Chapitre 2
Chapitre 1
Maman: Ambre? Ambre?
Moi: Oui maman!
Maman: Dépêche toi, je ne veux pas arriver en retard.
Moi: Mais allez y moi je ne suis pas prête.
Papa: Nkombe tu as une minute pour monter dans la voiture.
Ehh ah Rera! Les parents que j’ai la vraiment pensent que c’est la force hein. Déjà qu’ils ne sont pas constants dans leur histoire d'aller à l’église là, mais les rarissimes fois ou ils se décident à s’y rendre il faut qu’ils s'entraînent avec eux, rhooo j’ai déjà mes sacrements hein ca me va tchips! La c’est sur que c’est encore pour aller rencontrer leurs amis. Pfff en tout cas, ils auront encore honte lorsque je vais dormir pendant l'homélie. Je m'apprête rapidement et vais les rejoindre pour une journée qui s’annonce fatigante. Nous vivons à Lambaréné depuis assez longtemps. Mon père a décidé de revenir s’installer ici avec maman vu qu’il y a passé toute sa jeunesse avant d’aller se chercher ailleurs. Oui, je suis une fille des lacs moi qu’est ce que vous croyez?
Cesar Rigondja Mbamwe de son nom complet, est un magistrat retraité et grincheux qui dédie le reste de ses jours à ses petits business, qui en plus de ses revenus de retraité, sont suffisants pour prendre soin de la famille. Le seul problème avec la retraite de mon père, c’est qu’elle lui permet de me surveiller deux fois plus. Oh je ne vous ai pas dit?
Dans cette maison, tout est géré par mon père, les sorties, les activités et j’en passe. Dire qu’il est stricte est un doux euphémisme. Monsieur Rigondja Mbamwe surveille chacune de mes fréquentations tout comme celles de maman. Je n’ai pas le droit d’emmener qui que ce soit à la maison, je n’ai pas le droit d’avoir des amis de sexe opposé, je n’ai pas le droit de sortir de chez moi pour des raisons autres que religieuses ou scolaires. En gros je suis dans une prison moderne. Bon j’avoue que j’arrivais à le dribbler au lycée pour voir mes gens et surtout mon petit ami de l'époque mais maintenant c’est un peu plus compliqué. Ma mère dans tout ceci?
Madame Célestine Rigondja Mbamwe fait tout ce qu’il dit, c’est pour ainsi dire une vraie femme soumise qui respecte les décisions de son mari, je dirais même un peu trop. Bien sur c’est la seule personne capable de faire changer d’avis à mon père mais encore faudrait il que cela se passe dans l'intimité totale. Elle est banquière de formation mais s’est reconvertie en conseillere financiere depuis peu. Voila un peu ce qu’il y a a retenir sur mes parents.
A la fin du culte, mes parents discutent avec des amis pendant que moi j’attends dans la voiture. J’en profite pour appeler ma meilleure amie, Alicia. Cette dernière répond immédiatement à mon appel, comme d'habitude:
Alicia: Nkombe, on dit quoi?
Moi: Tchips je suis là fatiguée.
Alicia: Vous avez fini tôt aujourd’hui hein.
Moi: Oui on peut dire.
Alicia: Moi je suis devant la télé, y a rien d'intéressant. Au faitOn m’a invitee quelque part cet après midi, tu viens?
Moi: Tu sais bien que je ne peux pas.
Alicia: Je te rappelle que tu as déjà 22 ans hein. C’est quelle prison que tu acceptes comme ca?
Moi: Bah en théorie je suis dépendante de mes parents donc j’ai pas le choix.
Alicia: Trouve toi un boulot!
Moi: On sait toutes les deux que c’est pas l’envie qui fait défaut.
Alicia: Bon va t’installer ailleurs!
Moi: Tu veux que je me fasse tuer par papa ou quoi?
Alicia: Tous les jours je te dis ici que tu vas finir vieille fille chez tes parents.
Moi: Ca c’est mon problème. Bon on se voit lundi, les parents arrivent.
Alicia: Ok!
Je raccroche en voyant papa venir s'installer au volant. Je n’ai surtout pas envie qu’il me fasse des reproches sur cette conversation avec Alicia. Selon lui, bien qu’il l'apprécie beaucoup, Alicia est beaucoup trop légère et manque de tenue. En fait, il a reçu une éducation catholique très stricte. Le mélange avec les valeurs ancestrales fait de lui un conservateur excessif. Disons que tout doit être parfait dans cette famille, et moi ça m’ennuie un peu. Heureusement que j’ai Alicia pour passer le temps. Mais assez parlé de mes parents, tournons nous un peu vers moi…
Je suis une jeune femme tout à fait normale avec mon teint chocolat noir. De mes 22 ans et demi, je pèse 72 kilos sur mon petit mètre 67. J’ai une formation de secrétariat de direction. Ce choix était plus axé sur le désir d’avoir un bagage assez solide après avoir l’obtention de mon baccalauréat à Charles Mefane. Je rêve secrètement de créer ma propre gamme de produits de soin et beauté. Ma grand mère, paix à son âme, était une vraie bibliothèque vivante dans ce domaine, connaissant les vertues de plusieurs plantes et comment les assembler pour faire des préparation maison. Elle m’a beaucoup appris et c’est grâce à elle que j’arrive à concocter des soins pour les cheveux et le visage principalement. La seule fois ou j’en ai sérieusement parlé à mon père, je me suis fait refroidir parce qu’il confond soin à kwanza (dépigmentation):
<<Une belle femme, c’est une femme avec un teint naturel. Tu ne feras pas le commerce de tes produits chimiques avec mon nom>>
C’est bien mon paternel, pourtant tout ce que j’utilise est naturel. Mais bon, ce n’est pas maintenant qu’il investira son argent dans mon projet, donc je suis patiente. Je trouverai un bon petit boulot qui me permettra de vivre ma passion en parallele. Disons que pour l’instant ce n’est pas gagné du tout. Ca fait un an et quelques mois que je suis rentrée à Lambaréné vu qu’aucune porte ne m’a été ouverte depuis la fin de ma formation. Fort heureusement, j’ai encore un toit sous lequel dormir en toute quiétude. Mon petit commerce de produits me rapporte juste assez pour mes besoins personnels.
La journée est assez ennuyeuse et c’est de bonne grâce que je ferme les yeux en attendant le lendemain…
Je suis en train de me rendre vers le domicile des parents d’Alicia et bifurque vers une ruelle qui ne m’est que trop connue. C’est là qu’habitent les parents de Serge, l’ex petit ami d’Alicia avec qui j’ai gardé de bon rapports. Il est malheureusement absent donc je continue mon chemin. Je vois mon amie devant son domicile, un paquet d’arachides sucrées en main.
Moi: Les parents sont là?
Alicia: Non, je t’attendais même. Allons, j’ai des choses à prendre au marché.
Moi: Rhoo!
Alicia: Ah allons non!
Moi: Ok mais papa va bientôt rentrer, maman m’a juste donné le paquet là pour tante Gloria.
Alicia: Donne! On dira qu’elle t’a retenue. Je fais vite. Kevin m’a dit qu’il y a du bon à l'embarcadère.
Elle dépose rapidement le coli à l'intérieur et nous nous rendons à l'embarcadère, un endroit ou on peut faire un tas de trocs avec les habitants de Port-Gentil ou juste acheter des produits locaux comme le poisson, les fruits etc. Pour une fois que je peux faire un tour jusqu’ici, je ne pouvais pas me faire prier.
Elle négocie avec Kevin, un de ses habitués du coin qui lui trouve très souvent de bons produits à acheter. Il faut dire qu’il a toujours eu un faible pour elle et ne l’a jamais caché mais comme Alicia n'est pas intéressée, ils ont gardé une relation amicale. Je vais me chercher des fruits et reviens vers elle. Un groupe de trois d’hommes passent par là en pirogue. L’un d’eux, David, que je reconnais être de la région leur propose de prendre quelques babioles. L’un des deux autres joue au snob, regarde la marchandise avec dédain et met plusieurs minutes à critiquer la marchandise alors que le troisième me fixe d’une manière qui me met mal à l’aise.
Le snob: Vraiment que veux tu que je prenne dans ce trou?
Le troisième: J’ai entendu dire qu’il ont la meilleure carpe de tout le pays.
David: Et meme au dela. On pourrait vous faire un bon bouillon qui vous fera garder un bon souvenir.
Le snob: Bof, j’en ai pas besoin. C’est mieux pour les villageois d’ici. Tout cela n’a pas l’air très hygiénique. C’est vraiment un coin perdu par ici.
Alicia: Ah mais c’est comment à dénigrer les choses de Lambaréné depuis là? Toi tu dois être de de Libreville. Les gens là croient qu’il ne marchent pas sur le même sol que nous tchips.
Le snob: Mais de quoi je me mêle mademoiselle?
Alicia: Il faut arrêter de critiquer ce qu’on ne connaît pas, personne ne vous force à venir ici si c’est pour nous insulter.
Le snob: Je dis que c’est un coin de villageois avec des produits du village, en quoi est ce une insulte?
Alicia: Regardez moi les gens comme ca!
Moi: Alicia laisse tomber, allons!
Le snob en me toisant: C’est mieux, et au passage éduquez votre amie! C’est vrai que les gens comme vous n’ont pas l’habitude des formalités mais quand même. David on y va? Il faut que notre argent serve à quelque chose.
David: oui bien sur, on y va.
Alicia: Tchipsss comme on vit un peu ailleurs, on se croit arrivé. Obambo we! (imbécile)
Moi: Mais laisse non!
Alicia: Ah il énerve. Je n’aime pas ca.
Les trois antagonistes s'éloignent rapidement et je ne peux m'empêcher de sourire en voyant le troisième faire attention à ne pas salir ses chaussures blanches. On voit vraiment que ce n’est pas quelqu’un du coin. Quelle idée d’utiliser la pirogue vêtu de cette manière? Encore une de ces personnes qui viennent visiter Lambaréné plus pour la forme que le fond. Nos regards se croisent alors qu’il s'éloignent de notre location jusqu'à ce qu’on ne fasse plus attention à eux. On rentre déposer nos courses. Je prends à peine le temps de mettre mes sandales que mon portable sonne:
Moi: Allo?
Maman: Tu es ou?
Moi: Je suis en route, je reviens de chez Alicia.
Maman: Depuis que je t’ai envoyée là?
Moi: On a un peu parle seulement.
Maman: Tchips, ton père veut que tu viennes à la maison immédiatement. C’est urgent.
Moi: Mais…
Maman: Pardon maman dépêche toi!
Moi apres un instant: Ok j’arrive aussi vite que je peux.
Mais l’homme là me veut encore quoi? Rhoo!
Alicia est également anxieuse à l'idée que je me fasse ramasser comme un petit poisson par sa faute. Les marques que je garde sur le corps me rappellent toujours à quel point les colères de mon père sont effrayantes. Elle fait un bout de chemin avec moi vu qu’elle doit rencontrer quelqu’un vers notre ancien Lycée. Moi je me dépêche de rentrer et je trouve papa, béret sur la tête, bermuda et polo sur le reste du corps avec des samaras.
Papa nerveux: Tu sors d'où?
Moi: maman m’a envoyée déposer un paquet à tantine Gloria!
Papa: Mais depuis là? Et c’est quel paquet qui ne pouvait pas attendre que je me déplace?
Maman: Ah mais elle était là à ne rien faire, qu’elle serve au moins à quelque chose.
Papa: Non non, je ne veux pas qu’elle gambade dans la ville. C’est ainsi que ça commence. La prochaine fois, attends que je sorte je ferais la course moi même vu que je passe par là.
Maman: Ah chéri tu abuses hein!
Papa: Débat clos! Toi nkombe il faut qu’on parle un peu de ton avenir. Tu ne peux pas rester dans cette maison à ne rien faire. Je voulais vous dire que je dois faire un tour à Port-gentil d’ici là pour régler quelques affaires importantes. Si tout se passe bien, on vivra là-bas.
Maman: Mais on va faire comment? On est bien ici non chéri?
Papa: Ah tu pourras recommencer à travailler régulièrement Célestine. D’ailleurs Bertrand m’a appelé, il sont rentrés.
Maman en froncant les sourcils: Bertrand?
Papa: Oui!
Maman: Mais Cesar tu ne crois pas que…enfin attends encore un peu non!
Papa: Non non, c’est le bon moment, je trouve meme qu’on a perdu trop de temps. Et puis ce n’est pas d’aujourd’hui. Tu devrais déjà être préparée pour ca.
Maman: Ah mais…
Papa: C’est quoi Célestine? Hum?
Maman en baissant la tete: Rien cheri!
Je les regarde sans avoir la moindre idée de ce dont ils parlent. Moi je suis assez contente, on va peut être changer d’air. Mais maman semble moins emballée par la nouvelle. Et puis c’est qui ce Bertrand la?
En tout cas en attendant de savoir plus, sachez que je m’appelle Ambre Nkombe Rigondja Mbamwe et que je suis ravie de faire votre connaissance.
Chapitre 3
Chapitre 2:
Alicia: C’est pas trop tôt hein!
Moi: Ah mais maman me parait bizarre depuis la nouvelle.
Alicia: Pourquoi?
Moi: Ah est ce que je sais?
Alicia: Ah mais tu sais qu’ici c’est chez elle.
Moi: C’est vrai. A Port-Gentil on trouvera majoritairement les parents de papa.
Alicia: Ah l'être humain s’habitue à tout, tout ira bien.
Moi: Mais toi tu retournes même à Libreville quand?
Alicia: Tu es déjà fatiguée de moi? Je retourne dimanche.
Moi: Tu as duré hein, pourtant Serge n’est pas là.
Alicia: Ah donc quand je viens souvent durer c’est a cause de Serge? Regardez moi les foutaises! Je vais appuyer ta bouche là.
Moi: kiakiakiakia!
Pendant qu’on rigole devant la maison, papa fait son entrée et prend des nouvelles des parents d’Alicia avant de me demander de lui faire à manger. D’habitude il préfère que ce soit sa femme qui s’en charge mais vu qu’elle est en déplacement, il n’a pas le choix. Alicia lui place la table pendant que je réchauffe la nourriture. Il vient s’installer l’air nerveux et détaille son plat.
Papa: Mais c’est quelle façon de placer les couverts?
Alicia: Ah tonton les couverts sont comment?
Papa: C’est ainsi qu’on place la fourchette et le couteau? Ta soeur et toi vous allez épouser quel homme en ignorant les bases? Ce sont nos noms qu'on va critiquer dehors n'est ce pas? Vous êtes déjà de grandes filles, il faut vous appliquer.
Alicia/moi: ...
Papa: Et puis on ne sert pas le riz de cette manière, tous les jours je dois te le répéter Nkombe. Heureusement que ma femme prépare bien.
Oui on te connait, comme c'est ta femme là tu ne critiques plus tchips! L’homme là est trop lunatique. D’habitude quand on prend le temps de bien placer les couverts, il nous gronde parce qu’il a faim. Maintenant qu’on fait vite, il nous gronde aussi hum il va très mal vieillir hein, façon il aime me parler bizarrement là.
On retourne dehors et Alicia me demande d’une voix taquine comment je fais pour rester à la maison avec autant de pression. Cela doit être l'habitude, même lorsque je faisais ma formation à Libreville, je ne sortais pas beaucoup.
Je restais chez son frère, oncle Nicholas, qui est aussi stricte que lui. A vrai dire, j'étais plus en mode école-maison. Au départ, papa ne voulait pas même pas que j’y aille, pour lui le BAC était suffisant pour moi. A vrai dire, c’est maman qui a réussi à le convaincre de me laisser y aller. Les négociations ont duré des jours pendant ma période d’examen et ils se sont entendus sur le fait que mon oncle Nicholas était la meilleure personne apte à me surveille, et c'était le cas de le dire.
Meme apres l’obtention de mon diplôme, j’ai du aller déposer mes CV en sa presence. Bien sur, au bout de quelques temps, je suis rentrée à Lambaréné vu que mes parents me manquaient; de toute façon cela arrangeait beaucoup papa. Maintenant qu’on se rend à POG, j’aurais beaucoup plus de clients pour mes concoctions. Ici, ce sont beaucoup plus les jeunes filles qui s’y intéressent et aussi quelques amies de maman chez qui est ,’a fait de la PUB. Oui je sais que papa n’est pas d’accord mais moi ca m’aide a rester en activité, surtout dans cette maison. Alicia me quitte aux environs de 18h, lorsque maman rentre. Elles discutent un peu et on rentre.
Moi je prie juste qu’on puisse voyager au plus vite avec plein de projets en tête...
Trois mois plus tard, nous nous retrouvons en plein Port-gentil. C’est vraiment différent de Libreville, enfin d'après ce que j'ai pu visiter. On s'arrête à un guichet et papa s'entretient avec une femme qu'il semble connaitre, maman le rejoint. Moi je profite pour m'asseoir quelque part non sans les avoir prévenus.
Je regarde autour de moi, espérant reconnaître le moindre visage mais c’est pas gagné. Lasse d’attendre et surtout fatiguée par le trajet, je commence à somnoler. Maman a insisté pour qu'on fasse le tour de Lambaréné une dernière fois pour dire au revoir à ses proches. Fort heureusement, nos affaires ont été prises en charge longtemps avant donc j'ai juste pris un petit sac avec moi renfermant quelques affaires importantes. Ce dernier nous attendait à l'arrivée, une mine toute ravie vu qu’il a fait quelques jours sans nous.
Ils ont convenu qu'il était mieux qu'il règle tout avant de nous faire venir, ce qui fut le cas. Disons que nous en avons pour un bon moment, ou très longtemps, dans cette ville et ce n’est pas moi qui ferait une objection.
Mes yeux sont complètement fermés lorsque je sens une tape sur l'épaule:
Maman: c'est comment tu dors?
Moi: Je suis fatiguée maman.
Papa: Tu as fait quel gros travail aujourd’hui?
Moi: Rhoo mais on a voyagé non?
Papa: Un petit voyage comme ça!
Moi: ...
Papa: Bon on y va.
On se rend vers ce que je devine être son véhicule et on longe la ville. Vu que je suis beaucoup trop fatiguée, je dors pendant le trajet. Lorsque je me réveille à nouveau, je vois que nous sommes garés devant une villa avec des couleurs vert olive et blanc sur les murs. Au premier coup d’oeil, j'aime bien mais elle a un portail, ce qui me fait penser que ce sera pire qu'à Lambaréné où j'avais toute une cour ouverte pour moi.
Papa: Nkombe suis ta mère à l'intérieur, je vous rejoins tout de suite.
moi: Ok!
Je suis dirigée vers une belle petite chambre aux teintes blanches. Elle est moins grande que celle de Lambaréné mais elle est plus belle, le lit est plus beau et il y a plus de meubles. Je saute sur le lit pour tester à quel point il est douillet, c'est parfait. Je me retourne sur le dos pour profiter de mon nouveau sanctuaire lorsque j'entends la voix de maman. Rhoo!
Maman: Ambre?
Moi: Oui maman!
Maman: Viens m'aider ici!
Je vais à la cuisine d'où provient l'appel. Elle a l'intention de préparer là là là? Mais enfin elle carbure à quoi cette femme? On s'attelle à faire un bon petit repas que je suis bien contente de déguster une fois à table. Papa nous apprend qu'on ira faire un tour en ville demain et on profitera pour dire bonjour à sa petite soeur, tante Liliane.
Avant de m'endormir, j'appelle Alicia qui répond presque spontanément:
Alicia: la port gentillaise!
Moi: Toi tu es scotchée à ton téléphone? Tu réponds vite comme ca c'est comment?
Alicia: Ah j'étais en train de parler avec quelqu’un juste avant que tu n’appelles.
Moi: Avec qui?
Alicia: tchips!
Moi: Ton gars hein?
Alicia: Non un dragueur.
Moi: Serge sait ca?
Alicia: Ah mais tu as quoi avec Serge? Obambo we!
Moi: Oh c'est pas mon beau frère?
Alicia: Il m'a épousée quand? Tchips!
Moi: en tout cas toi même là-bas oh, tu sais qu'il est un jaloux kiakiakiakia.
Alicia: Sa jalousie est finie sur moi lorsqu'on a rompu hein, il ne faut même pas qu’il me tente.
Moi: Bon, le dragueur là s'appelle comment?
Alicia: Stevens
Moi: hum ok! En tout cas c'est pour te dire qu'on est bien arrivé.
Alicia: C'est comment là bas? La ville?
Moi: rhoo on vient d'arriver je devais voir ça comment? Et puis je dormais même donc j'ai pratiquement rien vu pour l'instant. On fera un tour dehors demain, je te dirai.
Alicia: Ah d'accord! J'ai déjà un endroit ou habiter si je viens à Port-gentil.
Moi: Oui oh il faut voir avec ton oncle. Ca me fera du bien parce que la ou je vois la barrière là, c'est mauvais.
Alicia: Wooo vous avez la barrière?
Moi: oui oh!
ALicia: kiakiakiakia mais tu es morte hein!
Moi: Je sais gue, c'est pourquoi je te dis qu'il faut venir me rendre visite.
Alicia: Je viendrais, ne t’inquiete meme pas pour ca. Je passerai là bas un week end.
Moi: D’accord! Bon je vais essayer de dormir parce que depuis là c’est pas la joie!
Alicia: Repose toi bien ma puce, on reparle demain bisous!
Moi: Bisous!
Je m’endors presque rapidement dans mon lit sans plus demander mon reste, et heureusement personne ne vient me déranger. Je me réveille de bonne humeur le jour suivant, prends le petit déjeuner en famille et 5 heures plus tard nous nous retrouvons chez la soeur de papa comme convenu. Elle a quatre enfants: Léonce, Max, Sarah et Calvin. Trois sont allés vivre ailleurs, soit pour les études, soit pour les travail et Calvin le dernier est seul ici vu qu’il va toujours au lycée.
Malheureusement à notre arrivée, il semble ne pas être là, ce qui fait que je reste dans mon coin après avoir salué ma tante. Quand les grands se mettent à discuter de leurs choses, vaut mieux ne pas les déranger. Je digère un bon bouillon de capitaine pendant une heure de temps avant de retourner m'asseoir avec eux. Une trentaine de minute après, je vois Calvin rentrer.
Calvin: Comment tu vas grande soeur?
Moi: Bien Calvin, mais tu sors d'où?
Tante Liliane: Il revient sûrement de ses choses là bas avec ses amis loubards.
Calvin: Oh carrément loubards! Bonjour tonton César, bonjour tantine Célestine. Je sue oh, c’est pourquoi je ne vous fais pas la bise.
Papa: Tu es un grand gaillard maintenant.
Calvin en grattant la tête: Oui tonton!
Maman: Un bel homme qui arrive. Faut pas te faire détourner par les petites filles.
Calvin: rhooo tantine!
Maman: hehehehe
Tante Liliane: Vas te laver tu viens manger!
Calvin: ok! Ambre j’arrive.
Moi: Je suis là!
Il dure un peu avant de revenir et on se raconte nos vies communes. La différence d'âge n’est pas vraiment grande vu qu’il a 17 ans. Alors je lui demande ce qu’il ya de bons à faire ici à Port-gentil. Connaissant la réputation de papa, il me dit qu’il n’y a rien à faire pour moi si ce n’est regarder les passants, ce qui nous fait éclater de rire. Je passe une tres belle soiree avec mon cousin et on rentre aux environs de 22h…
Une semaine plus tard, alors que je reviens des courses avec maman, on trouve papa et un autre monsieur dans notre salon. Ils rigolent ensemble et ne remarquent notre présence que lorsque maman prend les rejoint. Elle semble un peu tendue mais quelqu’un qui ne la connait pas vraiment ne pourrait pas s’en rendre compte. Le monsieur accompagnant papa lui fait un sourire, que je ne saurais interpréter avant de se lever et lui faire deux bises:
Lui joyeusement: Bonjour Célestine, toujours belle!
Maman sans enthousiasme: Bonjour Bertrand!
Ah donc c’est lui le fameux Bertrand? Mais il n’a rien de bien méchant à vu d’oeil hein, surtout qu’il me fait ce que je devine être son plus beau sourire.
Vous voyez ça comment?