Chapitre 2
Chapitre 2
« certaines personnes préfèrent le mensonge à la vérité, la fuite à l’affrontement.. Car en plus d’être lâches, elles ont choisi la voie de facilité : être malhonnête »
MIREILLE
Je me suis habillée d’une jupe tailleur et d’une chemise. J’ai opté pour un maquillage soft et des compensés. J’ai pris mon sac à main assortie à mes chaussures et j’ai avalé un truc vite fait puis je suis sortie de la maison pour me rendre à mon lieu de travail.
Avec les embouteillages de ce matin, j’ai eu un peu de mal à arriver mais c’est l’avantage qu’on a à être son propre patron.
J’ai pénétré l’enceinte du salon de massage et j’ai saluée celle que j’ai trouvé au comptoir avant qu’Alicia ne vienne à ma rencontre.
Alicia : Tu es rayonnante ce matin. Comment tu vas ?
Moi : Je vais bien et toi ? Je pourrai en dire autant de toi
Alicia : ça va, on fait simplement aller
Elle m’a suivie jusqu'à ce que j’accède mon bureau en refermant la porte derrière elle
Moi : Où est Théo ? Je n’ai pas vu sa voiture
Alicia : Il m’a dis qu’il avait des courses urgentes à faire
Moi : Rien de méchant j’espère
Alicia : Je ne crois pas. Depuis tout à l’heure je t’attends parce qu’il y a un client qui est arrivé ce matin et il exige de te voir
Moi (étonnée) : Un client ? Puis je connaitre son prénom ?
Alicia : Il a refusé de nous révéler son identité
Je me suis levée de mon fauteuil pour contourner la table en posant une fesse sur le rebord du bureau
Moi : Un homme dont vous ignorer tous l’identité demande à me voir et tu ne juge pas utile de me prévenir ? Et si je ne venais pas ?
Alicia : Je suis vraiment désolée. C’est Théo qui à demandé à ce qu’on t’attende disant que ça ne valait pas la peine de te brusquer
Moi : où est-il ?
Alicia : Dans mon bureau
Je me suis levée pour me rendre dans son bureau. Lorsque je suis rentrée, j’ai vu un homme de dos, les jambes croisés tapotant un crayon sur ses genoux.
Moi (me raclant la gorge) : Je suis attendue ?
Il s’est retourné en se levant avant de me dévisager de la tête jusqu’au pied.
Inconnu (s’avançant vers moi) : Je me présente Yves et je suis ravie de vous voir enfin.
Moi (lui serrant la main) : Le plaisir est partagé. Suivez-moi dans mon bureau
Une fois à l’intérieur Je lui ai proposé quelques choses à boire mais il a décliné mon offre en arborant un visage impassible.
Moi : En quoi puis je vous aider ?
Yves : Je travaille pour monsieur Mboumba je ne sais pas si vous savez de qui je parle
Moi : En effet, je sais très bien de qui vous parlez parce que c’est un de mes meilleurs clients. Il n’y a pas de problème j’espère
Yves : J’ose espérer que non ! Il aimerait que vous lui trouviez une fille pour ce soir mais que tout ce fasse dans une discrétion totale. Raison pour laquelle je n’ai pas jugé utile de révéler mon identité
Moi : Pour quelle occasion ? Vous a t’il donner ses critères ?
Yves : Il a dit qu’il vous fait confiance. C’est pour une soirée business avec ces partenaires. Comme c’est dans un endroit très fermé, il a besoin d’une très belle dame qui l’accompagnera
Moi : Vous savez très bien que je n’expose jamais mes employées parce chacune de nous ici tiens à son anonymat. Il faut qu’il puisse me joindre et que je sois rassurée.
Yves : Vous doutez de lui ?
Moi : douté ? Votre patron fait parti de mes meilleurs clients. S’il y a une chose aà laquelle je tiens, c’est la confiance. Nous ne sommes pas des sains alors c’est la moindre des choses si on veut survivre. Mais n’empêche il me faut être sûre que je n'encourre aucun risque.
Il a sorti un téléphone de sa veste, composé un numéro pour me tendre le combiné par la suite
Yves : Il savait que vous lui aurez demandé une garantie
Moi (portant le téléphone à mon oreille) : Bonjour cher ami
Mboumba : Comment tu vas ?
Moi : Je vais bien et toi ?
Mboumba : tout ira bien lorsque tu m’auras aider. J’ai envoyé mon assistant à qui je voue un respect et une confiance considérable pour te rencontrer. J’ai une soirée organiser pour mes business et tu comprends que je ne peux pas sortir avec ma femme. Pour cela j’ai besoin que tu m’aides avec une de tes filles. Il n’y aura rien de dangereux mais au cas où cela pourrait dégénérer, elle se fera escorter par deux de mes gardes corps. Pas la peine pour moi de mentionner que tu te feras une bonne entrée d’argent si elle reste avec moi jusqu’au petit matin.
Moi : Ok ! Ton assistant se chargera de te dire tout ce que tu dois savoir.
J’ai raccroché après qu’il m’ais souhaité une bonne journée
Moi : Je crois que cela peut se faire. Cela se passera dans quel endroit ?
Yves : Dans le quartier de louis.
Moi : Ok ! Vous irez chercher la femme que je vais vous présenté ce soir dans un restaurant situé à montagne sainte.
Yves (se levant) : Au passage, vous êtes une très belle femme
Je n’ai pas exprimé la moindre émotion pouvant trahir mes pensées
Moi : Passez une bonne journée monsieur. Surtout, soyez à l’heure. Elle sera avec lui jusqu'à 5h du matin ensuite elle s’en ira et j’exige qu’elle se fasse raccompagnée jusqu'à l’endroit qu’elle aura souhaiter.
Yves : Il n’y a pas de problème.
Je suis rentrée totalement épuisée par la journée que j’ai passé. Les choses se sont compliqués concernant la femme que je devais trouver parce que celle que je voulais avait déjà un autre programme. J’ai dû parler longuement et doubler sa paye pour qu’elle puisse accepter.
J’ai pris le soin de faire le tour du salon de massage pour vérifier que mes clients sont satisfaits avant de prendre les voiles. Je ne sais pas jusqu’à quand je réussirai à cacher ma double vie mais ça commence à devenir de plus en plus lourd parce que j’ai toujours peur que mon mari rentre à la maison avant moi ou découvre qu’il n’est pas marié avec celle qu’il croit
****
J’ai sombré dans un profond sommeil lorsque je suis rentrée. C’est la sonnerie de mon téléphone qui m’a réveillée au bon milieu de la nuit
Moi (voix ensommeillée) : Allo ?
Yves : Madame Yanda ?
Moi : A qui ai-je l’honneur ?
Yves : C’est Yves, l’assistant de monsieur Mboumba
Je me suis levée d’un bond du lit
Moi (inquiète) : Il n’y a pas de problème j’espère
Yves : Non, non ne vous inquiétez pas. Je tenais juste par le biais de mon patron vous remerciez. Il dit qu’il n’aurait pas pu rêver mieux.
J’ai jetée un regard sur l’horloge qui marque 01h du matin
Moi : C’est pour cela que vous me déranger à cette heure ? Et si mon mari était à la maison ?
Yves : Pas moyen parce qu’il fait partie de la réunion
Moi : Pardon ?
Yves : Ne vous inquiétez pas. Il est très calme et se contente d’écouter.
Moi : Je ne vois pas où vous voulez en venir. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que cet appel est loin d’être amicale
Yves : Détrompez-vous. Je me demande juste ce qu’un homme comme lui fait avec une femme de votre posture
Moi (énervée) : Que ce soit la première et la dernière fois que vous tenez ce genre de propos à mon égard sinon ma relation avec votre patron prendra un coup et il sera mit au courant sur les raisons. Maintenant si vous voulez bien, je vous souhaite une bonne nuit. Au fait, A l’ avenir, tâchez de ne pas me déranger pour des histoires sordides ou commentaires déplacés qui vous passeront par la tête.
Je ne lui ai pas laissé le temps de répondre avant de raccrocher. Pour qui se prend il pour fourrez son nez dans ma vie de couple ? S’il ose à nouveau avoir à mon encontre ce genre de propos, il payera les pots cassés.
Théo
Je suis obligé de rester dans l’ombre comme elle me l’a indiqué. J’avoue qu’elle a raison parce que si on met la vie de nos employés en jeux, plus personnes ne nous fera confiance.
J’ai loué une partie de la boîte qui me permet d’avoir une vision bien nette de ce groupe qui discute, fume du tabac et bois autour d’une table.
Si le mari de Mireille savait avec qui il était, je crois qu’il aurait mit les voiles depuis.
Je vais éclairer votre lanterne!
Il pense discuter avec de grands hommes politique du pays sur un projet pour son entreprise. Ce qu’il ignore c’est que tous autant qu’ils sont, ont des mains trempés dans des affaires louches et si ce n’était pas sa femme, il n’aurait jamais pu les approchés de prêt ou de loin.
C’est l’avantage qu’on a lorsqu’on s’occupe bien de ses clients. Cela lui a permis d’avoir le bras long du coup dès que son mari à un petit blocage, il lui suffit juste d’un coup de fil pour l’aider
Je me présente Théo Moungounda et je suis gabonais de père et de mère. Je travaille avec Mireille dans sa boite pour l’aider mais à mes temps libre, je fais du commerce entre Dubaï et ici. Je n’a pas à me plaindre du point de vue financier parce que j’ai grandit dans une famille riche même si mes parents sont morts.
Papa qui avait beaucoup de maitresse m’a donné des frères et sœurs partout dans le pays. Je suis sur que y’en a certains dont j’ignore l’identité. Tant qu’ils ne me cherchent pas de pou en réclamant une part de l’héritage, je crois que tout ira bien entre nous.
Un de mes hommes s’est approché de moi pour me siffler quelques choses à l’oreille
Garde : Ils sont tombés sur un accord. Son mari s’apprête à quitter les lieux
Moi (posant des billets sur la table) : Ok ! Fait avancer la voiture on y va
J’ai attendu qu’ils aient une longueur d’avance sur moi avant de m’engager à mon tour. Je suis monté dans ma voiture pour le suivre jusqu'à ce qu’il arrive devant sa maison.
J’ai sorti mon téléphone pour composer son numéro
Mireille : Allo ?
Moi : Il vient d’arriver. Tout c’est bien passé
Mireille : Dieu merci. Je ne te remercierai jamais assez
Moi : Tu sais que c’est normal. Je veux juste que tu redouble de prudence. Rien ne garantit que tout se passera toujours comme on veut
Mireille : Ok !
Je lui ai souhaité une bonne nuit avant de raccroché et prendre la route de chez moi. Le jour ne tardera pas à pointer son nez à l’horizon et j’ai un tas de boulot qui m’attend dans la journée.
Mireille
J’ai fait semblant de dormir lorsqu’il est rentré. Je l’ai entendu pousser un soupir avant de s’asseoir sur le lit.
Il a ôté ses vêtements pour se diriger sous la douche. J’ai pris le soin d’attendre jusqu’à ce que j’entende l’eau giclé avant d’enlever aussi mes habits pour le rejoindre.
Lorsque j’ai poussé la porte de la douche, il a semblé étonné avant de m’attirer vers lui.
Philip : Tu ne dors pas ?
Moi (l’embrassant) : Je t’ai dis que je t’attendrais peu importe le temps que tu prendras. Ferme les yeux et laisse-moi m’occuper de toi comme il se doit
Je me suis accroupie pour tenir sa verge dans ma main avant de poser ma langue chaude dessus. Il a attrapé mes cheveux en poussant un bruit roque.
J’étais en train de m’atteler à lui donner du plaisir, lorsque j’ai entendu la sonnerie de mon téléphone du boulot retentir. Merde ! J’ai oubliée de le mettre sous silencieux……
Chapitre 3
CHAPITRE 3
« Faites attention à qui vous faite confiance »
Mireille
Philip : C’est un téléphone que j’entends sonner ?
Moi : On dirait bien. Surtout ne bouge pas et laisse moi aller vérifier
Philip : Qui est ce qui peut t’appeler à cette heure ?
Je suis sortie de la douche en enroulant une serviette autour de ma poitrine et essorer mes mains avant de décrocher.
Moi : Allo ?
Alicia : Je suis vraiment désolée de t’appeler à une heure aussi tardive
Moi : Tu as vraiment de bonne raison de le faire et je n’ose même pas en douter
Philip : C’est qui ?
Moi : C’est Alicia. Je reviens mon amour
Je suis sortie de la chambre pour éviter qu’il m’entende en me dirigeant au balcon. J’ai refermé la baie vitré en reportant le téléphone à mon oreille
Moi : Qu’est ce qui se passe ?
Alicia : Il s’agit de la fille qu’on a trouvé à monsieur
Moi (inquiète) : Il ne lui est rien arrivé j’espère ?
Alicia : Elle est venu chez moi en pleure et refuse de parler. Il faut vraiment que tu rappliques
Moi : Attend tu es sérieuse ? Je te rappelle que je suis une femme mariée
Alicia : Que veux tu que je te dise ? Elle demande à ce que tu sois là. Tu sais très bien que si j’ai appelé c’est parce que je n’ai pas le choix. J’ai tout fait pour essayer de la calmer en vain
Moi : est elle amochée ?
Alicia : Aucune trace de lutte ni de combat sur son visage
Comment puis-je expliquer à mon mari qu’une amie demande à me voir à deux heures du matin sans qu’il ne puisse douter de moi ?
Moi : Je vais voir ce que je peux faire. En attendant, ne la quitte pas des yeux.
J’ai raccroché le téléphone en poussant un soupir. Il faut que je trouve quelque chose et vite
Philip : Qu’est ce qui se passe ?
Moi (en larme) : Je n’arrive pas à le croire.
Philip (tentant de me calmer) : Parle moi mon cœur. Dis-moi ce qui ne va pas
Moi : Il s’agit d’Alicia. On vient de lui annoncer que sa mère qui est au village est morte. Elle est dans tous ses états. Je me sens mal. La pauvre ! Je n’ose même pas imaginer ce qu’elle endure dis je en pleurant de plus belle
Il m’a prit dans ses bras pour me consoler
Philip : La vie est ainsi faite. On y peut rien
Moi : Il faut que j’aille la soutenir. Je ne peux pas la laisser seule. Dieu seul sait quelle bêtise elle pourra faire. Je ne peux pas dormir en paix en sachant qu’elle a perdu la seule personne qui lui restait sur cette terre
Philip (étonné) : Tu veux aller chez elle à cette heure ?
Moi : Il le faut ! Sinon pour quel genre d’amie passerais-je ?
Philip : Laisse moi t’accompagner alors
Moi : Hors de question au lieu que tu viens tout juste de rentrer. Je dirai au chauffeur de me déposer. Elle habite à dix minutes de trajet en voiture. Stp, laisse-moi allée la voir
Il a semblé hésité, mais au final il a finit par acquiescer
Philip : Je n’ai pas envie de te laisser aller seule mais comme je sais que tu es têtu je ne vais pas insister.
Moi : Je n’aurais pas pu rêver d’un mari aussi compréhensif que toi
J’ai couru vers la chambre pour enfiler une robe vite fait avec des sandales et je me suis saisie de ma clé
Moi (l’embrassant) : Si je passe la nuit ça ne te dérange pas ?
Philip : Je sais ce que c’est que de perdre un parent alors ne t’inquiète surtout pas pour moi. Console-la du mieux que tu peux
Je lui ai fait un baisé avant de sortir de la maison.
J’ai réveillé le gardien que j’ai trouvé à moitié endormi.
Moi : Lève toi et ouvre moi la porte.
Je n’arrête pas de penser au coup de fil d’Alicia. J’espère vraiment qu’on ne l’a pas violé ou forcer à faire des choses salaces
******
Je suis arrivée chez elle quelques minutes après. Lorsque j’ai sonné à sa porte, elle m'a ouvert quelques secondes après.
Alicia : Enfin tu es là ! Rentre
Moi : Où est-elle ?
Elle l’a pointé du doigt. Elle est assise et semble bien bouleversé
Moi : Bonsoir Daisy
Daisy (se jetant dans mes bras) : Enfin tu es là
J’ai tenté de la calmer du mieux que j’ai pu.
Moi : Qu’est ce qui s’est passé ? Il t’a violenté ?
Daisy : Non mais il m’a poussé à parler
Moi (inquiète) : Poussé à parler ? Je ne comprends pas
Daisy (en pleure) : Tout ce qu’il t’a dit n’était qu’une mascarade bien organisé et même Théo n’a pas pu le remarqué. Lorsqu’on est arrivé en boite, j’ai d’abord trouvé bizarre que je ne sois que la seule femme sur les lieux au lieu qu’ils étaient une dizaine d’homme. Ils ont commandé à boire et jusque là tout allait bien jusqu’à ce que ton mari débarque.
Moi : Je ne te suis pas
Daisy : Il m’a poussé à lui dire tout ce que tu faisais au risque de porter atteinte à ma famille.
Je n’en crois pas mes oreilles. Je me suis écartée d’elle afin de mieux assimilé ce que mes oreilles viennent d'entendre.
Moi (étonnée) : Une mascarade bien organisée ? Mon mari a eu quel rôle à jouer ? Parle je t’écoute
Daisy : Il est loin d’être celui que tu crois je te jure
Moi : Je t’interdis de parler de lui comme ça. Qu’est ce que tu lui as dit ?
Daisy : Que tu travailles dans un salon de massage et que tu ne fais pas que ça. Comprends moi, il m’a montré les photos de mes frères et soeurs en me menaçant que si je ne parlais pas, ils allaient les tuer.
Je ne sais pas ce qui me choque le plus. Le fait de savoir que mon mari sait tout sur moi ou le fait d’apprendre que l’homme que j’ai épousée mène une double vie comme moi.
Moi : Et monsieur Mboumba ?
Daisy : Je ne crois pas qu’il était au courant mais Yves oui. Je l’ai vu lorsqu’il t’a appelé. Il est revenu vers nous par la suite en chuchotant quelques choses à l’oreille de ton mari. Ce dernier à souri avant de se lever
Alicia qui nous écoutait jusqu’à lors, s’est laissée lourdement tomber sur le canapé
Si je comprends bien, mon mari m’a dupé durant toutes ces années? Il savait que je n’étais pas clair avec lui mais n’empêche il a gardé le silence?
Et Yves dans tout ça, travaille avec lui ? Je suis foutu, bon sang de merde. Il sait tout, raison pour laquelle il n’a pas insisté pour m’accompagner parce qu’il savait que je devais être mise au courant.
Moi : Quand tu lui as dit que je ne fais pas que ça qu’est ce qu’il a répondu ?
Daisy : Il fallait bien que je me défende mais n’empêche je l’ai mené sur une fausse piste en lui disant qu’hors mis ça, tu fais du commerce entre ici et Dubaï
Moi (n’en revenant pas) : Tu lui as parlé du job de Théo ? Mais il va te tuer!
Daisy : C’était soit lui, soit toi.
Alicia : Il faut qu’on trouve une solution et vite. Ton mari est loin d’être celui que tu crois et qui sait, s’il ne travaille pas pour des forces de l’ordre ou autres. Appel tes relations, bouge toi. Je n’ai pas envie de finir en prison
Je suis tellement dépassée par la situation que je me suis saisie de mon téléphone d’une main tremblante pour composer un numéro
Voix : Allo ?
Moi : On s’est fait roulé dans la farine. Il faut que tu découvre tout ce qui se passe, mais surtout qui est véritablement l’homme que j’ai épousée
J’ai raccrochée en me laissant tomber à mon tour sur le canapé. Mois qui pensait mener la danse, me voilà prise dans mon propre piège. Comment ai-je pu être aussi aveugle que ça ?
Prunelle
Je ne me suis pas donner tout ce mal pour entendre à chaque fois des réponses négatives. J’avoue que c’est loin d’être évident comme situation, mais si je ne me trouve pas un boulot vite fait en attendant d’avoir du nouveau sur cette affaire, je risque d’avoir de gros problème.
Je me suis servi une tasse de café pour me réveiller encore deux fois plus les esprits. J’ai entendu hier des amies parler d’un salon de massage qui est réputé dans leurs domaines et aujourd’hui c’est là-bas que j’aimerais tenter ma chance.
C’est vrai que je n’ai jamais fait ces cours, mais on m’a toujours dis que j’ai des doigts d’ange. Je peux au moins essayer de tenter mon coup en espérant que cela puisse marcher pour moi.
Je me présente Prunelle et j’ai 25 ans. Je vie avec mon sois disant mec depuis plus de deux ans et pour le moment je ne me plains pas, ou plutôt si, je me plains énormément.
Depuis que j’ai appris par le biais de maman avant sa mort que mon défunt père était un homme riche, j’ai eu envie d’avoir ma part de l’héritage. Je ne conçois pas qu’il ait pu engrosser maman en la laissant dans cette misère au lieu que lui et ses enfants, jouissaient d’une vie de rêve.
C’est vrai qu’au départ je me fichais pas mal de cela, mais lorsque maman est morte à la suite d’un accident dont elle n’a pas pu profiter des soins adéquats par manque de moyen, j’ai maudis cet homme pourtant déjà dans sa tombe de n’avoir pas pu penser à lui verser même si c’est quelques billets à cause de l’enfant Indésiré que je suis.
Comment un homme peut profiter de la faiblesse d’une femme pour la chasser par la suite comme un vulgaire objet ? J’ai décidé que si lui il ne pouvait pas payer, son enfant dont maman m’a parlé le payera à sa place.
Ça fait un an que j’essaye d’avoir son identité mais jusque là, pas moyen pour moi de savoir où il se trouve. Mais je ne perds pas espoir. Comme on dit le Gabon est petit et tôt ou tard je le retrouverai.
J’ai attrapé mon sac posé sur la table du salon et je suis sortie de la maison en espérant que cette fois ci j’aurais plus de chance que les autres jours.
Le vent souffle assez fort ce matin. J’ai longé le bout du quartier avant d’arriver au carrefour.
Je m’apprêtais à hélé un taxi, lorsqu’une voiture s’est garée devant moi
Inconnu : Je peux vous déposer?
Moi : non merci.
Inconnu : Il se peut qu’il pleuve vu le vent qui souffle. Ce serait du gâchis que la pluie enlève ce maquillage que vous vous êtes sans doute donner du mal à terminer.
Il ne manque pas de toupet celui là
Moi : Merci pour cette marque d’attention. Mais je saurais me débrouiller
Inconnu : Comme vous voulez
Il a démarré la voiture en soulevant un nuage de poussière derrière lui me faisant toussoter par la suite. Cet enculé, je suis sûr qu’il l’a fait exprès.
J’ai miroité quelques minutes encore avant de trouver une course qui m’a déposé directement devant le salon.
Je n’arrête pas de formuler des prières intérieurement en espérant que le bon Dieu puisse m’aider enfin à sortir de ce taudis dans lequel je vie avec mon mec depuis deux ans. Si je suis avec lui c’est tout simplement par manque de choix. J’avoue que c’est égoïste de ma part, mais je n’arrive pas à l’aimer comme il se doit
Quand J’ai poussé la porte du salon, j’ai trouvé une femme à l’accueil.
Moi : Bonjour
Secrétaire : Bonjour madame. En quoi puis je vous aider?
Moi : J’aimerai postuler pour un poste ici.
Elle m’a dévisagé comme si elle se demandait d’où sortait cet extraterrestre devant elle
Secrétaire : J’aurais aimé vous aider mais l’effectif est plein. Je peux vous suggéré d’autres salon non loin d’ici qui embauche des personnes
Moi : Même si c’est être femme de ménage pour nettoyer les lieus, je le ferai dis je désespérément
Secrétaire : Je suis vraiment désolée mais nous ne recherchons pas d’employé.
Je m’apprêtais à sortir du salon, lorsque j’ai buté sans faire exprès un homme. Lorsque j’ai levé la tête pour m’excuser, j’ai reconnue l’inconnu de tout à l’heure qui me regarde avec un sourire narquois au coin des lèvres.
Inconnu : Comme ont dit toujours, Dieu fait bien les choses. Qu’est ce qui vous amène ici ?
Moi (renfrognant mon visage) : J’espère juste que je ne me suis pas faites suivie par un psychopathe
La secrétaire l’a salué en employant des termes assez respectueux et je me suis vite mordue la langue lorsque j’ai constaté que je parlais à un des dirigeant de la boite. Je maudis mon arrogance à cet instant.
Inconnu : même si vous êtes une femme mangeable, je ne crois pas.
Mangeable ?
Je me sens assez honteuse comme ça pour écouter à nouveau ces balivernes.
Je lui ai souhaité une bonne journée avant de m’aventurer à l’extérieur pour continuer ma quête lorsqu’il m’a emboité le pas
Inconnu : Madame veut être femme de ménage ?
Il l’a dit avec une telle ironie que si je pouvais, je lui aurais sautée à la gorge
Moi (d’un ton sec) : Mieux vaut être ça, qu’être pute
Inconnu : Vous venez de marquer un point. En tout cas, je pense pouvoir vous aider en vous trouvant un poste mieux payer à condition que vous vous présenter à moi, cette fois ci de manière aimable
J’ai poussé un soupir comme pour me redonner du courage avant de lui tendre la main
Moi : Je me présente Prunelle.
Théo : Moi c’est Théo enchanté
Je ne sais pas pourquoi, mais son visage m’est drôlement familier maintenant que je me permets de bien le regarder. En tout cas suis bien trop heureuse pour m’appesantir sur ses détails. Enfin j’ai trouvé un boulot, qui l’eût cru..