Chapitre 2

2ème Partie : J’ai rencontré l’homme de ma vie

J’ai passé une nuit paisible malgré l’envie d’entendre sa voix. Le lendemain, comme à mes habitudes, je me suis levée faire ma prière avant de prendre le chemin du travail. Quand j’suis arrivée, j’ai croisé Rama dans la porte d’entrée. Nous avions pris l’ascenseur ensemble. Il faisait tôt, raison pour laquelle, elle n’a rien dit. Je la connais, elle mourait d’envie de me parler de sa nuit. Heureusement, elle me connait, les matins, j’aime le silence. On s’est juste salué avant de rejoindre nos bureaux respectifs. La journée se passait super bien. J’sais faire la part des choses, je ne mélange jamais le côté professionnel. A l’heure de la pause, nous avons rejoins le restau pour le déjeuner. J’ai écouté Rama pour qu’elle entame mais cette fois-ci, elle n’abordait pas le sujet de sa nuit. J’ai l’impression qu’elle a été battue par son mari. Elle aimait se vanter de ses astuces mais cette fois-ci, elle est muette comme une tombe.

Pendista : Qu’est-ce qui ne va pas chérie ???

Rama : Rien j’suis juste fatiguée. J’ai trop sommeil.

Pendista : Mdrrr !!! Tu ne dors pas les nuits. Tu vas te tuer un de ses quatre. Il faut se reposer parfois, ton mari t’appartient pour la vie. Vas-y molo molo.

Rama : Cette fois-ci, Malaw y est allé trop fort. La dose était trop forte. Une chose est sure, je ne vais jamais le réessayer si tôt.

Pendista : Qu’est-ce qu’il te donne ???

Rama : Des choses à utiliser avant mon intimité. Ça aide à retarder l’éjaculation. Les hommes d’aujourd’hui ne tiennent plus longtemps au lit. Il parait que c’est du à l’alimentation, donc il faut les aider au maximum. J’suis trop conne au lieu d’attendre le week-end pour l’essayer, j’me suis précipitée. Motaxite, je ne le referai plus.

(Nandité : Je ne peux pas accepter ce que vient de dire ton amie. Je ne peux pas me taire, dinaci dougueul sama lamigne. Na kham dieukeureum rek té bagna généralisé. Goor ya ngi founiou nékone batey).

Pendista : Mdrrr. Tu es complètement folle, je te jure.

Rama : Tu sauras de quoi j’parle une fois mariée. Tu n’as pas entendu Malaw ???

Pendista : Non et c’est mieux ainsi.

Rama : Arrête de faire la désintéressée. Tu meurs d’envie d’entendre sa voix au téléphone. J’vais l’appeler.

Pendista : Hey, je ne t’ai pas envoyé et ne lui parle pas de moi.

Rama : Rire. Tu oublies que c’est mon ravitailleur, service après vente existe non. Tu peux te rassurer, je ne vais pas me mêler de votre relation.

Elle compose son numéro. Malaw, tu ne m’avais pas dis ça. Au lieu de m’avertir du dosage mais tu m’as laissé me débrouiller seule. J’en ai vu que du feu. Actuellement, j’ai sommeil grave et j’ai des courbatures. Tu n’es pas sérieux. Ce produit, je ne l’utiliserai pas de sitôt. J’veux un autre produit pas pour l’intimité mais un parfum de chambre et quelques perles. Une de mes cousines va se marier ce week-end. Après une 10zaine de minute au téléphone, elle raccroche. J’étais déçue parce qu’en aucun moment, je n’ai pas entendu mon nom ou une phrase parlant de moi. Je ne montrai pas ma déception. Nous avons repris le boulot après la pause.

A la descente, comme toujours, j’file directement chez moi. J’commençais à me passer de cet idiot de Malaw. Les sensations commençaient à différer. Je ne pense plus à lui comme hier. Peut-être que c’était juste passager. Les jours passèrent sans nouvelle de Malaw. Mon ex commençait à refaire surface. Il m’envoya de temps en temps des textos. J’répondais pour tuer le temps, je n’avais personne à qui parler. Si ce n’est qu’avec Rama. Nous sommes restés des semaines sans nouvelle avec Malaw. J’me disais les genres de mecs comme Malaw sont ceux qui séduisent les filles et s’éclipsent. Ils sont sur de leur charme raison pour laquelle, ils font ce qu’ils veulent des filles. Avec moi, ça ne se passera pas comme ça. J’me dois de l’oublier et pardonner à mon ex. Peut-être, c’était juste une erreur de sa part. J’vais y songer. Je ne sais pas ce qui m’arrive mais ces temps-ci, j’pense trop aux hommes. J’avais besoin de ressentir de l’amour, il était grand temps que je donne suite aux différentes propositions. J’ai commencé à répondre les textos que j’recevais même si j’essayais de ne pas penser à lui, je n’y arrivais pas. Malaw revenait tout le temps dans mon esprit. Le mec me hantait grave, je ne pouvais plus le cacher à Rama. Je l’ai tout avoué et elle m’a conseillé de dominer mes sensations car si les hommes sachent qu’ils te perturbent tu en paieras les pots cassés. J’ai suivi ses conseils. Ça a duré un mois avant que je ne reçois un jeudi soir l’appel de Malaw, alors que je ne m’y attendais pas.

Malaw : Bonsoir, la patronne Pendista.

Pendista : Bonsoir. Qui est à l’appareil ???

(J’faisais semblant, j’avais enregistré son numéro depuis très longtemps).

Malaw : J’vois que tu avais perdu mon numéro. Moi qui attendais avec impatience un signe venant de toi. J’allais mourir d’attente si je n’avais pas pris mon courage à deux mains pour t’écrire.

Pendista : monsieur, je n’ai pas le temps d’écouter certaines choses. Tu me dis qui tu es ou j’raccroche mon téléphone.

Malaw : C’est docteur astuce ou ton entraineur si tu préfères ce surnom. Malaw, j’vois que tu n’as pas le temps d’enregistrer certains numéros.

Pendista : Anh d’accord Malaw. Ça fait un bail, c’est comme ça que tu comptes coacher une personne. Depuis lors, tu n’as jamais refais signe. J’croyais que tu ne voulais plus de ce job. Rire

Malaw : Non sache que chaque seconde passée, j’pensais à toi. Tu hantais toutes mes pensées, je ne sais pas comment te le dire mais j’ressens des trucs pour toi. Je m’étais assuré de ne plus côtoyer de sitôt les femmes mais avec toi, j’aimerai prendre ce risque. J’sais dorénavant que nous ne sommes pas de la même classe. Tu es diplômée, intellectuelle et tout, alors que je ne suis qu’un vendeur. J’avais le droit de me libérer l’esprit. Tu peux me remettre à ma place, l’essentiel est que j’ai enlevé un poids de ma conscience. Tu n’es pas obligée de me répondre ni de continuer à m’écouter mais sache que j’aimerai être avec toi.

Pendista : J’avoue que tu me prends de haut. J’suis humaine comme toi et les classes sociales ne sont pas mes trucs. Ne te minimise pas à mes yeux et je ne suis pas de ses personnes qui se la pètent. Tu as tout pour plaire et j’apprécie ton style mais j’sors d’une relation un peu compliquée. Je ne fais pas trop confiance aux mecs. Même si avec toi, j’sens de la différence. J’suis trop compliquée et je n’aimerai pas que tu souffres à cause de mes agissements. Je ne suis pas facile à vivre. Tu me comprends. Tu mérites une fille qui sera prête pour une vraie relation.

Malaw : J’peux t’attendre le temps que tu voudras. La seule fille qui a su me faire sortir de ma cachette c’est toi. J’ai beaucoup de proposition avec mes différentes clientes mais elles ne sont pas trop à mon goût. Promets que tu penseras à ma proposition et j’attendrai le temps que tu voudras.

Pendista : Je te promets d’y réfléchir.

Malaw : Merci et bonne fin de soirée.

Il raccroche son téléphone. Il est pressé le mec, il ne sympathise même pas. Je ne voulais pas qu’il raccroche. Sa voix me manquait déjà. J’ai serré mon téléphone dans mon cœur. Enfin, il est revenu. J’ai vite fait le compte rendu à Rama qui était contente pour moi. Elle m’a conseillée de ne plus perdre de temps et de répondre le week-end. Au fond de moi, j’avais envie de le rappeler immédiatement pour accepter mais je ne pouvais pas et ne devrais pas le faire. J’ai pris mon mal en patience. Le vendredi à ma descente après le diner, je me suis retirée rapidement dans ma chambre pour passer l’appel, je ne pouvais pas attendre plus.

Pendista : Bonsoir Malaw et le vendredi ça se passe ???

Malaw : J’suis très content d’avoir reçu ton appel. J’ai passé une journée difficile mais ton appel vient de tout soulager. Tu me procures un énorme plaisir. Si tu pouvais sentir le battement de mon cœur, tu comprendrais tout ce que je te dis. Que me vaut l’honneur de cet appel.

Pendista : J’avais senti que tu n’allais pas bien et j’ai préféré t’appeler pour en savoir plus.

Malaw : Huuum boudé ay nakh sakh baxna. J’aurai aimé que tu me dises Malaw, j’accepte de sortir avec toi.

Pendista : Lol c’est facile ça. Malaw, j’accepte de sortir avec toi.

Malaw : Un peu de sérieux stp, j’veux que tu me le dises avec assurance et sincérité.

Pendista : hey tu m’as demandé de te le dire et je te l’ai dit. Malaw, j’veux être avec toi. Blague à part, j’suis sûre de moi. J’ai envie d’essayer avec toi. Je ne dirai pas que j’suis hyper amoureuse de toi mais j’ai vraiment envie d’essayer avec toi pour savoir ce que ça va donner.

Malaw : Une chose est sure tu ne vas pas regretter et je te dis mes intentions dès à présent. Je te veux comme femme pas comme copine. J’veux que tu sois sure de vouloir être avec moi. J’aurai aimé que tu prennes ton temps avant de prendre une décision dont tu n’es pas encore sure.

Pendista : Si je n’étais pas sure de moi, je n’allais jamais répondre positivement. Je ne suis pas obligée d’être avec toi, ni de te répondre et pourtant je l’ai fait lucidement.

Malaw : Tu es réellement prête pour être madame Gadiaga.

Pendista : Oui je le suis. Mais je ne guide pas mon destin, je ne force rien, j’aime laisser le temps faire son boulot. Si nous sommes appelés à être pour la vie, personne ne pourra nous séparer.

Malaw : Tes paroles me rassurent énormément. J’prierai pour que le destin nous unisse à jamais. J’suis un laobé et j’suis fier de l’être. Si le Bon Dieu m’avait demandé avant de naitre ce que j’voulais être, je te jure que j’choisirai l’ethnie laobé.

Pendista : Pourquoi cette phrase ???

Malaw : J’ai eu ce genre de problème avec 2 de mes ex copines. Leurs parents n’aimaient pas notre relation parce que j’suis laobé.

Pendista : J’suis sarakhoulé et je m’en fiche de ton appartenance. Tout ce que je te demande c’est de me rendre heureuse. Je n’ai jamais entendu mes parents tenir ses genres de propos. De toute façon c’est de ma vie qu’il s’agit. J’suis majeure et vaccinée. Mes décisions m’appartiennent.

Malaw : Je l’espère aussi. Ne le prends pas mal mais votre ethnie est trop compliquée. J’aurai aimé que tu en parles d’abord à ta famille avant que nous souffrons tous les 2 à l’avenir.

Pendista : J’vois que les problèmes d’ethnie hantent ton esprit. Mon grand frère s’est marié avec un Al pulaar et mon autre frère avec un wolof. Par contre ma sœur s’est unie avec un de mes cousins. Et pourtant nous vivons en parfaite harmonie sans discrimination. Nous sommes de la même religion donc y’a aucun problème. J’pense que nous perdions notre énergie pour rien. Pour le moment essayons de planifier notre mode de fonctionnement.

Malaw : Tu ne peux pas savoir combien j’suis heureux de cette nouvelle. J’vais appeler Rama pour l’annoncer la nouvelle. Elle ne cessait de m’encourager à te draguer. Elle veut nous voir ensemble. Si tu veux on peut se capter sur watsapp si ça ne te dérange pas.

Pendista : J’suis d’accord

Peut-être certains de tes lecteurs diront que c’est facile mais, vous ne pouvez pas savoir combien j’étais pressée de recevoir cette demande de sa part. J’ressens des trucs inexplicables envers lui.

Nandité : Ne te préoccupe pas de ce que disent les gens. Ta relation te concerne, si c’est facile ou difficile, ça ne regarde que toi. J’ai la conscience tranquille lorsque je t’ai entendu dire que tu ne peux pas expliquer ce que tu ressens pour ton Malaw, car si tu pouvais expliquer tes sensations, je ne croirai jamais en ton amour. Le vrai sentiment n’a pas d’explication, ça se vit et se sent. Je ne crois pas qu’on peut vivre sans amour. Soit tu le gardes pour toi par peur d’être rejeté, soit l’amour de ta vie n’est plus de ce monde. Thiey amour aka mako doundou. Attends je me tais. J’commence à m’emporter dama eupeul si mbeuguel. Soit heureuse.

Je n’avais jamais pensé aux problèmes de classe sociale mais après les paroles de Malaw, j’ai commencé à y penser. Honnêtement, je ne pense pas que nous aurons à vivre ce genre de situation. J’comprends son discours, il a eu à vivre ce genre de relation et j’sais qu’il a peur de revivre la même situation. Une chose est sure, je ne suis pas prêt à abandonner cet homme. Nous n’avons même pas encore une journée mais il a changé tout en moi. J’sens déjà l’apaisement de mon cœur. Je n’ai pas fermé les yeux de la nuit tellement, que nous avions échangé des messages. Je n’avais jamais cru que l’amour pouvait aider à ce point. J’oubliais tout, je me laissais nager dans le bateau de l’amour. Comment ça peut aller si vite en amour, il est magique. J’étais joyeuse et cette nuit, je me suis endormie avec mon portable serré dans mon cœur. Heureusement, que le samedi y’avait pas de travail. Dès mon réveil, j’ai reçu le texto de Malaw me souhaitant une bonne journée.

Malaw : Bon réveil matinal mon amour. Tu as rendu belle ma nuit. Tellement que j’pensais à toi. Je t’aime ma reine de Pendista.

Je ne pouvais que sourire et répondre avant même de me lever sur le lit.

Pendista : Tu ne peux pas savoir la joie que j’ai en lisant de sitôt ton texto. J’suis tjrs dans mon lit mais je ne pourrai jamais t’expliquer comment je me sens. J’suis dans un rêve Malaw et ne me réveille jamais. J’veux mourir à tes côtés.

Nandité : Wa Penda ya wakh lolou lépp. Sérieusement, tu es amoureuse. Ndeysan, j’peux comprendre ton bonheur, l’amour est magique. Tu n’as encore rien vu, bilay walay demande à ma princesse ce que c’est l’amour. Bisou au passage. Hahaha. J’sais que tu me lis discrètement.

Je me suis levée, prendre mon bain et rejoindre la famille chez l’appart de mes parents. J’étais trop proche de mon père, nous étions des complices. Je ne suis pas la cadette mais j’me comporte en tant que telle. J’aime me blottir dans ses bras ou mettre ma tête sur lui. J’adore mon papa. Ma mine radieuse ne l’a pas échappé.

Mon papa : J’ai l’impression que j’vais perdre bientôt ma fille adorée.

Pendista : Pourquoi vous dites cela papa ???

Mon papa : Tu es amoureuse ma chère. J’vois en tes yeux une fille heureuse et y’a que l’amour qui peut te mettre dans cet état. En tout cas, j’suis pressé de savoir que tu te maries. Il est grand temps que tu laisses la place à ta maman, parce qu’elle commence à être jalouse.

Ma mère : Rire. Qu’elle prenne tout. Je n’ai même pas votre temps, en plus, je n’ai pas peur de Penda parce qu’elle ne m’arrive pas à la cheville.

Nous vivions en parfaite harmonie. Les week-ends chez nous, c’est comme dans un rêve, tout le monde est présent. On s’absente rarement de la maison. Nous aimons nous regrouper et passer des moments. La journée s’est passée comme d’habitude, dans la joie et la complicité des uns aux autres. L’après midi, j’ai reçu l’appel de Malaw, j’ai sauté de mon fauteuil avant de me retirer dans ma chambre pour répondre. Nous avons discuté une 30taine de minute, avant qu’il ne raccroche. J’prenais 5mn à méditer après chacun de ses appels. Il me rend folle. Il voulait qu’on dine ensemble, chose que j’ai acceptée sans hésiter. Ma famille n’est pas jalouse. Mes parents nous mettent face à nos responsabilités. Je n’ai pas perdu mon temps, il me fallait trouver quoi me mettre. Vous allez me donner le temps de choisir mes habits. On se capte…

Chapitre 3

3ème Partie : 1er Rendez-vous

Certains pensent que j’y vais trop vite mais croyez-moi, c’est facile de reconnaitre l’homme de sa vie. Les sensations sont différentes. Je me suis levée pour sortir ma robe, j’sais m’habiller sexy quand j’veux. Nous étions tellement pressés que nous n’avions pas fixé le lieu où il devrait venir me prendre. J’ai rappelé sans tarer.

Pendista : Hello !!!

Malaw : Je te manque déjà ???

Pendista : Calme ta joie. Comment ferons-nous pour nous voir ??? Fomey dieulsi wé ???

Malaw : Lol tu as raison. Je n’ai pas pensé à ça. Je ne sais même pas ton domicile.

Pendista : Arrivée à la police Dieuppeul tu me fais signe.

Malaw : Facile. J’adore tout ce qui n’est pas compliqué. A plus dans ce cas.

Pendista : Tu es pressé de raccrocher ??? QU’est-ce que tu fais ???

Malaw : J’termine mes commandes pour te consacrer le reste de mon temps. S’il ne s’agissait que de moi, j’te parlerai à tout moment et à tout temps.

Pendista : J’comprends, on se dit à toute.

J’avais beaucoup d’idées dans la tête. Comme ce sera notre premier Rv, il faut marquer mon territoire. Nous avions fixé notre rendez-vous à 21h. J’devrais à présent prévenir mes parents de ma sortie de ce soir.

Pendista : Papa, j’dois sortir avec un ami juste pour diner.

Mon papa : Tu me donnes raison. Ma fille est tombée amoureuse c’est bien il était temps.

Pendista : Je ne suis pas si amoureuse que ça mais bon, tout peut aller trop vite. L’homme me plait énormément mais j’veux prendre mon temps. Et stp, pas trop de question.

Mon papa : D’accord prends soins de toi.

Ma mère était à l’écart, elle ne se prononça pas. Elle respecte toujours la décision des gens même si parfois elle saisit lorsqu’elle sent le danger. Après une 20taine de minute, en leur compagnie, j’me suis retirée pour me préparer. Il me fallait, l’avis d’expert de Rama. Elle est beaucoup plus expérimentée que moi en matière d’homme. J’compose son numéro.

Pendista : Bonsoir chérie ?? Hope que tu vas bien. J’sais que nous sommes le samedi et tu adores ce jour mais j’ai besoin de ton aide. J’ai un diner avec Malaw mais je ne sais pas comment m’y prendre. Qu’est-ce que tu proposes ???

Rama : J’attendais de voir si tu allais sortir sans m’avertir. Malaw a fait son rôle, il m’a averti de votre rendez-vous de today.

Pendista : Tu me connais, je ne me permettrai jamais de faire quoi que ce soit en ton insu après que tu aies tout manigancée. Le temps file qu’est-ce que tu proposes ??

Rama : Tu es chic ma chère. C’est par respect mais tu n’as même pas besoin de mon avis pour ton habillement. Sur ce côté, je te fais entièrement confiance.

Pendista : Je ne connais pas encore le goût de Malaw et j’veux plaire. J’veux qu’il soit dingue de moi.

Rama : Tous les mecs aiment les minis robes, serrées et sexy. Mets une de tes robes que tu avais l’habitude de porter quand nous avions des galas au travail. Et pour cette fois, stp, porte un string ou rien si tu veux, ne gâche pas la valeur de ta robe. Je te connais, tu aimes porter les Sénégal bâches.

Nandité : Hééhéhé Rama, tu commences à me titiller. Jusque-là, tu n’as donné que de bon conseil. Sénégal bâche andoul sakh ak robe yoyou. Toi là huuum, je me tais tu es mariée. En tout cas, tu es jongué. Rama rek si djiguène jongué no comment. Yowitam pendista loula khir si ay Bâche melni 19ème siècle. Hey nous sommes au 21ème siècle, V, String, Dentelle, boxer wala bou féroce bi, bou agressif bi maname aloum néne ymgx.

Pendista : Tu ne changeras jamais. C’est juste un diner et rien d’autre. Pourquoi être trop sexy ???

Malaw : C’est pour qu’il accélère les choses. J’sais qu’il te veut comme femme, donc, donne un coup de pousse au destin pour qu’il confirme sa décision. Fais en sorte qu’il regrette d’avoir tardé à te connaitre. Rang bi da serré baxna.

Pendista : Ok bye. Il ne me reste que 30mn pour me préparer. Tu maitrises mes habitudes, j’suis ponctuelle. Allez bonne fin de soirée et fais attention à toi pour ce samedi.

Rama : Chérie dernier conseil, une fois arrivée au lieu de diner, de temps en temps, lèves-toi, et pars aux toilettes pour te refaire le maquillage. N’oublie pas de garder ta démarche. Ce sera l’occasion pour lui de te regarder et d’avoir des pensées extraordinaire. Bref safal djiguène koi. Ymgx.

J’raccroche mon téléphone en riant comme pas possible. Rama est complètement dingue. Il était temps de me préparer pour mon RV. J’avais mis une robe sexy qui laissait apparaitre mes belles formes mashallah. Même moi, je m’étais surprise de mon accoutrement, je me trouvais trop belle. Quand j’suis sortie de ma chambre, j’ai fait attention pour ne pas croiser mes parents parce qu’ils ne me laisseront jamais sortir de la maison comme ça.

Nandité : Qu’est-ce que tu as mis à l’intérieur ??? Boul sathie film bi.

J’savais que tu poserais cette question. Je ne voulais pas décevoir Rama, j’ai mis un string et quand je me suis regardé sur la glace, j’suis tombée amoureuse de ma propre personne.

Nandité : Wouy sama ndeye. Robe ak string rek…No comment. Nandité yi imaginez ce que ça donne.

Il était 21h00, quand mon portable sonna. Je n’attendais que ça.

Malaw : J’suis au point de rendez-vous. J’suis à l’intérieur de la voiture en noire.

Pendista : J’arrive dans une minute.

S’il y’a une chose qui me séduit encore, c’est sa ponctualité. J’ai répondu avant de sortir le rejoindre. Quand il m’a vu, il est sorti de sa voiture pour m’ouvrir la porte. Il était vraiment élégant. J’aime tout chez ce mec, il finira par me rendre folle. On s’est juste donné des accolades avant que je ne monte à bord. Sur la route, on discutait de tout et de rien. L’odeur de son parfum noyait la mienne. Quelle élégance en cet homme. J’restai sage, j’ignorais le lieu qu’il voulait m’amener, je lui fais entière confiance. J’étais prête à aller avec lui-même en enfer.

Nandité : Pendista nak eupeul nga nank rek. Ça se voit que tu viens de tomber amoureuse. Nous avons dépassé ce stade. Nous avons vu différentes couleurs. Mes lectrices niola gueneu rakadiou, nieuk la niam lou neex astafourlah balène ma khamalou malène dara.

Après 30mn de route, il gara devant un restaurant chic où on ne voyait que des gens civilisés et bien habillés. Nous entrons avant d’être accueillis par une belle fille, qui ne cessait de lui regarder. J’étais un peu jalouse mais j’sais que mon Malaw ne passe pas inaperçu. Nous nous sommes installés à notre table, avant de faire nos commandes. J’fuyais son regard qu’il fixait sur moi. Je l’aime trop pour le regarder les yeux dans les yeux. Il était sur de lui, il parlait avec une telle assurance.

Malaw : Je n’arrive pas à croire que j’sors avec toi. J’avais des yeux sur toi depuis que j’ai vu tes photos sur le portable de Rama mais je n’osais pas croire que tu allais répondre même à une de mes salutations. Pour moi, tu n’allais même pas regarder un homme de mon genre pour ne pas dire un vendeur d’encens, de perle etc.

Pendista : Ce vendeur de perle, d’encens est avant tout un homme. Pour rien au monde, j’passerai devant toi. Tu es un homme et tout homme mérite le respect d’une femme. Nous serons toujours derrière vous. Certes, j’suis diplômée, cadre, bien payée mais jamais au plus grand jamais je n’essaierai de me comparer avec toi. Nous sommes vos esclaves et ça ne changera jamais. Tout ce que je te demande, c’est de me respecter, de ne jamais me minimiser, d’être là quand j’en ai besoin. Financièrement, je n’attends rien de toi. Je ne dirai pas que j’suis plus riche que toi mais j’sais me prendre en charge. J’suis jalouse et je n’aime pas partager mon homme.

Nandité : bro nak bayil di toutel sa bop. Tu es laobé et vendeur de parfum et après. Tu es humain avant tout, bayil yoyou. Moi-même suis sorti avec un chichi, chacha et pourtant j’suis banlieusard pur et dur.

Malaw : J’sais prendre soins d’une femme. J’respecte une femme qui se respecte. J’ai entendu tout ce que tu viens de me dire, tu peux avoir la conscience tranquille, tu ne regretteras pas de m’avoir connu.

Pendista : Je ne suis pas curieuse c’est juste que j’’veux savoir tout sur toi avant que ça ne soit trop tard. Qu’est-ce qui s’est passé avec ta femme ??? Et pourquoi tu n’as pas trouvé une femme bien avant moi ???

Malaw : J’comprends et j’suis prêt à répondre à toutes tes questions. Pour ma femme, elle ne digérait pas mes relations avec mes clientes. Elle était jalouse, elle fouillait dans mon portable, elle rappelait les numéros qu’elle trouvait dans mon phone. Elle me suivait parfois, bref trop de choses négatives. On se disputait tout le temps et nous avons décidé de nous séparer avant que ça ne dégénère. Pour les femmes, j’avais pris du recul, j’ai reçu trop de demande de certaines de mes clientes mais elles ne me tentaient pas trop. Tu parlais côté financier, une chose est sure, tu es diplômée et tout mais j’suis plus riche que toi rire. Du coup, j’savais que certaines ne me voulaient que pour mon argent. J’sais reconnaitre les personnes de mauvaises intentions. Mon argent, je ne l’ai pas ramassé dans la rue, j’ai travaillé dur pour en arriver là. Je te mentirai si je te disais que je n’avais jamais essayé avec certaines mais pour des problèmes d’ethnies, nous ne sommes pas allés loin.

Pendista : Ok j’vois. Qu’est-ce que tu as à me dire à part ça ???

Malaw : A part que j’suis fier de mes racines, rien d’autres.

Pendista : Pourquoi tu me répètes tout le temps cette phrase ???

Malaw : Pour te signifier ma fierté d’être laobé.

Nandité : War nganio dimbeuli nak koubaax.

Pendista : Rire. Pas de doute, j’sais que tu es trop attaché à ton appartenance et je t’encourage. J’reviens.

J’ai suivi les conseils de Rama, je me suis levée pour aller me refaire le maquillage. Il ne se gênait pas à me regarder. Il avait un sourire dévastateur. J’aime ce côté bandit d’un homme.

Nandité : Bobou guissoma lol. Si t’avais vu le mien, t’allais être folle.

Je me suis retirée après 5mn, j’suis de retour. On me complimentait tout le temps sur ma démarche et j’ai fini par accepter qu’ils aient raison. A mon retour, Malaw n’y est pas allé par 4 chemins.

Malaw : Tu es vraiment sexy. J’ai hâte de te serrer dans mes bras. Je ne peux pas t’expliquer ce que j’ressens parce que tu ne comprendrais jamais. Quand tu t’es levée, tous les regards étaient braqués sur toi. J’commençais à être jaloux, heureusement, que les toilettes n’étaient pas loin. La prochaine fois que nous sortirons ensemble, ne soit pas si sexy.

Pendista : Désolée. Je ne voulais pas attirer les regards, juste ton regard.

Nous avons continué notre diner en discutant. Y’avait le chanteur Naby qui chantait en acoustique dans le restau pour animer. J’avais vraiment aimé ses prestations. Ça fait le compte parce que j’aimais tout ce qui est doux. Nous sommes restés 2h de temps dans le restau avant de nous retirer pour rentrer. Nous sommes sortis pour marcher un peu et prendre quelques photos avant de revenir récupérer la voiture. Il est vraiment différent des autres, il dégageait un charisme au dessus de la moyenne. Quand nous avons repris le chemin du retour, il m’avouait tout son bonheur.

Malaw : Merci de ne s’être déplacé rien que pour moi. Je n’oublierai jamais ce jour.

Pendista : Tout le plaisir est pour moi. J’avais hâte de passer un moment avec toi, pour te regarder, capter ton visage, sentir l’honnêteté de ta voix. J’suis séduite pour être bref.

Vers les 0h passé, nous sommes arrivés chez moi, il est venu jusque devant la porte de notre maison. Il est sorti m’ouvrir la porte de la voiture. Il m’a accompagné jusqu’à l’intérieur de la maison avant de me dire un au revoir en me donnant un simple baiser sur la bouche. J’voulais qu’il soit un peu poussé ce bisou mais je n’avais pas le choix, il s’est retourné avant de fermer la porte. Même si ce n’était pas le truc attendu, j’ai aimé ce petit geste. J’ai rejoins ma chambre, dans une joie indescriptible. L’amour est vraiment beau. J’ai pris un dernier bain avant de mettre mon pyjama. Je peux me coucher tranquillement et attendre un signe de lui pour me dire qu’il est bien arrivé chez lui. Après 35mn d’attente, j’reçois un appel de lui.

Malaw : J’suis bien arrivé. J’ai pris mon bain et maintenant, j’peux dormir tranquille.

Pendista : Enfin, je n’attendais que ça pour m’endormir. Même s’il me sera difficile de fermer les yeux parce que j’vais nager dans mes rêves. J’sens l’odeur de ton parfum dans mon corps. J’pense que je ne vais plus me doucher pour ne pas enlever cette odeur.

Malaw : Trop jongué que toi meurs. Je ne vais pas te retenir longtemps. Tu dois être fatiguée. Bonne nuit mon amour.

Il raccroche son téléphone. Pourquoi il ne m’a pas embrassé longtemps. J’mourrai d’envie de découvrir ses lèvres rouges. Il entretient tout en lui. Ce qui m’a le plus marqué chez lui après notre RV, c’est son respect et sa pudeur. Il ne m’a pas montré qu’il ne me voulait qu’à mes formes ou autres. Même si parfois, je l’invitais sur ce terrain, il déviait en faisant comme s’il n’avait rien entendu. Je ne savais pas quand est-ce que je me suis endormie. Le lendemain de bonne heure, j’ai reçu l’appel de Rama en premier. Je m’y attendais, elle est trop curieuse, elle voulait un compte rendu.

Rama : Je ne vais pas te saluer. Raconte.

Pendista : Où est monsieur ??? Vous n’avez pas refais le diogalé comme tu le dis souvent.

Rama : Si c’est déjà fait. Il est parti s’entrainer. Il n’est pas fou, il est parti recharger ce qu’il a déchargé. Tu me connais les samedis et dimanches diogalé bi dafey matttt. Mdrrrr.

Nandité : Rama neex nama torop waye. Aka ma kham diogalé lolou dara dakouko.

Pendista : Rire tu ne changeras jamais. Désolée de te décevoir mais il ne s’est rien passé. Juste un bisou respectueux de 2 secondes pas plus.

Rama : Oh non. Mais c’est normal, j’espère que tu as suivi mes conseils. Tu l’as allumé.

Pendista : Je ne sais pas. Il n’a pas cessé de me complimenter sur mes formes, mon habillement et tout.

Rama : C’est bon. J’connais Malaw, il te parlera très bientôt de mariage. C’est ce qu’il m’avait dit, il ne perd pas son temps dans les relations amoureuses. Il n’a même pas ce temps.

Pendista : Maintenant, tu vas calmement raccrocher ton téléphone parce qu’il m’appelle en bas.

J’vous expliquerai la prochaine fois la conversation.

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Entre problème de caste et mariage forcé

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