Chapitre 1
J'étais considérée comme la princesse par tous les membres de la meute.
Mais à l'anniversaire de mes 18 ans, mon père Alpha a adopté une fille à l'orphelinat, Kelly.
C'est à ce moment que mon monde a été entièrement remué.
Mon grand frère commence à la chérir et me détester.
Mon fiancé commence à la protéger et m'ignorer.
Même mon père dit qu'elle est douce et gentille, mille fois meilleure que moi, sa fille biologique.
Le jour de la mise des diplômes, après qu'ils m'aient abandonnée encore une fois, je ne peux pas m'empêcher de leur demander : « Et moi, je ne suis pas un membre de votre famille ? »
Le cœur de mon père s'est attendri, mais pour Kelly. Il cache Kelly, les yeux remplis de larmes, derrière lui et me gifle de toutes ses forces.
« Quelle avarice. J'aurais préféré ne pas t'avoir donné naissance. »
Mon frère ajoute. « Rien que l'idée de t'avoir comme sœur me dégoûte. Casse-toi de chez nous ! »
Je ne dis rien. Je fais mes affaires et je pars.
Ils pensaient qu'en m'ignorant comme d'habitude, je me guérirais dans mon coin et reviendrais comme si de rien n'était.
Mais ils ne le savent pas encore, je ne reviendrai pas.
Je compose le numéro de ma mère pour aller vivre à sa meute, loin de celle de mon père.
Puisqu'ils ne veulent pas de moi, et bien, je disparaîtrai de leur monde tel qu'ils le souhaitent.
Mais pourquoi en découvrant mon départ sans retour, ils viennent me supplier pour avoir une chance de me chérir ?
« Maman, j'accepte d'aller vivre dans ta meute. »
Après deux secondes de silence, ma mère me répond d'une voix surprise : « Maria, tu acceptes enfin mon invitation ! »
Puis elle élève sa voix, « pourquoi tu l'acceptes tout à coup ? Quand je t'ai invitée, la dernière fois, tu disais ne pas vouloir quitter ta maison. Ton père t'a fait quelque chose de mal ? »
« Je savais qu'il était un Alpha pas fiable. Je voulais te prendre avec moi quand j'ai divorcé avec lui. »
« Mais il m'en empêchait fortement, il disait qu'il t'aimerait et qu'il te protègerait, toi et Léo, je n'aurais pas dû lui faire confiance ! Maria, dis-moi, qu'as-tu subi ? Je te vengerai comme il le faut. »
Ma mère est celle qui m'aime le plus au monde.
Elle voulait partir avec moi.
Mais mon père me tenait fermement dans ses bras et lui a promis de prendre soin de moi.
Mon frère serrait fortement mon bras et pleurait pour qu'elle ne me prenne pas.
C'est pour eux que j'ai supplié ma mère de me laisser ici.
Mais ils ont oublié leur promesse.
Je fais tout pour faire redescendre ma tristesse. Une fois mon humeur stable, je prends un ton heureux : « Non, maman, c'est seulement que tu me manques. »
Ma mère ne répond pas pendant la seconde qui suit. Elle a peut-être remarqué quelque chose mais elle n'en parle pas. Elle me dit d'une voix douce : « Ma chérie, tu me manques aussi. Je suis heureuse à l'idée de pouvoir vivre avec toi. »
« Je commande ton billet immédiatement, j'ai hâte de te voir, ma puce. »
Quand notre appel se coupe, je reçois la notification de mon billet.
Mon vol est dans trois jours.
Elle m'envoie un autre message : « Maria, prends le temps de dire au revoir à tes amis. J'espère qu'on ne se quittera plus jamais. »
Au revoir ?
Je pense à mon père, mon frère et mon fiancé, Joël, qui me détestent.
Trois jours, c'est largement suffisant.
Je range mon téléphone et je reste au coin de la rue pendant un long moment.
Il neige. Je frissonne quand une brise froide souffle.
Je finis par appeler mon père.
Même si on vient de se disputer, on reste lié par notre sang. Je dois lui dire au revoir correctement.
Mais l'appel est refusé dès la première sonnerie.
Quand je rappelle, je remarque qu'il a éteint son téléphone.
Alors j'essaie d'appeler mon frère. Ça sonne pendant longtemps. C'est au moment où mes mains sont presque gelées qu'il décroche enfin.
« Pourquoi tu continues de m'appeler ? Tu as presque dérangé Kelly qui devait monter sur scène. »
Je suis habituée à son comportement, mais ses paroles me font quand même mal.
Je contiens ma tristesse et lui demande doucement, « Léo, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus, pourrait-on dîner ensemble ? »
Il laisse échapper un petit rire froid.
Ne voulant pas qu'il en dise davantage et me blesse encore plus, je m'empresse de proposer avec enthousiasme. « J'ai réussi à réserver au resto de fruits de mer que Kelly adore tant ! Allons manger ensemble ce soir, qu'en penses-tu ? »
Kelly est la fille que mon père a adoptée.
Depuis son arrivée, je ne l'ai jamais supplié ainsi.
Mais mon frère semble ne pas prendre en compte ma demande.
« Maria, tu fais encore l'actrice ? La dernière fois, Kelly a presque raté son spectacle par ta faute. Que veux-tu encore, cette fois ? »
Mon cœur se serre.
Mon frère, celui qui a promis de toujours me faire confiance, semble avoir disparu depuis je ne sais quand.
La déception s'entend dans ma voix : « Non, je voulais simplement te voir. »
« Ce n'est pas réciproque. »
Il répond, impatient, puis une voix lui coupe la parole.
La voix douce de Kelly sonne, « Léo, tu ne devrais pas être aussi froid envers Maria, elle en serait triste. »
« Je n'ai pas vu Maria depuis un moment, mangeons ensemble ce soir. »
« Mais je suis fatiguée, on pourrait manger à la maison ? Notre cuisinière est en congé. J'ai envie de manger des crevettes à l'ail, Maria pourrait m'en préparer ? »
J'accepte sans hésitation, « bien sûr. »
Puis, par peur que Léo refuse, je raccroche.
Je suis tellement contente de pouvoir les voir que j'oublie mon allergie aux fruits de mer.
Chapitre 2
Je frotte mes mains rouges à cause du froid, et je me rends au supermarché malgré la neige épaisse qui se forme sur la route.
Je nettoie les crevettes et mes doigts s'enflent aussitôt. Ma peau rougit au contact du homard.
Mais en me rappelant qu'il s'agit du dernier repas avec mon père et mon frère, j'ignore la douleur et j'accélère ma préparation.
Quand je sers le plat sur la table, mon père, Léo et Kelly sont dans le salon.
J'entends leurs rires.
Mon père, habituellement sévère, regarde Kelly avec un regard plus que doux.
Et Léo est en train de lui raconter sa journée.
Il prend l'orange des mains de Kelly et dit : « Notre petite chérie ne doit pas éplucher les oranges. Ses mains sont faites pour le piano. »
Mon fiancé, Joël, et ses parents arrivent également.
Je sais que comparée à moi, ils préfèrent avoir Kelly comme Luna de Joël.
En ce moment même, Joël est assis à côté de Kelly et la regarde d'un regard amoureux.
Quand il remarque les traces de jus d'orange au coin de la bouche de Kelly, il l'essuie doucement pour elle.
Et moi, je suis là, seule et solitaire, sans le moindre regard de tout ce monde.
Comme d'habitude, en présence de Kelly, je suis volontairement ignorée.
Le salon et la cuisine semblent devenir deux univers qui ne se rejoignent jamais.
Une ambiance chaleureuse d'un côté, et un gouffre froid et sombre de l'autre.
J'oublie presque qu'un jour, il y a longtemps, la place de Kelly m'appartenait.
Le centre d'attention, c'était moi.
« Maria, que fais-tu là-bas ? Viens à côté de moi. »
Léo fronce les sourcils, « pourquoi la faire venir ? Elle va pourrir l'ambiance. »
« Vous êtes toutes les deux mes sœurs. Mais Kelly, elle n'est pas aussi gentille que toi. »
Je plante mes ongles dans mes paumes, me forçant à ne pas pleurer en public.
Je force un sourire, « ce n'est pas grave, je ne viendrai pas. Les plats sont prêts, venez à table. »
Quand je pose le dernier plat sur la table, tout le monde est déjà assis.
Kelly se trouve à la place qui m'appartenait.
Les autres occupent les autres sièges.
Il n'y a plus de place pour moi.
Léo me jette un coup d'œil.
Avant qu'il ne parle, je prends mon plat et retourne à la cuisine.
Léo semble un peu surpris pendant un court instant.
Puis il se remet à éplucher les crevettes pour Kelly.
Il ne reste plus beaucoup à manger dans la cuisine, seulement un fond de casserole. Alors voilà tout mon dîner.
Le goût délicieux me pousse à regarder en direction de la salle à manger.
Kelly adore les fruits de mer.
Et tout le monde présent à table la chérit.
Ils épluchent les fruits de mer pour elle, lui tendent des serviettes. En tout cas, son assiette n'est jamais vide.
Les parents de Joël m'aimaient beaucoup auparavant. Mais ils sont comme Joël, ils préfèrent Kelly maintenant.
En entendant les rires provenant de la salle à manger, je ne peux m'empêcher de me rappeler que j'étais un jour assise à la place de Kelly.
J'étais celle chérie par tous.
Je suis tellement plongée dans mes pensées que je croise accidentellement le regard de mon frère. Je panique.
Je vois son regard viré d'un air heureux à un froid total.
Alors je me retourne pour partir.
Mais sans faire exprès, je renverse un assiette.
Elle tombe au sol en provoquant un bruit assourdissant et s'éclate en mille morceaux.
Mon père s'arrête de manger et dit d'une voix impatiente : « Je savais qu'elle ne voulait pas vraiment s'excuser. Elle fait simplement un repas mais elle met la cuisine en désordre. Elle ne sait rien de faire bien, une vraie fille inutile ! »
Je couvre la blessure de mon bras avec l'autre main, vexée.
Père, je ne suis pas inutile, je n'ai pas fait exprès.
C'est notre dernier dîner ensemble ce soir, je n'ai vraiment pas l'intention de tout gâcher.
Mais même si j'explique, il ne me croirait pas.
La mère de Joël me regarde, inquiète.
« Maria n'est qu'une enfant, elle voudrait de l'attention, c'est normal. »
« Il est vrai qu'on l'a ignorée. Ajoutons une chaise pour qu'elle vienne manger avec nous. »
Sous le regard dégoûté de tous, je m'assoie à table, obligée par la mère de Joël.
« Maria, on ne t'a pas vue depuis un moment, et tu as perdu tant de poids ? Tu devrais manger plus. »
C'est à ce moment-là que tout le monde me scrute.
Mon père semble surpris en voyant ma silhouette. Il ouvre la bouche et s'apprête à parler.
Mais Kelly pousse un crie. Elle déchire ses manches et crie.
« Ça gratte et ça fait mal... Je me sens mal... »
Tout le monde l'entoure immédiatement et la regarde.
Ses bras sont couverts de boutons rouges qui saignent à forcer de gratter.
Mon père l'arrête et dit d'une voix paniquée, « on dirait une allergie, mais pourquoi ? »
Puis le regard froid de mon père tombe sur mon visage.
La seconde d'après, une claque vole sur mes joues.
« Comment peux-tu être aussi vicieuse ? Tu as drogué Kelly ! »
Je tombe au sol en couvrant ma joue, je commence à voir flou.
Quand ma tête tourne, les autres m'entourent.
Leurs regards sont dégoûtés et haineux, on dirait qu'ils voudraient que je sois à la place de Kelly.
Mon visage et pâle et je dis d'une voix tremblante : « Non ! Je n'ai pas fait ça... »
Mais comme à chaque fois, personne ne me croit. Pour eux, je suis la coupable.
Mon frère me crie dessus : « Comment puis-je avoir une sœur comme toi ? Tu me dégoûtes ! »
Joël me regarde de haut et dit à sa mère : « Maman, tu comprends maintenant pourquoi je ne l'aime pas ? Je ne voudrais pas d'une Luna vicieuse comme elle. »
Sa mère est sur le point de dire quelque chose quand mon père prend Kelly dans ses bras et grogne.
« Il faut d'abord emmener Kelly chez le guérisseur, on verra le reste plus tard ! »
Tout le monde les suit, et me laisse seule au sol.
Ma douleur physique n'est rien comparée à ma douleur psychologique.
Mes larmes tombent quand ils disparaissent du seuil de la porte.
C'est toujours comme ça.
Dès que c'est en rapport avec Kelly, ils ne me font jamais confiance.
Quelque chose en moi se brise définitivement.
La tristesse m'envahit.
Mais je sais que c'est pour la dernière fois.
Je pars bientôt pour disparaitre de leur monde.
Alors je n'ai plus besoin de ressentir de la tristesse pour eux.
Chapitre 3
Je rentre à ma chambre pour me soigner et faire mes bagages.
Je ne veux pas attendre trois jours.
Cette claque m'a réveillée. Je me rends compte que personne ne veut de moi ici.
Au lieu de me faire virer, je devrais partir de moi-même.
En rangeant mes affaires, je remarque que je n'ai presque rien.
Depuis l'arrivée de Kelly, je reçois rarement des cadeaux, je n'ai même plus droit à mon argent de poche.
Je vis rarement ici à cause de mes études et de mon travail à mi-temps.
Tant mieux, le rangement sera plus simple.
Mon regard se pose sur une photo, et des souvenirs oubliés remontent à la surface.
Je me rappelle que ma mère s'est mariée à un Alpha d'une autre meute après son divorce avec mon père. Le jour où on a appris cette nouvelle, mon père a pleuré toute la nuit.
Il disait à mon frère qu'étant un mari, il est un raté.
Alors ma mère l'a quitté.
Mais il sera un bon père, il prendra soin de mon frère et moi.
Et mon frère a serré ses mains en poings et m'a promis d'être mon chevalier qui me garantirait une vie heureuse.
Il ne voudrait pas voir les mêmes larmes sur moi que sur ma mère. Il avait peur que je le quitte comme l'a fait ma mère.
Durant un moment après cette histoire, ils ont tenu leur promesse.
Quand je me sentais mal, mon père revenait à la maison pour s'occuper de moi peu importe à quel point il est occupé.
Au collège, quand un groupe de renégats me harcelait et m'enfermait dans une maisonnette abandonnée, mon frère m'a trouvée et s'est battu avec eux.
Même s'il était mal en point après le combat, il a forcé les renégats à s'excuser à tour de rôle devant moi.
Depuis cela, plus personne n'a osé abuser de moi.
Tout le monde savait que mon frère me chérissait.
Joël était aussi bon envers moi, il m'apportait souvent des gâteaux que sa mère faisait.
Quand je voulais manger une glace, il allait me la chercher même après minuit.
Quand je lui demandais pourquoi il était aussi gentil envers moi, il a plongé ses yeux dans les miens pour me dire : « Maria, j'aime ton sourire. J'espère le voir tous les jours de ma vie. »
J'ai pleuré pour cette phrase.
J'ai cru que c'était vrai.
Alors j'ai accepté de me marier avec Joël dès que j'ai eu dix-huit ans.
J'enviais ma vie heureuse du futur.
J'allais vivre avec Joël, et mon père et mon frère seraient également à mes côtés.
Mais le lendemain, mon père a ramené Kelly.
Tout a changé à partir de là.
Je rentre à ma chambre pour me soigner et faire mes bagages.
Je ne veux pas attendre trois jours.
Cette claque m'a réveillée. Je me rends compte que personne ne veut de moi ici.
Au lieu de me faire virer, je devrais partir de moi-même.
En rangeant mes affaires, je remarque que je n'ai presque rien.
Depuis l'arrivée de Kelly, je reçois rarement des cadeaux, je n'ai même plus droit à mon argent de poche.
Je vis rarement ici à cause de mes études et de mon travail à mi-temps.
Tant mieux, le rangement sera plus simple.
Mon regard se pose sur une photo, et des souvenirs oubliés remontent à la surface.
Je me rappelle que ma mère s'est mariée à un Alpha d'une autre meute après son divorce avec mon père. Le jour où on a appris cette nouvelle, mon père a pleuré toute la nuit.
Il disait à mon frère qu'étant un mari, il est un raté.
Alors ma mère l'a quitté.
Mais il sera un bon père, il prendra soin de mon frère et moi.
Et mon frère a serré ses mains en poings et m'a promis d'être mon chevalier qui me garantirait une vie heureuse.
Il ne voudrait pas voir les mêmes larmes sur moi que sur ma mère. Il avait peur que je le quitte comme l'a fait ma mère.
Durant un moment après cette histoire, ils ont tenu leur promesse.
Quand je me sentais mal, mon père revenait à la maison pour s'occuper de moi peu importe à quel point il est occupé.
Au collège, quand un groupe de renégats me harcelait et m'enfermait dans une maisonnette abandonnée, mon frère m'a trouvée et s'est battu avec eux.
Même s'il était mal en point après le combat, il a forcé les renégats à s'excuser à tour de rôle devant moi.
Depuis cela, plus personne n'a osé abuser de moi.
Tout le monde savait que mon frère me chérissait.
Joël était aussi bon envers moi, il m'apportait souvent des gâteaux que sa mère faisait.
Quand je voulais manger une glace, il allait me la chercher même après minuit.
Quand je lui demandais pourquoi il était aussi gentil envers moi, il a plongé ses yeux dans les miens pour me dire : « Maria, j'aime ton sourire. J'espère le voir tous les jours de ma vie. »
J'ai pleuré pour cette phrase.
J'ai cru que c'était vrai.
Alors j'ai accepté de me marier avec Joël dès que j'ai eu dix-huit ans.
J'enviais ma vie heureuse du futur.
J'allais vivre avec Joël, et mon père et mon frère seraient également à mes côtés.
Mais le lendemain, mon père a ramené Kelly.
Tout a changé à partir de là.
Elle essayait toujours d'attirer l'attention de mon frère et Joël.
Elle se blessait volontairement pour m'accuser.
Elle a jeté la poupée que mon père lui a offert en disant : « Pardon, Maria, je ne prendrais plus tes affaires. Peux-tu me rendre ma poupée ? »
Elle s'est pincée les joues et les bras pour se jeter dans les bras de Joël.
Elle suppliait pour de l'aide, « Joël, je promets d'écouter ce que ma sœur me dira. Peux-tu lui dire d'arrêter de me faire du mal ? »
« Je partirai, j'arrêterai de l'énerver. S'il te plaît, empêche ses amis de continuer à me harceler. »
Quand j'ai explosé de colère à cause de ses mensonges, mon père et mon frère ont choisi de prendre son parti.
« Maria, je ne peux pas croire que ma fille est vicieuse à ce point ! Tu me déçois ! »
Mon frère m'a giflée et a pris Kelly dans ses bras.
« Tu as oublié cette sensation de se faire harceler ? Je regrette de t'avoir sauvée ! »
« Éloigne-toi de Kelly, tu ne la blesserais plus jamais ! Casse-toi ! »
Joël soignait doucement Kelly et la consolait. Il lui a même acheté ma glace préférée.
« Maria, j'espère avoir une épouse douce et gentille. Toi, tu me fais presque peur. »
« On devrait repousser notre mariage. »
Ils m'ont mise à la porte sans prendre en compte mes explications.
Depuis ce jour, j'ai perdu ma place au sein de cette famille.