Chapitre 2
La fête venait de prendre fin, Hilary était super épuisée. Si on oubliait le passage odieux de son chauffeur, on pourrait alors dire qu'elle a eu une super journée.
Sans mentir il était à craquer, son front caché sous ses cheveux lisses lui donnait quelque chose de mystérieuse, ses yeux d'un bleu azur, un nez droit, les lèvres minces qui ne demandaient qu'à être embrasser, son cou était serré par une cravate en soie noire; il devrait faire entre 1m80 et 1m90.
C'était le genre d'hommes qui ne laissaient pas ta culotte intacte à première vue.
-Tu penses à lui n'est-ce-pas? Dit Ganaëlsy qui ne cessait de l'observer depuis une demie-heure.
-Bien sûr que non. S'empressa t-elle de répondre ne voulant pas que son amie se fasse des idées.
Elle fila sous la douche afin d'éviter une séance interrogatoire de Ganaëlsy qui ne cessait de la reluquer, elle la connaissait très bien.
Alors que l'eau chaude coulait sur son corps , elle ferma les yeux, pensant aux mains de son chauffeur lui parcourir le corps.
Elle les rouvrit, se maudissant à elle m'aime d'avoir des pensées pas trop catholiques au sujet de cet homme qu'elle détesterait même en peinture.
-Sois maudit connard. Hurla t-elle afin de chasser définitivement ses pensées.
Quelques minutes s'écroulèrent,
Les filles étaient allongées, Ganaëlsy passerait la nuit avec elle car il se faisait trop tard et elle ne voulait pas rentrer par mesure de précaution. De toute façon ce n'était pas la première fois qu'elle dormait ensemble et se serait pathétique de lui donner une chambre parmi celle des invités parce que non seulement la chambre d'Hilary était spacieuse et que le lit avait de place pour au moins cinq personnes mais aussi parce qu'elle aimait sa compagnie, elle ne s'ennuierait pas.
-Tu me fais un massage s'il te plaît. Demanda Hilary à son amie parce qu'elle avait du mal à dormir.
-On le fait à tour de rôle.
-Pas de soucis.
Les massages de son amie était relaxants, l'homme qui l'épousera sera chanceux d'avoir cette fille aux mains magiques.
Elle parlèrent de la fête qui était remplie d'inviter: quelques amis du lycée et ceux de ses parents et comme à chaque fois, ça a été un succès.
Le lendemain,
Se fut l'heure de passer à table.
Ils étaient réunis mais tout était tendu, Hilary n'osait dire un mot car elle en voulait encore à son père.
-Je n'aime pas quand on est aussi silencieux. Dit Hilaire
D'habitude; le lendemain de son anniversaire, ils parlaient des invités, de tout ce qu'ils avaient aimé ou détesté et de ce qui avait capté leur attention; ce matin là, tout était calme au plus grand étonnement de Jaïna; la mère d'Hilary.
-Je ne comprend vraiment pas pourquoi je dois avoir un chauffeur aussi débile que pathétique alors que je sais conduire.
-Aussi beau et séduisant tu voulais dire? C'est moi qui l'ai choisi car je ne voulais pas d'un employé difficile à regarder alors estime toi chanceuse. Dit Jaïna
Donc sa mère était de mèche avec son père, elle qui croyait qu'elle prendrerait sa défense.
-Mon Dieu! Quel beau Apollon! S'exclama Ganaëlsy
En parlant du loup, on en voyait la queue.
Hilary se tourna et vit l'homme qu'elle a détesté depuis le premier regard faire son entré et son amie qui laissa tombé sa fourchette; elle n'était pas croyable.
-Bonjour. Lança t-il en leur encontre.
Ils répondirent en coeur à part bien sûr notre chère Hilary qui boudait déjà.
-Tu arrives pile à l'heure. Lui dit Hilaire qui se levait déjà afin de se rendre à son entreprise. S'il détestait les retards alors il devait être un exemple pour les employés.
Après avoir fini de manger, Ganaëlsy s'apprêtait à se rendre chez elle suivit d'Hilary mais le problème c'est qu'elle était venue avec sa propre voiture et Hilary voulait monter avec elle mais le chauffeur ne voulait pas.
-Est-ce un employé pathétique qui va me dire quoi faire.
-Je suis seulement les ordres de votre père, si tu ne montes pas avec moi, je suivrai la voiture de votre amie jusqu'à chez elle.
-Parles à mon cul.
Pour son premier jour, cette fille ne lui facilitait vraiment pas la tâche.
Il ne dit rien car il devait faire preuve de patience et suivit la voiture de Ganaëlsy jusqu'à chez elle; Hilary aurait besoin d'un chauffeur pour son retour et lui il serait là à l'attendre selon les ordres venant directement de son père.
****
L'après-midi tirait déjà à sa fin et Hilary était encore chez son amie.
Agacé, Aaron l'attendait encore au dehors alors que son heure de travail allait bientôt prendre fin.
A l'intérieur les filles discutaient, blaguaient et dansaient pour faire passer le temps afin que ce maudit chauffeur s'épuise et part, ce qui était loin d'être le cas.
-Tu te souviens de ce que nous avions convenu quelques jours plus tôt Nana.
Bien sûr qu'elle s'en souvenait, Hilary voulait se faire tatouer comme son amie à ses dix-huit ans; elle aurait dû le faire hier mais à cause de la fête elle n'avait pas pu aujourd'hui c'était le moment idéal.
-Ouais, tu veux y aller maintenant?
-J'ai trop hâte, allons-y. Que je le fasse une bonne fois pour toute. Répondit-elle toute excitée.
Voilà pourquoi elle ne voulait pas y aller avec le chauffeur, ce dernier l'aurait sûrement dit à son père. Au diable les employés fidèles à leur poste et qui balance tout au patron.
Avec Ganaëlsy au volant, elles venaient de se mettre en chemin et Hilary ne cessait de tourner sa tête en arrière afin de voir si elle était suivie et était soulagée de voir que ce n'était pas le cas.
-On lui a échappé belle. Dit-elle grand sourire aux lèvres.
-Avoue qu'il est à craquer.
-Tu ne vas pas recommencer avec ça, je le déteste.
-L'amour commence part la haine.
Hilary ne prêtait plus attention à ce qu'elle disait; elle ne s'imaginait pas avoir une relation avec son employé, ça ne s'était jamais produit chez les Clinton, ce n'était pas maintenant que ça allait arrivé.
(Je vous passe le trajet)
A peine arrivé, il n'était plus question de faire marche arrière, le seul problème c'est qu'elle devait le faire quelque part où ni son père, ni sa mère ne pourrait le voir, elle prit son courage à deux mains et décida de rentrer quand une main la retint fermement et la tira en arrière.
Surprise, elle se retourna afin de voir qui a osé faire un truc pareil et voit le chauffeur.
-Vous êtes renvoyé.
Déjà ce n'était pas elle sa patronne donc il ne faisait pas attention à ce qu'elle disait.
-Arrêtez de faire votre cinéma et montez dans la voiture sinon j'appelle moi même votre père afin qu'il vienne vous chercher ici.
-C'est hors de question.
Ce dernier haussa les épaules, prit son portable et composa le numéro.
-Arrêtes elle va venir. Intervint Ganaëlsy alors que son amie ne voulait faire le moindre pas.
Elle l'emmena à l'écart afin de la convaincre.
-Si ton père le sait se sera pire pour toi donc je te conseille de partir, on reviendra faire le tatouage une autre fois.
-Il n'y aura pas de prochaine fois avec cet homme stupide qui me tourne autour, il est censé être mon chauffeur ou mon garde du corps?
-C'est sûrement l'ordre de ton père. Tu n'as pas le choix.
Elle se résigna, regarda son amie s'en aller et décida de rentrer avec le chauffeur qui lui ouvrit la portière.
-Je ne t'ai rien demandé connard.
Ils arrivèrent à destination pour la plus grande joie d'Aaron qui voulait se débarrasser de cette fille capricieuse.
Ses heures de travail prirent fin, il se rendit à son appartement après avoir téléphoné Andro et lui demandé de le rejoindre là-bas.
-J'abandonne ma mission, j'abandonne tout; je ne la supporte plus Andro. Cette fille pathétique m'exaspère. Je n'en peux plus.
Son ami ne pouvait s'empêcher de rire, c'était son premier jour de travail et il se plaignait déjà.
-A part ça, n'est-elle pas jolie? Demanda Andro en portant sa bouteille de bière aux lèvres.
-Oh que oui, j'étais à deux doigts de bander en la voyant hier. Admit-il
Andro peinait à y croire, son amie a faillit bander à cause d'une fillette; elle venait juste d'avoir dix-huit ans donc pour lui, elle était une fillette.
Il reluqua Aaron qui enchaînait verre après verre.
-Je ne veux plus continuer Andro, si non je la mets une claque. Avoua Aaron après avoir envoyer son verre à l'autre bout de la pièce, il était trop énervé.
-Calme toi, tu ne vas faire ni l'un, ni l'autre. Maintenant dis moi comment tu trouves leur maison? Leur famille est-elle soudée?
Il lui décrit la maison et avoua que se sera difficile d'obtenir des preuves avec autant de chambres, surtout que les employés n'y avaient pas accès à part les femmes de ménages.
Quant à la famille, elle était tellement soudée que leur fille prétentieuse en était la preuve. Aura t-il la patience de la supporter?
~
Hilary n'avait pas encore mis pied dans sa chambre. Assise dans le salon, elle guettait nerveusement l'arrivée de son père. Les deux devraient avoir une discussion, elle ne voulait plus d'Aaron pour chauffeur et Hilaire ne pouvait pas être contre après ce qu'il lui avait fait.
Une demie-heure plus tard, son père arriva à sa plus grande joie.
-Bonsoir papa, on doit parler.
-Viens dans mon bureau.
Elle lui emboîta le pas jusqu'à son bureau et s'assit en face de lui, Hilaire la fit signe de parler, elle fit un énorme effort afin de garder son calme et commença son récit.
-Papa je ne veux plus de ce chauffeur.
-Ça y est c'est reparti.
Son père savait comment elle était, elle allait sûrement inventer quelque chose comme à chaque fois qu'elle déteste un employé et désir son départ.
-Papa il m'a touché. Je ne voulais pas monter avec lui et il m'exigeait à le faire.
-T'étais où?
-Chez Ganaëlsy. Mentit-elle car elle ne voulait pas que son père sache qu'elle a voulut se faire tatouer.
-Tu as un chauffeur, tu dois cesser de prendre ton amie comme prétexte pour monter dans sa voiture à elle et non dans celle du chauffeur. Je discuterai avec lui demain de toute façon.
Son sang se glaça rien qu'à l'idée de penser que ce dernier pourrait dire la vérité à son père. Si elle lui disait qu'elle ne faisait qu'accompagner Ganaëlsy, son père le dirait sûrement au père de Ganaëlsy car ils étaient de bon vieux amis. Que faire?
Le lendemain,
Aaron arriva de bonne heure comme d'habitude, la jeune fille descendait de l'escalier et tomba nez-à-nez avec lui, elle se mit à le regarder. Il était terriblement beau avec ce chemise bleu comme s'il avait été cousue sur lui. Ses biceps, son torse... Elle donnerait toute sa vie pour être dans ses bras et chassa rapidement ses pensées stupides.
Hilaire arriva rapidement et lui demanda de le suivre jusqu'à son bureau, Hilary en profita pour mater son cul.
(Dans le bureau d'Hilaire)
-Ma fille m'a rapporté des monstruosités à propos de toi.
-Vous l'avez trop gâté voilà pourquoi elle est aussi capricieuse.
C'était la première fois qu'Hilaire avait eu un employé aussi franche. Il croisa ses bras et sut donc qu'il pouvait lui faire confiance et de toute façon, il avait raison sa fille était devenue incontrôlable à force d'être trop tolérer.
Leur discussion prit fin, Aaron se leva afin de sortir mais son patron ajouta:
-Les relations que ce soit amoureuses ou sexuelles sont interdites entre employé et employé et encore plus entre patron et employé, je ne veux pas de scandale dans ma famille.
-Vous n'avez rien à craindre avec moi monsieur. Ajouta t-il en sortant sans oublier de fermer la porte derrière lui.
Chapitre 3
Sortir avec un homme comme vous? Sûrement pas?"
Aaron ne savait pas pourquoi son patron venait de lui dire un truc pareil puisse qu'il n'avait pas l'intention de sortir avec ses employés et quant à ses patrons, Jaïna aurait le double de son âge dans quelques années, il ne voyait vraiment pas avec qui il allait avoir une relation. Hilary? Ah! Cette petite!
Même s'il faisait semblant de l'ignorer; il avait clairement vu comment elle l'a regardé ce matin. Avec dégoût? Non, Loin de là. Il était certain d'avoir perçu une lueur de désir dans son regard mais n'était pas pour autant certain.
Même si c'était interdit, Aaron se rendit dans un coin afin de fumer une cigarette. Le crâne enserré, la respiration courte; le sang traversait son crâne en vagues brûlantes lorqu'il pensa à ce qui s'était passé la veille: son ex, Maïté était venue le supplier, vingt minutes après le départ d'Andro, de se remettre avec lui après tout ces mois d'absence et comme il était en manque, il en avait profiter pour calmer son libido. Ce qui était surprenant dans cette nuit c'est que chaque coup de rein, chaque baiser et caresse était une sorte de dédicace envers Hilary puisqu'il les émettait en pensant uniquement à elle.
Cette petite fille a bien pu lui faire vivre un enfer depuis son arrivé qui ne datait même pas encore d'une semaine, elle le troublait.
De toute façon, il aurait sûrement une discussion sérieuse avec Maïté afin de tout mettre au clair.
-Vous vous êtes isolé pour fumer? j'aurais dû m'en douter.
Ne voulant aller nul part, Hilary cherchait uniquement à capter son attention. Elle voulait le nuire. Après avoir mis une dizaine de minutes à sa recherche, elle le retrouva seul, isolé, en train de fumer.
Après avoir passer quelques minutes à l'observer, elle s'approcha lentement de lui jusqu'à ce qu'il l'aperçoive.
-Vous voulez que je vous emmène quelque part?
Elle cherchait une réponse au fond de ses pensées car elle n'allait tout de même pas lui dire qu'elle le gardait à l'oeil.
-Sortir avec un homme comme vous? Sûrement pas. Pesta t-elle
-Un homme aussi beau que craquant tu veux dire? Je présume que tu préfères les mecs difficiles à regarder.
Elle ne répondit pas, aucun homme n'avait osé lui tenir tête jusqu'à ce jour. Elle pourrait le détruire avec l'argent et le pouvoir de son père qui possède plusieurs entreprises dans le pays et Aaron le savait très bien alors à quoi jouait-il?
-A force de te venter tu vas finir par prendre la grosse tête. Permet moi de te rappeler que la beauté est relative donc si t'es beau aux yeux de tes conquêtes, pas aux miens en tout cas.
Elle voulut s'en aller mais il la prit par le bras et la tira vers lui, Hilary atterrit directe sur son torse. S'armant de courage, elle releva la tête et regarda son beau visage, ses beaux yeux et n'aurait jamais cru les voir de si près un jour mais aurait tout de même préféré que ça soit dans d'autres circonstances.
-Tu n'aimerais pas faire parti de mes conquêtes?
Sa voix était devenue dur et son regard sombre, elle ouvrit les lèvres puis les referma car aucun son ne voulait sortir, elle était tétanisée avec ses lèvres tout près des siennes. Tout près.
****
S'armant de courage, elle se défait rapidement de son emprise sans oublier de le gifler et s'éloigna le plus loin possible afin qu'il ne remarque pas les effets de son toucher sur son corps.
Une fois dans sa chambre, elle repensa au contact de l'homme sur sa peau. Avait-il remarqué son trouble? Ses tremblements? Elle n'en avait aucune idée et préférerait qu'il ne remarque rien. Pourquoi ne pas tout raconter à son père; sans oublier d'ajouter qu'il fumait alors que c'était complètement interdit selon les règlements? Non sûrement pas parce qu'il penserait que c'était encore un de ses mensonges afin de le faire renvoyer.
Quant à Aaron, il cachait son érection jusqu'à ce qu'une domestique lui indiqua où était les toilettes des employés. Et si elle racontait à son père ce qui s'était passé? Il serait foutu mais une partie de lui le disait qu'elle ne le ferait pas parce qu'il l'a clairement vu frémir. Ce n'était pas son genre, il ne savait pas ce qui l'avait pris mais cette petite fille méritait une correction et il était le mieux placer pour la lui donner.
Après quelques minutes, il sortit clean des toilettes et réajusta ses vêtements.
Au moment où il allait sortir, Aaron tomba nez-à-nez avec Hilary.
-Je vais finir par croire que vous ne pouvez pas vous passez de ma présence. Dit-il sur un ton moqueur et ce maudit sourire qu'il venait d'afficher. On dirait que Dieu l'avait créé de ses propres mains.
-Détrompez-vous monsieur le connard.
Allait-il finir par s'entendre? Aucuns des deux ne connaissaient la réponse.
Aaron ne pouvait pas laisser l'incident de tout à l'heure se reproduire parce qu'ils étaient dans la maison et quelqu'un pourrait les entendre. Il ne prendrait jamais ce risque.
-Qu'est-ce-qui se passe ici? Dit Jaïna qui les observait depuis une dizaine de minutes en se demandant jusqu'à quand sa fille approuverait le fait qu'elle a un chauffeur.
-Si vous n'arrivez pas à vous entendre, Aaron sera le chauffeur de ton père et ton père te donnera le sien. Dit Jaïna à sa fille puisqu'aucun des deux n'osait répondre à sa question.
-Ce vieux? Non merci, je préfère encore supporter ce débile.
Elle ne savait vraiment pas ce qu'elle voulait. Exaspérée, Jaïna soupira et s'éloigna deux en espérant qu'Aaron ne perdit pas patience un jour et la mit une bonne claque. Elle hésiterait milles et une fois avant de porter plainte parce qu'Hilary le méritait. N'était-ce pas sa faute de l'avoir trop gâté?
-Allons-y. Dit Hilary sans lui donner d'instruction.
Elle n'avait pas d'autre choix que de le laisser la conduire sinon elle passerait ses jours enfermés avant la réouverture des classes et c'était hors de question.
-Où? Dit-il en prenant le devant afin de lui ouvrir la portière.
-Tu le sauras en chemin idiot et ne m'adresse plus la parole.
Il ne répondit pas, Aaron était sûr d'avoir trouver un moyen de la contrôler. Lequel? On le saura bientôt.