Chapitre 2
Chapitre 2 : Toute histoire a un début
****Ibekelia Ibague****
Mamie : Mais non tu n’es pas en retard. Prends place Americk. Tu peux lui laisser la place à côté de ton papi ? Dit-elle en me regardant.
Lui : Mme Ibague ne vous gênez pas pour moi. Je vais m’asseoir juste à côté de vous, Mais avant je vais saluer vos invites.
Il contourne la table, et va d’abord saluer mon grand-père. Il lui remet une bouteille de vin en guise de cadeaux d’anniversaire. Puis, il salue mon oncle, ma tante, Victor et Victoria. Il s’approcha de moi et me tend sa joue, je sens mon cœur qui bat à la chamade, mais je lui fais la bise comme si de rien étais.
Mamie : Alors Americk, comment vas-tu ? Ta femme, et les filles ?
Lui : elles vont bien, merci. Dit-il en souriant à ma grand-mère.
Mamie : Ibekelia, apporte-lui une assiette stp
Je me lève rapidement puis reviens avec une assiette en main et le lui tend. Nos mains se frôlent, et je lève mes yeux vers lui en plongeant mon regard dans le sien. Ses yeux bleus qui envoûtement comme d’habitude. Ensuite, je repars m’asseoir tranquillement et me remets à manger tout en pensant à comment cette histoire a débuté.
******* Flashback*****
Nous étions en fin d’année, nous nous apprêtions à fêter la nouvelle année dans quelques jours. J’avais décidé de rester en France, pour fêter le Nouvel An avec mes grands-parents.
Ce fut une chance car quelque jour après avoir fêté la nouvelle année, mon grand-père a eu un malaise et nous avions dû le conduire d’urgence au Centre Hospitalier d’Argenteuil. C’est là que je l’ai rencontré pour la première fois, il s’était occupé de Papi.
Lui : Bonsoir Mr Ibague, Je me présente je suis Dr. Americk Barrot cardiologue. C’est moi qui me suis occuper de vous, Il y quelques heures.
Papi : Bonsoir jeune homme, je vous présente ma femme Anne-Marie Ibague, et ma petite fille Ibekelia Ibague.
Il se tourna vers ma grand-mère lui hoche la tête ensuite se tourna vers moi avec un regard envoûtant. Je ne comprenais pas, mais je me suis senti intriguer par sa présence. Pendant qu’il parlait avec mes grands-parents, il me lançait discrètement des regards qui en disait long. À cette époque, j’avais 20 ans et je n’étais pas sûr de moi, j’étais naïve.
Mamie : Ibekelia c’est comment ?
Moi : hein ! excuse-moi tu disais ?
Mamie (me toisant) : Tchip, je reste avec ton papi à l’hôpital tien voici la clef de la voiture, je veux que tu nous ramènes des habits propres pour demain OK ?
Moi : OK mamie.
C’était au parking de l’hôpital que nous nous sommes recroisés. Ce jour-là, Il avait entamé la discussion avec moi d’un naturel. Mais c’était surtout son tact qui m’avait impressionnée.
Lui : Ne t’en fais pas pour ton grand-père, il est entre de bonnes mains.
Moi : Je sais! Lui répondis-je d’un ton sec.
Lui : Je suis peut-être direct dit-il en souriant, mais j’ai remarqué la manière dont tu m’as regardé quand nous étions dans la chambre avec tes grands-parents, donc voici mon numéro. Tu sauras l’utiliser à bon usage. Puis il partit.
En rentrant à la maison, j’étais toujours déboussolé après cet échange avec ce docteur. Mais une part de moi, avait apprécié cette confrontation plutôt rapide et directe. Bien sûr, je n’ai pas voulu lui envoyer un message, je me suis dit qu’il était préférable pour moi d’attendre encore un peu. Le lendemain, j’ai fait comme si de rien était quand nous nous sommes revu dans la chambre de papi.
Moi : Papi ? En ouvrant la porte de sa chambre.
Papi : Oui, entre kelia ! Tu vas bien ?
Moi : Moi ça va, et toi ? Elle est ou Mamie ?
Papi : Avec le Dr. Barrot. Dit-il en lisant sont journal.
Je m’approche de mon Papi pour m’asseoir à côté de lui sur son lit. Il m’avait pris dans ses bras comme a son habitude, et je m’étais blotti. C’est là que Mamie et lui ont fait leur entrée dans la chambre.
Mamie : Madame quitte des bras de mon mari tout de suite stp !
Moi (souriant) : Bonjour Mamie, tu vas bien ? En me levant et en allant m’asseoir sur une chaise à côté.
Mamie : Hum, Ça va bien. Dit-elle en me toisant comme à son habitude.
Lui : Mr. Ibague, vous allez mieux ?
Papi : Je me sens bien Merci.
Lui : J’ai vos résultats et ils sont bons. Mais le malaise que vous avez eu été dû à votre tension Mr. Ibague.
Papi : Ah bon ma tension ?
Lui : Oui monsieur, mais ne vous inquiétez pas. Je vous ai prescrit un nouveau traitement plus abordable à vous et d’ici demain vous pourriez sortir de l’hôpital. Dit-il d’un ton rassurant.
Papi : Merci Dr. Barrot !
Lui : Je vous laisse ! Il se tourna vers moi, me sourit et il s’en alla.
Après son départ, Je suis restée encore un peu avec les parents, et quand midi arriva, c’était la fin des visites. Donc, j’ai dû les laisser, et c’est encore au parking que je l’ai croisé…
Lui (Souriant) : Mlle Ibague !
Moi (poliment) : Bonjour Dr. Barrot.
Lui : Non, Tu peux m’appeler Americk ! Dit-il en me relookant.
Moi (timidement) : OK, Americk.
Lui : Je t’invite à manger ! Allons-y.
Il ne m’avait même pas laissé le temps de répondre, qu’il avait déjà pris ma main pour m’emmener à la cafétéria de l’hôpital. Il nous avait trouvé une table discrète tout au fond.
Lui : Parle-moi de toi. Me dit-il en me regardant droit dans les yeux.
Moi : je suis une jeune étudiante de 20 ans en première année de droit et vous ?
Lui : Tu sais, tu peux me tutoyer. J’ai 40 ans et mariés depuis 15 ans. J’ai deux filles de 5 et 10 ans. Dit-il en buvant son expresso.
Moi(surpris) : Vous ne faites pas votre âge du tout ! Mais qu’est-ce vous attendez de moi ?
Lui : Écoute, comme je te l’ai dit, tu ne me laisses pas indiffèrent. J’ai envie de plus connaître et te découvrir. Laisse-moi une chance….
Après ce déjeuner, j’étais confuse par rapport à la situation. Je ne vous cache pas il ne m’avait pas laissé indifférente aussi. Le soir, quand je suis rentrée, je lui ai fait signe…Après ce premier déjeuner, c’est là ou tout a commencé. Au fil du temps, il deviendra le docteur personnel de la famille et un ami proche. Mais, moi, je suis tombé amoureuse de lui dans le dos de mes grands-parents malgré qu’il soit marié…. Et cette histoire dure depuis 4 ans.Mais aujourd'hui, est-ce que cette vie me convient-elle toujours ?
***Fin du Flashback****
…… Retour au présent….
Lui (souriant) : Je vous remercie pour ce repas Mme Ibague.
Mamie : Il n’y a pas de quoi Americk.
Mamie : j’ai une petite surprise pour toi avant que tu partes.
Lui : Ah bon ? Dit-il d’un air étonné.
Mamie : Oui tout à fait. Je t’ai fait des emportées !
Lui : Merci Mme Ibague, mais il ne fallait pas vous donner tout ce mal. Se levant et en allant lui faire un câlin.
Mamie : Il n’y a pas de quoi mon fils.
Elle se tourna vers moi, en me disant que je pouvais commencer à débarrasser, et qu’ils iront dans le petit salon pour finir le dessert. Il proposa son aide, mais ma grand-mère refusa protestant qu’il était l’invité et qu’il devrait suivre les hommes. Il me jeta un coup d’œil puis suivi les hommes en direction du petit salon.
J’étais en cuisine, seule, en train de faire ma vaisselle quand j’entendis la porte se refermer tout doucement. J’ai préféré ne pas me retourner, car je savais que c’était lui.
Son parfum avait déjà envahi la pièce. J’entendis les bruits de ses pas se rapprocher de plus en plus de moi, puis j’ai senti sa respiration à mon oreille. Il m’enlaça par-derrière tout en déposant son verre dans le levier. Et, il chuchota à mon oreille d’une voix douce et sensuelle….
Lui : Tu es encore plus belle que ce matin…
Moi : Merci…Lui dis-je timidement sans me retourner.
Puis, sa bouche quitta mon oreille pour se diriger vers mon cou et ses deux mains caressant mon ventre tout en remontant vers ma poitrine. Tout doucement, il les malaxa, et ma tête partit en arrière juste à la douceur de ses caresses. Nous fûmes coupés dans notre élan quand nous entendîmes des bruits de pas, c’était ma grand-mère qui arriva.
Il se détacha de moi très rapidement en faisant mine de chercher quelque chose dans un des placards. Elle était venue nous prévenir que mon oncle et ma tante s’en allaient. En outre, lui aussi protesta qu’il était temps de partir aussi.
Papi : Merci beaucoup d’être venu, Americk. Dit-il en lui serrant la main.
Mamie : Vraiment, j’espère qu’il aura une prochaine fois !
Lui (souriant) : Mais bien sûr !
Mamie lui donna un câlin en guise d’au revoir, quand à moi, il me fit un bisou sur la joue tout ce qui a de plus naturelle. Après cette soirée, je suis rentrée, en espérant un appel de lui….
Il est 3h du matin, je me réveille en sursaut, effrayer, paniquer…J’ai encore rêvé d’elle…Mais merde ! À quand ces cauchemars vont s’arrêter?!!
Oh, j’oubliais, je m’appelle Ibekelia Ibague. J’ai 24 ans et je suis l’ainee de trois enfants. Je suis d’origine gabonaise. Je fais juste 1m65. Je suis noir, très fine avec des longs cheveux. Je vis en France avec mes grands-parents à Argenteuil là où je suis née. Je prépare ma licence en droit privé et public à l’Université Paris Descartes de Droit. Vous allez peut-être penser que je suis naïve, mais je suis loin de l’être à vous d’en juger.
Chapitre 3
…. Dans un autre monde….
Chapitre 3 : Le Doute
***** Serge-Anthony *****
Je viens d’atterrir à l’aéroport Léon-Mba de Libreville, après 10h de vol. Il est 17h et à travers mon hublot, je peux constater un bon soleil qui m’attend à l’extérieur. Mais bon, je peux me permettre de dire que cette fois-ci ce voyage de retour a été meilleur que celui de l’aller, car j’ai pu avoir une place en première classe. Je tire mon trolley, et je me dirige vers la salle d’attente pour récupérer mes deux valises.
Après avoir récupéré mes valises, je me dirige vers la sortie…Éventuellement, je n’ai pas besoin de passer par la douane. À peine sortie, je sens cette chaleur de mon pays qui ne m’avait pas manquée.
J’enlève cette veste qui me tient chaud tout en la cherchant des yeux…Je l’aperçois de loin en train de courir, elle regarde de gauche à droite avant de traverser. Elle est habillée tout en noir et porte des lunettes de soleil. Elle s’approche de moi et me fait un câlin.
Moi : Tu vas bien ?
Alicia : Oui beaucoup mieux. Répondit-elle toujours dans mes bras.
Nous ne restons pas longtemps dans cette position, car je sens trop de regards sur nous. Elle s’agrippe à mon bras, pendant que nous nous dirigeons vers le parking. Nous arrivons devant une Mercedes-Benz rouge bordeaux. Je suis très étonné, car elle a changé de voiture sans m’en avoir parlé …J’essaye tout de même de garder mon calme en me disant ce n’est pas le moment.
Elle déverrouille la voiture tout en chargeant mes valises dans le coffre, je profite pour lui poser la question.
Moi : Depuis quand tu l’as cette voiture ?
Alicia : Cela fait tout juste une semaine.
Je sais qu’elle ment. Mais nous sommes dans un lieu public, j’essaye de garder mon calme…
Moi : Pourquoi c’est maintenant que je le découvre ?!
Alicia : Je pensais que je t’en avais parlé chéri. Excuse-moi, dit-elle en me souriant.
Moi : Hum.
Elle me tend les clefs pour que je puisse conduire. Le trajet se fait en silence, mais je la sens tendu, je ne sais pas pourquoi… Je pose ma main sur sa cuisse pour attirer son attention, elle se tourne, me regarde et reprend sa position normale. En 15 min, nous sommes arrivées à la maison. Nous habitons dans un immeuble à Batterie IV. C’est un immeuble fraîchement rénové avec parking, salle de sport et piscine.
Nous déchargeons les valises de la voiture puis nous nous dirigeons vers la porte d’entrée qui donne accès à un grand hall avec des petits salons un peu dispersés partout. Juste en face de la réception, il y a l’ascenseur où nous y entrons. J’appuie le bouton sur le numéro 4 car c’est à cet étage que nous restons…Je profite de ce petit espace pour l’attirer à moi.
Moi : Tu m’as tellement manquée ma puce. Lui dis-je en lui faisant des petits bisous dans le cou.
Alicia : Je sais, toi aussi mon amour...
Moi : Vraiment ? Entre deux bisous.
Elle me regarde juste, mais elle ne me répond pas. C’est à ce moment-là que la porte de l’ascenseur s’ouvre. Je tire les deux valises, et elle tire mon trolley tout en tenant mon blouson dans l’une ses mains et nous nous dirigeâmes vers notre appartement tout au fond du couloir.
C’est un appartement pas trop grand ni petit mais fonctionnelle pour nous deux. Je constate que le décor a changé hum. Je laisse les valises à l’entrée, puis je la vois qui se dirige vers la cuisine son téléphone en main. C’est étrange, elle n’est pas du style à être tout le temps sur son téléphone. De mon côté, je profite pour aller prendre une douche rapide et me changer.
Finis, je décide de rejoindre Alicia en cuisine. Je vois la porte entrouverte, j’entends qu’elle est au téléphone.
Alicia : Je ne peux pas venir ce soir !
L’interlocuteur : ….
Alicia : Écoute, tu sais très bien ma position, C’est compliqué ! Dit-elle en chuchotant.
L’interlocuteur : ….
Alicia : Je dois te laisser. Bye !
J’entre directement dans la pièce, elle sursaute et se retourne face à moi. Je vois une légère panique dans son regard, mais qui disparaît à la minute. Tout en déposant son téléphone sur le comptoir à côté du levier, elle me sourit.
Moi : Tu étais au téléphone avec qui ?
Alicia : Personne baby. Dit-elle en gardant son sourire.
Moi : Je te repose la question une dernière fois. Tu étais au téléphone avec qui ?!
Alicia : Personne, je te dis !
J’essaie de garder mon calme, mais ma respiration s’accentue rapidement. Elle recule jusqu’à son dos touche le comptoir. Je me rapproche d’elle, et je dépose mes mains sur ses hanches. Elle est si belle ma femme et je l’embrasse d’un coup. Nous restons dans cette position quelques minutes puis elle se détache de moi me disant que la nourriture va se refroidir.
Elle me conduit vers la salle à manger ou tout est déjà prêt. Quelques minutes plus tard, elle me rejoint et s’assoit à mes côtés. Le plat du jour, c’est gratins de pomme de terre accompagnées de côte de porc. Alicia, n’aime pas les plats Africains.
Moi : Alors, babe en mon absence qu’as-tu fait ?
Alicia : Rien d’intéressant. J’ai passé tout mon temps entre le travail et la maison. Dit-elle en me servant.
Moi : Humm. Maman est passée te voir ?
Alicia : Tu sais très bien la réponse Serge. Dit-elle sèchement.
Moi : Je pense que tu devrais faire plus d’efforts Alicia…
Alicia : Faire plus d’effort ?! Ogandaga tu t’entends parler ?! Me dit-elle en haussant le ton.
Moi : D’abord, tu baisses d’un ton avec moi ! Ne me tente pas !
Pendant un instant, nous nous affrontons du regard. Après cette légère confrontation, nous avons continué de dîner en silence. Puis je me suis levé de table sans lui dire un mot et j’ai récupéré mes valises qui traînaient à l’entrée pour les apporter dans notre chambre.
Il est 2h du matin, Je me réveille et je constate qu’elle n’est pas là. Je décide de me lever et partir à sa recherche. Je la trouve au salon debout le regard vide en direction de la fenêtre. Elle est vêtue d’une nuisette blanche transparente qui dessine ses courbes. Je l’enlace par-derrière puis la retourne pour l’embrasser. Tout va très vite, je la porte pour l’emmener dans notre chambre et l’allonge sur notre lit. Nous avons fait l’amour cette nuit….
Alicia : Serge, réveille-toi ! Tu vas être en retard ! Dit-elle en me secouant.
Moi : Oui, je suis debout ! En me redressant.
Alicia : J’ai fait ton petit déjeuner. Tout se trouve sur la table. Bon. Je dois y aller, je te fais signe pour le déjeuner !
Elle me fait un rapide bisou sur le front. Ensuite, elle sort de la chambre à toute vitesse. J’ouvre enfin les yeux pour regarder l’heure, je vois qu’il est 6h30. Mieux je me lève déjà pour ne pas être en retard.
Je suis Serge-Anthony Ogandaga, et je suis gabonais. Je mesure 1m80. Je suis très imposant quand on me voit la première fois. Je travaille dans une banque privée très connue de la place en tant qu’Analyste de Crédit, qui est dirigée par mon père. J’ai 35 ans et je suis l’aîné de quatre enfants. Non, je ne suis pas encore marié, mais en couple depuis 3 ans avec Alicia Ogowet. Si je compte me marier un jour ? Pour le moment ce n’est pas mon objectif. Mais je sais que j’ai actuellement en tête. C'est d’enquêter sur la femme qui partage ma vie, car j’ai des doutes sur sa sincérité.