Chapitre 2
Yseult
Je sursaute presque quand je l'entends se mettre à siffler, je n'ai pas bougé du sol depuis son départ, ne sachant plus comment je dois faire pour me mouvoir. Je claque littéralement des dents et je sens une goutte me tomber dessus au niveau de la bouche ; c'est rouge. Je comprends que Lloyd est en train de me renverser du vin rouge sur le visage, et celui-ci me pique les yeux, me faisant enfin cligner des yeux.
Je referme ma bouche qui était restée ouverte, et j'avale le fond de vomis qui me reste dans la gorge. C'est dégoutant, mais moins que ce vin amer qui dégouline sur mes lèvres, alors que je sens son souffle se rapprocher de mon oreille, et je tressaille. Tout mon corps se contracte, alors qu'il fait une pichenette à ma tempe et je me recroqueville enfin.
- Bon, tu veux aller sur le lit, ou on continue ici ? Me demande-t-il en portant le reste de son verre à sa bouche et je tremble de plus belle, n'arrivant plus à sortir un son de ma bouche.
- Yseult, décide-toi ! M'ordonne-t-il, mais je n'arrive pas à réfléchir.
Non, je réfléchis justement de trop à ce moment, et je sais que si je reste sur le sol, il ne pourra rien me faire de plus que de me frapper. Je décide donc de refermer mes lèvres, et de serrer mes bras plus fort contre moi, pour lui faire comprendre que je ne bougerai pas.
- C'est toi qui vois. Mais tu risques d'avoir plus mal sur le sol. Me lance-t-il en m'enjambant et je ferme les yeux, en voyant qu'il est encore nu comme un ver.
Mon dieu, dites-moi qu'il va reprendre ses esprits et aller enfin dans sa chambre, pour me laisser mourir sur le sol ?!
Mais ce fut trop lui demander ! Il ne lui faut qu'une seconde pour venir m'attraper par les cheveux et me ramener à son pénis. Je suffoque totalement cette fois-ci, sentant la totalité de son sexe à nouveau dans le fond de ma gorge et je crache littéralement quand il l'extrait de ma bouche. Je n'ai pas le temps de penser à reprendre mon souffle que Lloyd attrape mes seins de ses mains froides et dures, qu'il y a peu me semblait si chaude et qu'il pince mes tétons.
- Aaah ! M'écrié-je en ramenant mes mains sur ses avant-bras pour qu'il me lâche, j'enfonce mes ongles dans sa peau sans me contenir, et il lâche mes tétons pour m'asséner un coup de poing dans la figure. Mes lèvres brûlent sous l'impact de son poing, et je tombe en arrière.
- Non ! Supplié-je en le voyant se pencher sur moi et son regard bleu comme le mien est flamboyant de haine, le tatouage au-dessus de son sourcil me paralyse en le voyant se lever et je reçois un deuxième coup de poing au niveau de l'arcade cette fois-ci et c'est le noir total...
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Je me réveille à nouveau recroquevillée sous mon bureau, où je somnole depuis plus de vingt-quatre heures. Lloyd ne m'a plus approché, ni touché depuis que je me suis évanouie sous ses coups l'autre nuit. Mais bien qu'il se tienne loin de ma chambre depuis, je ne cesse de trembler sans cesse et mon coeur s'arrête, à chaque fois que j'entends ses pas dans l'appartement, ou même sa voix quand il est au téléphone.
Je resserre mes bras autour de mes jambes, et je passe doucement ma langue sur ma blessure à ma lèvre qui semble se cicatriser plus vite que je ne l'aurais cru. Mais ce n'est qu'une marque voyante, contrairement à la terreur qui vit en moi depuis cette nuit et qui ne sera pas la dernière à l'entendre dire.
Car aujourd'hui, nous sommes le dix juillet, et c'est mon quinzième anniversaire. Je devrais être heureuse de le fêter, comme je l'avais promis sur la tombe de mes parents, mais au lieu de cela je suis dans la terreur de ce jour depuis vingt-quatre heures. Lloyd me pensant toujours inconsciente alors que les heures avaient passé, est venu me lécher ma lèvre qu'il avait blessé, avant de me dire que mon anniversaire serait le meilleur jour de ma vie. J'ai dû retenir un cri de terreur en l'entendant dire cela, et depuis, il reste loin de moi.
Mais aujourd'hui, nous sommes ce fameux jour tant redouté, et je ne sais pas comment je vais survivre à mon frère. Je n'arrête pas de pleurer en silence, retenant mes cris de colère et de peur dans mon coude qui est marqué par la morsure de mes dents. Lloyd a toujours été proche de moi depuis que nous sommes enfants, et surtout depuis la mort de notre oncle avec qui il trainait souvent. J'étais pourtant si heureuse quand il venait dans ma chambre, même si c'était pour cuver son alcool comme disait papa.
Maman quant à elle, le regardait toujours d'un mauvais œil. Est-ce d'ailleurs pour cela qu'il a fait ce tatouage juste au-dessus de son sourcil ? Comme pour la narguer elle et son regard sur lui.
Mon coeur est pris à nouveau de tremblements incontrôlable, alors que le bruit de ses bottines est dans le couloir. Je ferme les yeux en respirant tel un petit chiot, priant qu'il ne vienne pas ici, mais les pas continuent dans le couloir et je sais qu'il se rend dans ma chambre.
" Non, pitié ! Laisse-moi là !"
Je me sens dévisagé, mais je me force à garder mes yeux ouverts, tandis qu'une odeur de chocolat me chatouille, si on peut dire, les narines.
- Joyeux anniversaire petite sœur. Fait-il de sa voix simple que j'ai entendue durant toute mon enfance. Une enfance qu'il est en train de me faire devenir un enfer. Je ne bouge pas, et je resserre une fois de plus mes bras et mes jambes contre moi. Si je pouvais rentrer dans le mur qui se trouve derrière moi pour lui échapper, j'y serais certainement.
- Allez, souffle les bougies avant que je ne perde patience. Me lance Lloyd un peu plus froidement et je tressaille.
Tout mon corps est si contracté en sa présence, que je ne suis même pas certaine d'arriver à souffler ses bougies, avec le peu de souffle que j'ai encore. Mais je sais que si je ne le fais pas, il va finir par m'y forcer et je souffrirai encore plus. Je dois prendre sur moi pour le faire, et il me laissera en paix. Il ne faut pas que je l'énerve plus qu'il ne semble déjà l'être.
Je relève doucement ma tête et j'entrouvre les yeux, espérant ne pas croiser son regard qui me glacera littéralement sur place et m'empêchera de souffler ses foutues bougies. J'ai mal au cou à force d'être restée dans cette position depuis des jours, et j'ai beaucoup de mal à ouvrir les yeux, mais la vue de ses lumières qui brillent devant moi, me réchauffent instinctivement le coeur. Ce sont les bougies que maman a acheté la veille de sa mort, et que je lui ai supplié d'acheter.
Qui aurait cru qu'une dizaine de jours après, je regretterais plus qu'amèrement ce choix ; ce sont des bougies qui se rallument...
- Bon, tu t'actives ! Claque cette fois-ci la voix de Lloyd et je suis prise de soubresauts intolérables dans l'état que je suis.
La douleur de mon corps meurtrit et la peur me font ressentir tout cela encore plus atrocement et je me mets à hoqueter de peur maintenant.
- Putain, tu fais chier ! S'exclame Lloyd en se levant et je me recroqueville de peur. Mon pouls s'accélère, alors qu'il balance certainement le gâteau contre un mur dans la chambre, au bruit de la vaisselle qui casse.
Je panique totalement à cet instant, parce que je l'ai énervé plus que je n'aurais du. Je me mords l'intérieur du coude, craignant sa réaction qui ne tarde pas et je pousse un cri de terreur quand il m'attrape durement en me tirant les cheveux.
- Sors de là maintenant ! Rage-t-il et je me sens tirée de dessous le bureau.
Mon corps est tellement endolori et contracté à la fois de la terreur que je subis depuis quarante-huit heures, que je n'ai aucune force pour me tenir debout. Lloyd, le remarquant certainement, m'attrape par la taille, et mes yeux se révulsent quand il me lance sur mon lit.
- Passons directement à ton cadeau. Me fait Lloyd et mon corps réagit enfin, comprenant ce qui va se passer en voyant qu'il défait son pantalon.
- Non, Non ! Arrivé-je à dire en essayant de descendre du lit, mais Lloyd me coince une main sur le matelas fortement, et de l'autre, il m'attrape la gorge pour y mettre toute sa force.
Je suffoque, pas un son ne sort de ma bouche alors qu'il se met à hauteur de mon bassin pour y appuyer son poids et m'empêcher de gigoter.
"Pitié, mais laisse-moi mourir !"
Je ne veux rien d'autre à ce moment quand je vois ce sourire sadique se former sur ses lèvres, avant qu'il ne vienne me lécher une nouvelle fois le visage de sa langue humide. Un relent de dégout s'échappe de ma bouche, et je sens ses doigts se desserrer autour de ma gorge.
- Ne t'inquiète pas, tu ne vomiras pas maintenant. Me fait-il d'un air amusé et je tressaille encore plus. Mon corps entier s'immobilise pourtant quand il bouge de moi, pour placer une jambe entre mes cuisses.
- Écarte tes jambes ! Rage-t-il voyant que je force comme je peux pour ne pas le laisser faire.
Je ferme les yeux, et je me concentre pour ne pas laisser mes jambes s'écarter, mais il est plus fort que moi et je sens limite ma hanche craquer quand il écarte mes cuisses durement.
- J'aurais pu être plus gentil avec toi, mais tu ne le mérites pas. Grommelle-t-il et il frotte son sexe contre mon intimité.
- S'il... S'il te plait, laisse-moi. Parvené-je à dire la voix écorchée de peur, alors que je sens son pénis à l'entrée de mon intimité, et que je comprends ce qui va se passer.
Je me contracte de plus belle, et Lloyd n'en a clairement rien à foutre de mes pleurs à cet instant. J'agrippe ma couette en dessous de moi, et mes doigts s'y crispent comme jamais auparavant quand il force mon intimité d'un coup et j'hurle instinctivement, voulant m'échapper de son emprise.
- Arrête de bouger ! M'ordonne-t-il en m'assénant un coup de boule et mon souffle se coupe, comprenant l'horreur qu'il me fait.
Son pénis entré en moi, me fait hurler de douleur intérieurement à chaque mouvement qu'il fait. Mais quand il voit que je n'ai certainement pas assez mal à son goût, il replie mes jambes contre mon ventre pour asséner plus fermement ses coups en moi et je hoquète de douleur et de dégout.
- Oh bordel, depuis le temps que j'aurais dû le faire. Semble-t-il s'amuser à dire.
Mes yeux s'ouvrent tout seul à cet instant, écœuré de me rendre compte qu'il a toujours eu ses intentions envers moi et mon regard troublé de mes larmes se posent sur la photo de nos parents.
" Maman aide-moi ! "
Mais une douleur atroce me ramène à fermer les yeux quand LLoyd commence à me tordre les tétons et je pleure de plus belle. Je veux mourir, je veux qu'il me tue là maintenant. S'il veut me faire souffrir, je préfère qu'il en finisse maintenant.
Je ressens ses coups partout dans mon corps, alors qu'il émet des sons étranges avec sa bouche et je ne veux pas l'entendre. Je porte mes mains de dégout à mes oreilles.
- Non, écoute bien ! Grince-t-il entre ses dents, tout en ramenant mes mains sur le lit, me serrant les poignets qui brûlent à son contact.
- Écoute comme ton corps m'envoie du plaisir. Me fait-il et je hoquète encore plus de dégout en l'entendant pousser des bruits de plus en plus étranges.
- Là, tu vas être seulement bonne pour recevoir ton cadeau. Me glisse-t-il à l'oreille, avant de sortir de moi.
Et si je pensais que mon enfer ne pourrait pas être pire, il ne fait pourtant que commencer...
Chapitre 3
Yseult
Je sens comme si cela me brulait à l'intérieur de moi et un liquide s'échappe de mon corps, alors que Lloyd se lève du lit sans ménagement et je l'entends marmonner quelque chose quand il se dirige vers la porte de ma chambre pour en sortir. Je n'arrive même pas à bouger un membre de mon corps, alors que je devrais sauter de ce lit pour me cacher à nouveau sous le bureau. Mais à quoi bon ? Il reviendra m'y rechercher...
Non, tout ce que j'ai à faire, c'est rester là et attendre qu'il en ait fini avec mon anniversaire. Mon dieu, pourquoi dois-je endurer une telle chose ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas simplement mourir là maintenant ?
Les larmes n'arrêtent pas de couler le long de mes yeux, alors qu'un bruit assourdissant de musique métal que Lloyd mettait pour énerver papa, résonne dans toute la maison. Tout mon corps qui n'avait plus aucune réaction, se remet à trembler tandis que ma respiration se coupe tellement longtemps due à ma peur, que je dois prendre de grandes inspirations pour avoir de l'air. Mes mains commencent à lâcher doucement le drap que j'ai attrapé sous la douleur, et je les ramène vers mon ventre qui me fait mal. La douleur est lancinante maintenant, mais j'ai toujours mal entre les jambes. Mon intimité me brûle comme jamais, et je ne sais pas quand cela va s'arrêter. Mais je ferme les yeux, me forçant à penser à autre chose. Oui, je dois penser à autre chose, comme les rocheuses où papa et moi, nous allions promener. Je dois penser au bonheur que nous ressentions en humant la nature, et à nos yeux émerveillés quand nous regardions les oiseaux voler dans le ciel.
Ce que j'aimerais être un oiseau à cet instant, et prendre mon envol vers le ciel pour ne plus jamais revenir sur cette terre qui est devenue mon enfer. Oui, j'aimerais être cet aigle royal dans le ciel qui terrifie ses proies et ne vis que pour sa liberté. Une chose qui ne me sera jamais acquise. Quelque chose que je ne pourrai plus que rêver, si je ne finis pas par mourir avant, des mains de mon frère.
- Yseult, tu as récupéré ?! Me crie Lloyd du couloir et je tressaille entièrement.
Je n'ai absolument pas récupéré et je ne veux surtout plus rien endurer de lui, mais même si je me débattais avec lui pendant une heure ; il finirait par avoir le dessus sur moi. Je n'ai aucune chance contre lui que je considère comme mon frère, je ne suis qu'une gamine à ses côtés et il ne fera qu'une bouchée de moi quoi que je fasse pour me défendre.
- Bon, tu risques de crier. La musique couvrira une partie, mais j'ai prévu ceci pour mes oreilles. Me fait-il et je ramène mon regard apeuré vers ses mains qui tiennent une sorte de collier en cuir noir avec une boule.
Mon corps se crispe une nouvelle fois instinctivement, et mon premier réflexe est de vouloir sortir de ce lit. Mais je n'ai que le temps de me mettre sur le côté, et il me plaque face au lit, alors que la moitié de mon corps pend dans le vide.
- Allez, arrête de bouger ! Claque mon frère en m'attrapant la nuque fortement et me soulevant pour me ramener au centre du lit en un seul geste.
J'essaie de me débattre, alors que de sa main libre, il m'enfouit cette boule dans ma bouche que j'essaie de tenir fermer, mais rien n'y fait ; Lloyd est bien trop fort. Mon corps se contracte d'un coup sous l'effet de la boule dans ma bouche qui me donne la nausée. Si je viens à vomir maintenant, je m'étoufferai...
- Putain de cheveux ! Grommèle mon frère, en essayant de fermer la fermeture de cet engin que je qualifierais de mort.
Mes dents et ma mâchoire me font déjà mal alors que cela ne fait que quelques secondes qu'il a fini de me le mettre, et j'essaie de ramener mes mains vers celui-ci pour les desserrer quand mon frère s'assoit à califourchon sur moi, et je pousse un cri de frayeur.
- Allez, calme-toi Yseult. Me souffle-t-il à l'oreille et j'écarquille les yeux de surprise quand je sens sa main glisser entre mes fesses. J'essaie de les tenir fermer le plus possible, alors qu'il me mordille l'oreille, avant de me la mordre vraiment, me faisant relâcher les fesses. Si je m'attendais à un enfer sans nom, ce n'est rien quand il se met à rire et que ses doigts entrent dans mon intimité. Je me tortille comme un ver de terre, criant comme je peux sous le corps de mon frère, qui me lèche à nouveau le cou, enfonçant son piercing, tout en poussant des bruits atroces dans mes oreilles.
- Allez mouille petite sœur. Siffle-t-il dans mes oreilles, tandis que je pleure.
- Sinon, tu risques d'avoir mal. Me fait-il en sortant ses doigts de mon intimité et je m'attends à tout, sauf à ce qu'il me fait. Ses doigts tirent sur le bout de chair de mon intimité, et je m'égorge quand il commence à la frapper de ses doigts.
- Aaaaah ! Crié-je dans ma gorge, émettant un bruit étrange alors qu'il ramène ses bras dans mon dos durement, les croisant.
- Bon, je vais devoir t'aider un peu. Me lance-t-il et je n'arrive pas à faire le moindre mouvement, paniquant à l'idée de ce qu'il va me faire, alors que je sens son sexe frotter contre mes fesses pour commencer.
- Oh putain, tu n'as pas idée à quel point je prends mon pied. Me dit-il simplement, alors que je hoquète dans cette foutue boule de peur de ce qui m'attend.
Non, cela ne peut pas être pire que ce qu'il m'a fait tout à l'heure. Mon corps a survécu, j'ai survécu ; il ne peut pas me faire plus mal. Je repense pourtant à la douleur que j'ai ressentie, et que je ressens encore ; mais la peur s'attaque à nouveau sur moi quand il relève mon postérieur et plaque ma tête fortement contre le coussin en écrasant ma nuque.
Son sexe se frotte à nouveau entre mes fesses, et je ressens un liquide couler entre celles-ci. Je n'ai pas le temps de me demander ce que c'est, que Lloyd rentre son pénis l'enfonçant entier en moi me faisant hurler de douleur. Non, non ! Ça fait encore plus mal que tout à l'heure, et mon souffle est tellement court dû à ma peur, que j'ai l'impression que je vais perdre connaissance. Lloyd se met à entrer et sortir en moi, me tapant les fesses de sa main libre, et j'ai l'impression d'être un cheval qui se fait maltraiter par son cavalier. La douleur se diffuse à nouveau dans mon corps, finissant par faire défaillir mes jambes, et je m'écrase totalement sur le lit.
- Allez sœurette, tu es plus forte que ça. Me fait Lloyd, alors que ma gorge est en feu des cris étouffés que j'hurle dans ma gorge.
Lloyd attrape une de mes jambes, et la ramène sous mon ventre, pour que je ne m'écroule plus. J'ai mal les épaules qu'il tient toujours en arrière, et mon genou me rentre dans l'estomac qu'il a asséné d'un coup de pied l'autre jour. Je pleure à chaudes larmes alors qu'il revient une nouvelle fois en moi, mais sa main libre rejoint ma poitrine où il me pince le téton et je me cambre comme pour essayer de récupérer de l'air dû à la douleur.
Maman, je veux mourir ! Je veux en finir tout de suite ! Pitié, faites que je m'étouffe avec cette boule dans ma bouche ! Faites que je finisse par mourir à cause de la douleur.
- Oh putain ! Oh putain ! Se met à grogner Lloyd et il accélère ses mouvements en moi m'arrachant presque le sein qu'il pince entre ses doigts dégueulasses. Je suffoque, je n'en peux plus des assauts de son sexe en moi et alors que je m'apprête à me laisser sombrer dans la douleur pour du bon, il pousse un grognement et son dernier coup en moi me fait me coucher définitivement sur le lit, alors que je sens l'intérieur de mon corps se chauffer d'un coup et un liquide dégouline de moi quand son sexe s'expire.
- Waouh ! Trop jouissif ! S'exclame mon frère et il pose ses lèvres dégoutantes sur mon épaule, alors que je pleure et suffoque à la fois de l'horreur qu'il me fait vivre.
Mon frère ne me laisse pas le temps de souffler, et il ramène déjà ses mains sur mon visage où il me tourne celui-ci vers le sien. Son regard est rouge, et remplit d'une lueur effrayante, tel un psychopate, alors qu'il défait cette chose autour de ma bouche.
- Tu veux boire quelque chose, avant qu'on recommence ? Me demande-t-il avec un sourire qui me terrifie.
Je n'arrive pas à croire qu'il fasse cela, après ce qu'il me fait subir. Il me regarde sereinement, comme il l'a toujours fait jusque maintenant et que tout allait bien dans le meilleur des mondes, alors qu'il vient littéralement de me violer deux fois !
- Bon, il n'y a plus de vin rouge ! Lance-t-il en se levant du lit d'un ton tranquille et je reste stoïque, ahurie de le voir si cool de ce qu'il me fait subir.
- Mais il y a de la bière ! Après tout, tu as quinze ans, autant nous amuser jusqu'au bout ! Lance-t-il en sortant de la chambre et j'enfonce ma tête dans le coussin pour hurler. Mais aucun son n'arrive à sortir de ma bouche.
Celle-ci refuse de sortir le moindre son, alors que je bats des pieds de dégout et colère de ne pas sortir de ce lit et de me lancer par la fenêtre.
"La fenêtre" Songé-je en tournant ma tête vers celle-ci. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Lloyd n'est pas mon frère. Ce monstre qui se trimballe nu et qui me viole en riant, n'a rien à voir avec mon frère Lloyd qui me protégeait des autres enfants et qui m'aidait dans mes devoirs. Non, ce n'est pas lui. Mon frère est mort la semaine qui a suivi la mort de mes parents, et je devrais le rejoindre. Oui, je devrais rejoindre papa et maman... Mais pas par la fenêtre... Non, nous ne sommes pas assez haut, et je risque juste d'être fortement blessée. Non, je dois aller à l'endroit où papa et moi regardions les oiseaux et la nature. Oui, je dois mourir dans un endroit paisible pour pouvoir les rejoindre où qu'ils soient.
Lloyd revient avec une bière que je refuse, mais celui-ci me force à la boire en m'attrapant la bouche pour faire couler ce liquide, manquant de me noyer. Une fois qu'il m'a fait couler ce liquide dans la bouche que j'avale avec des relents de vomi, celui-ci se lève et il prend un truc dans son jeans que je ne calcule pas. Mon esprit est fixé sur le plafond de ma chambre, me demandant comment je pourrais m'échapper de cette chambre pour rejoindre les oiseaux. Je ne fais que penser à cela, n'écoutant plus la voix devenue imbuvable de mon frère, tandis que ma peau colle entre mes cuisses et mes fesses.
- Et si tu prenais toi aussi du plaisir ? Me demande Lloyd en ramenant son visage au-dessus du mien et la peur me rattrape immédiatement, en croisant son regard rougit de l'horreur qu'il s'amuse à me faire subir. Mais c'est plutôt ce qu'il porte à sa bouche qui me fait paniquée. Une pilule dont ma mère m'avait dit de me méfier quand j'en avais trouvé une dans la salle de bain.
- Allez, ouvre la bouche. Me fait Lloyd avec la gélule coincée entre les dents.
Je m'apprête à secouer la tête quand il me crache littéralement la gélule dans la bouche.
- Bon, je te laisse te relaxer le temps que je fume mon joint. Me lance-t-il après m'avoir tenu la bouche fermée s'assurant que je l'ai bien avalée.
- Et après, nous recommencerons encore treize fois. Ricane-t-il tel un diable.
- Treize fois... Murmuré-je d'une voix perdue entre la douleur et la peur.
- Bien sûr, tu as quinze ans non ?! Me lance-t-il en me tapant sur le front de la paume de sa main.
- Il te faut donc quinze cadeaux...