sur le carrelage de la chambre.
- Sortez immédiatement de mon appartement avant que je ne commette un crime.
Le jeune homme ne se fit pas prier deux fois et sortir en courant en ramassant au passage ses vêtements.
Tiffany s’agenouilla devant Bruno et l’arrêta au pied en pleurant.
- Je t’en prie chéri, ne te mets pas en colère. Pardonne-moi, j’étais ivre, en plus de l’alcool j’avais besoin de discuter avec quelqu’un. Il était dans le même bar et il a proposé de me raccompagner et une chose entraînant une autre… Ooooh… mon amour je ne savais pas ce que je faisais. S’il te plaît pardonne-moi, donne moi la chance de me faire pardonner… Je t’aime
- Oui j’ai vu à quel point tu m’aimes. Tu as ramené ton amant chez nous, tu te rends compte ? Je ne veux plus rien entendre de cette histoire. Tu te rhabilles rapidement, tu prends toutes tes affaires, tu quittes cet appartement à l’instant
- S'il te plaît chéri, non ! il faut qu'on en parle.
- Nous n'avons plus rien à nous dire. Je te demande de sortir de cette maison et ne me pousse pas être violent avec toi, sors d'ici, sors de ma vie et reste loin de moi ! Hurla le jeune homme.
Au même moment Olivier entra et se pointa devant eux.
- Monsieur Jefferson, il y'a le fleuriste, les artistes et le traîteur qui attendent en bas. Qu’est-ce qui se passe ici? Demanda t-il en voyant la scène devant lui
- Écoutez-moi très bien Olivier. Renvoyez tous ces gens et payez-les comme convenu. Ensuite, vous allez me brûler tout ce qu’il y a dans cet appartement, je dis bien tout ce qu’il y'a dans cet appartement et vous le mettriez en en vente. L'argent de la vente, donnez-le à une œuvre caritative de votre choix, je ne veux plus entendre parler de cet appartement ni de cette femme.
Sans une autre explication, il s’en alla hors de l’appartement suivi par Tiffany qui courait à moitié nue derrière lui
- Je t’en prie chéri, il faut qu’on parle tu ne peux pas partir ainsi, s’il te plaît reviens je t’en prie. Disait-elle en sanglotant.
Sans un regard vers elle, il s’engouffra dans l’ascenseur qui se referma aussitôt derrière lui.
Gustave l’attendait à l’extérieur de l’immeuble, quand il le vit arriver avec une mine grave, il ouvrit la portière avec empressement.
- Où va-t-on Monsieur ? Demanda-t-il après avoir roulé un moment sans direction.
- Conduis-moi au « The Residence » j’ai besoin d’avoir un peu de paix.
Assis derrière Bruno n'arrivait pas à chasser de sa tête ces images de Tiffany avec son amant dans sa propre maison. Comment avait-il pu être aussi aveugle ? Comment n'avait-il pas pu voir quel était le vrai visage de cette femme ? il l’avait toujours pris pour un ange, son cousin lui avait conseillé de faire attention à cette fille. Il ne l’avait jamais porté dans son cœur et Bruno n’en avait jamais fait un problème. Il avait pensé que ces deux personnes se détestaient parce qu’en fait elles aimaient et se disputaient pour avoir chacune la priorité de son amour. Depuis combien de temps est-ce que cela se passait sous son nez sans qu'il ne s’en aperçoive ? Il lui aurait donné le bon Dieu sans confession, tellement il la prenait pour une fille sérieuse, une fille qui savait préserver sa dignité, son intégrité, une personne digne de confiance. Et pourtant c’était une dépravée, elle buvait, fumait en cachette et avait des relations sexuelles avec n'importe qui. Devant lui, elle jouait les saintes nitouches ! quelle sorcière !
Dans la suite présidentielle du «The Residence», Bruno était assis sur le canapé, sa chemise déboutonnée, la veste posée près de lui, tenant dans ses mains l’écrin de velours. Il se sentait terriblement seul. Il s’allongea, ferma les yeux en essayant de chasser la scène de tout à l’heure. Il avait bu plusieurs verres de whisky et sa tête commençait à peser lourdement. Il resta les yeux fermés pendant un moment puis finit par s’endormir.
Chapitre 3
Bruno ouvrit les yeux tout doucement pour se retrouver plongé dans les ténèbres. Il s’assit et essaya de se repérer dans la pièce qui était complètement dans le noir. Il tâtonna sur la table basse et retrouva son téléphone qu’il alluma pour retrouver l’interrupteur, puis éclaira la pièce. Les événements du début de la soirée lui revint en mémoire, frustré il prit sa veste et se dirigea vers la chambre principale de la suite.
Son ventre criait famine. Il devait sortir pour se remettre les idées en place. Tout d’abord il composa le numéro de Gustave et lui demanda de faire venir sa Bugatti grise à l’hôtel, ensuite, il fouilla dans sa valise et trouva une tenue décontractée : un pantalon jean bleu, une chemise blanche et des baskets assorties à son pantalon jean. Enfin il appela son cousin qui décrocha à la première sonnerie.
- Bonsoir Bruno ! Quoi de neuf ?
- Je suis de retour depuis cet après-midi.
- Ah ! D’accord. Tout s’est bien passé ? Personne ne m’a tenue au courant de ton retour. Se plaignait-il
- Je sais mon frère, je suis vraiment désolé. Écoute j’aimerais sortir et dîner, peux-tu venir me rejoindre ? Disons dans une vingtaine de minutes au restaurant à la mode qui vient d'ouvrir ?
- D’accord frérot j’espère juste que ta copine saura bien se tenir ce soir.
- Ne t’inquiètes pas pour elle, désormais, elle ne sera plus un problème pour nous!
- Comment ça ? Vous êtes séparés ?
- Pire… viens et je t’en dirais plus.
- Très bien arrive immédiatement.
Bruno prit une douche bien froide, et s’habilla rapidement. Sa voiture l’attendait devant l’hôtel ainsi que Gustave.
- Gustave vous pouvez disposer ce soir, je vais conduire.
- Pardonnez-moi Monsieur, mais je ne peux pas vous laisser sans protection ce soir. Si vous insistez pour conduire, laissez-moi vous suivre. Je veux être sûr que tout ira bien pour vous.
Devant l’argument convainquant de Gustave, Bruno ne put que accepter qu’il soit conduit par son chauffeur et garde du corps.
- Merci Gustave, prenez le volant et emmenez-moi rejoindre Rudolph au restaurant.
Son arrivée ne passa pas inaperçue, le restaurant était l’endroit à la mode où toutes les célébrités de tous les domaines venaient dîner, et Bruno Jefferson n'était pas en reste. Son parcours et son ascension fulgurante ont fait de lui le plus jeune PDG milliardaire de la planète. C’était quelqu’un de très rare et une apparition comme celle-ci ne pouvait que faire couler beaucoup d’encre et de salive.
Dans ce restaurant, il fallait réserver des semaines bien avant, mais pour quelqu’un comme Bruno, il y’avait toujours une table prête pour lui. Il lui avait suffit juste de passer un coup de fil pour qu’une table lui soit réservée. Il pénétra dans le restaurant sous bonne escorte, malgré les flashs trépidants des photographes postés à l’entrée du restaurant.
- Bonsoir Monsieur Jefferson, bienvenu dans notre établissement, venez suivez-moi votre table est par ici.
Une hôtesse très élégante et souriante l’accueillit à la porte et le conduisit vers une table située à l’étage à l’abris des regards indiscrets.
- Veuillez patienter, un serveur viendra prendre votre commande.
- Merci Mademoiselle.
Celle-ci s’éclipsa discrètement et un serveur se tint immédiatement devant Bruno, la carte à la main.
- J’attends mon cousin, mais apportez-moi votre meilleur champagne s’il vous plait.
- D’accord Monsieur.
À peine il fut partit que Rudolph arriva un peu essoufflé.
- Désolé du retard, frérot ! J’étais à la salle de sport quand tu m’as appelé.
- Ne me parle plus de salle de sport et de ses professeurs ! De véritables prostitués !
- Oulala… Qu’est-ce qui t’arrive mon grand ? Demanda Rudolph avec curiosité.
Au même moment, le serveur apporta le champagne, puis déposa une carte devant chaque homme.
- Du champagne ? En quel honneur ?
- En l’honneur de ma liberté ! Frérot c’est toi qui avait raison à propos de cette mégère de Tiffany !
- Tu m’en dis plus s'il te plaît frérot ? Je meurs d’impatience.
Le serveur était revenu pour prendre leurs commandes et s’en alla discrètement.
- Figure toi que je suis rentré plutôt que prévu pour faire une surprise à Tiffany, et c’est moi qui ai reçu la plus grosse surprise de ma vie. Et il raconta toute l’histoire à son cousin qui, à la fin de son récit, se leva et lui fit une accolade.
- Frérot ! Ce champagne n’est pas suffisant pour fêter ça ! Après ici nous irons nous amuser dans une boîte de nuit. C’est obligé. Je suis si content que tu aies pu enfin voir le vrai visage de cette sorcière ! Ne parlons plus d’elle, savourons plutôt ta liberté enfin retrouvée.
Ils avaient mangé avec appétit leurs repas, et félicita le chef qui était venu en personne les saluer ce soir. Bruno paya l’addition et laissa un pourboire très généreux avant de sortir du restaurant.
Rodolphe avait conduit son cousin dans une boîte de nuit très connue dans la ville. Il était réputé pour ses frasques de la vie mondaine très peu de gens savaient que Rodolphe Jefferson était un génie de la finance, qui s'était associé à son cousin Bruno Jefferson pour monter un empire financier Il pouvait tout se permettre car il était très riche: de la voiture qui conduisait une Lamborghini dernier cri à la montre à son poignet qui valait deux millions de dollars, il était considéré comme le dandy des temps modernes. Ce soir la veste qu'il portait avait coûté quatre mille dollars, il avait un penchant pour les grands couturiers. À l'évocation de son nom dans le milieu de la nuit, toutes les portes s'ouvraient avec empressement. Ce fut le cas ce soir, à son arrivée le propriétaire de la boîte de nuit était descendu en personne pour recevoir les cousins
- Bonsoir messieurs, soyez les bienvenus parmi nous ce soir.
- Bonsoir Arthur, mon cousin et moi, voulons passer du bon temps, alors nous sollicitons de la bonne compagnie. J'espère que vous comprenez ce que je veux dire par là!
- Oui bien sûr Monsieur Jefferson, ne vous inquiétez surtout pas nous allons vous emmener la crème de la crème.
- Ceux sont des paroles que j'adore entendre. Se tournant vers son cousin, il lui dit: frérot ce soir nous sommes deux jeunes hommes sortis pour s'amuser à outrance. Tu vas laisser à la porte ton costume de PDG sérieux et sévère d'accord?
Bruno hocha simplement la tête pour donner son accord à Rudolphe
- Nous allons vous installer dans le coin VIP venez avec moi s'il vous plaît messieurs. Leur dire le propriétaire en montrant le chemin qui allait jusqu'au carré VIP au deuxième niveau.
À peine assis la sécurité se forma aussitôt pour bloquer l'accès jusqu'à eux.
- Mon cher ce soir cette table ne doit pas manquer du bon champagne sous aucun prétexte. Le meilleur champagne que puisse avoir cette boîte de nuit, je dis bien le meilleur!
Ordonna Rodolphe au serveur qui était venu pour prendre leurs commandes
- J'espère que tu te sens bien si c'est pas encore le cas, mets-toi à l'aisse parce que ici nous ne partirons que lorsque nous aurons goûter à l'ambiance, et l'alcool et aux belles femmes. Ce soir c'est alcool et femmes à gogo! Annonça Rodolphe en allumant un cigare.
Le serveur retourna à la table avec trois seaux de champagne, au même moment le propriétaire fit entrer quatres filles belles, et plantureuses dans leur carré VIP.
- Messieurs laissez-moi vous présenter vos hôtesses pour ce soir, je les laisse le soin de se présenter elles-mêmes. Bonne soirée à vous, dit le propriétaire en s'inclinant pour disparaître peu après.
- Alors les filles moi je suis Rodolphe et lui c'est Bruno pouvons-nous connaître vos charmants prénoms ?
Les filles se présenta chacune à son tour, mais Bruno ne retint aucun des noms. Il faut dire qu'il n'était pas trop intéressé par elles.
La soirée se poursuivit pour les six personnes dans le carré VIP. Ils avaient bu du champagne pendant des heures, danser et flirter avec les filles. À une heure très avancée, Bruno se sentit étourdi et fit signe à son cousin qui s'approcha de lui.
- Oui frérot qu'est-ce qui se passe?
- Je crois que je suis ivre, il est temps pour moi de rentrer. N'oublies pas que demain est un jour où nous avons du travail.
- Tu as raison frérot je pense que moi aussi j'ai abusé de l'alcool ce soir qu'est-ce que tu vas faire de cette demoiselle qui s'est accroché à toi?
- Je n'en sais trop rien je n'ai pas l'habitude de gérer ce genre de situation.
- D'accord je comprends je te propose donc de finir ces deux bouteilles de champagne qui restent et puis après nous allons rentrer nous reposer d'accord?
- D'accord frérot
Ils avaient terminé les deux bouteilles de champagne puis bizarrement deux autres bouteilles avaient fait leur apparition sur la table et c'est ainsi qu'ils avaient continué à boire jusqu'à ce que Bruno devienne complètement ivre pour ne plus pouvoir marcher tout seul.
Gustave l'avait vu sortir de la boîte de nuit accroché au cours d'une jeune femme qu'il ne connaissait pas, il courut vers son patron et l'aida a s'asseoir dans la voiture. La jeune fille insistait pour partir avec eux.
- Dites-moi mademoiselle où est-ce que je vous dépose ou mieux encore donnez-moi votre adresse je vais vous raccompagner, avant de ramener mon patron à son hôtel.
- Comment ça vous allez me raccompagner chez moi? Monsieur Jefferson m'a choisi pour lui tenir compagnie toute la soirée, dit-elle boudeuse
- Tenez, voici dix mille dollars pour avoir tenu compagnie à Monsieur. Croyez-moi mon petit vous n'aimerez pas le voir au petit matin quand il se réveillera et constatera que vous êtes auprès de lui. Il n'est vraiment pas aimable au réveil, je vous conseille de prendre cet argent sans faire d'histoires, c'est une belle somme en plus. Je vais vous déposer chez vous et oublier cette histoire pour votre bien.
Voyant la mine grave que faisait Gustave la jeune fille n'eut d'autre choix que de donner son adresse et de s'asseoir à côté d'un Bruno complètement ivre qui s'était endormi.
Après avoir envoyé la jeune fille chez elle, il ramena son patron à son hôtel et l'aida à monter jusqu'à la suite présidentielle. Le débarrassant de ses chaussures et le mit au lit. Il était conscient que le pauvre homme avait passé une très mauvaise fin de journée. Il ne savait pas exactement ce qui s'était passé avec Mademoiselle Tiffany, mais il était sûr et certain que c'était assez grave pour que son patron demande qu'on brûle toutes les affaires de l'appartement et qu'il soit venu seul se refugié dans son hôtel. Il travaille pour Bruno Jefferson depuis cinq ans, il le connaissait assez pour savoir que c'était une personne responsable et très émotif, quand il optait sa casquette de PDG, c'était un jeune homme adorable qui se souciait de son prochain et qui s'occupait bien de ses employés. Il s'impliquait dans leur vie et faisait en sorte qu'ils soient tous à l'aise. Alors c'était avec plaisir que Gustave prenait soin de lui comme un fils. Il ferma la porte de la suite derrière lui, et demanda à la sécurité de surveiller attentivement l'entrée la suite. Rien ni personne ne devait perturber le reste de la nuit de son patron. Satisfait, il rentra retrouver sa famille chez lui.