Chapitre 2
Le lendemain, je me suis réveillée vers 5h30.
J’ai fait le ménage et j’ai réchauffé la nourriture.
Yannick s’est réveillé, il a mangé et nous sommes allés retrouver Brenda qui était déjà prête.
On a attendu 8h avant de sortir.
Brenda : On commence par où ?
Clara : On passe devant la FECAFOOT et on vire un peu vers Nkomkana.
Brenda : Bonne idée. Allons-y.
Comme convenu, on marchait et nous sommes passés devant la FECAFOOT, y avait un monde fou !! On se demande bien pourquoi.
Brenda : Pourquoi y a les gens ici comme ça ?
Clara : Je me pose la même question.
On a continué de marcher en parlant quand on a entendu un groupe de filles dire :
Fille 1: Aïe Samuel va venir demain, mince. Ils ont confirmé ça. Demain je reviens encore, plus belle qu’aujourd’hui.
Fille 2: Moi aussi. Il va seulement être fasciné par ma beauté.
Oh.. je vois. Samuel sera là demain. Oh mon Dieu !!!!!
Clara : Tu entends ça ? Samuel Eto’o va être là !! Mon crush !
Brenda : Haha haha. Oui j’ai entendu. Demain tu viens aussi camper là ?
Clara : Quoi ? Non non. Je dois chercher l’argent. Ce n’est pas en campant là que je vais payer mes factures et la scolarité de mon petit frère.
Yannick : Une journée ne va pas te tuer grande sœur. Tu auras l’occasion de voir ton crush.
Clara : Non non. Avec les milliers de personnes qui y seront, il ne me verra même pas. Lol
Brenda : On ne sait jamais. Viens quand même.
Clara : Non non. Allons y.
Brenda : Ta sœur ci est têtue hein Yannick.
Yannick : Très têtue même.
Bref nous avons continué, et nous avons bien vendu !!
Tellement on a bien vendu que nous sommes rentrés à 15h.
J’ai donc décidé de marcher pour chercher un travail.
J’étais à Bastos, je suis entrée dans un restaurant 5 étoiles. Je savais déjà que c’était peine perdu, mais je ne sais pas pourquoi, j’y suis allée quand même.
Clara : Bonsoir Madame.
Madame : Bonsoir, bienvenue chez Pépite D’or. Que puis-je faire pour vous ?
Clara : J’aimerais savoir s’il y a un job disponible ? Peu importe lequel. S’il vous plaît.
Madame : Patientez, je demande au boss. Veuillez vous asseoir.
Clara : Merci.
Je me suis assise, j’ai attendu qu’elle revienne.
Quelques minutes plus tard, la dame est venue avec un Monsieur un peu plus âgé. Je suppose que c’est le patron.
Quand je les ai vu, je me suis directement levée.
Madame : Monsieur, c’est elle qui cherche le travail.
Monsieur : Bonsoir mademoiselle.
Clara : Bonsoir Monsieur.
Monsieur : Carole tu peux retourner à ton poste. Toi, suis moi.
Carole : D’accord Monsieur.
Je l’ai suivi dans son bureau.
Il s’est assis et m’a demandé de faire pareil.
Monsieur : Comment tu t’appelles ?
Clara : Je m’appelle Clara Monsieur.
Monsieur : Ok Clara. Moi c’est Jean-François.
Clara : D’accord Monsieur.
« « Que de dire Jean-François, je vais mettre JF. Ne vous embrouillez pas ;) » »
JF : Carole m’a dit que tu es à la recherche d’un travail ?
Clara : Oui Monsieur.
JF : Tu as déjà travaillé en tant que serveuse quelque part ?
Clara : Oui Monsieur.
JF : Où ça ?
Clara : Dans un restaurant ici à Bastos.
JF : Pourquoi tu ne travailles plus là-bas ?
Clara : On m’a renvoyé.
JF : Qu’as-tu fait ?
Clara : J’ai giflé un client.
JF : Quoi ? Et pourquoi ?
Je lui ai raconté ce qui s’était passé ce jour.
JF : C’est une très bonne chose !! Je suis fier de toi, tu ne dois pas te laisser faire. Pour le poste, j’étais à la recherche d’une serveuse, tu tombes bien. Le poste est à toi.
Clara : Merci beaucoup Monsieur. Merci infiniment.
JF : Tu commences demain en soirée, car je vais recevoir des personnes importantes ici. Tu viendras à 15h tout apprêter avec les autres.
Clara : Sans soucis Mr.
JF : Carole te donnera ton uniforme en sortant. Pour le salaire, tu connais le montant ?
Clara : Non Mr.
JF : Le salaire de base c’est 85,000f plus les pourboires si on t’en donne. Et si tu fais un bon boulot, tu vas quitter de serveuse à réceptionniste et ton salaire augmentera. J’espère que ça te convient ?!
Clara : J’avais d’abord l’autre ? Merci beaucoup Mr.
JF : Pas de quoi. Demain tu signeras ton contrat de travail. Tu peux y aller maintenant.
Clara : D’accord. Au revoir Mr. Bonne soirée .
JF : Bonne soirée Clara.
Je suis sortie de là toute contente.
Je me suis dirigée vers Carole qui m’attendait déjà.
Carole : Vu ton sourire, on t’a embauché !
Clara ; Oui oui. Je suis tellement fière..
Carole : Le salaire te convient ?
Clara : J’avais l’autre ? Eh ah. Ça va me permettre d’économiser pour la rentrée de mon petit frère et tout.
Carole : C’est toi qui paye sa scolarité ?
Clara : Le boss a dit que tu vas me donner l’uniforme !
Carole : Oui. Attends je viens avec.
Je l’ai attendu, elle est venue me donner mon uniforme.( une jupe droite noire et un t-shirt noir avec le logo du restaurant dessus.)
Carole : Les mercredi et Vendredi on peut porter un pantalon noir.
Clara : D’accord. Merci. Au revoir et à demain.
Carole : A demain.
Je suis sortie avec un immense sourire. J’ai pris le taxi qui m’a laissé à destination.
Brenda : En voyant ton sourire, je sens que tu as une bonne nouvelle.
Clara : j’ai trouvé un travail !!
Brenda : Merci Seigneur. Aïe
On a dansé pour célébrer ça en riant. Mdr.
Brenda : C’est où ?
Clara : Pépite D’or, en tant que serveuse avec un salaire de 85000f le mois.
Brenda : Dieu ne dort pas !! Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que ta vie va changer !
Clara : Fausse voyante pardon laisse moi MDR.
Brenda : On verra mdr.
On a continué à parler, ensuite je suis entrée me doucher.
Yannick était en train de jouer au foot avec les enfants du quartier. J’étais en train de chercher quoi cuisiner quand Brenda est entrée.
Brenda : Je suppose que tu es fatiguée, donc je t’ai apporté l’okok avec le manioc que j’ai préparé. Pour Yannick et toi.
Clara : Tu connais ! Mince j’ai faim comme un loup, je réfléchissais déjà quoi préparer. Tu tombes à pique !
Brenda : Haha prends alors tu manges.
Clara : Je mets pour nous deux on s’assoit dehors et on tape les commentaires.
Brenda : Je vais me servir à la maison. Faut pas diminuer pour toi.
Clara : Okay merci.
On s’est assises dehors, on mangeait en bavardant.
Yannick est rentré, il s’est douché , a mangé et s’est endormi après.
C’est vers 21h30 que je me lève pour rentrer.
Clara : Bonne nuit ma chérie. Merci encore pour le repas.
Brenda : Je t’en prie ma belle. Demain on fait comment ?
Clara : Je vais vous accompagner, à 13h je rentre m’apprêter pour mon travail. Faut pas que j’arrive en retard le premier jour.
Brenda : Tu as raison. Bon bonne nuit, à demain.
Clara : Tu fais de beaux rêves.
Brenda : Toi aussi.
On s’est séparées, je suis allée me coucher.
Demain est un autre jour.
Chapitre 3
Avec Brenda nous sommes sorties, j’ai dit à Yannick de rester se reposer.
Il était 12h quand Brenda et moi on passait devant la FECAFOOT. Les gens criaient le nom de Samuel, ils étaient tous contents.
J’ai vu des voitures sortir. J’ai pas trop prêté attention, je me disais juste intérieurement « Si j’étais riche, il allait peut-être connaître mon existence et on allait se marier ».
Bref on avait traversé la FECAFOOT, nous étions déjà à la Sous Préfecture Tsinga.
C’est moi qui poussais la bourrette en causant avec Brenda.
Brenda : Vu comment les gens crient, ils ont vu Eto’o.
Clara : Sûrement..
Brenda : Si on était passées là plus tôt on l’aurait vu.
Clara : Oui. Mais est-ce qu’il allait nous voir alors ? Ah.
Brenda : Qui sait ?
Clara : Tu rêves trop. Mdr
Brenda : C’est bien de rêver.
Dis, pourquoi les gens s’arrêtent ?
Clara : Aucune idée.
Brenda : Ou bien c’est pour vo...
Elle n’a pas terminé sa phrase qu’on a entendu une voiture klaxonnée près de nous.
On s’est retournées pour voir si effectivement c’est pour nous que la voiture a klaxonnée, et oui, c’était pour nous.
On s’est arrêtées, on s’est regardées se demandant ce qu’on avait fait.
Les vitres étaient fumées, donc impossible de voir l’intérieur.
On attendait avec impatience de savoir qui se cachait derrière cette vitre, quand d’un coup, elle s’est baissée.
Samuel Eto’o.
Seigneur ! Il est là.. devant moi.. plus beau en réalité.. ses yeux noirs profond..
Suis-je en train de rêver ? Non je rêve pas.
Je me tourne vers Brenda qui me regarde en souriant.
Je fais mon possible pour garder mon calme et ne pas crier comme une folle.
Alors que je m’apprêtais à prendre la parole, il m’a devancé :
Samuel : Bonjour les filles.
Brenda et Clara : Bonjour Monsieur.
Samuel : Vous allez bien ?
Brenda et Clara : Bien merci.
Samuel : D’accord. Vous savez qui je suis ?
Brenda : Oui Mr.
Samuel : Et pourquoi vous ne faites pas comme les autres ?
Clara : Parce que nous ne sommes pas comme les autres.
Je l’ai dit en le fixant droit dans les yeux. Brenda m’a coudé et m’a regardé en me sortant les yeux. Quoi ? Parce que les autres se sont arrêtés qu’on devait faire pareil ? Non mais..
Samuel : Tu n’as pas tort. Mais vu que je suis une star, vous devez vous arrêter quand je passe comme les autres le font.
Clara : Le fait de m’arrêter ne fera pas évoluer mon commerce et donc, ne me donnera pas d’argent pour régler mes problèmes. Et je le répète, Nous ne sommes pas comme les autres. Nous ne pratiquons pas le Suivisme moutonnier.
Samuel : Et bah.. vous vendez les oranges ?
Clara : Je crois que ça se voit nah
Samuel : Oui c’est vrai. Il reste pour combien ?
Brenda : Pour 500f Mr.
Samuel : Épelez tout ça et vous me donnez.
Clara : Je crois qu’un « s’il vous plaît » n’est pas tuant. Nous sommes peut-être des vendeuses et vous le célèbre joueur, le grand 9, mais ça n’empêche pas qu’on décide de ne pas vous vendre nos oranges.
Samuel : Et pourquoi ?
Clara : L’impolitesse. Si vous ne comptez pas dire « s’il vous plaît », Mr, excusez nous, nous avons d’autres chats à fouetter. Bonne journée.
Je me suis retournée pour m’en aller quand il a dit :
Samuel : S’il vous plaît, pouvez-vous m’épeler ces oranges ?
Je l’ai juste foudroyé du regard, et j’ai commencé à épeler les oranges avec Brenda.
Je sentais son regard sur moi, et ça devenait gênant.
Clara : Un souci ?
Samuel : Non. Pourquoi ?
Clara : Votre regard insistant sur moi. C’est énervant.
Quand je l’ai dit, Brenda a crié :
Brenda : Clara !! Tais-toi.
Clara : Je dis ce que je pense.
Samuel : Ah.. donc comme ça la petite mal élevée s’appelle Clara ?
Clara : pardon ?
Samuel : Vous avez bien entendu.
J’ai gardé mon calme, je lui ai donné les oranges et il m’a donné un billet de 5000f.
Samuel : Si vous n’avez pas la monnaie, gardez le reste.
Clara : Le bon samaritain. Nous avons la monnaie, ne vous inquiétez pas.
J’ai fouillé, et je lui ai remis les 4500f restant.
Samuel : Euh.. ce n’était pas nécessaire..
Clara : Si. Ah oui.. la petite mal élevée comme vous l’avez dit, elle vous fait ça !
J’ai pris les peaux d’oranges que j’ai versé sur lui a travers la vitre de la voiture.
Brenda : Eh Dieu. Clara tu fais quoi comme ça ? Mince.
Les gardes de Samuel sont sortis et m’ont arrêté, j’ai donné un coup de pieds à l’un qui a grogné de mécontentement.
Samuel jusqu’ici n’avait rien dit. Il me regardait juste surpris, se demandant sûrement si j’ai osé faire ça. C’est quelques minutes après qu’il a dit :
Samuel : Laissez là.
Ils m’ont laissé et sont montés dans la voiture.
Samuel me regardait en souriant, et moi j’étais vénère.
J’ai dit :
Clara : Brenda s’il te plaît, pousse la bourrette, je ne suis plus d’humeur.
Je n’ai pas attendu qu’elle réponde et je suis partie, la laissant là-bas.
Je tiens à préciser que, l’endroit où Samuel et moi on s’est rencontrés, c’est le même où j’ai bagarré avec ces filles.