Chapitre 2
Chapitre 1 : Maeva ONANGA
********1 semaine plus tard******
On a eu un devoir d’économie, la semaine dernière, je suis sure et certaine que j’ai réussi.
Prof : je me demande bien ce que vous faîtes quand vous n’êtes pas en cours pour certains c’est assez minable et pour d’autres bon ça va ils ont limité les dégâts.
Il a commencé à donner les feuilles à chaque personnes en disant bien les notes de tout un chacun.
Pro : ONANGA Maëva (il fait un son moqueur) : c’est nul 1/20 H.S
Moi (choquée prenant ma feuille) : j’avais juste les larmes aux yeux
Prof : quand l’école ça ne va plus il vaut mieux songer à faire
autre chose car les notes que vous avez prouvent que vous n’avez pas le niveau.
J’étais vraiment abattu, je ne comprends vraiment pas ce qui se passe, je bosse beaucoup mais en classe rien je ne comprends rien, je fais que des hors sujets, mon cerveau a du mal à retenir
et à comprendre.
Il remet la feuille de Linda elle au moins elle a eu 10/20. Puff je suis dégoûtée déjà papi se tue pour s’occuper de moi mais moi je n’avance pas.
Après les cours
Linda : oh ma co c’est comment 1/20 kiakiakiakia toi aussi
Moi (outrée) : MOUSSAVOU arrêt hein je ne suis pas d’humeur
Linda : non mais sérieux tu as eu 3/20 et là 1/20, c’est bad hein
Moi : trop ça va encore plus me plomber ma moyenne pufff
Linda : en tout cas tu sais ce qui te reste à faire hein
Moi : hum pardon moi je ne vais pas lui donner mon con il peut aller se pendre
Linda : toi-même là-bas tu vas redoubler
Moi : merci pour le soutien hein
Je suis partie bien fâchée il était 17h j’ai pris mon taxi direction
chez moi. Et je suis arrivée
Moi : ABO mbolo (bonjour)
Abo (papi) : Yiiii mbolo (bonjour)
Moi : Y ntchango ? (comment vas-tu ?)
Abo : mbiambié (ça va)
Moi : ah akewa mpolo (merci)
Je suis allée faire sortir les assiettes, on était vendredi donc je n’avais pas cours demain,… j’ai fait la vaisselle, puis j’ai balayé le salon, on n’a pas d’eau dans la maison mais un robinet dans notre cours. J’ai puisé les seaux d’eau pour la douche et les touques et bidons pour la cuisine. Puis je suis allée me doucher.
Mami est rentrée de l’église, et nous sommes passées à table on a mangé quand on a fini j’ai nettoyé les assiettes il était 21h.
Moi : bon moi je vais dans la chambre
Eux (devant la télévision): oui oh
La maison là avait 3 chambres bien qu’en étant en demi dure, elle avait le plafond, la maison était très bien entretenue. Devant il y avait le jardin de mami ainsi qu’une petite haie de fleurs qui formait une barrière.
J’avis devoir d’histoire-géographie lundi donc je me suis mis à réviser à fond jusqu’à 1 heure. Et je me suis endormie.
Le lendemain, nous sommes allées mami et moi faire les courses au marché d’abord au port pour prendre du poisson frais on est venu déposer ensuite nous sommes allés compléter le reste au marché du grand-village. Quand on est arrivée j’ai écaillée tous les poissons qu’on a achetés là avant de les mettre au congélateur pendant que mami cuisinait pour toute la semaine prochaine. A 14h j’ai enfin fini. Je suis allée me doucher et j’ai mis ma robe fleuri rose blanche, on a mangé à 16h. Papi est parti joué au tiercé et mami s’apprêtait à aller à son groupe de prière.
J’étais à la cours à m’ennuyer quand j’ai entendu
… : la plus belle
Je lève la tête te j’aperçois Thomas
Moi : ça va ?
Lui : oui et toi ?
Moi : ça va
Il était avec sa copine Sonia
Moi : coucou sonia
So (sourire) : coucou ça va Maeva ?
Moi : oui vous sortez ?
Tho : non je la raccompagne
Moi : ok
Ils sont partis, je liais tranquillement mes ongles
Linda : toi là
Moi : hum
Linda : oh ma copine tu es fâchée
Moi : je n’ai pas aimé ce que tu as dit hier là
Linda : oh ma co pardon je m’excuse
Moi : hum, tu reviens d’où ?
Linda : ah aisse j’étais dans un nerveux ngass là avec un nerveux bébé
Moi : hum MOUSSAVOU
Linda : quoi c’est toi tu as la vérité avec le teint sauveur mais c’est toi qui vit comme une vielle un samedi comme ça
Moi : hum pardon oh
Linda : en fait toi tu es même bonne à quoi ? l’école zéro, les garçons zéro, quelle vie ennuyeuse tu as
Moi : hum pardon dépose-moi
Linda : bon reste dans ton ennuie je te laisse ho moi si j’avais ton teint ma chèr depuis longtemps je serai avec un blanc.
Moi : hum
Linda : bon je go
Moi : oh déjà ?
Linda : oui non je t’ai dit j’étais avec un bébé là non il m’invite manger et on va en boîte après
Moi : ah ça toi oh le groove, il a l’argent hein
Linda : c’est un pétrolier
Moi : ah c’est bien amuses-toi
Linda : si tu partais en boîte j’allais t’emmener
Moi : hum mais non merci
Linda : tant pis
Moi : amuses-toi bien
Linda : ah accompagne-moi quand même
Moi : tu habites là devant
Linda : oh vient
Moi : attend je ferme a porte
J’ai fermé et je l’ai accompagné devant chez elle qui est à 200m de chez moi hein, sur le chemin du retour.
Thomas : décidément on se croise beaucoup hein toi là
Moi : ahhahaha on dit quoi ?
Thomas : rien je rentre en case et toi ?
Moi : je m’ennuie je me tourne les pouces à la maison
Thomas m’attrapant : allez allons chez moi on va rigoler.
Moi : ok
Nous sommes arrivés chez lui.
Moi (à sa mère) : bonjour tantine Nathalie
Elle : bonjour Maeva ça va ?
Moi : oui
Thomas : maman on est dans ma chambre
Elle : hum ok
On est allé dans sa chambre.
Moi : ton frère est où ?
Thomas : surement en train de jouer au foot tu sais que c’est sa deuxième vie non
Moi : kiakiakia et Amanda ?
Thomas : est-ce que je sais surement encore avec les hommes.
Moi : lol
Thomas : ça va toi sinon
Moi : bof pas trop
Thomas : qu’est-ce qu’il y a ?
Moi : je sens que je vais arrêter les cours
Thomas (choqué) : pourquoi ?
Moi : Thomas je n’y arrive pas je bosse pourtant dur mais c’est de pire en pire et j’ai l’impression qu’on me mange le cerveau, je commence à avoir honte
Thomas : tu ne devrais pas persévère tu es en première essaie au moins d’avoir ton bac
Moi : hum faut encore que je puisse arriver en terminale
Thomas : mais oui tu vas y arriver
Moi : hum
Thomas (me lançant une de ses manettes) : allez tiens on joue
Il fait ça à chaque fois que je suis triste. On a joué jusqu’à 19h puis je suis rentrée chez moi. Il y avait personne tant mieux. La soirée a été tranquille Thomas a bougé en boîte de nuit aussi.
Le lendemain, je me suis levée pour trempé mon linge et j’ai foncé à la messe avec mami, au retour de la messe j’ai lavé mon linge et celui de mes grands-parents. Après je me suis remise à réviser pour mon devoir de demain.
**********le lendemain**********
Le devoir là ça été bof bof hein en tout cas j’attends
********* 1 semaine plus tard******
La prof remet les copies, je suis encore la cancre de service, H.S, j’ai juste envie de pleurer quoi, là c’est sur je ne passe pas en 1ere.
Je suis rentrée j’étais désemparée. Je suis allée me jeter sur mon lit. J’ai voulu pleurer mais je me suis retenue mais je ne comprends pas je bosse beaucoup, mais pourquoi je n’arrive pas à réussir mes devoirs putain, je suis démoralisée. Je me sus endormie c’est mami qui est venue me réveiller
Elle : Maeva pourquoi tu dors à l’heure-là ?
Moi : mami, je dois être maudite
Elle : eh on ne dit pas ça
Moi : mais c’est vrai mami je bosse comme une malade toi-même tu vois ici là mais rien je ne m’en sors pas
Elle : soit patiente tu n’es pas bête
Moi : si mami et je sens que je vais redoubler la classe de 1ere
Elle : ce n’est pas grave tu vas mieux assimiler l’année prochaine d’accord ?
Moi : ok
Elle : allez vient on va aller manger
Je l’ai suivi et nous sommes allées manger…
******1 mois plus tard*****
Je suis dégoutée je reprends ma classe avec un 8 de moyenne, Linda elle passe en Tle je suis contente pour elle.
Moi : félicitation pour ton passage l’année prochaine
Linda (fière) : merci ma co, mais toi aussi je ne comprends pas même moi qui suit bourou bourou (agitée) j’arrive à passer et toi qui fait la fille sage c’est toi qui redouble hum comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences hein
Moi (triste) : ah je vais te dire quoi
Linda : je t’avais pourtant bien dit d’accepter la proposition du prof mais toi tu aimes faire la go fière voilà maintenant tu redoubles
Moi : Linda stp arrête
Linda : je dis ça pour toi hein pour moi quoi moi je asse en terminale toi tu vas encore rester là derrière or les autres avances
Moi :…
Linda : en tout cas toi-même là-bas
On marchait en direction de la maison après la remise de bulletin
Linda : en tout cas ce soir c’est feu en boîte
Moi :…
Tout à coup une voiture s’est garée, j’ai vu Linda avoir le visage qui s’illuminait.
Le gar : bonjour Mlle
Linda (voix mielleuse) : Bonjour
Moi je n’ai pas répondu parce que je n’aime pas ce genre de comportement des messieurs qui parce qu’ils sont véhiculés veulent impressionner
Le gars : je vous dépose
Moi : non merci
Linda : toi tu ne vois pas le soleil là ? (au gars) : bien sûr que oui
Moi : hum, Linda hum
Linda : quoi quoi monte
Elle s’est précipitée vers l’avant façon je ne me voyais pas monter
devant
Le gars : Mlle vous montez ?!
Linda (regarde dur) : tu montes ou pas ?
Je suis montée
Le gars : bonjour moi c’est Vincent
Linda (voix mielleuse) : moi c’est Linda
Vincent : enchantée
Moi :…
Vincent : et la demoiselle derrière
Moi : mon prénom n’est pas important
Façon à quoi bon lui donner mon prénom car au finale je sais que je ne voudrai pas rester en contact avec lui, je ne suis pas de ce genre.
Vincent : allez stp
Moi : non
Linda : oh arrête de faire ta miss là répond ça te coute quoi de donner ton prénom
Moi : rien mais je ne veux pas c’est tout
Elle a commencé à taper la conversation avec Vincent rien que la manière dont elle s’adressait à lui ça sentait qu’elle le draguait mais bon moi je ne les calculais pas. Quand nous sommes arrivés.
Moi (descendant sans attendre) : merci beaucoup bonne fin de journée
En 2..4..6 j’étais déjà hors de la voiture.
…………………..Linda………………
Vincent : elle a quoi ta copine ?
Moi : rien elle est juste comme ça, elle aime faire sa difficile mais ne t’occupe pas
Vincent : ah ok, dis-tu pourrais me passer son numéro stp
Moi (vexée) : son numéro à elle ?
Vincent : oui
Moi : pour faire quoi ?
Vincent : j’ai envie de plus la connaitre
Moi : pourquoi ?
Vincent : elle m’intéresse
Moi : je croyais que c’était moi qui t’avais tapé dans l’œil
Vincent : euh non excuse-moi j’aime mieux les filles métisses
Moi (vexée) : ok va chercher alors ta métisse ailleurs
Je suis descendue et j’ai claquée la portière
Maeva : alors il te coulait quoi ?
Moi (sourire fake) : heu rien comme d’habitude les hommes tu
sais genre je lui plais….
Maeva : ah çaaaa hum pour une fois ce n’est pas moi Alléluia
Moi : tu veux dire quoi par-là qu’il y a que toi qu’on drague hein
Maeva (riant) : non ohhhh toi aussi
Moi : ah vous les métisses là on vous connaît vous vous prenez trop
Maeva : oh c’est comment ma co’ ?
Moi : rien au revoir
…………………..Maeva……………….
Moi : arrête aka je blaguais ne le prend pas mal je ne voulais pas dire que je suis celle qu’on drague toujours ne t’inquiète pas, en tout cas excuse-moi si je t’ai vexé
Elle (suspicieuse) : hum ok
Thomas : hey la plus belle
Moi (souriant) : oui Thomy
Elle : hum, bon Maeva je te laisse
Moi : ohhh tu pars ?
Elle (toisant Thomas) : oui i y a des gens que je n’aime pas voir
Thomas : c’est réciproque
Elle est partie et nous a laissé là.
Moi : c’est même quoi votre problème hein ?
Thomas : ce n’est pas moi c’est elle, elle m’énerve cette fille avec ses airs de madame je sai stout puff, or c’est une tuée qui est là
Moi : ohhh Thomas ne dit pas ça c’est ma copine en plus crois-moi ce n’est pas une tuée
Thomas (me fixant dans les yeux) : elle n’est pas celle que tu crois Maeva, tu devrais t’en méfier
Moi : oh tu exagères là un peu je trouve
Thomas : non je le redis c’est une bororo
Moi : tu es fou pardon
Thomas : j’ai fait petite, je viens manger le bouillon de ta grand-mère là
Moi : comment tu as su qu’elle a cuisiné ça
Thomas (souriant) : j’ai le flair
Nous sommes allés en direction de chez moi, être avec Thomas me faisait toujours oublier mes problèmes et combien de fois ma vie était parfois merdique.
Chapitre 3
Chapitre 2 : Thomas NGOULA
Je la repousse violemment
Moi : arrête déjà ce que tu veux faire là
Elle (commençant à pleurer): pourquoi hein pourquoi ?
Moi : tu sais très bien pourquoi je ne t’aime pas Linda alors arrête
Elle (hurlant) : ce n’est pas ce que tu disais quand tu me baisais
Moi : je ne t’ai jamais rien promis Linda, c’était purement sexuel et c’est toi même qui est venu vers moi, je ne t’ai rien demandé
Elle (pleurant) : oui mais tu ne m’as pas repoussé non plus
Moi : arrête tu as l‘habitude de te donner à qui le veut dans le quartier alors…
Elle : alors rien je sais pourquoi hein je sais pourquoi c’est à cause d’elle c’est cela ?
Moi : tu racontes n’importe quoi toi pufff
Elle : ha ne me prend pas pour une maboule, je vois bien comment tu la regardes
Moi : mais tu délires ma parole, Maeva est une amie une très bonne amie
Elle : que tu veux sauter c’est cela ?
Moi : non toutes les filles ne sont pas comme toi heureusement
Elle : prend moi bien pour une maboule
Moi : tu n’es vraiment pas bien dans ta tête je jure
Elle : elle a quoi de plus que moi, qu’est-ce qu’elle a ?
Moi : arrête Lina stp ça n’a rien avoir avec toi, le problème c’est moi je ne veux pas de toi je ne te veux pas comme copine et je préfère que tu ne nourrices pas d’espoir
Elle (mauvaise) : je sais pertinemment bien que c’est à cause d’elle…
Moi : mais qu’est-ce que tu as contre elle s’est pourtant ta copine
Elle : oui mais pas quand elle se met en travers mon chemin
Moi : Linda tu te trompes il n’y a absolument rien entre elle et moi crois-moi
Elle : okay donc stp ne lui parle jamais de notre liaison
Moi : mais c’est ma pote
Elle : la mienne aussi alors stp promets- le moi
Moi : Linda
Elle : stp promet
Moi : je te le promets
Elle : bien merci
Elle avait une certaine haine et une colère en elle mais bon. Elle ne m’intéresse pas je voulais juste me la faire car elle m’a fait du rentre dedans mais là elle s’accroche pardon mieux j’enlève mon corps.
Elle est partie et c’est depuis ce jour-là, il y a 3 ans maintenant qu’elle et moi sommes devenus chien et chat, au début je pensais qu’on allait rester « Flex » mais c’est sans connaitre la rancune d’une fille.
Elle n’a pas cessé de me lancer des piques de me diaboliser auprès des gens, depuis bah on ne se calcule plus…. C’est pour cela qu’aujourd’hui bah elle disparaît quand elle me voit. Mais j’essaie de mettre Maeva en garde contre elle mais bon c’est sa copine donc elle ne le voit pas, j’espère au moins qu’elle ne l’a pas entraîné dans ses choses sales, là car Maéva c’est une fille bien une métisse qui se respecte.
**********1 mois plus tard**********
Moi : allô
Maeva (en pleure) : oui Thomas
Moi : oui ? Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu pleures ?
Maeva : j’ai redoublé ma classe Thomas je redouble
Moi : non ce n’est pas vrai
Maeva : si si
Moi : où es-tu ?
Elle : chez moi
Moi : j’arrive
Je me suis mis un tee-shirt et j’ai foncé chez elle
Moi : bonjour mami
Mami : petit mari ça va ?
Moi : oui elle est là Maéva
Mami : oui dans sa chambre elle pleure elle redouble la classe
Moi (me grattant la tête) : oui je sais elle m’a appelé
Mami (nettoyant la cours) : ah je ne comprends pas pourquoi elle pleure elle redouble ce n’est pas grave l’année prochaine
Moi : oui mami mais c’est compliqué surtout qu’elle travaille beaucoup
Mami : je sais mais elle va y arriver peu importe la durée de la nuit le jour fini toujours pas se lever
Moi : ok mami je vais lui parler
Mami : ohhh
Je suis partie en direction de sa chambre, j’ai ouvert, le ventilateur était allumé elle était allongée sur le lit et fixait le plafond. Je me suis allongé à côté d’elle et je n’ai pas dit le moindre mot.
5 minutes… 10 minutes… 15 minutes
Maeva (pleurant) : je dois être bête ou maudite parce qu’honnêtement je ne comprends pas pourquoi je n’y arrive pas
Moi (la prenant dans mes bras) : hey dit pas ça tu n’es pas idiote ni maudite d’accord c’est juste que tu as besoin de plus de temps pour assimiler les choses
Elle : quel temps encore Thomas ? Je bosse comme une malade…
Moi :..
Elle (rire jaune) : tu sais c’est quoi le pire ?
Moi : non
Elle : ce n’était que l’économie qui me coinçait sauf que là maintenant toutes les matières je n’avais même pas une note au-dessus de 8 partout.
Moi (intrigué) : comment c’est possible ?
Elle : je vais te dire quoi à croire que soudainement tous les profs trouvent mes devoirs nuls
Moi : mais non
Elle : oh que si, tous ces derniers temps j’ai accumulé des mauvaises notes tellement que j’en viens à penser que c’est à cause de mon prof d’économie
Moi : pourquoi ?
Elle : je t’avais dit qu’il voulait de moi non ?
Moi : hum hum
Elle : comme par hasard après que je l’ai remis à sa place j’ai commencé à n’avoir que de très mauvaise note. Et aujourd’hui quand j’étais avec mami récupérer mon bulletin il me dit je t’avais dit pourtant de te rapprocher de moi pour améliorer tes notes tu as fait la fière, beh on se retrouve l’année prochaine Mlle ONANGA
Moi (choqué) : mais il est fou tu es allée te plaindre ?
Elle : chez qui ? Et pourquoi ? Qui me croira ? Personnes ? Ici dans le Gabon là les profs ont TOUJOURS raison, ils savent tous les magouilles qui se font ils sont solidaires entre eux pardon je ne veux pas me faire humilier d’avantage.
Moi (la prenant dans mes bras) : je suis désolée ma puce
J’étais révolté, je ne comprends pas comment des gens peuvent ainsi jouer avec la vie des autres comme ça sous prétexte que tu dragues l’élève et qu’elle te bouche tu te permets de la détruire en t’assurant que ses devoirs soient aussi catastrophiques les uns les autres
Ce pays et ses habitants m’étonneront toujours, je ne comprends pourquoi nous les noirs nous sommes comme ça champion dans la sorcellerie et la méchanceté. Que les profs m’expliquent quand ils font les études là c’est pour venir sauter les enfants des autres. Et les filles qui couchent pour les notes là vous êtes vraiment stupides et idiotes quoi c’est même à cause de vous tous là que les profs là continuent leur merde quand tu es nul, le meilleur moyen c’est de chercher à t’améliorer c’est-à-dire travailler d’avantage non toi tu es nulle mais tu veux masquer ta nullité en donnant tes fesses ??? Mais ça t’amène où ? Car au fond de toi tu sais que tu ne vaux rien puffff en tout cas…
Moi : écoute ne pleure pas ce n’est pas si dramatique d’accord ?
Elle (hochant la tête) : oui
Moi : tu vas y arriver c’est dur mais je suis sure que tu vas y arriver
Elle : merci Thomas
Moi : de rien
On a entendu des bruits de quelqu’un qui hurlait au salon puis la porte a été ouverte violemment puis la lumière.
Sa tante : oui c’est cela que tu sais faire dans ta vie les hommes zéro nul au quotient
Elle (triste) : tantine Lydia je te promets je ne joue pas je bosse
Sa tante (hurlant) : tu bosses tellement que c’est 8 de moyenne que tu as eu ? tu as 20ans hein à cet âge les autres sont à l’université et toi non tu poirotes là, tu penses que mon argent je vais finir ça à e payer les cours ?
Elle (triste) : non
Sa tante : et puis c’est quoi ça ? Hein tu reçois maintenant tes petits copains dans la maison hein ONANGA tu es folle ?
Moi : euh je ne suis pas son petit-copain
Sa tante oh toi la ferme
OKAY
Elle : tantine Lydia c’est Thomas c’est le fils des voisins
Sa tante : et alors ? On a vu ça où ? Toi tu es bête à l’école mais championne avec les hommes et tes choses sales là c’est ici que tu viens faire ça ?
Mami : oh AWORET ça suffit là c’est comment tu viens crier sur l’enfant comme ça c’est quoi ?
Sa tante : non maman vous la gâter trop
Mami : gâter de quoi la fille-là ressemble à quelqu’un qu’on gâte ?
Sa tante : amis oui c’est pour ça elle ne veut pas faire l’école
Mami : ah AWORET laisse-moi l’enfant oh elle n’a pas gagné ce n’est pas grave l’année prochaine maintenant tu viens-tu cries comme ça TINA NDE ? (pourquoi ?)
Sa tante : ah donc mama pour toi c’est oh elle n’a pas gagné ce n’est pas grave c’est cela
Mami : mais oui elle gagnera l’année prochaine
Sa tante (rire jaune) : ah bon hein
Mami : oui
Sa tante : et pendant ce temps AWORET paie les années où elle ne fou rien là comme quand je travaille là c’est pour elle
Mami : hum AWORET on ne parle pas comme ça où tu la vois là elle a suffisamment pleuré elle-même à cause de son échec
Sa tante : les larmes de crocodiles oui, elle pleure et là elle et sur le lit avec un garçon c’est ça que tu appelles pleurer
Mami : laisse là tranquille si tu ne veux plus payer ne paie plus son école
Sa tante : et donc qui va payer ?
Mami : je vais me débrouiller mais laisse-là tranquille je ne tolère pas ce que tu fais là
Sa tante (en colère) : en tout cas vous-même là-bas, je me lave les mains de celle-là
Elle nous a toisé et est parti on a rien compris. Maëva s’est remise à pleurer. Je l’ai calmé et je lui ai dit
Moi : va rincer ton visage
Elle : pourquoi moi va
Elle est partie et nous sommes allés manger un bon riz thiep en ce samedi midi. Puis nous sommes rentrés et avons croisé Linda.
Maeva : salut Linda
Linda : hum salut
Maeva : ça va ?
Linda : très bien même et toi ?
Maeva : un peu je redouble la classe
Linda : ah tampis c’est ton problème c’est toi-même qi a voulu redoubler
Moi : tu veux dire quoi par-là ?
Linda : oh rien oh
Maeva : en tout cas félicitations pour ton passage
Linda : merci oh ma co là je vais passer de bonnes vacances hein l’année prochaine c’est le bacho
Maeva : ok bon nous on rentre
Linda (me toisant) : hum ok on s’appelle
Maeva : ok
Nous sommes partis et nous nous sommes séparés chacun en direction de sa maison
……………Maeva………….
*****1 mois plus tard juillet****
J’ai trouvé un petit boulot là je fais nounou chez une famille franco-gabonaise c’est la femme qui est française. Elle est super gentille et elle me paie bien 200.000f le mois je bosse pendant 3 mois je pourrai donc me payer mes cours pour l’année prochaine comme tantine Lydia a dit qu’elle ne s’en chargeait plus.
*****1 mois plus tard août*****
Abo est malade et est hospitalisé, il a fait une crise cardiaque, je suis tellement inquiète, mon pauvre papi, je prie pour qu’il s’en remette j’ai peur je ne veux pas le perdre
****** 1 semaine après*******
Mami : ayoooooooooo ONANGA oh tu es parti tu m’as laissé là toute seule oh non ho
Tantine Lydia : papa ohhhh papa, tu es parti on a même pas pu faire la paix ayooo mon père oh
Nous sommes à l’hôpital général on vient de nous apprendre le décès d’ABO, je n’en reviens pas car hier encore j’étais dans la chambre on a parlé, je lui racontai mes craintes quant à mon avenir et là il n’est plus là or hier il me disait
ABO : Homonyme, tu iras loin pour l’instant c’est dur mais tu iras loin tu seras heureuse
Moi (septique) : hum ABO vue comment je suis nulle je n’espère plus
ABO : ne t’inquiète pas tu vas traverser des routes cabossés mais tu seras heureuse ma fille…
Et là on me dit qu’il est parti, parti sans même me dire au revoir, mon cœur se serre.