Chapitre 2
« Victor... » ma voix l’a fait sursauter.
Avant que je n’explique, il m’a plaquée sur le lit et a dit :
« Ma chérie, tu m’en veux parce que je n’ai pas dormi avec toi hier ? »
Il aimait toujours me taquiner avec ce genre de mots.
« Chérie, c'est de ma faute. Je te promets que je te soignerai bien au lit tous les jours pour que tu sois plus intime avec moi. »
Ces mots intimes d'autrefois me donnaient une nausée en ce moment.
Au moment où il a commencé à se déshabiller, j'ai vu une marque de baiser sur sa poitrine. Quand nous étions ensemble, il ne m'a jamais laissé de marques sur lui sous prétexte que les adultes ne devaient pas faire ça. C'était ridicule. J’ai finalement compris que ça dépendait de la personne.
La seconde suivante, il a touché ma cheville.
J'ai senti une douleur atroce dans ma cheville et je l'ai repoussé violemment. Les larmes ont jailli de mes yeux, je n’ai pas su si c'était à cause de la nausée ou de la douleur.
J’ai hurlé : « Lâche-moi ! »
Victor était mal habillé. En voyant mes larmes, il avait l'air très inquiet et m'a demandé :
« Tu es malade ? »
« Ton pied ? »
Ça a fait longtemps depuis qu’il est rentré, mais il a remarqué le plâtre seulement à ce moment-là.
Son expression a immédiatement changé.
Il a demandé : « Qu’est-ce qui s’est passé au pied ? Pourquoi ne m’as-tu rien dit ? »
Comme s’il n’avait pas été celui qui m’avait précipitée dans les escaliers pour courir après Chloé.
Son air hypocrite semblait ridicule, je n'avais pas envie de le lui rappeler.
« Chérie, je me suis absenté seulement une nuit et tu t’es blessée, sans moi, tu serais perdue. »
Il a murmuré en essuyant mes pleurs, et puis il s'est retourné pour me verser de l'eau.
« Pauvre petite! Tes larmes me brisent le cœur. »
Je regardais son dos, ressentant la douleur à ma cheville, et un léger sourire amer naissait sur mes lèvres.
Il s'était occupé de moi de tout, sans distinction entre les petits et les grands, pendant neuf ans. Je n'avais jamais imaginé une vie sans lui.
Mais, au fil de ces neuf ans, Victor s'est vraiment occupé de moi de tout cœur ou il pensait à Chloé en me soignant ?
Cette relation m’a dégoûtée comme si j’avais avalé une mouche.
Ce soir-là, je me suis allée dans une chambre d'amis sous prétexte que j'avais mal aux pieds. Il m'a prise dans ses bras sous la couverture.
Je l'ai repoussé. Son téléphone a soudainement vibré lorsqu’il voulait s’approcher de moi
« Chérie, mon pote est de mauvaise humeur. Je vais parler avec lui. »
Victor est allé dans le bureau.
Puis, j’ai vu en post sur Facebook, c’était publié par l’ami de Victor :
« Chloé est la seule personne qui peut arracher quelqu'un du paradis de l'amour. »
J'ai donné un « like » au message, puis j'ai éteint la lumière et je me suis endormie.
Chapitre 3
Le lendemain, je venais de me réveiller, Victor est rentré. Sans réfléchir, il s'est jeté sur moi.
Je me suis aussitôt écartée et mon visage a instantanément changé parce que j’éprouvais de la répulsion pour lui.
Victor a pensé que je me sentais mal. Il a jeté un regard inquiet à ma jambe, puis il est allé chercher un manteau pour moi et a dit : « Chérie, mets ton manteau. »
« Où va t-on ? »
Victor a soupiré : « Chérie, tu es toujours comme un enfant. Dès que tu ne te sens pas bien, tu as mauvaise mine. Je vais te ramener à l'hôpital pour un examen médical. »
Victor m'a emmenée à l'hôpital.
Dès que nous y sommes entrés, nous avons rencontré Chloé.
Elle couvrait son bas-ventre, tout pâle, debout toute seule.
Victor m'a aussitôt laissée de côté. Je me suis heurtée contre le mur et la douleur m'a faite transpirer à grosses gouttes.
Il m’a complètement négligée, il s'est précipité pour prendre Chloé dans ses bras et a dit : « Qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi tu ne m'as pas demandé de t'accompagner ? »
Chloé lui a souri en secouant la tête, mais elle a délibérément jeté un coup d'œil de haut en bas sur moi.
Mon manteau était exactement le même que le sien.
« J'ai juste un peu mal au ventre. Pourquoi vous venez ensemble ? »
Victor a touché le bout de son nez, avec un air coupable, il a répondu sans hésitation :
« Lina a mal à la cheville. Elle m'a demandé de l'accompagner pour consulter le médecin. »
J'étais déjà habituée à cette excuse.
Victor a caché notre relation depuis toujours, chaque fois qu'il rencontrait ses amis, il disait toujours : « Lola Dupont est à l'étranger, alors elle m'a demandé de prendre soin de sa sœur. »
Seuls ses meilleurs amis savaient que j'étais sa petite amie.
Chloé a fait ‘oui’ puis a dit : « Eh bien, accompagne-la à la consultation. Moi... »
Chloé a soudain froncé les sourcils avant qu’elle n'ait fini de parler, elle a de nouveau couvert son ventre.
La seconde suivante, elle a été prise dans les bras de Victor.
« Lina, attends-moi un peu. Elle a mal à l’aise. Je vais la faire transporter d'abord. »
Je vais l’emmener aux urgences.
J’ai baissé la tête pour voir ma cheville, le sang a pénétré le pansement et la douleur était si intense qu'elle me transperçait jusqu'aux os.
Victor s’est inquiété pour elle.
Je me suis mise à rire ironiquement.
Un acteur de talent ne voulait pas jouer lorsqu'il a rencontré la personne qu’il a aimée.
« Oh ! Vous saignez beaucoup du pied ! », ne infirmière a crié et m'a amenée à soigner la plaie.
Je me suis baissée pour regarder. Le sang était si rouge et l’odeur était si piquante, mais Victor n'avait rien vu.
L'infirmière a dit : « Vous êtes tombée sur des éclats de verre en tombant, et vous avez même cassé votre cheville ? »
Victor était très fort ce jour-là.
Quand j’étais tombée, j'avais renversé une bouteille et les éclats de verre s’étaient enfoncés dans ma cheville. J'avais même cassé l'os. J'ai toujours été choyée depuis mon enfance. Même si je m'entaillais le doigt, ma famille était si inquiète pour m’envoyer à l’hôpital. Et maintenant, je serrais le poing, sans un mot.
Après le traitement de la plaie, j'étais trempée de sueur froide.
L'infirmière a dit : « Voilà, reposez-vous bien. Faites venir votre petit ami pour vous raccompagner. Ne restez pas seule, sinon, vous allez aussi vous blesser. »
De façon inconsciente, je voulais envoyer un message à Victor.
Chapitre 4
Ça a fait déjà une heure depuis mon arrivée à l’hôpital.
Victor n'était pas revenu.
« Personne ne vient pas vous chercher ? », l’infirmière m'a demandé.
J'ai appelé Victor.
Il a complètement oublié qu'il était venu avec moi à l'hôpital.
« Désolé, Lina. Chloé s'est soudainement sentie mal, alors je l'ai raccompagnée chez elle... »
Avant qu’il n'ait fini de parler, une voix a retenti de l'autre côté du téléphone : « Votre mari vous aimez bien. Dès qu'il a su que vous aimez ces fleurs, il les a achetées toutes ! »
La voix de Chloé s'est entendue à côté, même si Victor s'est déplacé rapidement, j'ai tout de même bien entendu.
« D'accord. »
Dès que j'ai raccroché le téléphone, Victor m'a envoyé un message.
« Chérie, je vais te donner une explication quand je rentre à la maison pour ce qui s'est passé aujourd'hui. »
L'explication, c'était souvent le prélude à un autre mensonge.
Immédiatement, j'ai pris un taxi et je suis rentrée à la maison en me supportant sur des béquilles.
Ce soir-là, je n'ai reçu aucune explication.
Victor n'est pas rentré non plus.
Je venais de terminer la discussion avec un client étranger et je lui ai envoyé le plan de promotion du premier trimestre. Fatiguée, je frottais les yeux, un message est apparu sur le portable.
« Mon pote, est-ce que tu as pécho Chloé ? Et Lina ? », c’était un message d’un ami de Victor.
J'ai cliqué sur la photo, c'était une capture d'écran de Facebook de Chloé.
Dans la photo, il y avait beaucoup de fleurs dans la pièce. Chloé était assise au milieu des fleurs, elle portait le manteau que j'avais acheté pour Victor, avec un sourire très doux.
Elle avait écrit en légende : « Après tous ces détours, c'est toujours toi. »
À travers le reflet sur la baie vitrée, on pouvait voir que Victor la photographiait.
C'est seulement alors que j'ai découvert que c'était le Facebook de Victor sur cet ordinateur.
Victor a répondu : « Arrête de plaisanter ! »
Son ami lui a envoyé un emoji.
J'ai éteint l'ordinateur et j'ai dormi très bien.
...
Trois jours plus tard, j'ai remis ma lettre de démission et tous les projets de marketing en cours au directeur général.
Le directeur général a regretté que j’allasse partir, mais il était heureux pour moi en même temps.
« Lina, tu es venue travailler pour moi dès que tu es diplômée. Je suis vraiment triste de te voir partir, mais je dois te féliciter, car tu as trouvé ton bonheur ! »
Le directeur général et plusieurs directeurs m’ont invitée ensemble à un dîner d'adieu. Ce restaurant était celui où j'étais venue pour mon premier rendez-vous avec Victor. Nous y sommes venus pour chaque anniversaire par la suite.
Victor avait dit : « Chérie, quand je te ferai ma demande en mariage, nous viendrons certainement ici, car on peut voir la plus belle vue de nuit de toute la ville J ! »
Au milieu du dîner, je suis sortie pour régler. Dans un coin, j'ai rencontré Chloé.