Chapitre 2

On était en décembre et un mois s'est écoulé depuis notre petite dispute dans le bus. Un vendredi alors qu'on allait prendre le bus on trouva Mohamed à l'arrêt du bus qui avait l'air de nous attendre. On s'avança vers lui. Les filles lui dirent bonjour pendant que moi je décidai de l'ignorer. Je me suis avancée vers la vendeuse de maad sans lui accorder un regard, comme toute bonne sénégalaise je raffole de ce fruit. je sentis une présence derrière moi mais je me retournai pas. Quelques secondes après on me tira par le bras pour me retourner

Mohamed : Il t'arrive de dire bonjour

Non mais je rêve le gars il me fait passer pour invisible pendant plus d'un mois et il s'attend à ce que je l'accueille les bras ouverts avec le sourire d'une hôtesse de l'air. Il est culotté quand même ce mec , incroyable

Moi : Quand j'en ai envie oui et puis lâche-moi tout de suite. Tu te prends pour qui ?

Mohamed : Pour quelqu'un qui t'aime. J'en ai marre de rester toujours là à te voir discuter et rire avec les autres sans m'accorder un seul petit regard. je suis venu t'attendre pour te parler aujourd'hui

OMG il a dit qu'il m'aime. Ai-je bien entendu ? En plus il est direct. Peut-être qu'il veut dire juste amicalement. oh oh mademoiselle redescends sur terre avant que ta chute ne soit terrible. Et puis ce mec n'est pas fait pour toi.

Mohamed : C'est à toi que je parle là. Tu as perdu ta langue ou quoi ?

Moi : Non je n'ai pas perdu ma langue. C'est juste que khamo sa boppe (tu es trop prétentieux). Tu es vraiment marrant. Tu ne m'as pas adressé la parole pendant un mois et tu oses me sortir que tu m'aimes tranquillement et à l'aise. Tu as cru que c'était la fête au village ou que je suis à ta disposition peut-être

Mohamed : Oh tu parles trop. Je t'ai dit Yasmine je t'aime point barre

Il mériterai une gifle celui-là. Il s'y croit trop là avec son point barre là. Il croit qu'il va me sortir un je t'aime et que je vais lui répondre moi aussi mon prince. Il a rêvé oui

Les filles : le bus est là

Moi :Vas voir ailleurs si j'y suis. Tchip

Je m’apprêtai à partir prendre mon bus mais c'était sans compter sur la persévérance de monsieur aujourd'hui

Mohamed : Tu me réponds ou tu ne monteras pas dans ce bus

Moi : Mais on va le rater. Arrête de faire le gamin

Mohamed : Je m'en fous que tu le rates ton fichu bus. En plus quand je te parle j'aimerai que tu me répondes en Wolof (langue sénégalaise). Vous aimez trop jouer aux toubabs (françaises) vous les filles

Mais pour qui se prend-t-il lui pour me donner des ordres ou me dire la langue que je dois parler ou pas. Même ma mère ne me parle pas de la sorte. Ce garçon a vraiment besoin que je le remette à sa place le plus vite possible. Il a de la chance que je sois pressée

Moi : Va te faire foutre

Je me dégageai de ses mais et m'engouffrai dans le bus au moment où les portes se refermaient, juste à temps. Ouf je me suis enfin débarrassée de lui

Anto : Qu'est-ce qu'il te voulait ce Mohamed ?

Moi : il est venu me dire qu'il m'aimait et il s'attendait à ce que je lui réponde sans tarder, de vrais goujats ces hommes

Anto : Ne sois pas si dure ma puce. Il est juste amoureux

Moi : Est-ce une raison pour se comporter aussi sauvagement ? Il m'a fait très mal au bras en plus

Anto : Avoue que tu as le béguin pour lui

Moi : Oui il me plaît mais il est trop brute comme mec. On ne demande pas à une fille de sortir avec nous de cette manière

Anto : Je crois qu'il est bien déterminé à l'obtenir sa réponse

Moi : Pourquoi tu dis ça?

Anto : Eh bien il t'attends au prochain arrêt de bus

Elle était assise près de la fenêtre donc elle pouvait voir dehors. Je jetai un coup d'œil dehors et le vit entrain de regarder dans notre direction. Il faut dire que depuis que je suis entrée dedans, le bus n'a même pas fait le tour de la place de l'indépendance du coup monsieur avait eu le temps de marcher et de rejoindre le prochain arrêt pour m'y attendre. Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de lui ?

PARTIE 3 : Dois-je lui dire oui ?

Moi : Punaise ma puce que vais je faire de lui ? Il est comme un pot de colle et moi je risque de craquer parce qu'il est tellement mignon

Mohamed est beau avec un teint marron, les yeux noirs, corpulence moyenne, ni grand ni petit genre Will Smith, non mais il est trop craquant ce mec. Il est monté dans le bus quand on arriva à son niveau

Anto : En tout cas il est là. Bon je vous laisse discuter, bonne chance ma chérie

Moi : Non ne me fait pas ça. Reste

Mohamed : Tu peux nous laisser Antoinette

Anto : Bien sûr, pas de soucis

Elle s'en alla s’asseoir avec les autres en me faisant un clin d’œil. Je me tourna vers la fenêtre pour ne pas lui parler

Mohamed : Je ne vais pas te manger. Tu peux me regarder

Moi : Que veux tu ?

Mohamed : Yasmine je t’aime depuis le premier jour que je t’ai vu et je n'arrive pas à t'oublier. Quoique je fasse tu restes dans ma tête

Moi : Oui tu me l’as dit tout à l’heure et ?

Mohamed : tu es toujours aussi désagréable ?

Moi : Non

Mohamed : Donc sois un peu plus aimable mademoiselle

Moi : Bon d’accord

Mohamed : J’aimerai avoir une réponse de ta part

Moi : Eh bien j’ai le droit de réfléchir ou pas?

Mohamed : OK pas de soucis mais maintenant pouvons-nous faire plus ample connaissance

Moi : Je t’écoute

Mohamed : Parle-moi de toi, de tes origines, de ce que tu aimes, de tout quoi

Moi : Eh bien j’ai 15 ans je suis en première G. Ma mère est franco cap verdienne et mon père est sénégalo marocain. Dans ma famille nous sommes cinq, trois filles et deux garçons une famille soudée On ne vit plus avec mon père depuis très très longtemps mais n’empêche on le voit toujours mais rarement. Ma mère s’est remariée il n’y a pas longtemps. Je suis du genre à profiter de ma famille et de mes bouquins bref voila en gros. Ah d’ailleurs je ...

Mohamed : Tu parles toujours autant et aussi vite car je n’ai pas vu à quel moment tu as respiré

J'avais dit tout ça avec un débit de paroles incroyable. Il se croit drôle lui comme si il pouvait voir les gens respirer

Moi : Ha ha je suis morte de rire

Mohamed : C’était de l’humour

Moi : Oui oui à ce que je vois. Le hic est que ce n'est pas drôle du tout

Mohamed : Tu pourrais rigoler de temps à autre. En plus je t’entends rarement parler le wolof

Mais qu'est-ce qu'il a lui avec sa manie de me faire parler wolof. Je ne vois pas qu'est-ce que ça peut lui faire si je parle wolof ou français. Il comprend ce que je dis non

Moi : Eh bien chez moi on parle que le français, désolée pour toi

Mohamed : Pour moi mais tu devrais plutôt être désolée pour toi ma chère car moi j’adore ma langue et mon pays

Mais quel prétentieux ce mec, il m'énerve. Et puis qui lui a dit que je n'aimais pas le Sénégal

Moi : Tu es grave comme mec hein. Qui t’a dit que je n'aimais pas mon pays. Ce n'est pas parce qu’on parle français qu’on est pas sénégalais ou qu'on ne l'aime. Je suis toucouleur (ethnie sénégalaise) malgré mon métissage. Je te signale que ma mère est deuxième femme donc on connait bien la culture et je suis née ici donc stop avec tes aprioris et tes préjugés de merde

Mohamed : Oh calme-toi tu es trop agressive. Une fille se doit être douce

Moi : Qu’est-ce que tu en sais ? Tu n'es pas une fille que je sache puis je fais ce que je veux

Mohamed : Tu es trop impolie Yasmine

Moi : Tu l'es plus que moi. Tu ne te sens pas je te jure. D'ailleurs la discussion est close

Il était mort de rire alors que moi j'étais verte de colère. Je ne voyais pas ce qu'il avait de drôle dans la situation

moi : Qui y a-t -il de drôle?

Mohamed : Toi

Moi : Moi quoi ?

Mohamed : Tu n’arrives même pas faire une phrase complète en wolof et tu oses te fâcher quand je te fais la réflexion. Tu sais il ne faut pas le prendre mal c’est juste une remarque

J’étais gênée car il avait raison au fond mais avec ma grande bouche je ne pouvais pas rester sans rien répondre

Moi : Oui et après, ce n’est pas de ma faute. Je vis avec ma mère depuis toujours, elle ne me parle que français, avec mes copines on ne parle que le français donc que veux-tu ? Je ne m’en plains pas. Bref

Mohamed : Oui comme tu dis bref

Moi : Arrête de dire du n'importe quoi et parle-moi de toi

Mohamed : Et bien contrairement à toi je suis cent pour cent sénégalais. Je vis avec mes deux parents, j'ai deux frère et deux sœurs. J’aime pas les études mais on m’y force. Avec ma famille c’est chacun pour soi, Dieu pour tout. Du moins je n'ai pas à faire avec eux. Voilà en gros

A ce que je vois il est tout le contraire de ce que je suis. Il devrait plus aimer sa famille. C'est ce qu'il y a de plus important dans la vie. Elle est indispensable pour l'épanouissement. La famille nous apporte tellement de chose comme l'amour, un soutien infaillible, la sécurité, le sens du partage. Elle sera là dans les bons et les mauvais moments. C'est la première chose que la vie nous offre et nous devons en prendre soin. Ça me rend malade de voir certaines familles se déchirer pour une chose sans importance telle que l'argent ou une autre. L'amour des siens est tellement plus important que toute richesse mais beaucoup de gens l'ont oublié et c'est vraiment dommage. Même si je vous accorde qu'il y a une plaie dans chaque famille et des personnes totalement mauvaises et irrécupérables, avant de quitter la votre pour les beaux yeux d'une femme ou d'un homme souvenez vous que c'est dans votre famille que vous avez appris à aimer pour la première fois et essayez de trouver une solution pour arranger les choses. La famille est la base de tous, ne l'oubliez jamais. Entre temps on arriva à l'arrêt où il devait descendre

Mohamed : Tu me files ton numéro

Les mot s’il te plaît et merci ne font vraiment pas partie de son vocabulaire apparemment mais bon je lui remis quand même

Mohamed : Je t’envoie un message

moi : OK à plus

Il descendit du bus en me faisant son plus grand sourire agrémenté d'un clin d’œil. Je peux vous dire que ça m'a mis le baume au cœur qui lui battait la chamade. J'étais aux anges. Mademoiselles les curieuses sont venues dès qu'il a posé un pied hors du bus

Elles : Vas y raconte. On veut tout savoir

Adji : Tu lui as dit oui ?

Awa : Alors vous avez rendez-vous ?

Joce : J'ai vu que tu lui as donné ton numéro

Anto : Doucement les filles à ce rythme elle risque de rien nous dire. Vous la connaissez non elle va se refermer comme une huître si vous continuez

Moi : Non je n’ai pas dit oui, non on n'a pas de rendez-vous et oui je lui ai donné mon numéro. C'est bon j’ai répondu à vos questions

Adji :Tu es sérieuse. Tu te fous vraiment de nous

Awa : Tu aurais pu nous expliquer plus dans les détails

Anto : C’est bon lâchez la. Elle vous a déjà répondu

Moi : Vous voulez que je vous dise quoi ? Il m’a dit de lui parler de moi ce que j'ai fait et lui aussi a fait pareil c’est tout. Pour mon grand malheur c’est mon total opposé

J’avais résumé l’histoire car la seule personne à qui je parlai de moi c’était Antoinette et ça elle l’avait compris d’où elle leur disait d’arrêter de me poser des questions

J'étais arrivée à mon arrêt de bus. Je leur fis la bise avant de descendre

Moi : A lundi les filles

Adji : Quel lundi demain on doit se faire un resto. Ne me dis pas que tu as oublié?

Moi : Euh je vous appelle après je dois descendre

Elles descendirent toutes avec moi. Vu qu’on était vendredi elles ne sont pas pressées de rentrer je crois

Adji : Tu es folle Yasmine

Awa : A cause de toi on est toutes descendu

Moi : C'est vous qui êtes folles je vous jure

Adji : Mais tu avais dit que tu venais avec nous. Non mais sérieux arrête de déconner

Moi : C'est juste pour cela que vous êtes descendues

Awa : Bien sûr tu sais bien que les sorties sans toi n'ont pas de sens parque que tu sais remettre les gens à leur place. En plus on délire plus quand il y a toute la clique

Il faut dire que même en classe on s’assied toute dans la même rangée côte à côte. Les profs nous aimaient bien car on travaillait bien mais on nous appelait les diablesses. J'avais en plus géweul comme surnom tellement je parlai beaucoup

Moi : Mais on aurait pu parler de ça au téléphone ou que j’en parle à Antoinette et qu'elle transmette le message

Joce : Yasmine quand tu dis on verra on sait toutes que c’est non et la on aimerait bien se faire quelque chose avant les fêtes de noël

Anto : Elle a raison quand même j’aurai pu vous tenir au courant

Joce : Toi ? Yasmine arrive toujours à te convaincre du contraire

Anto et moi n'aimions pas trop sortir. On était plutôt du genre à se voir chez nous, aller faire du shopping de temps à autre, de bouquiner ou d'étudier et pour elle passer du temps avec son copain son beau et tendre Michel comme elle l’appelait

Joce : On t’écoute

moi : OK OK je viens. Je passerai prendre Anto a 19h donc voyez avec elle où on se retrouve car votre bus est là les filles

Au même moment ma mère m'appela sûrement pour savoir pourquoi je tardai à rentrer

Sabrina : bébé tu es où?

Moi : j’arrive maman je suis en route je discutais avec les filles mais je suis en route

Sabrina : OK à tout de suite chérie

Moi : Bisous maman je t’aime

Je mis mes écouteurs et marchai en direction de la maison. Mon esprit voguait vers Mohamed tout d’un coup. Arrivée chez moi comme d’habitude je fis la bise à tout le monde et j’allai directement dans la chambre de ma mère

Moi : Maman je peux te parler

Sabrina : Oui je t’écoute ma fille qui y a-t -il?

J'allai répondre quand mon portable vibra

Mohamed : hello beauté tu es bien arrivée? C’est mon numéro

Moi : Oui je suis bien arrivée. Ok je l’enregistre après

Mohamed : tu sais que tu es belle

Moi : merci soudé ay nakh sakh grawul ( Si c'est même pour du faux je prend)

Qui n'a pas dit ça étant ado, que des barres. L'adolescence est le meilleur moment de la vie

Mohamed : Je dis pas les choses pour faire genre

Un coup sur la tête de ma mère me ramena à l’ordre et sur terre en même temps

Moi : Aïe

Sabrina : tu te fous de qui ? Tu viens me déranger pour ensuite te mettre à parler au téléphone. Je vais le confisquer tu va voir

Moi : Non maman chérie, ne fais pas ça

Sabrina : Tu voulais me parler de quoi?

Moi : De rien

Sabrina : Tu es impolie ma fille

Moi : hum maman

Sabrina : C'est vrai tu es très impolie mais bon c’est comme ça que je t’aime ma fille

Moi : Je t’aime aussi maman. Au fait les filles veulent qu'on se fasse un resto demain

Sabrina : Tu peux aller mais ne rentre pas trop tard. Ça te fera du bien de sortir car tu restes tout temps à la maison à croire qu'on t'a cloîtré ici

Moi : Mdr merci maman

Sabrina : De rien ma puce demain tu me le rappelles avant de partir comme ça je te remet des sous

Moi : Compte sur moi. Bon je vais dans ma chambre

Je sortis en courant pour aller répondre aux messages de Mohamed car j’en avais déjà reçu trois qui disaient « tu me plais beaucoup et tu es très belle », « je te parle », « il t’arrive de répondre aux messages »

Moi : Désolée je parlai avec ma mère. Merci pour le compliment

Mohamed : ah ok tu aurais pu me le dire plutôt. Je pensais que tu ne voulais plus me parler. Bref je peux avoir ma réponse

Moi : Tu es chiant avec ça je ne te connais même pas. Laisse faire les choses

Mohamed : ok si tu le prends de la sorte. En tout cas tu as l’air coincé avec les mecs

Moi : Si tu le dis

Mohamed : C’est vrai. Tu es tendu, no panique. Je ne vais pas te manger.

Moi : Je sais que tu vas pas me manger. Tu me l'as assez dit

Mohamed : Alors demain tu fais quoi ? Ça te dit qu'on se voit?

Moi : Euh non je ne peux pas demain

Mohamed : Et pourquoi ?

Moi : Parce que je sors avec les filles

Mohamed : Ah tu es comme ça toi. Tu fais la sainte mais en réalité tu es une fêtarde

Moi : Pense ce que tu veux. Tu ne me connais pas pour me juger de la sorte donc je m’en fous

Il est bien gonflé lui au point de me juger sans me connaître. Peut-être que ce n'est pas un mec pour moi finalement. Je me posais trop de questions du genre est-ce qu’il ne voulait pas juste jouer avec moi ? Ce qui m'empêche de lui dire oui. J'ai besoin de réfléchir

Moi : Bon je te laisse. Je dois aller bosser. A plus

Mohamed : Tu es très studieuse

Moi : Tu devrais t’y mettre aussi

Mohamed : Non les études ne sont pas pour moi

Moi : Tu es bien mon contraire

Mohamed : Dis moi à quoi ça sert d’étudier si tu sais déjà que tu vas prendre la relève de papa ?

Je ne mettais pas tromper sur son compte. C'est un fils à papa qui croit que parce que son père a de l'argent rien ne lui ai du. Je suis sure que s'il prend le bus c'est parce qu'on l'a puni pour avoir fait une bêtise

Moi : Personnellement à ta place je préférerai travailler pour mon compte ou dans une autre entreprise que celle de mes parents. c'est mon rêve le plus grand. Je veux voler de mes propres ailes sans rien attendre de papa et de maman

Mohamed : Je ne fatigue pas plus

Moi : Bon à bientôt

Ce garçon n'est pas bien dans sa tête. Il s’en fout de ses études. Il sait que quoiqu'il se passe il aura un bon boulot sans se fatiguer. Ah la vie maintenant n'est fait que de bras longs. Il faut connaître beaucoup de monde pour avancer. On m’appela pour manger. Après le repas alors que tout le monde s’affairait devant les , moi j’étais là à lire un livre de Danielle Steel jusqu’à m’endormir. Le lendemain petit-déjeuner en famille puis je partis faire mes exercices de la semaine. Mon samedi se passa comme les autres. A 18 heures je commençai à me préparer, jeans, débardeur et nu-pieds. Je pris un petit sac et j’allai voir ma mère

Chapitre 3

Maman : Tu t'habilles toujours aussi simple. Sois plus coquette ma fille

Moi : Oui maman. Je peux y aller maintenant

Maman : Mais tu vas pas te changer

Moi : Non c’est bon je suis à l’aise comme ça

Maman : Ok si tu le dis

Elle me remit de l'argent avanct de me demander de ne pas rentrer tard et de l'appeler pour lui dire comment ça se passe

Maman : D’ailleurs vous allez où ?

Moi : Au césar ou à la gondole. Je ne sais pas ce que les filles ont décidé

Maman : ça se voit que tu n’as pas envie de sortir. Tu ne t’intéresse même pas à l’endroit. Ceux sont les filles qui t'ont forcées ?

Moi : Oui un peu. J'aime bien rester avec vous en famille sinon avec Antoinette

Maman : vas y avant qu’elles ne s'impatiente et n’oublie pas de me donner ta position

Moi : Ok maman. Bisous

Elle me fit un gros bisous puis me donna sa bénédiction comme à chaque fois que je dois sortir.

Je partis chercher Anto et on prit le même taxi pour aller en ville. On allait au césar manger une pizza puis à la gondole pour le dessert

Moi : Ma puce hier on n'a même pas pu discuter tranquille

Anto : Grave alors dit moi vous vous êtes dis quoi ?

Moi : il m’a demandé de lui parler de moi chose que j’ai faite et lui aussi mais il est tellement différent de moi que ça me fait peur

Maman : Comment ça ?

Moi : Il déteste l’école et c’est un fils à papa qui ne prend en compte que ce qui lui fait plaisir

Anto : Mais toi aussi tu es une fille à maman. C'est juste que tu ne le montre pas

Moi : C’est exactement ça. Si moi je ne le montre pas, lui il vit de ça et en est fier

Anto : Ah ok je comprend mieux en effet. Ce n'est pas très top

Moi : En plus il me saoule à vouloir que je lui dise si je l'aime ou pas

Anto : Tu sais ma chérie c’est comme ça. Il faut dire à la personne si oui ou non tu veux être avec

Moi : Oui mais on peut aussi laisser faire le temps

Anto : tu sais que tu parles comme une adulte. Dis toi qu'on est des ados. Profite de la vie chérie

Moi : Oui mais moi je veux y aller doucement. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Il n’y a pas le feu

Anto : Si tu le dis

On arriva en ville assez vite. Les filles nous attendaient déjà. A force de parler avec maman je suis allée prendre Antoinette en retard

Awa : Ça fait 15 minutes qu’on vous attend

Adji : Vous faisiez quoi?

Anto : C’est Yasmine. Elle a mis du temps à venir

Joce : Je parie qu’elle hésitait à venir

Moi : Non je terminai mes devoirs et je parlai avec ma mère

Joce : Quelle traîtresse ! Nous , on n'a même pas fait nos devoirs

Anto : Ah moi si

Adji : Toute façon qui se ressemble s'assemble donc voilà. Forcément vous avez fait vos devoirs sans nous

Moi : Mais ce n'était pas prévu qu’on les fasse ensemble.

Awa : C’est bon les filles, on ne va pas se disputer? On est venu passer un bon moment

Anto : Oui c’est vrai. Profitons de cette soirée

On rentra dans le césar et on passa commande puis nous mirent à papoter de tout et de rien comme d’habitude, de vraies pies. On a pris chacune une pizza différente histoire de pouvoir goûter à celles des autres, trop gourmande. Deux heures après on avait fini de manger. Comme prévu on décida d’aller à la gondole vu que ce n'est pas très loin on a entrepris de marcher quand soudain on entendit des voix nous appeler. On se retourna toutes et devinez qui nous appeler? Mohamed et sa bande d’amis. Dakar était tellement grand mais il fallait qu'on tombe sur eux.

PARTIE 4 : Début d'une histoire

Moi : Oh non pas eux. On les voit toute la semaine

Anto : Je ne te le fais pas dire

On voulait juste passer une soirée entre filles. Est-ce trop demander ?

Adji : En tout cas j’espère qu’ils ne vont pas nous coller comme des mouches

Ils s’approchèrent en voulant nous faire la bise mais c’était sans compter sur notre sauvagerie. On les connaissait à peine et on n'était pas chaud pour passer la soirée avec eux

Chimère : Mais Adji je veux juste te faire la bise. Qui y a t-il?

Adji : On ne se connaît pas si bien pour avoir ce genre de rapport. On a discuté dans le bus oui mais sans plus

Chimère : D'accord. Je ne savais pas que vous étiez comme ça

Adji : Comme quoi?

Bachir : Oh les filles on ne va pas se prendre la tête

Joce : Bien sûr que non. Comment allez-vous ?

Eux : Ça va et vous ?

Nous : On va bien aussi

Bachir : Vous faites quoi en ville ?

Adji : On est venu manger et passer une soirée entre filles

Bachir : Ah ok cool et vous faites quoi après ?

Joce : Là on va manger une glace pourquoi ?

Bachir : Ça vous dit qu'on se joigne à vous

Moi : Non merci

Anto (en chuchotant) : Yasmine soit plus polie. Ce n'est pas correct ce que tu viens de faire.

Moi : Toute façon ce que je viens de dire vous arrange bien. Vous le pensez tous

Mohamed : Les mecs on se casse. Elles sont trop chiantes ces filles

Moi : Vous l’êtes plus que nous. Vous ne voyez pas par hasard que vous dérangez ?

Anto : Excusez la mais c’est juste qu’on avait prévu de rester entre filles

On se tourna et partit. Les filles me sautèrent dessus dès qu'on s'éloigna

elles : Yasmine tu aurais pu mieux leur parler quand même. Ça ne se fait pas

Moi : Rien à foutre. Je vous ai bien arrangé le coup. Arrêtez de faire les hypocrites. Il faut être franc. Bref allons manger

Nous rentrâmes dans la gondole et commandâmes nos glaces. On parlait de tout et de rien à 21h 30. On décidait de rentrer parce que Maman n’arrêtait pas de m’envoyer des messages pour savoir où j'étais ? Je rentrai avec Antoinette et Adji. On a pris le même taxi qui nous déposa les unes après les autres. A peine arrivée chez moi je courus dans ma chambre car j’avais un message je pensais que c’était Mohamed mais non c’était Antoinette qui voulait savoir si maman ne m’avait pas grondé. Je me suis pas fait engueuler pour ne pas lui avoir répondu rapidement. On a rigolé un peu puis on s’est souhaité bonne nuit. Je n’ai pas eu de nouvelles de Mohamed du week-end et d’ailleurs de la semaine sûrement par rapport à mon attitude de samedi mais bon après tout on ne peut pas me reprocher de dire ce que je pense. Il ne me recontacta que la semaine suivante

Mohamed : Toi si on t’envoie pas de message tu ne le fais pas

Moi : Bonjour on t’a appris à le dire

Mohamed : Oui bonjour Yasmine

Moi : Bonjour et pour quelle raison je devrais t’envoyer un message si toi tu ne le fais pas

Mohamed : J’ai été le dernier à t’en envoyer

Moi : Et alors ? Ce n’est pas une raison

Mohamed : Ok ok rangeons la hache de guerre et reprenons tout depuis le début. Tu me plais beaucoup malgré tout et j’aimerai vraiment essayer de construire quelque chose avec toi. Je sais qu'on est jeunes JE TAIME YASMINE

Oh my god ai-je bien entendu ? Il me connaît que depuis peu et il veut déjà construire quelque chose avec moi. Il va droit au but lui ça c'est sûr

Mohamed : Pourquoi tu ne réponds pas ? Je peux t’appeler ?

Moi : Oui

Il m’appela et on commença à discuter. C'est bête mais en entendant sa voix j’ai eu le sourire aux lèvres et le cœur qui battait fort. Quel est ce sentiment si bizarre qui m’envahissait d’un coup. est ça ce qu'on appelle l’amour?

Mohamed : Yasmine s’il te plaît donne-moi une réponse

Pourquoi ne pas accepter pour une fois de ma vie, ça ne me coûte rien d'essayer après tout.

Moi : Je veux bien mais allons-y doucement. Je ne suis jamais sortie avec quelqu’un. Tu es mon premier petit ami

Mohamed : Franchement tu viens de faire de moi l’homme le plus heureux sur cette terre

On continua à discuter tranquillement comme avant

Mohamed : On peut se voir demain

Moi : Euh non, pas pour le moment. Il faudrait que j’en parle à ma mère d'abord

Mohamed : Tu es sure que tu veux que ma mère soit au courant

Moi : Tu n’as pas de bonnes intentions avec moi ou quoi ?

Mohamed : Bien sûr que si

Moi : alors où est le problème ?

Mohamed: J’ai peur de sa réaction

Moi : Ne t’inquiète pas. Je dis tout à ma mère

Dans le courant de la semaine je parlai à ma mère de Mohamed. Elle entreprit de me conseiller

Maman : Ma fille si vous voulez vous voir qu’il vienne à la maison il n’y a pas de soucis et fais très attention à toi. Je sais que c’est ton premier copain

Moi : Oui maman ne t’inquiètes pas

Maman : En plus si tu lui as dit oui c’est qu’il te plaît vraiment car toi et les hommes ce n'est pas vraiment le grand amour

Moi : Oui c'est la raison pour laquelle je ferai attention

Maman : Alors je vais le connaître quand ce

Mohamed en plus j’espère qu’il est beau

Moi : Oh oui maman très beau avec un de ces teints et une dentition de malade. Tu l'aurai vu maman trop craquant. A ce qujet est-ce qu’il peut venir déjeuner samedi à la maison

Maman : Hum ma fille a grandi. Pourquoi pas c’est une bonne idée comme ça tu nous le présenteras

Moi : Oui maman pas de soucis merci

Je lui fis un gros bisous et sortis en courant toute contente. J’envoyai un message direct à Mohamed

Moi : Je t’invite samedi à la maison pour te présenter ma famille

Mohamed : D'accord. Je viendrai

Jétais super contente. Je sautillai dans toute la maison. Mes sœurs pensaient que j’étais devenue folle. Je m’empressais d’en parler à Antoinette qui était contente pour moi. Le week-end arriva assez vite et comme une bonne fille et puisque c’était mon invité je rentrai dans la cuisine. Je lui fis un tiebou kétiakh (riz au poisson séchée, excellent). Certains penseront que c'est ringard mais monsieur Mohamed derrière ses airs de bosse raffolait de ce plat. Il me l’avait dit donc pourquoi rater une occasion de lui montrer mes talents de cuisinière lol . Il arriva a 13h pile. Il m’envoya un texto pour me dire qu’il était en bas. Je descendis pour aller lui ouvrir la porte. Mon cœur ne put s’empêcher de battre quand je le vis à travers la grille

Mohamed : Toi en tenue traditionnelle

Moi : Dis bonjour d’abord. Tu es trop pas civilisé

Mohamed : Oui Bonjour

je lui ouvris la porte et lui fit la bise sur la joue. Il était assez surpris mais pour moi c’était normal. On m'a éduqué de cette manière

Mohamed : Ah oui c’est comme ça avec toi

Moi : Quoi donc ? C’est juste une bise

Mohamed : ok mais je pensais pas que tu mettais ce genre de tenue

Moi : Et pourquoi j’en mettrais pas j’adore ça ?

Mohamed : Hum c’est bien

Moi : Allez, on monte

Il me suivit à l’étage. Il y avait tout le monde au salon qui l’attendait. C’était trop drôle à croire qu’il avait fait quelque chose

Mohamed : Yasmine je stresse

Moi : Mais non t’inquiètes, ils veulent juste t’impressionner. N’aies pas peur

Mohamed : OK je te fais confiance

Quand on arriva dans le salon un grand silence s'installa. Tout le monde se tourna pour le regarder. Il ne manquait que mon beau père qui n’était pas là aujourd’hui. Il enleva ses chaussures et pénétra dans le salon. Je le devançai et fit les présentations

Moi : Voici Mohamed S.... Mohamed voici ma mère Sabrina, mon grand frère Steeven, ma petite sœur Ghislaine, mon autre sœur Soraya et mon petit frère Tidiane

Mohamed : Bonjour

Sabrina : bonjour mon fils. Assieds toi

Il s’assit et ma mère commença son questionnaire. Attention inspecteur Colombo est dans la place lol. Elle m’a trop fait marrer. Je retournai dans la cuisine terminer le repas. Vers 13h30 je servis. Pas de grand bol chez nous, on mangeait à table lol chacun avec son assiette. On se mit à table et ma mère continua son enquête et lui sortit tout naturellement

Maman : J’espère que tu ne veux pas jouer avec elle?

Steeven : J'espère pour toi car c’est ma princesse

Mohamed prit de peur se mit à bégayer comme pas possible. C’était trop marrant à voir. Je crois que s’il était blanc il serait devenu tout rouge

Mohamed : Non tata je suis là pour du sérieux

Après cette réponse l’atmosphère fut plus détendue. On continua à discuter paisiblement. Ma mère se leva de table. Je débarrassai avec la bonne puis on alla sur la terrasse Mohamed et moi. on s’installa là-bas et discutâmes jusqu’à 18h puis il me dit qu’il allait partir. Durant cette discussion je lui redonna goût aux études. Comme je vous l'avez dit monsieur n’aimait pas trop l’école mais il était très intelligent. Il me promit de faire des efforts par rapport à ces études. Je le raccompagna jusqu'à ce qu'il prit son taxi. Il m’envoya un message une fois chez lui et on se textota jusqu’à tard dans la nuit. Ce fut comme ça durant toute la semaine. Le jeudi monsieur m’invita à son tour chez lui parce qu'il voulait me présenter aussi à sa famille. J'acceptai après accord de ma mère et cette fois-ci c’était moi qui était en stress total. Je ne vous raconte même pas. C’était la première fois que je mangeai chez d’autres personnes tellement je sortais pas. Moi c’était école, maison, chez Antoinette, chez Adji, Awa ou Joce ou resto sinon je n’avais pas mangé autre part. Je n’allais même pas dans les mariages tellement j’avais peur d'avoir une indigestion alors imaginez un peu mon stress. Il me rassura du mieux qu’il pouvait. Arrivée devant chez lui j’étais tellement tétanisée que je me suis mise à pleurer. C'est sa grande sœur Nafi qui vint me réconforter et me fit entrer chez eux alors que Mohamed était choqué de me voir comme ça. Il me présenta à sa famille.

Sa mère : Mohamed ta copine là est magnifique. Ne lui fais pas de misère. Si tu ne veux pas d’elle tu la laisses partir parce qu’elle est quelqu'un de bien

Sa sœur : Tu es son premier copain donc ne fait pas l’idiot. Tu as vu l’état dans lequel elle était tout à l’heure. Elle n’a pas l’habitude de sortir avec des garçons donc sache que faire

Son père : Moi je n’ai jamais joué avec une fille donc tu n’as pas intérêt à le faire

En entendant tous ces mots gentils de leur part, je me sentis soulager et en confiance.

Mohamed : J’ai compris. Il n’y a pas de soucis

Après un court interrogatoire sur ma famille et mes origines sa sœur apporta le repas on mangea tous dans un bol par terre. je n’étais pas du tout habituée à manger de cette façon du coup j’étais mal a l’aise. Je mangeai comme ça que quand j’étais invitée chez Awa ou Adji. Après le repas il m’invita dans leur cour et on s'assit sur la balançoire à discuter puis il amena ses exercices pour que je lui explique. Vers 5h maman m’appela et je rentrai. Ses parents étaient très gentils et contents pour nous, moi aussi d’ailleurs. Une fois chez moi je racontai ma journée à maman et Antoinette qui était là-bas à m’attendre pour qu’on fasse nos exercices ensemble. Le soir ma mère nous appela mes frères et moi pour nous annoncer une nouvelle

Maman : C’est bientôt noël et avec tonton on aimerait aller en vacances durant les fêtes. Qu’en pensez-vous ?

Moi : Tu vas nous manquer mais ça te fera du bien je pense

Steeven : enfin la maison à nous seuls

Maman : Vous ne serai pas seuls la bonne va rester avec vous pendant ces jours

Les petits ne comprenant rien à la discussion retournèrent jouer.

Maman : alors les grands ça vous gêne pas

Nous : Non maman profitez en bien

On lui fit un gros câlin et retournèrent chacun dans nos chambres vaquer à nos occupations. C'est bien la première fois depuis que je suis née que j’allais être séparée de maman. J’avais commencé à me sentir mal alors qu’il reste encore une semaine avant son départ. Il n'y a pas cinq minutes j’étais contente et là je devenais triste. A vrai dire je repensais à ce passé douloureux et je me disais comment j’allais faire seule pendant deux longues semaines sa ma mère mon soutien. A vrai dire avec ce qui m'est arrivée j’avais l’impression d’être tout le temps le sujet de discussion de tout le monde mais aujourd’hui avec du recul je me rend compte que ce n'était pas le cas. Mais à 15ans je ne pouvais pas savoir que personne ne parlait de cette histoire donc ne peut avoir ma mère à me côté me faisait un peu peur. La semaine passa à une vitesse éclaire. Ils se préparaient à partir en voyage aux îles Canaries. C’était bien pour eux et enfin maman retrouvait le sourire qu'elle a perdu depuis fort longtemps. D’ailleurs Mohamed était là le jour de son départ

Maman : Mohamed ici c’est comme chez toi, tu peux venir quand tu veux mon fils

Mohamed : Merci tata je prendrai soin de Yasmine promis

Maman : D'accord je compte sur toi

On les accompagna jusqu’à l’aéroport. Je me mis à pleurer après les au revoir. j’arrivai pas à me calmer. J'ai pleuré pendant tout le retour. Même Mohamed n'y parvenait pas. Finalement il rentra vers 23H après maintes tentatives sans succès. Le lendemain il revint me voir on passa la journée ensemble chez moi. On fit nos devoirs de vacances de noël ensemble. En une journée c'était bouclé. je lui expliquai tous les chapitres de nos cours et même ceux qu’il n’avait pas encore vu car on avait un coup d'avance sur eux. Durant ces vacances il vint tous les jours me voir et on passait nos journées ensemble. C’était merveilleux d’être à ses cotés. Quand il me prenait dans ces bras j’étais juste trop bien. Maman appelait tous les jours pour prendre de nos nouvelles. On passa noël pour la première fois sans elle. Une chose je n’avais toujours pas fait depuis qu'on s'est mis ensemble est embrasser Mohamed. A vrai dire il voulait que ça vienne de moi donc il me laissait le temps. Le 31 décembre il vint à la maison le passer avec nous. On fit un réveillon avec mon frère. On invita des amis. Il y avait Anto, Adji, Awa, Joce, Mohamed, chimère, moussa, Bachir, mon frère et ses potes et quelques cousins et cousines. On passa un agréable nouvel an que je ne suis pas prête d'oublier. A moment de la soirée j’appelai Mohamed pour qu'il me suive

Moi : Bébé je peux te parler seul à seul

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Destinée de Yasmine

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